PARLE CT CE MES ARR USERS
dun D ne OIt- Î dant mon long séjour dans cette chère ville, ter à: où ma famille et moi venons de passer huit ral années que, sans hésitation aucune, je puis bec placer parmi les meilleures et les plus heuice, reuses de notre vie. y Er Nous avons rencontré ici des amis qui nous sont chers, et dont nous ne nous séparons qu'avec douleur ; quelque soit dr d le lieu où nous irons nous fixer, nos fréde quents souvenirs se reporteront toujours Gas avec bonheur sûr ces précieuses amitiés : fo1s je place en prémière ligne celle dont Votre [ue. | Excellence et Lady Belleau nous honorent, et dont, à bon titre, nous avons le droit
d’être fiers.
Quand j'ai quitté la France, il y aura bientôt dix ans, elle était au premier rang s des grandes Puissances. Des malheurs que ro rien ne faisait prévoir alors, sont venus depuis fondre sur elle, et l'ont momentafait nément abattue. Mais comme le dit si bien VER Votre Excellence, la France trouvera dans ne son vigoureux et patriotique dévouement, ee la force et l'énergie nécessaire pour reprenus dre la place que Dieu lui a assignée dans Fe le monde : merci, mille fois, monsieur le
lieutenant-gouverneur, pour les généreux
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sentiments que vous exprimez en faveur de ma chère patrie qui est aussi celle de vos ancêtres,
Madame Gauthier, qui a été fort sensible aux éloges que vous avez eu l’obligeance de faire d’elle dans votre lettre, me charge de vous en remercier. Elle éprouve comme moi un très grand regret de quitter Québec, où la société l’accueiljait avec une si gracieuse sympathie et ant d’atfectueuse cordialité.
Nous n’oublierons jamais, ni le Canada, où nous 0s0ns espérer qu’on conservera de nous un bon souvenir, ni les excellents amis que nous y laissons, et nous prierons constamment Dieu pour leur prospérité et Jeur bonheur.
Veuillez agréer, Monsieur le lieutenantgouverneur, flexpression des sentiments respectueux el dévoués avec lesquels
J'ai l'honneur d’être, de Votre Excellence, je très humble et reconnaissant serviteur, FRÉD. GAUTHIER, Consul Général de France.
Son Excellence Sir N. F. BELLEAU,
lieutenant-gouverneur de a province de Québee.
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SOMMAIRE.—Ambition modérée.—ILa dignité de Commandeur de l'Ordre de St-Michel et de St-Georges lui avait été conférée préalablement par le Marquis de Lorne, en 1879, par décret de la reine d'Angleterre. — Son entrée définitive dans la vie privée.—Conclusion.,
En 1879, Sun Excellence, le marquis de Lorne, gouverneur-général du Canada, l’invita, le 24 mai, à se rendre à Montréal, et là en présence de Son Altesse Royale, la Princesse Louise, de ses dames d'honneur et de plusieurs autres personnages distingués en habit de gala, lui conféra par ordre de Fa Majesté le titre et la dignité de Commandeur de l'Ordre de St-Michel et de St-Greorges, suivant les formes et cérémonies usitées en pareil cas.
Sir Narcisse vit aujourd'hui au sein de sa famille. Il porte allègrement son âge ; toujours actif, il assiste régulièrement aux réunions nombreuses des diverses associations dont il fait partie,
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et plusieurs fois, chaque semaine, 1l se trouve ponctuellement à son poste où se discutent et se transigent les affaires importantes dont il a la surveillance avec ses co-directeurs et collègues. Son contact quotidien avec les hommes d’affaires, et sa longue pratique des transactions commerciales lui procurent l’occasion et les moyens de se rendre utile aux grands et aux petits. Ces occupations et sa gaîté habituelle de caractère contribuent sans aucun doute à maintenir cet état de santé enviable
que nous lui souhaitons pour de longues années encore.
Il nous reste une dette de reconnaissance à solder, en terminant, celle de remercier, tout d’abord Sir Narcisse Belleau pour nous avoir permis de puiser à pleines mains dans ses notes, lettres officielles et privées, ainsi qu'aux autres
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amis qui nous ont fait parvenir tant d'importantes notes politiques, etautres renseignements précieux, qui ont gran-
dement enrichi cet humble travail biographique.