‹ Biographie de Sir N.F. Belleau [microform]Chapitre 2 sur 13 · LV F · texte numérisé non relu

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Il avait mème une certaine défiance dans son habileté, que sa prudence d'action faisait entrevoir aux personnes qui se trouvaient en contact avec lui.

Ajoutons que cette modestie remarquable ne l’a jamais abandonné, même dans les positions élevées où il s'est trouvé placé, et qu'il a su même éviter le bruit de ses succès avec autant de soin que d’autres le recherchait.

Ni la vie publique est remplie parois d’anxiété et de désappointement, dans le cas de Kir Narcisse Belleau elle a été couronnée par d’amples et honorables comrensations. Aujourd'hui, quoiqu’ayant cessé de se mêler de politique active, il continue d’être entouré de la considération générale, de l'estime et du respect des habitants des diverses nationalités dont se compose la province de Québec.

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SOMMAIRE.—Sa naissance.—$Ses études classiques.æSon admission à l'étude du droit. —Son admission à la profession d'avocat.—$Sa clientèle.—Son mariage.— Son entrée au conseil de ville.—Choisi comme maire de Québec.—Elu président de la compagnie du chemin . de fer du Norä.—Une réconnaissance publique.

Sir Narcisse Fortunat Belleau est le fils de sieur Crabriel Belleau, cultivateur. et de dame Marie-Kotska Hamel, de Notre-Dame de Ste-Foye, près de Québec.

Ses ancêtres émigrèrent de France en ce pays avant la cession du Canada à la Grande-Bretagne. Il naquit le 20 octobre 1808, et recut son éducation au Séminaire de Québec. Ses études terminées, il entra chez M. A. R. Hamel, sous la direction

duquel il fit son cours de droit, en

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compagnie de MM. David Roy et Joseph- Noël Bossé, ses confrères de classe au Séminaire, lesquels furent plus tard nommé Juges des Cours supérieures de la Province Québec, et,au mois de septembre 1832, le jeune étudiant était admis à la profession d'avocat.

L'épidémie du choléra asiatique qui éclata en 1832 et 1834, ayant jeté la consternation et le trouble dans les familles par suite des nombreux décès qui se comptalent par milliers, dans chacune de ces deux mémorables époques, un mouvement subit d’affaires de la compétence des avocats fit naître des controverses nombreuses entre les héritiers, dans la répartition des biens de famille, ce qui amena une riche aubaine aux hommes de loi, et le jeune DBelleau ne fut pas lent à en profiter. Dès lors il s’assura une clientèle qui ne lui fit plus défaut pendant quarante ans qu'il a pratiqué sa profession.

Le succès qui accompagna Sir N.F.

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pour point de départ ces accidents fortuits qui donnent moyen de commencer fortune aux personnes désireuses d'en profiter. Les années lucratives se succédant, Sir N.F. Belleau pensa qu'il convenait de s’adjoindre une compagne de vie. Le 15 septembre 1835, :il épousa donc Mademoiselle Marie-Reine- Josephte Gauvreau, née du mariage de Louis Gauvreau, marchand importateur et membre de l’Assemblée Législative du Pas-Canada,et de Mademoiselle Josephte Vanfelson.

M. Belleau continua de s'occuper exclusivement des affaires de sa clientèle jusqu'en l’année 1847, à laquelle époque les citoyens de Québec le choisirent comme conseiller de ville. Il sut remplir cette charge avec un zèle très actif pour l'amélioration de la ville, et en 1850 il fut choisi pour remplir les fonctions difficiles de Maire de Québec. C’est sous son administration comme maire de la ville que Sir N. F. Belleau eut à s'occuper des vastes et importants

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