‹ Biographie de Sir N.F. Belleau [microform]Chapitre 9 sur 13 · TR LE APS GP D RÉ A · texte numérisé non relu

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SOMMAIRE.—Refus de Sir Narcisse d'accepter les octrois votés pour ses dépens :s officielles. —Sa retraite comme lieutenant-gouverneur —[1 décline l'offre d'un siège au Sénat. —Nommé par le roi d'Espagne Commandeur Grand Officier de l'Ordre Royal d'Isabelle la Catholique.—Sa réponse à cet insigne honreur.

Nir N. F. Belleau, dans toutes les charges qu'il a occupées, n’a cessé de montrer une persévérance et une habileté hors ligne, sans morgue, sans orœueil et sans ostentation. Il faisait les honneurs de sa maison avec une largesse toute princière. s

Sir Narcisse n’a pas voulu accepter un seul denier pour les dépenses qu’il encourait,ni pour tenir lieu d’une résidence officielle que la loi permettait. Bien que les deniers fussent votés par la législature pour cet objet, durant les sept années que Sir Narcisse tint les rênes du gouvernement, en sa qualité de lieutenantgouverneur, ces sommes sont toujours restées dans le trésor provincial. Même

refus de sa part pour les dépenses occasionnées dans la réception officielle des Princes de la Cour Royale qui visitèrent le Canada, durant cette période.

Lors de sa retraite comme lieutenantgouverneur, Sir Narcisse déclina l'offre d'un siège au Sénat, voulant se retirer dans la vie privée.

Le 2 novembre 1871, le Secrétaire d'Etat du Canada adressait à Sir N.F.

Belleau une lettre qui l'informait que Son Excellence le Gouverneur-Général du Canada avait reçu une dépêche du Secrétaire d'Etat de Sa Majesté pour les colonies, dans laquelle se trouvait une dépêche du Chargé d'Affaires de Sa Majesté, à Madrid, exprimant la reconnaissance qu'éprouvait le gouvernement espagnol des démarches prises par les Autorités du Canada et par Sir Narcisse Belleau, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, au sujet des flibustiers de Cuba, et un mois plus tard, Sir Narcisse recevait de S. E. Don Boniface de Blos, ministre des affaires étrangères

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d’Espagne, une lettre officielle par ordre et au nom de Sa Majesté Amédée, roi d'Espagne, lui conférant le titre et la diguité de Commandeur Grand Officier de l'Ordre Royal d'Isabelle [a Catholique, et le 6 janvier suivant il recevait du Consul d'Espagne, à Québec, le parchemin signé du Roi d'Espagne, qui l’élevait à cette haute dignité. (1) Voici ce document :

Amédée ler

Par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Roi d’Espagne.

Considérant les circonstances qui militent en votre faveur, Don NARcGIssE BELLEAU, gouverneur de la province de Québec, j'ai tenu à bien de vous nommer.par mon décret en date du troisième jour du présent mois, Commandeur Grand Officier de l'Ordre

() L'intervention du Secrétaire d’Etat pour les Colonies, dans cette affaire, indique que le gouvernement Anglais acceptait et reconnaissait les privilèges des Canadiens à accepter les titres honorifiques des Gouvernements étrangers ; et c'était une décision très importante au point de vue colonial.

EN

xoyal d'Isabelle la Catholique, libre de tous frais, en votre qualité d’étranger ;

À ces causes : je vous accorde tous les honneurs, les distinctions et l'usage des insignes qui vous correspondent selon la teneur des statuts, persuadé que par les qualités qui vous distinguent, vous aiderez au plus grand éclat de l'Ordre.

Et de ce Brevet, contresigné par le Secrétaire de l'Ordre, et signé par le Grand Chancelier, inscription sera faite dans le bureau de la dite Chancellerie.

Fait au Palais, le dix-neuvième jour de décembre mil huit cent soixante-on2e.

(Signé) AMÉDÉE.

Contresigné par moi en ma qualité de Ministre Secrétaire de l'Ordre Royal.

(Signés) FéLix MENXDEZ DE ViGo.

[L. S.] JUAN DE ZAVALA.

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