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che, pour défendre les opprimés et les intérêts généraux du peuple.
Pendant que ces braves Canadiens gémissaient
sous les verrous, on vit notre jeune apprenti ty-
pographe, l'actif Stanislas, porter aux prisonniers politiques, le midi, les mets succulants que les mains habiles de Madame Jacquies préparaient pour les sept illustres victimes de l’oligarchie anglaise de l'époque. Il avait été convenu, paraît-il, qu’à tour de rôle, chaque semaines ce procédé de nourrir les prisonniers politiques s’accomplirait par les familles ainsi séparées de leurs chefs respectifs.
Empressons-nous de dire qu'après la saisie de l'imprimerie du FANYASQUE, le jeune Stanislas était entré au CANADIEN, afin de continuer son apprentissage de typographe, et que là, encore, il se rendit utile.
Durant la deuxième semaine d’incarcération des prisonniers politiques, ce fut le tour de Madame Fréchette à pourvoir aux dîners des prisonniers. Inutile d'ajouter que la plume des écrivains internés ne restait pas oisive, et qu'ils
rêts
savaient confier à l’inteliigent et prudent apprenti les articles politiques destinés à paraitre dans le CANADIEN, nonobstant l’absence de: son rédacteur-en-chet. Voici comment on avait imaginé le stratagème mis en usage pour cette fin.
Parmi les mêts renfermés dans le panier voyageur se trouvait permanemment une grosse tartine, sous la croûte de laquelle l’on mettait un article de rédaction, une épreuve à lire, une: communication intime, etc., etc., que l’apprenti portait ou rapportait selon le besoin. Par ce moyen, les fureurs du CANADIEN ne se ralentissaient aucunement. Il faut avouer que le porteur de cette historique CROUTE, qui était alors un garçonnet très éveillé et suffisamment hardi, a dû en voir bien d’autres espiègleries depuis ce temps-là !