‹ Biographie de Stanislas Drapeau [microforme]Chapitre 4 sur 16 · KT · texte numérisé non relu

KT

Malgré la rareté de l'ouvrage dans les imprimeries de la cité de Québec, à cette époque agitée, et la modicité des salaires accordés aux apprentis typographes, le loyal Mr. Fréchette, propriétaire du CANADIEN, s’empressa d'accorder

au jeune Drapeau un salaire généreux en considération de ses services, et lui désigna le quartier Saint-Roch, pour faire, trois fois par semaine, les lundi, mercredi et vendredi, la distribution du Canadien aux abonnés de cette localité qui, alors, ne s'étendait pas au delà de la rue de l'Eglise, du côté de l’ouest, à part la double rangée de maisons situées sur la rue Saint- Vallier, depuis le pied de la côte d'Abraham jusqu’à la côte Sauvageau, Tous les terrains situés en arrière de la rue Saint-Vallier, depuis la colline élevée du faubourg St. Jean jusqu’à la pe tite rivière Saint-Charles, étaient en friche.

Il n’est pas sans intérêt d'ajouter que le nouveau porteur du CANADIEN remplaçait un confrère, apprenti comme lui, le jeune Honoré Simard qui, plus tard, deviendra co-associé de la célèbre maison Méthot ct Chinic, et l'un des membres de l’Assemblée législative pour la cité de Québec.

1840-- La vengeance des vainqueurs, tant du Haut que du Bas-Canada, ayant été satisfaite par l'échafaud ou l'exil, on crut sceller le sort uu

pays par l’Union des deux Provinces. Dès ce moment, chaque nationalité s’efforça de tirer le meilleur parti possible des avantages offerts par la nouvelle Charte, imposée malgré nous. Quant aux sept prisonniers politiques de Québec, ils avaient été relâchés quelques six mois plus tard, après leur arrestation, et sans procès |

Page 1