‹ Biographie de Stanislas Drapeau [microforme]Chapitre 8 sur 16 · L. çais de la basse-ville constatèrent que les nou · texte numérisé non relu

L. çais de la basse-ville constatèrent que les nou

ä velles télégraphiques publiées par le journal fran-

ke | çais, l'Ami de la Religion et da la Patrie, touchant |

F la révolutiou française, leur arrivaient assez fré-

; quemment avant celles du journal anglais, le fi

. Morning Chronicle, bien que celui-ci n'avait |

: point de traduction à faire de ces dépèches ! .

9 Cette activité déployée par Mr. Drapeau et |

* Mr. Philippe Jolicœur, occupé à la rédaction et

traduction de ces dépêches, était remarqué avec satisfaction et intérêt, Cependant la clien+ telle d'annonces des marchands canadiens était loin d’égaler même le quart des annonces canadiennes publiées par le journal anglais ! Tandis que l’un s'enrichissait, l’autre tirait de l’aîle et végétait. (C’est le sort de la presse française en bien des lieux, L'on SaCCroupit toujours devant l'étranger, et l’on dédaigne ce qui vient des nôtre3! C’est là l’un de nos grands vices nationaux,

KT

18561.—Trois ans plus tard, Mr. Drapeau, alors agé de 30 ans, entrait au Journal de Québec comme chef d'atelier, et il était également chargé de la Composition typographique des livres liturgiques du Chant pour les Eglises, que l’on se préparait à imprimer incessamment, Il resta attaché à l'établissement de ce journal jusqu'au 15 décembre 1856.

1866.—Dans son désir de voir la colonisation prendre un développement plus considé= rable, Mr. Drapeau n'avait négligé aucune occasion d'y mêler son labeur. Il se fit collaborateurs de plusieurs journaux, pour prêcher la prise de possession du sol, et combattre l'émigration des canadiens-français aux Etats- Unis. Sans cesse il s'efforçait d'attirer l’esprit public sur ces graves questions, dans l'espoir de voir s’agrandir le cercle des volontés agissantes pour cette grande œuvre patriotique et nationaie par excellente.

En feuilletant les journaux de l'époque, on rencontre partout les écrits de ce vaillant travailleur. Le premier qui nous tombe sous les yeux, entre bien d’autres, mais qui nous touche plus profondément, est le Manifeste du 15 août 1856, dans lequel il soumet le projet de fonder à Québec, parmi la classe ouvrière, une Société de colonisation, pour aider au mouvement qui s’accentuait déjà de plus en plus. En lisant aujourd'hui ce Manifeste, publié il y aura bientôt quarante ans, on y découvre des paroles

qui nous semblent prophétiques, touchant*l'immigration étrangère, et on peut en déduire un enseignement utile pour l'avenir probable réservé à chaque nationalité, et toucher du doigt notre propre situation, Citons plutôt :

Page 1