‹ Biographie de Victor Cornil. Inauguration de la statue du professeur Victor CornilChapitre 13 sur 21 · MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE

Messieurs,

« Quelques minutes nous séparent de l’heure du départ et, si brefs que soient ces instants, il faut bien que je dise combien m’ont touché et pénétré d’émotion les ovations de cette journée. Je ne saurais trop remercier tous ceux qui sont venus me convier pour présider cette cérémonie. J’y étais, du reste, disposé par l’amitié profonde qui m’unit à ceux qui m’ont invité. Aussi bien comme Ministre républicain que comme Ministre de l’Instruction publique, mon devoir était d’être aujourd’hui parmi vous pour louer la science dont nous sommes tous les tributaires et les admirateurs fervents. Comme Ministre de l’Instruction publique, devant ces Maîtres de la Science, il m’est agréable de dire que la France a le droit de s’enorgueillir de sa pépinière de savants, et qu’il est utile que l’on rappelle les services que ceux-ci ont rendus et rendent chaque jour à l’humanité. La France est toujours la Patrie du savoir, d’hommes généreux donnant leur temps sans compter à la science, ce qui attire sur eux l’admiration du monde entier. J’éprouve également une émotion profonde

comme républicain, à examiner le chemin parcouru depuis que Victor Cornil s’était lié avec Gambetta, et le développement qu’il a su donner, dans ces contrées, au programme politique du grand tribun. Nous sommes peut-être des acteurs trop près de ces événements et aussi trop passionnés pour pouvoir les juger avec justice et impartialité. D’autres, après nous, apprécieront mieux les bienfaits que nous devons aux fondateurs de la République, et les admireront. ./

M. Doumergue signale, ensuite, les efforts des grands ouvriers de la première heure de la République dont Victor Cornil fut ; Cornil que l’on peut honorer, car nul n’a contesté et ne contestera la sincérité de son républicanisme.

<r C’est un très grand honneur, poursuit M. Doumergue, pour ceux qui ont pris l’initiative de lui ériger un monument, d’avoir aussi bien réussi, alors surtout que certaines divisions étaient encore chaudes, un peu vives; aussi, de ce fait, a surgi une atmosphère d’union et de sympathie, et surtout, en ce jour, il plane, ici, le souvenir des hommes qui, comme Victor Cornil, ont contribué à faire la France forte à l’intérieur et respectée à l’extérieur. La nation veut l’ordre et le progrès dans la paix et, au moment où de si larges évolutions se préparent, l’union de tous les républicains lui donnera dans l’avenir la force du passé. En terminant, je veux concrétiser mes sentiments, en buvant à la population de Cusset qui a donné depuis longtemps de si beaux exemples d’union et de solidarité. >

(Le Progrès de l’Ailier).

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