‹ Biographie de Victor Cornil. Inauguration de la statue du professeur Victor CornilChapitre 21 sur 21 · PRÉSIDENT DES ROURDOS’NAIS DE PARIS · texte numérisé non relu

PRÉSIDENT DES ROURDOS’NAIS DE PARIS

Messieurs,

Depuis notre réunion du mois de novembre, il s’est passé un fait mémorable que vous connaissez tous, mais que j’ai le pieux devoir de rappeler ce soir. L’inauguration du monument élevé dans l’Ecole Pratique de la Faculté de Médecine à notre éminent compatriote et ancien Président des Bourbonnais de Paris, Victor Cornil, a eu lieu le Dimanche 5 Mars, en présence du Président de la République, de M. Emile Loubet et d’un grand nombre de très hautes personnalités.

Au mois de septembre dernier, c’était la ville de Cusset et notre cher département qui rendaient à leur illustre enfant un hommage si mérité, en inaugurant, avec une magnifique solennité, sa belle statue élevée dans sa ville natale. Le 5 mars, c’est la France et le monde savant tout entier qui ont honoré le grand homme de science et le grand homme de bien qu était Victor Cornil. Nous devons être particulièrement fiers de ce dernier témoignage d’admiration universelle qui perpétue le souvenir de Victor Cornil a cette Ecole Pratique de la faculté de Médecine, où il a tant travaillé pour la science et le bien de l’Huma-

nité. Il m’est infiniment agréable de rappeler, ce soir, ces deux solennités en présence de notre ami, M. Mallat, qui a été l’un des ouvriers de la première heure et qui s’est dévoué avec tant de sollicitude au succès de la souscription nationale qui a permis d’élever les deux monuments.

On a dit, éloquemment, Messieurs, à Paris comme à Cusset, tout ce qui pouvait être dit sur notre compatriote. Par sa vie laborieuse si bien remplie, par son inlassable dévouement à la science et au bien public, par les résultats féconds de ses belles recherches scientifiques, Victor Cornil a droit à la reconnaissance de tous. Si j’avais à parler de l’homme politique, je dirais que la vie publique de Victor Cornil a été un modèle d’unité et de fidélité à ses convictions libérales ; elle peut aussi être donnée en exemple aux jeunes générations.

Quant à l’homme privé et à cet excellent camarade et Président des Bourbonnais de Paris, aux réunions desquels il ne manquait jamais, il était digne de toutes les sympathies et de tous les respects. Aucun de nous ne saurait oublier son exquise cordialité, sa bonté parfaite et cette simplicité bienveillante et affectueuse qui donnait à ses relations un charme incomparable.

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