‹ Biographie de Victor Cornil. Inauguration de la statue du professeur Victor CornilChapitre 9 sur 21 · MAIRE DE CU S SET · texte numérisé non relu

MAIRE DE CU S SET

Monsieur le Ministre.

Je ne saurais vous dire combien, ici, nous sommes heureux et fiers de recevoir, à cette table, le représentant du Gouvernement en la personne de M. le Ministre de l’Instruction Publique.

La population si travailleuse de ce pays est tout entière acquise à la République qui peut tout attendre de son dévouement tant est vivace chez elle l’amour de la liberté et du progrès sous toutes ses formes.

Vous avez vu quel accueil elle vous a fait et combien le peuple de notre ville et de nos campagnes a manifeste de joie sur votre passage.

Nous voudrions, M. le Ministre, que de votre trop court séjour ici vous remportiez une excellente impression, car c’est de tout cœur que je lève mon verre à votre santé.

Comment n’aimerions-nous pas cette République alors qu’elle est représentée, parmi nous, par un Préfet dont on ne peut que louer la haute courtoisie et la grande valeur administrative.

M. Chaleil, que je salue très respectueusement, est le guide éclairé sur lequel nous tous, administrateurs

communaux, pouvons compter en toutes circonstances ; j’ajoute que ce n’est jamais en vain que nous faisons appel à son dévouement quand il s’agit de la défense des intérêts généraux ou locaux, quand il s’agit de travailler à la grandeur de la Patrie et de la République.

Mon excellent ami et très aimé sénateur Gacon m’en voudrait certainement et a juste titre, si je n’associais pas immédiatement, dans mon toast, le Président du Conseil Général à M. le Préfet de l’Ailier.

Je salue aussi M. le professeur Chantemesse, qui, par son alliance, est devenu notre compatriote ; M. le professeur Arloing, qui est maintenant le plus illustre de nos concitoyens; le Professeur Widal, de la Faculté de Médecine de Paris ; le Docteur Letulle, membre de l’Académie de Médecine ; le Docteur Coudray, secrétaire du Comité du Monument Cornil.

Je remercie bien sincèrement, d’avoir accepté l’invitation de la Municipalité de Cusset, tous les savants médecins de Paris ou d’ailleurs que l’inauguration de la statue de notre illustre concitoyen a amenés ici.

M. Messimy, député de la Seine, qui a bien voulu être des nôtres, ne me refusera pas, j’en suis certain, d’être auprès de Mme Cornil et de toute sa famille, l’interprète de la Municipalité et du Conseil Municipal de Cusset pour lui dire de nouveau que, malgré les luttes passées, nous n’en sommes pas moins des admirateurs du grand savant Victor Cornil.

Je lève mon verre, Messieurs, à M. le Recteur de l’Académie de Clermont-Ferrand dont la sollicitude pour notre Collège municipal ne s’est jamais démentie; à M. l’Inspecteur d’Académie ; à mon vieil ami Lamoureux, député de Montluçon ; à mes collègues du Conseil Général et, tout particulièrement, à mon bon camarade Marcel Régnier, qui est un des vice-présidents; à M. le Sous-Préfet de

l’arrondissement de Lapalisse ; a MM. les Conseillers d’Arrondissement ; à MM. les Fonctionnaires ; aux bienfaiteurs des pauvres de la Ville de Cusset : Mme Rocher- Favyé, M. François Sarailler ; à M. le Président du Tribunal de Commerce ; à M. Couband, qui accueille si aimablement tous ceux qui s’adressent à lui et qui a su faire de la Compagnie Fermière de Vichy une maison si hospitalière et si généreuse qu’ils sont légion ceux qui voudraient y rentrer ; a MM. les Maires du canton et des communes voisines et tout particulièrement à mon vieil ami Lasteyras, maire de Vichy, qu’une indisposition empêche d’être aujourd’hui avec nous; à vous tous, enfin, Messieurs, qui avez bien voulu répondre à notre appel et qui êtes venus en foule pour acclamer, ici, la République d’abord, M. le Ministre de l’Instruction Publique ensuite et. enfin, le souvenir du Professeur Victor Cornil.

Vive la République !

Vive M. Doumergue, ministre de l’Instruction Publique !

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