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cent quarante ii uillea nouvel les vinrent disputer le terrain à celles d< l'innée précédente qui avaient survécu, Dans ce nombre, nous ailerons :
La Bouche di Fer, par l'abbé Kaucliet, qui avait pris ce vers pour épigraphe :
ere cloquio populo», o Galle, mémento.
L'Ami du Roi, par Royou et Monljoie; VAmi âês Citoyem, par Debrière;
Le Journal de Louis XVI et de son Peuple, ou le Défenseur de l'autel, du trône et de la palrir;
Le Journal de la Société dé I7S0, par Coïkiorcct, Dupont de Nemours, Pastoral, André Chônier, etc. ;
/.>• Journal de la Société des Amis de la Constitution, par Choderlos Laclos;
La Feuille vilhi:ieoi*e, par Cerulti, Rabaut Saint- Étienne, Grouvelle el Qinguené.
On compta encore quatre-vingt-cinq feuilles nouvelles en 1791 ; on n'en compta que soixante en 1792, et environ cinquante en 1793, quarante en 1794, trente-cinq en 1795, et autant en 17%. Il y eut une sorte de recrudescence en t797 : le nombre des nouvelles publications périodiques écloses pendant cette année s'éleva a quatre-vingtcinq environ. Mais en 1798 il ne fut plus que de dix-sept. L'année de 1799 en vit naître vingt-six, et l'année 1800, sept seulement. Tendant les an-
144 LA (.AZEI1E DK KIU.NCE.
nées suivantes, le mouvement de Ja presse fut tout à fait insignifiant.
Des journaux qui virent le jour de 1791 à 1800, nous nous bornerons à citer :
La Feuille du Jour, par Parisot ;
La Chronique universelle, par Condorcet et Thomas Payne ;
La Chronique du Mois, par Clavière;
Le Bulletin des Amis de la Vérité, publié par les Girondins ;
La Tribune des Patriotes, par Camille Desmoulins et Fréron ;
Le Défenseur de la Constitution, par Robespierre ;
Le Journal de la République française, par Marat ;
Le Journal de l'Opposition, par P. -F. Real ;
La Quotidienne, dont le premier numéro parut le 22 septembre 1792, et qui, plusieurs fois proscrite, se cacha successivement sous les noms de Tableau de Paris, de Bulletin de Paris, de Feuille du Jour;
Le Républicain , l'un des plus ardents et des plus infatigables athlètes de la révolution, qui, supprimé sous un nom, renaissait sous un autre, et fît, pendant sept ans, une guerre acharnée aux gouvernants;
Le Nouvelliste, dont les principaux rédacteurs furent Dupont de Nemours, Guizot, Lacretelle jeune, Rarante et Morellel;
Le Journal de la Montagne, organe du club des
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lacobins, par Lavaux, rhoroas, Rousseau et au-
Ls Vieuœ Cordelier, par ('..imille Desmoulms;
Le Tnbun du Peuple, pai Babeuf;
L;i Clef iln Cabinel de» Souveraine, par Garât, Pontaoes, Peuchet, etc. ;
Le Conservateur , par Garât, Daunou et Cbéoier;
La Décade philosophique, litttéraire et politique,
parSay, Amaury Duval,Giuguené, Andrieux, etc.;
Le Journal de la Liberté de la Frétée , par Babeuf;
Le Mémorial historique, politique et littéraire, par La Harpe, Vauxelles et Fontanes.
La Gazette de France traversa la révolution, mais en perdant toute son antienne influence. Par l'arrêté du 17 janvier ikoo, elje est comprise dans les treize journaux qui ont le droit de paraître.
« Les consuls de la république, dit cet arrêté, considérant qu'une partie des journaux qui s'impriment dans le département de la Seine sont des instruments dans les mains des ennemis de la république ; que le gouvernement est chargé spécialement par le peuple français de veiller à sa Sûreté 1 arrêtent ce qui suit :
« Le ministre de la police ne laissera, pendant toute la durée de la guerre, imprimer, publier et distribuer que les journaux ci-après désignés : —
140 LA GA2ETTB DE I'HVNCE.
Ifl Moniteur universel ; — le Journal tics Débats; — le Journal de Paris; — le Bien-Informé ; — le Public! ste; — VAmt des Lois; — la Clef du Cabinet des Souverains; — le Citoyen français; — la Gazette de France; — le Journal des Hommes libres;
— le Journal du Soir, par les frères Chaigneau :
— le Journal des Défenseurs de la Patrie; — la Décade philosophique '. »
Vers le commencement de la restauration, la (iazette devient, la propriété de M. de Genoude, et elle est presque toujours ministérielle.
C'est après 1830 qu'elle se fait journal de lotte. Tendant dix-huit ans, elle bat en brèche l'édifice de Juillet. Elle a soixante-trois procès et est frappée de plus de cent mille francs d'amende. Journal monarchique, elle est aussi radicale que les feuilles les plus révolutionnaires. Aujourd'hui elle est toujours dans la même voie, et tout dernièrement elle vient d'être mise à l'index par la petite cour de Frosdhorfï.