‹ Biographie des journalistesChapitre 18 sur 65 · J50 LA GAZETTE DE FRANCE · texte numérisé non relu

J50 LA GAZETTE DE FRANCE

temps à ce journal-là, on paye trop bien. Parlezmoi de la Démocratie pacifique où j'avais tant de peine à arracher cent francs à la fin du mois. » Et lefaitestquôM.Weill a quitté la Pressede son plein gré. Jusqu'en 1848, Weill avait été démocrate, et il avait même publié, en 1847, un livre socialiste, la Guerre des Paysans; mais le lendemain de la révolution de Février, il se fit légitimisle pour n'être pas, disait-il, de l'avis de tout le monde. Ce fut a partir de ce moment qu'il publia un déluge de brochures qui obtinrent quelque succès et un livre assez remarquable intitulé lu Génie de la Monarchie. Aujourd'hui, il est l'un des satellitrs do M. de Lourdoueix et il ne se plaint plus d'être trop payé. M. Weill a trente-deux ans ; il est dé voué à son parti et passionné pour le jeu de domino.

La Gazette compte encore quelques rédacteurs, mais ce sont des rédacteurs amateurs, dont nous n'avons pas à nous occuper, tels que MM. Sosthènes de Larochefoucauld-Doudeauville, de Croze et quelques autres.

Du temps de M. de Genoude, la Gazette ne se faisait pas dans ses bureaux comme les autres journaux. C'était chez M. de Genoude que l'on langeait en bataille articles et entrefilets; il y avait autour de M. de Genoude une petite église de néophytes, qui écrivaient sous l'inspiration du

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pontife La Gastêti» entretien) une correspondance liés active avec toutes las gaiettea des départements^ auxquelles elle s'efl rce di donner une direction unitaire.

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