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II. BIOGRAPHIE

El'C.ÈXE HARESTE, rédacteur en chef. M. Bareste a commencé à écrire vers 183G dans les petits journaux du temps; il pouvait avoir vingt ans

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à celU; époque. Plus tard il collabora activement à la Revue du dix-neuvième siècle et à l'Artiste. Puis il se mit à traduire Ylliade et V Odyssée. Ce fut à peu près au moment où il était plongé dans celte étude de la littérature hellénique qu'il fonda ÏAlmanach prophétique, et commença à prédire le passé, le présent, l'avenir et même le futur. On l'appelait alors Barestadamus. Cet almanach obtint un immense succès, et il se vend encore chaque année cent mille exemplaires de cette publication. M. Bareste s'occupa peu de politique sous le gouvernement de Juillet; il écrivit quelques articles dans la Presse, et il fut chargé de deux missions exclusivement littéraires par M. deSalvandy, ministre de l'instruction publique, lequel envoya M. Bareste en Allemagne et en Afrique. Le lendemain même de la fuite de Louis-Philippe, M. Bareste fonda la République, dont il est encore aujourd'hui le gérant et le rédacteur en chef.

COUIIŒLLE-SEXEUIL, ancien commerçant.

Il a d'abord travaillé, il y a dix ans, au National. Il publia alors un écrit fort remarquable, intitulé le Crédit et la Banque, et fut un des plus actifs collaborateurs du Dictionnaire politique publié sous la direciion de MM. E. Duclerc et Pagnerre. Il quitta plus tard Paris et alla fonder un journal démocratique à Limoges. Nommé commissaire dans le département de la Haute-Vienne avec

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M. Hac, il abandonna bientôt M poste pour n *< nirà Paris, où m. Duclero le nomma directeur des domaines, il Cul remplacé dans ces fonctions sons le ministère Goudcbaux. M. Courcelle-Seneuil est un écrivain de beaucoup de talent qui sait parfaitement les matières de unique et de linances.

\D(H l'ili GUÉMMTLT, ancien sainl-simo-

nifii. M. Guéroult, qui s'était séparé l'un des premiers de la famille saint-simonicnne, entra au journal le Temps, dirigé par M. Jacques Goste, el devint un des rédacteurs de ce feuilleton vraiment littéraire qui comptait alors pour desservants Charles Nodier, Loëve-Veimars,Léon Gozlan et tant d'autres. M. Guéroult abandonna bientôt le Têtnpê pour rire attaché au Journal des Débat», qui l'envoya en Espagne, d'OU il écrivit sur la situation de la Péninsule des lettres qui furent très remarquées. Presque aussitôt après son retour en France, M. Adolphe Guéroult fut nommé consul à Uazaltan, où il resta près de dix années. Enfin, il obtint de revenir à Paris ?ers le commencement de l'année 1847, et fut envoyé en qualité de consul en Moldavie. Si l'avancement s'était fait si longtemps attendre pour M. Guéroult, c'est qu'on savait parfaitement à quoi s'en tenir dans les bureaux des affaires étrangères sur ses opinions indépendantes. Au moment où il prenait congé de l'un des directeurs du ministère pour aller en

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