II. BIOGRAPHIE
r.rsTAYE Rouent, rédacteur en chef. La province fut lu premier théâtre de ses exploits. 11 commença pur confectionner les premiers geint- Etienne avant d'aborder les premiers - Paris. If. Robert, à Bon arrivée dans la grande ville, fut nié i M. Emile de Girardin, qui se l'attacha en qualité de secrétaire. Mais un jour, je ne sais plus à propos de quoi, une discussion très vive s'éleva entre celui-ci et celui-là; et M. Robert dut aller chercher ailleurs un rédacteur en chef plus facile à vivre. N'en rencontrant pas sur sa route, il se mit à l'aire des correspondances pour les journaux étrangers. Il adresssa des lettres aux journaux belges, aux journaux anglais et même aux feuilles américaines. Cela dura quelques années, puis il reprit le chemin des départements, où il alla guerroyer en faveur du gouvernement de Juillet. A la révolution de Février, il revint a
Paris et se jeta dans le mouvement. Secrétaire du
dubBlanqui, il était l'un des plus intrépides orateurs de celte réunion, qui en comptait tant. Il se démit bieutôt de ses nouvelles fonctions, et donna sa démission de révolutionnaire. Plus tard, quand le Courrier Français fut acheté par la société qui exploitait V Assemblée nationale, il en prit la rédaction. M. Robert est à peu près le seul rédacteur politique de son journal; il fait presque à lui seul tous les articles et tous les entrefilets. Il est donc difûcile de prétendre que le Courrier actuel manque d'unité dans sa rédaction. M. Robert est en somme un homme de talent.
DE LA PIERRE, trente ans. Une capote verte, un bonnet de police et une cravache. M. de La Pierre est un jeune sous-lieutenant de chasseurs qui emploie les loisirs du congé à confectionner des articles de journaux. Il exécute un premier- Paris en douze temps et quatre mouvements. Son style a des moustaches et des éperons. Il participe également à la rédaction du Corsaire.
Maintenant, j'ai beau chercher d'autres constellations dans le firmament du Courrier Français, je n'en vois pas. Gustave Robert partout et toujours, et La Pierre quelquefois. Ah ! j'allais oublier M. Claudin.
CLAUDIX, un très jeune homme qui entra il y a quinze mois à VAssemblée nationale et qui arriva
l'ordre. 185
en pou de temps jusqu'à ["entrefilet, il (ait au ( 'ourrier l'appréciation des séances de l'Assemblée législative. On dit que c'est un écrivain qui a quelque mérite.