‹ Biographie des journalistesChapitre 35 sur 65 · I. HISTOIRE · texte numérisé non relu

I. HISTOIRE

Cejournal s'appelait l' Union monarchique avant 1848. La révolution Ta débarrassé de l'épilhète. Avant d'être ['Union monarchique, cette feuille était la Quotidienne. La Quotidienne changea de litre le jour où elle absorba plusieurs journaux légitimistes qui lui faisaient concurrence ; la France, et V Écho français. La Quotidienne, qui datait des premiers jours de la révolution, avait été supprimée au 18 brumaire, et avait reparu, en 1814, par les soins de Michaud , l'historien des Croisades, l'auteur du Voyage en

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Orient, cl de la Biographie univn ■elle. Miehaud a formé une école d'écrivains politiques, dont quelques-uns journalisent encore à l'heure qu'il est. De ce nombre sont MM. Laurentie, Capeligue, Malitourne, Poujoulat, de l'Assemblée législative, et même M. le docteur Véron, qui tenait à la Quotidienne vers 182G. Sous la restauration la Quotidienne fut toujours ministérielle. Depuis 18Ô0 elle a fait de l'opposition. Elle représente les principes du droit divin pur. Le gouvernement de Juillet lui a infligé plusieurs procès et quelques amendes. M. Berryer est la pensée dirigeante de ce journal.

JI. BIOGRAPHIE

LAUREXTIE, rédacteur en chef, écrivain qui date de la restauration, ancien inspecteur des études, auteur d'ouvrages religieux et philosophiques. Il a succédé, dans la direction de la Quotidienne, à M. de Brian. Ses articles se font remarquer par l'élévation des idées et l'élégance de la forme. On sent, en lisant M. Laurentie, l'homme qui n'a pas passé exclusivement vingt années de sa vie dans un bureau de journal à emmainotter des idées banales dans des phras s loutes faites. M- Laurentie a la réputation d'un très honnête homme. Il était grand ami du feu duc de Montmorency, qui avait fait de grands sacrifices pou? le journal.

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unis, rédacteur en chef conjointement avec M. Liurentie.

L< troue, uni j.imai» ne poufTrit de potage,

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M. LubiS "''lait rédacteur en olief fin la France à l'époque où il y avait une France en journal. c'est lui qui publia, vers !*'»<>, les lettres de Louis- Philippe, où il était si fort question des aimables

finhonnjs. M. I.uliis lut arrêté, mis au SSCrel Bl

relâohé quelques jours après, Uesl aussi l'auteur d'une histoire 6e France écrite clans les idées légitimistes. M. LuMa est très estimé de ses contiens h journalisme, et il est un des syndics de la interne de la presse a rassemblée législative. Il V' de quarante-cinq ans environ. On assure qu'il n'a pas été tus ^itistiit de la réception qui lui a été laite, au mois d'août dernier, à W 'u>ladcn.

DE 11KIA\. M. de Brian a longtemps dirigé \d, Quotidienne. 11 abandonna la direction de celle feuille vers 1839. On pouvait croire qu'il avait p'is définitivement ses invalides politiques; mais il y a quelques jours à peine il a fait sa rentrée à V Union comme rédacteur. M. de Brian a bien près de soixante ans. C'est le plus intrépide promeneur qui existe; on le rencontre dans la même journée

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et presque à la même heure à la Madeleine, à la Bastille et au jardin du Luxembourg. Le soir, quand il ne se promène pas dans le foyer du Tlx 'àtre-Français, c'est qu'il est occupé à se promener dans le loyer de l'Opéra.

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