FONTAINE
Il ne faut pas dire, fontaine, Je ne boirai pas de ton eau.
En efTet, rien n'annonçait dans les débuts de M. Fontaine un homme politique. Il commença par faire des vaudevilles en collaboration avec M. Mare Michel. A l'époque où M. Roqueplan était directeur des Variétés, celui-ci lit représenter deux ou trois pièces de M. Fontaine, qui faisait, avec M. Siraudin, les beaux soirs de cette scène décolletée. Du tbéàtre des Variétés, M. Fontaine passa au journal le Globe, dont M. Théodore Lechevalier était le directeur et M. Granier de Cassagnac le rédacteur en chef. Le Globe étant tombé dans les mains de M. Solar, qui le transforma en Epoque, M. Fontaine fut recueilli par M. Lubis, qui le plaça à V Union monarchique, dont il est une des espérances.
THÉODORE ANNE, ancien garde du corps.
Auteur de quelques vaudevilles et des paroles d'un opéra dont le titre m'échappe. M. Théodore
m mon. 193
Anno l été, tant que la France a vi'cu, le feuilletonniste théâtral de ce journal. Il partage avec M. Merle, dont nous parlerons tout à Theure, lo sceptre de la critique dramatique de ['Union, M. Théodore Anne vient de publier tout dernièrement un récit du pèlerinage de Wiesbaden.
MERLE, homme de beaucoup d'esprit, journaliste di! la vieille roche, l'un des auteurs de* Cadei lloussels et des Jocrisses, ces vaudevilles qui ont obtenu tant de succès, collaborateur de la Pandore et du Nain jaune, à l'époque où il y avait encore des nains jaunes et des Pandores. C'est un des plus agréables causeurs de notre temps. Il ne vous aborde jamais sans vous raconter une anecdote toute fraîche. Il a de la malice et de la bonhomie ; c'est un journaliste de savoir-vivre, oc/5 rara; il écrivait, il y a quelque années, dans la Quotidienne t un feuilleton hebdomadaire qui a été très remarqué et qu'il signait! Le Causeur. M. Merle a été directeur du théâtre de la Porte Saint-Martin. C'est là où il fit la connaissance de Marie Dorval, qu'il épousa. Il accompagna, en 1830, M. le comte do Bourmont à l'expédition d'Alger en qualité de secrétaire. M. Merle est un des doyens du journalisme parisien.
POIMOULAT, ami et élève de Michaud dont il lut le collaborateur. M. Poujoulat a vovagé en
194 l'opinion publique.
Orient, en Grèce, et a rapporté quelques belles pages de ses voyages. Il a publié un grand nombre d'ouvrages historiques dont un fut couronné par l'Académie française. Aux élections supplémentaires de juin 1848, il fut élu à la Constituante par ses compatriotes des Bouches-du-Rhone et réélu à l'Assemblée législative. Il a fait le pèlerinage de Wiesbaclen, et c'est lui qui a publié, dans Y Union, une lettre par laquelle il se disait autorisé à déclarer que M. le co nie de Chambord repoussait formellement l'appel à la nation. M. Poujoul;it a quarante-huit ans ; il a une taille élevée, des traits accentués, une physionomie intelligente; il est ti es décoré.
LOPINION PUBLIQUE.