II. BIOGRAPHIE
ALFRED NETTEMENT, rédacteur en chef.
M. Nettement est dans le journalisme depuis une
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vingtaine d'années, il a d'abord rédigé \11M0de et a publié dans ce recueil de très spirituels et très personnels articles contre les membres de la dynastie de Juillet. Il écrivait au-si à la Gazette de France e1 il m paraître dans ce journal une histoire critique du Journal de* Débats. De la Gaistte, il passa a la Quotidienne. Au moment où il fonda l'Opinion publique, il était encore attaché à la rédaction de TOnion. C'esl un écrivain distingué, 1res satirique et très mordant. Les électeurs du Morbihan l'envoyèrent à la Législative où il prit plusieurs fois la parole. Quoi qu*i] suit à peu près reconnu que les journalistes ne sont pas généralement des orateurs, m. Nettement a su se faire écouter avec un certain inlérôl par une assemblée donl la patience n'est pas la qualité essentielle, il a t'.tii partie de la commission de la loi sur la presse et de la commission de permai i il a déposé une proposition tendant à réduire l'indemnité dés représentants à G, 000 IV. M. Alfred Nettement publie en ce moment un ouvrage important intitulé : Essai sur riiiatoirr du théâtre en Francs depuis If dix- Septième siècle.
lïtANCIS NETTEMENT, le frère de son frère; il a travaillé à tous les journaux où a travaille M. Alfred Nettement. Je crois que M. Francis Netti îiiiiit a également collaboré au Revenant, petit journal légitimiste qui avait été fondé par M. Al-
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bert de Calvimont, lequel s'était rallié dans les dernières années du règne de Louis-Philippe et s'était fait nommer sous-préfet de Nontron par la recommandation du maréchal Bugeaud. M. Francis Nettement est aussi un écrivain de mérite; il possède surtout des qualités très littéraires.
ARMAND DE PONTJHARTDf, auteur d'un roman intitulé les Mémoires d'un Notaire, fait des articles critiques à la Revue des Deux-Mondes et tient le sceptre de la critique dramatique à l'Opinion. M. Armand de Pontmartin est un écrivain élégant qui prend au moins la peine d'empapillotter ses attaques contre les hommes et les choses de Février dans des périphrases fleuries. C'est un adversaire courtois et de bon goût, et la chose est assez rare en tout temps pour valoir la peine d'être signalée.
ALPnoxSE DE GALONNE était à vingt ans l'un des collaborateurs de la feuille légitimiste de Douai. Il vint à Paris vers 1857, et il écrivit à la Revue parisienne où il s'occupait surtout de questions d'art. Après 1848, il collabora au Lampion, journal légitimiste, malgré son titre, puis il entra à l'Opinion publique à sa fondation. Il attaqua très vivement dans ce journal un écrivain du Corsaire, M. Fiorentino, auquel il reprocha certains faits qui, s'ils étaient vrais, seraient peu ho-
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norables pour un homme do lettres, [/affaire fut portée devant un jury d'honneur qui ne donna pas raison à m. Piorentino. m. Piorentino cita son adversaire devant les tribunaux et le ht condamner à une amende. Il y a quelques mois M. de Calonne a fondé un journal hebdomadaire légitimiste le Henri Quatre qui s'imprime à Rouen et se distribue à Paris. M. de Calonne a tout au plus une trentaine d'années.
ALBERT DE CIRCOl'RT a été attaché à la diplomatie. 11 s'occupe surtout de politique étrangère.
On voit encore figurer, de temps en temps, au bas des colonnes de VOpifdon publique, des noms fort connus dans les salons du faubourg Saint- Germain ; mais nous n'avons pas mission de parler ici de ces rédacteurs-amateurs qui se défendent eux-mêmes d'appartenir au respectable corps des journalistes.