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qu'il avait été conseillier lui-même , mais il nous semble qu'il était trop jeune , lors de la suppression de ces tribunaux, pour y avoir rempli ces fonctions. M. Droz traversa la révolution dans la plus grande obscurité; il publia en 1799 un essai sur l'art oratoire que Ton trouve dans sa bibliothèque ; en 18 10 , un ouvrage sur les lois relatives aux progrès de l'industrie ou observations sur les maîtrises , les réglemens , les privilèges et Tes prohibitions.
La principale étude de M. Droz a été dirigée vers les moyens de devenir heureux , et si le repos, le calme et l'obscurité peuvent donner le bonheur, on peut hardiment affirmer que M. Droz est un des hommes les plus heureux, du monde; son Essai sur Part d'être heureux, imprimé en 1 806 et 1 8 1 6, fit dire de lui qu'il méritait de jouir du bonheur dont il traçait la v^ie. Quoi qu'il en soit de cette charitable appréciation et des intentions bienveillantes de M. Droz , il est probable que les hommes ne seront jamais heureux , dût - on écrire encore des milliers de volumes pour leur enseigner l'art d'arriver à ce bonheur après lequel tout le monde soupire et que personne n'atteint.
M. Droz est si doux, si aimant , si accom-
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modant , qu'il s'arrange le mieux du monde avec tous les partis. On peut , selon lui , avoir des vertus et être heureux dans quelque parti qu'on soit jeté, dans quelque opinion qu'on professe ; système bizarre que l'auteur a cherché à établir dans un roman en trois volumes intitulé Lina , ou les en fans du ministre Albert ^ ouvrage dans le genre fade et bénin que l'on ne trouve pas même dans les immenses amas de romans des cabinets littéraires.
Deux productions qui méritent plus d'attention sont , V éloge de Montaigne qui a obtenu une mention honorable à un concours de l'Institut , ouvrage dans lequel l'auteur a fait une peinture de Montaigne, digne du génie qui l'inspirait ; et les études du beau dans les arts, 18 15, dans lesquelles on trouve des aperçus quelquefois justes et des traces des connaissances que l'auteur a dans Tes beaux-arts.
M. Droz ayant obtenu , le 20 septembre 1824 , au moyen de son livre intitulé : Philoso" phie morale , ou dijférens sjstem.es sur la science de la vie y le prix fondé par M. de Mouthyon , pour le meilleur ouvrage de morale , publié dans l'année , et ayant publié en commun avec M. Picard, le roman de Jacques