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Fausfel, s'achemina incognito Tcrs rinstitut où il arrira touî>4-coup et trop tôt selon le public , lorsque la mort de M. Lacretelle aine eut laissé une place a remplir.
De grandes réclamations s'élevèrent alors; on objecta les maigres titres de M. Droz , sa stérile fécondité, et la faiblesse de ses talens ; une grêle d'épigrammes tomba sur lui et sur l'Académie qui avait préféré son obscure médiocrité à la brillante renommée littéraire de M. de Lamartine. L'Académie et M. Droz laissèrent crier, comme cela se pratique, et M. Auger reçut, le 7 juillet , le nouvel académicien qui , d'après les us académiques , devant faire l'éloge de son honorable prédécesseur, ne fit prudemment qu'un, simple récit de sa vie en style faible et diffus , en saisissant de temps en temps , pour se faine applaudir , les noms de Malesherbes, de Mouthyon et de Desèze. M. Droz évita toutefois de parler des liaisons de Lacretelle avec Malesherbes etles économistes; ilse tira d'affaire avec des invocations de noms et quelques traits indécis et insignifians. Le romantisme eut aussi sa part ; mais par une prudence évasive tout-rà-fait digne de l'Académie , l'orateur se contenta de dire à propos du Fils natu-
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rely aux partisans de la nouvelle école : Produisez des émotions nouvelles , mais par des moyens qui satisfassent la raison et le goût ; allocution qui ne décidait rien et ne satisfaisait ni ne mécontentait p^i'sonne. Depuis sa réception, l'heureux académicien n'a publié qu'un ouvrage dont , soit dit en passant, le sujet , V application de la morale à la politique y ne paraît fait ni pour notre époque , ni pour nos gouvernemens.
Courant dans tous ses livres après la naïveté et la bonhomie , M. Droz a rencontré souvent ces deux qualités plus qu'il ne l'aurait cru; son ame toute aimante ne prêche que le bonheur de ses semblables ; mais beaucoup de ceux qui ont lu ses ouvrages se sont involontairement rappelé cçtte pensée de Larochefoucauld : la simplicité aJfeciéQ est une imposture délicate* On s'accorde du reste à accorder à M. Droz un esprit cultivé et un caractère doux et bien&iH sant; malheureusement ces précieuses qualités si agréables dans le commerce ordinaire die la. société, ne suffisent pas pour prendre place dans ce qu'on est convenu dj'appeler le premier corps littérair^e de la France*
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