CRÉATION D'UN MINISTÈRE
spécial d'agriculture devant remplacer un des ministères actuels jugé inutile et devant être confié à un homme possédant des connaissances pratiques en agriculture. " L'agriculture, disait Sully, le grand ministre d'un grand roi, "est une des deux mamelles du pays." La charrue, en traçant le premier sillon, a creusé les fondations de la société. Ce n'est pas du blé seulement qui sort d'une terre labourée, c'est une civilisation toute entière. N'oublions pas qu'il n'y a pas de code de législature ou de morale, la religion exceptée, qui contienne autant de moralisation qu'un champ qu'on possède et qu'on cultive.
Ces pensées que j'emprunte à de sages philosophes doivent nous convaincre de la nécessité d'honorer l'agriculture en confiant à un de ses fils distingués, comme il y en a tant dans notre province, et comme il y en a dans la chambre actuelle même, une place d'honneur et de confiance, afin de faire protéger, d'une manière utile et pratique les grands intérêts de cette classe si nombreuse et si respectable.
Enfin, messieurs, la nouvelle chambre devra s'efforcer de cultiver et développer ce
l'hon. m. mercier