‹ Biographie, discours, conférences, etc. de L'Hon. Honoré MercierChapitre 15 sur 145 · LES DERNIÈRES ÉLECTIONS · texte numérisé non relu

LES DERNIÈRES ÉLECTIONS

Monsieur le Président, le mouvement se continue. Ce n'est pas un feu de paille, comme ou l'a dit, et vous devez vous en apercevoir maintenant, par ce qui vient de se passer dans le comté de Verchères. (Ecoutez). Nous avions déjà remporté Lotbinière, Drummond et Arthabaska, malgré la corruption la plus effrénée qui ait peut être jamais été pratiquée, durant ces dernières années du moins. Battu dans ces deux comtés, le gouvernement fédéral a voulu tenter un dernier effort dans Verchères ; il a cru qu'il allait gagner cette élection ; il a cru qu'il allait faire élire un pendard, car son candidat a avoué cyniquement qu'il l'était ; il a avoué qu'il approuvait l'exécution de Riel et on l'accuse même d'avoir dit que s'il n'y avait pas eu de bourreau à Régina, il l'aurait volontiers remplacé et qu'au besoin il aurait tiré sur la corde. (Honte, honte). Le peuple de Verchères a dit qu'il ne voulait pas <le pendards, pas plus à Québec qu'à Ottawa, et le peuple de ce

comté, qui jusqu'alors avait été indécis, — car on sait que le parti libéral était si faible dans ce comté qu'en 1881 notre ami, M. Bernard y fut défait par 36 voix — le peuple de Verchères, dis-je, s est prononcé et M. Bernard vient d'être élu par les mêmes électeurs avec une majorité de 143 voix. (Applaudissements).

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