‹ Biographie, discours, conférences, etc. de L'Hon. Honoré MercierChapitre 63 sur 145 · UTILES, NÉCESSAIRES MÊME, ET DANS TOUS LES CAS DEMANDÉS PAR · texte numérisé non relu

UTILES, NÉCESSAIRES MÊME, ET DANS TOUS LES CAS DEMANDÉS PAR

les besoins DU commerce et la bonne exploitation du chemin. (p. 18.)

"... .J'ajouterai qu'il existait une considération plus importante encore pour hâter la convocation des Chambres. C'est celleci ; le gouvernement a encore des travaux considérables à exécuter pour terminer la ligne provinciale, comme le prouve l'état des dépenses nécessaires que nous avons été obligés de fournir à l'honorable trésorier de la province pour lui permettre de préparer son budget. On travaille encore aux ouvrages indispensables pour faire arriver les convois aux casernes, à Montréal — et je me suis dit avec mes collègues que si nous pouvions livrer vers le premier d'avril prochain aux deux syndicats, — si toutefois la législature sanctionne les projets de lois qui lui sont maintenant soumis — les travaux qui nous restent à faire et qui ne marchent

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aujourd'hui que pour nous permettre de dire qu'il ne sont pas suspendus, le gouvernement en serait aussitôt déchargé.

" Actuellement il est tenu compte des déboursés faits pour ces travaux, depuis la date du contrat avec la Compagnie du Pacifique, maintenant devant vous, et si ce contrat est définitivement signé, nous établirons le compte des déboursés faits par le gouvernement pour ces travaux, depuis le premier mars. H était donc important pour la province de retarder le moins possible cette session. Comme vous pouvez le voir d'après les cédules attachées aux deux projets de contrat, ces travaux que les syndicats sont tenus d'exécuter s élèvent à une somme de $1,098,000. Pour l'exécution de travaux aussi considérables, nous allons être obligés de demander des subsides à cette honorable Chambre, et le plus tôt nous serons dispensés de faire ces travaux le mieux ce sera pour le pays. (pp. 12 et 13.)

"... .(Test que dans tov,s ces travaux, dans toutes ces obligations, le gouvernement nest pas obligé de contribuer pour un seul sou.

Toutes ces citations prouvent à l'évidence que la vente du chemin de fer devait mettre fin aux dépenses de la province pour le terminer, et que tout ce que nous avions à payer pour de nouveaux travaux s'élevait à une somme de $100,000.

Au-delà de cette somme, c'était l'affaire des syndicats, et M. Chapleau prend le soin de demander aux députés de ratifier la vente sans retard, afin que tous les travaux faits après le 1er mars fussent aux dépens des syndicats.

Or, il appert dans ce document, que je tiens, en mains mis devant la Chambre durant la dernière session et intitulé : Recettes et pa terne nts de la province de Québec du 1er juillet jusqu'au *tl décembre 1S8J. qu'une somme de $549,025.16 a été payée pour frais de construction sur le chemin, et il appert aussi que le gouvernement Mousseau s'est fait autoriser à y dépenser une autre somme de $464,625.59. Tout cela depuis la vente.

Voilà une somme totale de $1,013,650.75 d'argent de la province dépensé et à dépenser sur un chemin qui ne lui appartient plus et qui est exploité au profit des syndicats. Et, cependant, M. Chapleau qui est infaillible, qui ne se trompe pas et ne trompe

jamais, a dit à la Chambre : " En vendant le chemin, il ne nous restera plus que pour $100,000 de travaux à faire."

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