MONTANT DES TRAITEMENTS DU SERVICE CIVIL
Pages des
Années. Montants. Comptes Publics.
1877-78 $130,395.39 5 et 24
1878-79 113,913.39 5 et 27
1879-80 116,778.91 5 et 26
1880-81 128,181.58 5 et 28
1881-82 133,992.00 5 et 30
1882-83 147,190.00 7 des Estim.
1883-84 (Estimés) 169,305.00 9 " "
Ce tableau accuse les résultats suivants, en prenant les estimés de M. Mousseau (1883-84) pour base :
Une augmentation de $22,115 sur les estimés de Chapleau pour 1 882-83.
Une augmentation de 835,312.89 sur les dépenses de Chapleau pour 1881-82.
Une augmentation de $41,123.42 sur les dépenses de Chapleau pour 1880-81.
Une augmentation de $53,526.09 sur les dépenses de Chapleau pour 1879-80, basées sur les estimations de Joly.
Une augmentation de $55,891.61 sur les dépenses de Joly pour 1873-79.
Une augmentation de $38,909.61 sur les dépenses de Boucherville pour 1877-78.
Je dépose ce tableau, atin que mes adversaires puissent l'examiner et je les défie de dire qu'il n'est pas correct.
Ici, M. Chapleau s'avance et regarde le document en riant
L'Hon. M. Mercier. — Vous riez, vous aussi, M. Chapleau! Contestez-vous, par hasard, l'authenticité de ces chiffres ?
l'hon. m. mercier 485
L'Hon. M. Chapleau. — Permettez . . .
L'Hon. M. Mercier — Je ne vous demande pas de discours .' Tiiez-vous ? Dites oui ou non.
La Foule. — Répondez oui ou non.
Après plusieurs sommations de M. Mercier.
L'Hon. M. Chapleau. — (Evidemment ahuri). — Oui, je nie.
L'Hon. M. Mercier. — Ah ! vous niez, M. Chapleau ! Eh bien, je vais vous prouver ce que je dis, et nous allons voir lequel des deux essaie d'en imposer au public. Vous chantez, M. Chapleau ; mais je ne vous laisserai pas chanter sur les questions de chiffres, •(Applaudissements).
Je dis 1877-78, les traitements des employés du service civil •ont été de S 130,395.39. Regardez M. Chapleau, aux pages 5 et 24 des Comptes Publics de cette année-là : les voici, dites moi si <;'est exact.
L'Hon. M. Chapleau. — C'est cela.
L'Hon. M. Mercier. — Regarde? les Comptes Publics de 1878-
79, pages 5 et 27, et dites-moi s'il n'est pas vrai que durant cette année-là, M. Joly n'a dépensé pour le même objet que $113,- 913.39.
L'Hon. M. Chapleau. — C'est cela.
L'Hon. M. Mercier. — Regardez les Comptes Publics de 1879-
80, au pages 5 et 26, et dites s'il n'est pas vrai que vous avez dépensé cette année-là, encore pour le même objet, $116.778.91.
L'Hon, M. Chapleau. — Laissez-moi tranquille ! (Et il se retire au milieu des rires et des huées de la foule) qui lui crie : C'est fatigant hein !)
L'honorable M. Mercier — Je n'ai pas besoin d'insister, messieurs ; ce qui vient d'arriver prouve que je vous dis la vérité.
Je veux dire maintenant un mot de la fameuse