‹ Biographie du clergé contemporaineChapitre 5 sur 15 · SU · texte numérisé non relu

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charités tout odorantes de candeur , candore fragrans (Claifd.)^ imagination viv^ et substantielle, érudition charmante , aimable austérité , délicate franchise, esprit puissant et cœur d'or.

Donc, Jean-Baptiste Lyonnet, yicatre-généralde Lyon , de Bordeaux , d'Alger , etc. , naquit le 12 juin 1801, à Saint-Etienne (Loire), d'une famille de fabricants très aumônieuse et très estimée.

Il reçut le baptême dans l'église Notre-Dame de la même Tille, et eut pour parrain et marraine son grand-père et sa grand' -mère, si j'ai bien compris les registres.

Son père , l'un des plus anciens et des plus habiles manufacturiers du pays, occupait une multitude d'ouvriers qui bénissent et béniront toujours sa mémoire. Il avait , dans sa jeunesse , rendu de grands services aux prêtres proscrits, et s'était exposé plus d'une fois, malgré les décrets proconsulaires , pour sauver leurs têtes. Il a vécu comme vivent les saints.

Modèle de bonté i d'intelligence et d'activité, madame Lyonnet fut bien de celles dont l'Écriture sainte a dit : (\ C'est proprement le Seigneur qui donne a l'homme une femme excellente. > Elle eût voulu faire de sa maison un sanctuaire. 0 familles

thHHteimes, J!>etisez-y bien : die avait é(âM! chez eHeia prière commune pour le Ynatio et le soir, tes lecverres spirituelles de chaque jom-, les pratiques du saùtt'dH mtns,.. G nos mères, elle était la mère^Aes pairrres!

La fatnille Lyonnet , vieille tt pieuse hmillè , a dèflsiéd i*É^se huit on dix prêtres et nori moins de rdigieosi^', puis M. Taberd, érêque d'Isauropolis et vicaire â[p98toMqiie de h Cocfafndiint&. M. Pabbé LycHiiMt vient mrtordtement à la suite, ce qui ne vent pas ilire te dernier.

Ses j^Mttières années s'écoulèrent doucement à ftôfllbre d«l toit maternel. Le Tangage delà religion ièl te pfeaâet q«1t entendit et sut bégayer. J'at- 4ieteà'«ifi €di«il8 beanconp ^l'importance, et mon lecteur 4IÉ éÈHâsÉèh «anse. On flnit souteiït comme •il » coÉmtieflwié : quelques nuages plus ou mmns épii^, qm jft'appellent passions et entrahiements de jeunesse, peuvent ibraversèr l'âme, mais bientôt repanât II Menfaisante lumière qui la vivifiait et la guidait ^ans Ses ^ntfers de la vertu. tJn funeste d€blit tf a pas tes mêmes suites. Ovide et tous les ^édieateut^ sont de cet avis.

AlÉUfi, lé jeune Lyonnet goûtait les avâmtagesd'une premiière éducation chrétienne. Dire d'un enfant pieux qo'3 deviendra prêtre et même a^iMcûi, c'est

cbûse ordinaire ; c*esi une platise, c'est une fade et igiioble plaisanterie. A moin^ de dépositions exceptionnelles, la piété produit tout imimeot un bon chrétien et un véritable honnête bMime; telle est sa portée naturelle, qui suffit bien« Heuceux ceux que Dieu choisit parmi ces vénéraibles enfants pour leur donner mission d'aller et d'instmire les nationis ! Il parut d'abord que cet|e ? oeatioa dernière n'était pas celle du jeune Lyouiet.

Après avoir reçu les ens^îgaeoaents de aa jnère , il reçut ceux d'un chef d'institution , c'est à-4ire qu'il fut confié aux soins de Af . JUJttet, brave homme, excellent chrétien, que la révoliitioii.fvait chassé du séminaire , et qui resta digne cft^ttamment d'exercer, dans sa profession d'iastitaieiir, une sorte de sacerdoce de seconde mdj^aki.

C'est ainsi, et moyennant le concoursde II. l'abbé Vuillenne , que le jeune Lyonnet , en s'initiant aux premières notions de la langue français^» apprit fort bien son catéchisme. Il fit sa première . communion dans Téglise Sainte - Marie de Saint- Étienne, avant l'âge de dix ans, toujours guidé par M. YuiUerme (1). En parlant de son élève, le respectable curé disait souvent : Cest tme Aomse et

(i) M. Viiillerme fat depuis caré de Sjint-Nizicr en (daeevcnt de M. Besaon, appelé au tilèfe de Meti* .

belle plame,' boime et belle, en eflet, qui derait porterde beaux et bons fruits. Les anciens propbélisent too|ottrsplusqtt*on ne pense. Parmi nous, mes eobnts, il n*e^ personne peut-être dont un ancien n*ait d'avance résnmé toute la Yîe en quelques mots bien profonds et bien simples, comme fit M. Yuil* lerme à l'égard du jeune Lyonnet. Recueillons avec amour et vénération ces pressentiments «igttste»;^ que du moins ils soient pour nous d'utiles leçons et d'efficaces raisons d'agir.

L'élève de M. Millet devint , à dmize ans, élèv« do eoU^ de Saint-Chamond (1 ) , qui était alors dt-^ rigé par M. Tabbé Eichard, ancien joséphiste, prêtre instruit et sdon le cœur de Dieu. Il sied peut-être de dire en passant que les bâtiments de ce collège, occiqiés depuis peu par l'Université naissante, avaient appartenu^ jusqu'à la Hévolutiotty aux reli^ ^eux Minimes.

A l'époque de 1914 , les séminaires s'ouvrvent coouiie institutions de plein exercice; le jeune Lvonntet passa au petit séminaire de Verrières (2), oùilacbeva ses études de latinité. lien sortit au mois d'aoât 181^ pour entrer à TArgentière et (ake ses cour» de pbUosoj^ie et de mathématiques.

(I) A deux lieues de Saint- Etienne*

(2r> Pièi lisntteiiue, iruteét la {wtiîvdeDitguet.

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