‹ Biographie du clergé contemporaineChapitre 6 sur 15 · SS · texte numérisé non relu

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' DMgAé, à la fin d€ chaque aniiée, pour soMenir, areemitedesa classe, des thèses puhliquessarles maHères enseignées, il obtiiit totijoan d'vnaDimes et chaleureuses félicitations. Je tûis encore, dans une salle de l'àrgentière, sur une carte pendue à la muraille, la série des questions qui formaient le programme de ces luttes scientiBques, et à côté du nom de M. Lyonnet, celui de son ami rar<Ae?êqlie actuel d*^Av2gson.

Ainsi préparé , il enM au grand sémtnirire de Saint-Iraiiée comme un triomphateur (1S29). Ce dernier root ne m'a poitit effrayé , car j'estime que Oésar et Napoléon Bonaparte , après leurs plus brlthiites tueries, n'attefgnfrenf jamds k h vraie per^ fection d*un triomphe d*éco!ier.

Loséfflinairede Saint-lrenée n'était pasenooreadmfaiisiré par les Sulpiclens. DèsTabôrd, il. Lyomet se vit apprécié selon ses mérites, et chéri selon son «crar. Rude épremre , il laut en convenir, pour la noéestio , mais qui servit seulement è iliire brMer la sienne. Il eut alors pour supérieiir M. Tabbé Gtrdette , l'un des ecclésiastiques les phis vénérés et les plus vénéraMes de ce grand diocèse de Lyon ; parmi les dhrecteurs se trouvait M. Pabbé' ChoHeton , qui depuis résigna ses fonctioos de grandvicaire i^onr CBirar d«BS VenstpeikÊÊm ctiqiségaiîon

des.prèUresJHwstefi; Itf. DiipUy, aujourd'lipi supérieur du même séminaire, professait la théologie loflirale» et M. de la Rochette la théqioiKie dogipa-r ti^ie;

Nous sa^QUs que U. Lyooi^lt n'avait p^s manifesté de boone heure rintention de se vouer à rétat ecd^iastiiiwe* Il p*ea eut gu^re la penis^e qu'à Tâge de aeixe aosi lorsqu'il terminait sa rhétorique : à seiae anst les premiers prqiets.s*an^tireat'8aos r«ioiir (1). Nâamnolus, il gapia pour lui 0e^l. son sQoret , voulant re^er libre de toute influence extérieure. 11 comprit qu'il fallait d'abord réfléd^ir mûrement, puis consulter le guidedesaconscie^cp; el lorsqu'il connut aiusi l^s desseius de Dieu , il s'eoi ouvrit i ses parejits, JD^ Iprs , il ne soupU'e qu'aprëfl rbeure tfois fois heureij^ où Téx^ue lui donnera la tonsure; l'heure venue, il )a refioit des iBiii^4eAl» de AloDS, archevêque d'Àvjgnpn» qui remplas^it. iu-diuairement le cardîQsJ Fcseb;. il reçut du même prélat Içs quatre ordres paineurs en 1821, &u 1&22 le sous-diaconat» et Je diac^at sur la fiu.de 182d.

Gonune il terminait sa troisième annto de.tbéo loi^e, le désir lui vint de doubler son cours au

(i) Il comptail ctni)ras$cr la cnriUTC da commerce.

séminaire de Siiot-SiilfMce de Pans; sor quoi M. l'abbé Gardette fut et dot être coDsolté. Mais ce brave supérieur Fen dissuada, jugeant, sur un p»- S9ige de la vie de M. de la Motte, évéque d'Amieas, que ces demandes n'étaient pas toujours bien fondées en raison.

Quand il adressait à M. Gardette une si coonh geuse supfriique, le jeune théologien n'avait encore que vingtHleux ans. Il n'était pas temps encore de monter Si l'autel. On le nomma, en attendant, pnh fesseur de troisième au petit séminaire de la Primadale, où se trouvaient les enfants des premières familles de la vHie.

C'est alors qu'il débuta dans sa carrière d'écrivain, en ^voyant aux Annales de la Prapagatùm de la Fait qui venaient de nattre , des articles généralonent remarqués.

Mais, au milieu de ses confrères qui. Tappré^ ciaient , et de ses élèves qui l'environnaieBt d'amour, une grande douleur vint le frapper. M. Tabbé Courbon mourut ; perte immense pour le diocèse de Lyon : sur lui reposait depuis de longues années le principal soin de l'administration diocésaine. Il afectionnait particulièrement le jeune diacre, qui l'assista au moment suprême et recueillit son dernier soupir. Ainsi l'avait- il voulu.

J'odbfim BM cîrconslaaee iiaportMMt , au soyel ém difcmei^HiiiMtMiM de M. LyomH. Ge.fiit à to métiopole qpi*il les recul, diBS cette mn» nef loftlt aeinideagièdes toute pleine de 9MifeBlnf^0rie«tB» oè m tkffMil deux ceneiles généraia, et qoi vit tant d'événements ^'accomplir peur le bonkenr ou la sonfirance do monde. Ici , je trouve la place qu'il OMvrit de-floa corps à l'henve solennrile du soqch fiee^ et' les inexprimaUes émoUwis qu'il dMlrnsi» seittir en la voyant a^îourd'faui, je les con^

Après la mort de M . l'abbé Cowbon , radnims^ tnrtkm Aeoésttne fut eu qoelqne sorte disloqnéei eUese tn^ comme eUe pot jucqn'à l'arrivée-dt M. de Pms. Cefaii^ci pnt en main ie gouvernement dn diocèse cenmie adminislsat^r apostolique^

M; Lyennet n'était encore que diacre quand M. do Pinsentrara fonctions. Il reçut te sacordoee des jmins de ce préiiN; vénérabio pc» de jours après et avec dispense d'I^. Dès lors il ne soogm plus qa'à réilverson goût toujours croissant pour l'oh seif^eoMllÉt i» la théologie. C'est dans celte intemlon qu'il désinût, comme nous l'avons dit*, s'agp*^^ ^ la Société de Saint^lpice.On j^gaa utile de lai assigner une autre dertioation. M. de Sansin demandait à la nouvelle administration de Lyon des sujets éprouvés pour la direolion de

grand «émimÉw. Hersoane ne oooftiMril nâài» que M. VMé LyeMwt à 06tte<mitra éHioat» el impov» tMite. il se rendit à Mils; MiBl*y eniiroiM. ftaib qoeseiiIttaBMMii» M. Pomiet^ archewéqf ncewÉ ée Bofdeaoxt pereo&ftle»vffiete&les.cw^MgaeBda diocèse qv^il-éva&gffîeeavee m lèle ë M. Ly«ili»et (ei îd je laisse dam), H. Ljminet comcre ses joua et ses an séiMaire de ia ville épiaoopaie. Digne ifernia saint Irénée, Il brûle, cenime ledfveoiierafliBCiphs dfnn si grand saint, d'apporter à cetie Jenoe milice dv Seigneur ksadmiraifes traditisMdeaeBBglUse, l'esprit de foi-et de chanjté qu'on paise k^cea aevroes d^ed }iiUirent a«tMiiis tant de OoU de Janières et de grdeet snr le reste des Garnies. MnaBièr^ataBi* JMÉw change de face y la piélé y feflnNne avec nne foras tdiseipiîne et de lioones émdea; nan fbnie de pieQx jeaHKSgeDasortiimitde Ut ponr (ii uniilei an aaiot des ânca et à fagrandJaseinent im^ rofame de Jésas«€hiist^ M. de SanSin voynt avec benlMv eea résskats ; il en periaitavec one seatéd^esgmtl; f 'Si je penras, dlsaît^iU aitadiepà mon dioeèseon kamnae^iui lut rend de siémineats sernees;qnelle pipédeuse' aoqaisiiion ! ^

C'était fuste, mais œ n'était pas posriMe. km ffêfmtkm^n bd fil M. daSansiii sinr ce sajat ,

M; tahhë-ÎJfimûetfét^ùûAl^ qu'étant venu réniplir Allé lâteioa de zèle auprès de id, il était trop lieu*' remc de dè-^tie Dieu avait béni ses trataux, et qa'il hai éemandafit seulement la contîuuatioii de ses bemtés et de ses prières.

' Bit effet, M. LyonneC <|uifta bientôt le diocèsede BMs. L'administration de Lyon ne lui avait accordé qu'une permissriMi de trois ans : il en aVaft passé quatre auprès de M. de Sausin. M. de Pins le mit àiafêtedu séminaire de la- P^imatiale (1), qui depuis quelque temps était en souffrance.

il y fit ce cpi^fl avait fait au séminaire de Blolâ. L'établissement reprit , sous son habile direction , toute la vigueur que lui avait fait perdre une séparation fâcheuse ; que dis-je? à force de vigilance et de dévoûment , il sut lui donner des proportions jusqu'alors inconnues, déjouer les concurrences qui se produisaient de toutes parts , doubler avec ses seules ressources le nombre des élèves, des professeurs et des constructions.

(1) Une des plus anciennes insiitutions de Fi^iiee; eUe date ds Charlemagne, el fut fondée par Leydrad, ancien bibliothécaire de ce prince. On cite pai mi ses maîtres : le diacre Florus , Ag^obard; saint Rera'>, archevêque de Lyon, etc., etc. De eetie école sont également sortis des disciples renommés, tels qae saint Mayeul, de Giuny^ le Cardinal de Roche-TaUlée, Sarnard, archevêque de Vienne, etc., etc., pour les temps défà anciens ; et dernièrement MM. Dafètrc, Pavy, Cœur, Audin, eic, etc.

M. de Pins raTAît Booimé cbanHoe boiionîre de la métropole en le rappelant k Lyon ; il le Donuna bientôt chanoine titulaire, sur la demande du chapitre. Je fMiia même affirmer qu'il l'avait désigné in petto comme grand-Ticaire à la première vacance.

Pour rinitier et le préparer de plus en plus aox desseins qu'il avait sur lui, il le chargea d'une importante mission, qui fut de traiter avec le gouvernement bon nombre d'afiaires très sérieuses. C'est pourquoi M. l'abbé Lyonnet vint à Paris; il parcourut tour à tour les ministères de l'intérieur, des cultes et de l'instruction publique, applanissant ici et là toutes les difficultés , obtenant tont ce qm faisait l'objet de ses réclamations : 1** l'achat de la Manicantcrie neuve, dont on aurait pris, saqs m déplorable malentendu , partie pour les bureaux de . l'archevêché, partie pour donner a l'église une salle capitulaire et un vestiaire, partie pour le logement des chanoines et chapelains; 2** l'érection des chaires de la Faculté de théologie avec approbation des professeura désignés; 3« le don d'une chaire eu marbre pour la métropole (1).

(1) Dans le cours de l'année qui suivit la première nis- Mon de H. Lyonnet, M. de Pins pria M. de HettMeuf, piésidenl de la Cour ruyale de JLyon , d*y traiter poar lui quelques affaires. A son retour, M . de Beibœuf dit à rarchevéque : Quand VuU« Grandeur Toudra faire traiter déiormaif dans

Des études brillantes, des thèses remarqoiUe* ment soutenues, une carrière de professeur suivie et fournie de même , un diocèse constitué, des séminaires créés ou rétablis , une foule de précieux sujets vivifiés pour l'Église et pour la science > de hautes missions remplies avec une intelligence hors ligne, toutes ces choses faites à une époque de la vie où communément Thomme ose à peine penser qu'il peut agir, ce n'était pas assez. Sur cette basse terre où nous gaspillons le temps, nous autres maussades du vulgaire, il y a passagèrement des natures d'élite qui , avec des minutes, font des sièeles. Le jeuneprêtre de vingt^hoit ans, parmi Im travaux dont nous avons parlé , trouve encore moyen de mettre au joar divers traités de théologie qui sont deveMs classiques. Remarquons spécialement les Trmiéêde la Justice et des Contrats, où l'auteur, avec une précision et une clarté admirables, met en harmonie les principes du droit civil et ceux de la conscience. A peine ces Traités iivaient-ils paru, qu'ils furent adoptés dans presque tous les séminaires, et, bien qu'on ait essayé d'en publier (pielqaes autres par la suite, ils sont restés et restes ministères quelques affaires difficiles et litigieuses, elle ne saurait faire un meilleur choix qu*eii désignant M. LyoAnet. Ceci arrivait du temps des mluistères de MM. Pelet de laLoièreet Sauzet.

tmf^ U graod OQUectiomieDr, M. T^bM Higne, conwlta.poursoa usage, les archevêque?, évêqu^, supérieurs et professeurs des séminaires, afin de savoir quels étaient les meilleurs Traités théologiques sur le droit et les obligations , désirant leur donner place dans ses éditions monumentales; snr q\m , de tous les points de la France et de la 9elgiqu^, on lui répondit que las meilleurs Traités étaient ceux de U. Tabbé* Lyonnet M. illigneena imi son profit moyennant la permission de l'autew» ^ je 1*69 félicite.

Feu de temps après survint à Lyon un événement tpà amrait pu, à d'autres époques* mettre m moovnmiwt bien des tôles. On y apprit» par des lettres iperticnlières, que le eardioal Feseh éuk raofl le la mai (1839) à Borne. Aussitôt la nouvelio officielle, M, de Pins assemble le chapitre primatial, et lui déclare qu*il continuera de gouverner le diocèse comme s'il n'y avait rien de changé dans la situation.— • £n ce cas , fnt-il répondu par les anciens chanoines, que deviennent les pouvoirs que ic chafNtre tient , pour ces douloureuses cireoiistances» du saint concile de Trente ? -^ Il n'y a pas lieu cette fois de les exercer. — Pourquoi cette exception? y a-t-il un décret pontifiqd qui la consacre?... Si cela est, nous n'avons plus qu'à i^ous

incliner..... i Noti ^e le chapitre voulat faire à H. de Pins une opposition systématiqQe , on le comprend de reste; on comprend qu'il a^ait à sauvegarder ses droits dans les limites des canons. Après tout, c'était un cas nouveau en France : il était, certes, bien permis de s'enquérir de la jurisprudence qu'on suivrait pour le résoudre.

Quel r6Ie à donc joué M. Lyonnet dans celte grave circonstance? celui d'un esprit ferme et conciliant. II eût voulu , d'une part , que le chapitre , usant cùnditionnêltementàe ses droits, les mttsâns restriction entre les mains de l'administrateur apostolique \ c'était alors une marque de gratitude et de confiance qu'on loi donnait ; d'autre part , il eût voulu que M. de Pins, sans renoncer i dès droits, acceptât complaisamment 1 offre dû cbaphre. Kh ! mon Dieu! quod abundat non viciât. Mais le prélat ne fut pas de cet avis, et persista dans le sien.

M. Lyonnet prit courageusement un parti : ce fut de sacrifier son opinion personnelle et d'engager ses collègues à faire de même. « Puisque le Saint- Siège est intervenu , disait-il , dans la nomination de l'administrateur, il s'agitd'attendresadécision. • Si on lui sut gré de cette conduite , je ne sais; ce que je sm fort Uen, et ce qu'attestent notamment les archives des cultes, c'est qu'il ne se lassa jamais

d'être HtUeàceDxqoi avaient paTimproiiyer. Ainsi, je trouve qu'il écrivit alors une lettre pressante au ministre des cultes, pour lui rappeler tous les titres de l'administrateur au siège des Pothin et des Irénée, alléguant son grand âge, ses services^ ses vertus profondes, ses innombrables qualités.

Mais c'était une affaire résolue; le gouvernement désigna pour le siège de Lyon l'évêque du Puy (1).

Je ne m'arrêterai pas aux divers actes qui signalèrent le début de cette nouvelle administration J'observe seulement, en ce qui concerne AL Lyonnet, que l'illustre archevêque le distingua aussitôt, lui fit accepter des lettres de grand-vicaire , et lui confia la direction des conférences diocésaines.

C'est une âpre besogne que celle-ci : déterminer les articles qui feront le sujet des conférences, éviter les banalités ridicules et les oiseuses abstractions, et ensuite étudier consciencieusement et avec une patiente sagacité les compositions multiformes de tant d'intelligences plus ou moins exercées ou incultes, rendre un compte exact et circonstancié de ses impressions en face de la suprême autorité qui, sur l'œuvre de chacun, place et déplace les prêtres

(i) A propos, c*est un évêque du Puy, Adhémar de BloDteUB , qui a oomposé le Salve Regina au onzième siècle.

fonctionnaires, soumettre ces mille et mille éléments au creuset de l'analyse et en extraire un tout harmonique et pur d'alliage pour l'enseignement cornmun; oui, certes, Toilà un miracle de puissance et de zèle, et je ne vois pas un prêtre qui ne l'attribue à celui dont j'esquisse la biographie.

En prenant des années , M. Lyonnet prenait des forces nouvelles. Il allait de plus en plus se dépassant lui-même. Au milieu de tant de travaux, croiriez-vous qu'il parle de ses loisirs? £t, en effet, pour peu qu'on y réfléchisse, on verra que l'homme qui ne fait rien dit toujours : Je rCaipas le temps % rien n'absorbe les heures comme l'oisiveté, rien n'occupe aussi démesurément l'âme, rien n'affaisse au même point l'énergie physique :

Le pénible travail de n*aToir rien à faire !

L'homme actif et laborieux, lui seul a des loisirs, je le répète; il a toujours le temps^ et M. Lyonnet trouva celui d'écrire deux énormes volumes sur la vie du cardinal Fesch. Suivrons-nous pied à pied l'éloquent historien? c'est chose impossible; mais nous pouvons dire que son ouvrage obtint en France et ailleurs un beau succès parfaitement mérité. Il y avait là plus que du talent et des pages brillantes ; vu la disposition pitoyable de certains esprits,

M. Lyonnet faisait œuvre, avant tout, de courage et de dévoûment. Nul, parmi les plus déterminés, même depuis 1815, n'aurait osé convenir d'tme chose, à savoir que le cardinal Fesch était un évéque pieux et avait constamment voulu le Uett. Napoléon Bonaparte, convaincu d*àvoir usurpé un trône qui appartenait à Louis XYIII comme le cid à Dieu, méritait les galères infernales; et non-seulement lui, mais encore toute sa famille, jusqu'aux arrière- petits-cousins, y compris l'oncle Fesch à fortiori. Partant, le cardinal Fesch, qui jouissait ï Rome de Testime et de l'affection de tous les papes, avant et depuis la Restauration, passait, auprès de certains catholico-Iégitimîstès, pour un intrus, on apostat , un suppôt d'usurpation , un traître et un imbécile. L'expression que j'emploie n'est pas masquée , elle est exacte. Ces gens là feignaient de s'effrayer, comme font les enfants, d'un visage qu'ils avaient barbouillé; voilà leur conscience habituelle et leur sagacité d'origine. M. Lyonnet vint, et, sans effort ni gêne, par la seule puissance des faits, il démontra que l'intrus avait été on ne peut plus canoniquement appelé au siège de Lyon; que la conduite de l'apostat présentait, depuis son enfance jusqu'à sa mort , le modèle accompli de l'honnêteté chrétienne ; que , loin de soutenir, par de misérables

complaisances, le vol prétendu dont il s*^it, cé sQppdt d'asurpatiofi ne manqua jamais de faire entendre an consul on 5 Teropereur de salutaires et valeureuses rcmo!)trances , quand celui ci s'engageait dans une fausse voie ; que lé traître n'a trahi personne, et s*est voué toujours de toute son âme au service d*antrui; et enfin, que Tinepte parvenu avait un magnifique talent d'administrateur, fondant des établissements de toutes sortes dans son diocèse, inspirant à son impérîal neveu des idées saines et quelquefois sublimes.

L'ouvrage en question n'est pas une biographie selon le sens extrême que l*on attache à ce mot. Les détails biographiques , si complets et intéressants qnllssoient, sont à l'ensemble ce que sont les travées dans l'économie générale d'un grand édifice ; elles filtrent, si l'expression ne messiedpas, à travers la masse, et Téquilibrent par la puissance de leurs substantielles assises , sans constituer précisément la forme architecturale. Le Cardinal Fesch n'est antre chose, à tout prendre, que l'histoire ecclé" siastiqoe contemporaine; c'est un diéme ou un canevas sur lequel ont été groupés, d'une manière sûre et opulente, les principaux événements de la première moitié dn dix-neuvième siècle. Piquants ^ profonds aperçus , saine et complète érudition ,

style abondant et coloré, discussion limpide, impartialité à répreave, critique imperturbable, doctrines excellentes, tels sont les caractères particuliers qui distinguent cette heureuse production , et tel est le jugement qu'en ont porté les meilleurs journaux : l'Univers, l'Union Catholique, le Journal des Filles et Campagnes, le Courrier de Lyon^ le Journal de Bruxelles , etc , etc. , sur la foi de MM Pavy, Audin, Golombet, et autres écrivains de même importance.

Une seule voix discordante s'éleva contre M. Lyonnet. Ce fut M. l'abbé Gattet qui s'insurgea. Rien à dire du tout petit pamphlet qu'il enfanta souffreteusement en cette circonstance, si ce n'est qu'il manque de style, de savoir-vivre, de bon sens et d'acheteurs : on m'assure que l'éditeur en a vendu vingt-cinq exemplaires, et, en dépit de je ne sais quel traité , renvoyé le reste à l'auteur. Façon de procéder fort cavalière; soit. D'autre part, le Cardinal Fesch avait à peine paru, qu'il était dans toutes les mains et prenait place dans toutes les bibliothèques d'évêchés , de séminaires , de presbytères, à côté des Mémoires du cardinal Pacca et do Pontificat de Pie VU de M- Artaud.

Ce travail achevé, M. Lyonnet songeait à un autre travail, mais avant de l'exécuter , il voalat

faire on voyage en Italie ; c'était un projet formé et nourri depuis longtemps, c'était un de ses rêves de jeunesse. Or, M. de Bonald allait à Rome, cette année là, pour y recevoir le chapeau de cardinal. Excellente occasion. En si haute compagnie, le voyage devenait mille fois plus commode et plus fructueux. M. Lyonnet voyait s'ouvrir devant lui et comme d'elles-mêmes toutes les entrées des monuments publics ; il obtenait auprès de tous les illustres personnages de l'Église et de l'État un facile accès.

Au reste, son plus grand bonheur fut de voir le Souverain Pontife, et je n'avais pas besoin de le dire. Il lui présenta, comme c'est la coutume, tous les ouvrages qu'il avait jusqu*alors publiés. Sa Sainteté les ayant parcourus, voulut bien en témoigner sa vive satisfaction : Va benè, va benè^ lui dit-elle, avec cette grosse bonne voix qui annonçait une franchise antique, et le noble sans façon d'un père devant son enfant.

Je n'ai point à retracer une à une toutes les émotions qu'éprouva mon pieux pèlerin ; qu'il ait prié à la Confession de saint Pierre, célébré la sainte messe dans les chambres de saint Ignace et de saint Louis de Gonzague , suivi au Colysée les exercices du Chemin de la Croix, contemplé avec une douce

ivresse toutes les grandes scènes qui s*offraient \ lui, c'est assez d'en tenir acte, et je le ramène à Lyon.

Sur ces entrefaites, M. Pavy fut appelé au siège d^Alger, ea remplacement de M. Dupucb. On sait ce qui avait eu lieu. La situation n'était pas très nette. Il y avait des intérêts précieux et des ménagements à garder. M. Pavy le sentit bien; il n'en fut pas effrayé : « J'enverrai, dit-il, devant moi un ecclésiastique qui arrangera tout pour le mieux. » C'est sur M. Lyonnei , son vieil ami , et celui de M. Dupuch, qu'il portait ses vues. En effet, moyennant cette double intimité, son esprit droit et son expérience des affaires, M. Lyonnet pouvait facilement servir d'intermédiaire entre ces deux personnages pour la transmission des pouvoirs. Il accepta la mission, partit, et s'embarqua au mois de mai 18/1 6 à Toulon; il entra dans la rade d'Alger, la veille de la Pentecôte.

Aussitôt, l'illustre délégué invite le chapitre \ se réunir dans une des salles de la maison épiseopale, et lui donne communication des pièces dont il est porteur ; on règle pour le lendemain les cérémonies de la prise de possession.

Mais soudain s*éleva une difficulté qui menaçaitde la faire ajourner indéfiniment. Le directeur des af-

faires dTiles prétendait que, les biiQes ia nouvel éyêque n'étant pas encore promulguées en Algérie, on ne pouvait installer son administration. M. Lyonnet lai fit observer que, M. favy ayant été préconisé à Rome tel jour, et ses bulles enregistrées tel antre jour 9u Conseil-d'Ëtat, toutes les formalités se trouvaient donc remplies. Gomme le directeur incidentait sur les usages de la colonie, M. Lyonnet ne vit plus en ces objections qu'une misérable taqoioerie, et il passa outre. La cérémonie se fit à Theore indiquée^ en présence du chapitre et d'une foale immense, dans la vieille mosquée qui sert depuis bientôt douze sms de cathédrale provisoire»

Il écrivit ensuite à tous les prêtres du diocèse ppnr leur annoncer qu'ils étaient placés désorrnais sons une nouvelle administration ecclésiastique, et maintenir leurs pouvoirs usquè ad revocationem^ Il fit une sorte de visite pastorale dans les établjiH sements fondés par M. Dupuch, au grand séminaire^ aux Orphelines, chez les Dames du Sfcré- Cœur, les PP. Trappistes de StaouêlietlesPP. Jésqites de Ben-Acnoun; il fit partout aimer et bénir ^s Sfi personne le prélat qu'il représentait.

C'est d(u*ant son séjour sur la terre africaine, qu'on y apprit la mort du pape Grégoire X\l, le restaurateur du 9i^e d'Alger. Digne interprèle des

sentiments de cette Eglise, M. Lyonnet publia une fort belle circulaire que je regrette de ne pouvoir citer.

Revenu à Lyon , il reprit , en même temps que ses fonctions ecclésiastiques, ses travaux littéraires. Il écrivit l'histoire de M. d'Aviau, et pour répondre aux vues de M. Donnet qui la lui demandait depuis longtemps, et pour satisfaire aussi les inspirations de son cœur.

M. Lyonnetdivisel'ouvrage en trois grandes phases ou époques. La première comprend Tespace qui s*est écoulé depuis la naissance de M. d'ÂTiaa jusqu'à son élévation à Tépiscopat, c'est-à-dire l'origine illustre de sa famille, son éducation maternelle, son entrée au collège, sa vocation à l'état ecclésiastique, son séjour au séminaire de Poitiers où il prit les ordres , ses débuts dans la chaire chrétienne , sa nomination de chanoine de la collégiale de Saint- Hilaire, sa nomination de grand-vicaire de M. de Saint'Aulaire, et divers combats qu'il eut à livrer contre l'hérésie. — La seconde période commence au jour où, malgré ses refus, M. d'Aviau fut porté sur le siège priinatial de Vienne. La révolution naissait, et presque aussitôt gâtait son rôle. Le peuple, encore inexpérimenté, jugeait la religion sur la conduite de ceux de ses ministres qui avaient

tnteA dMs la tnfi ies cmn le ph» iMMnkto dt6 cawactèrefc II prMcmait Je deifl en iMiMw M. d'Âf ÎM fil rt»ra des pradigcB de awrage ei de cbacité; ei^is oifin force loi itrt de deoNoder ee» aaloi à l*exU cenniie leeaatree. La Swase, la Saveie^ ritalîe , q«'il fMrceamt aucceanYeneDt , l'aocaeitlirent avec eBthovaiaBiiie; ob ceanataaait partout sa saintetés Dès le premier rayoa do jour qui alMl éclairer la Frauice et la coasoier, il retint ï Vienne, et n'attendit point le concordat pour se remeture è romvre* En 1802, il avait oorert près de cent cinquante ^lises, confirmé vingt-cinq mille peraoues, consacré un grand nombre de prêtres , fondé des séminaires, des écoles, etc. , etc. — La troéaidmepé* riode nous montre le saint arcbevêqne li Bordeaux, etCf etc. Lisex vous-même.

Ce livre se rattache beaucoup moins directe^ ment à Ja politique que les PragmeM sur le car* dinal Fesch; il n'en est pas moins intéressant sous d'autres rapports. Même sagacité dans le choix dei documents, ntême ampleur dans l'ordonnance des bits, même sagesse et même vérité dans les appréciations, même richesse de style, même piofondeur de pensées. VAmi de la ReUgian, la Gazeiu de LjfOtt et d'autres journaux en ont fait l'éloge le plus complet , comme tout le monde. N'est-il pas»

^bd.\ùùymtf,hnÊm lestvwji» diiiiiB Aïolt'ée pilym? L'année! dernièni ^ yâméc -yrtoétoit», «I CK Iwsait publMgieiiwp^ k leetufe M» réfeotftke»4e ^aaiears fiâninaireft pMidaot tes setnâies iMocaltts. G'ealeaeQietimâooxiîuiei 4e chacoiie dfi «et UgaeSf 90 4£gagCL un fiailom d^ |i^té Miîde ^t PAaiAea»^ qui eHibauiDe J» k<^e»f ; o'«âl iw •PtfCoifi^e livra, où rule)li|^OGç fient tronror à ^uliaH U me bimière^'elki aîme et tes srixtfaolî^lef «lédiMiticm qoiilt Bsernsaont

lici fle présents Foceasion 4e dnesser aussi soc- CMMStoHeot que .possible , vul^eiignité de mes etdre, ou état du astres fVodâetioiis sdentifiques 4e M. Lyoniet

• Qe aoù^i i"^ Un Appendice mr ie prêt en gé^ néral et le prêtée commerce en partîcutier\ Pantewr Ta joint ft ses Traités stir le droit et les oètifMt7it5.-Il se pHice sur le terrain même où VUm- •vr> vieitt d'àppeter M. PeUenn et d'être battu. iléste à sa?eir ee qui fot advenu si Fingénienx ëontroverfiîBte>de la iV^^j'erraittrouTé là un adversaire eommef M. Lyonnet.

^ EiqnùsebiogrnphttptemkrM.VMiéderScfnà,

taiden chanoine régulier de l'ordre des Antonins, et très savant bonime. C'était le frère du miiiistre de la guerre et de l'avocat-général de ce nom.

S^'âNWfUtni Iriogmfkiiitms de M: Vukbi de FùiHWy Môk» prMbt ipoMiqiie'de l'Ut looriÉm, depMt chiiiint ée lAfim , «è il: a fut nnelMNiBe mort» Chvamte et fiae. «avame q« ttesliin |Ka du genre de moa mm 'HoOliiano , et iieauoiNip 4e ïmiàmfÊ^mànàt mon a«i iMune^ avecltidjftreace»<éa patiliaa m 4» oUaMt

4*^ MmuPffÊPefàie 4m S. Paimat , ov i'Xglùié de

Lffin. au ûim^iméme $êkU. Ce iraHil $appase

d'imneuMs «eaburchaa. Xn mati^élMi iriab^êf^

snÉneoi» ma» il ftilait ^e TanFrier 1^ $it aussi

pour Texploiter avec tant de bonheur. La mance

histf^^e ji.*4| rj^ produit de pl^s satijifaU^ sur

le 9|ie||^ l'art dQ bieQ4v^4eplii9j^t^c^ao(etda

I^i|9av«« Panni les Quarante de l'Académie Fraafisjfiet on

ea Mpve.plns d'un qqi, prés^fe à^s t^res mplns nooBkbrçQS et moia» jiqtfaQptii)u^s pour justifier soa iauDan4Ut<(fpp|eUe.£t pourtant M Lyonnet.si j'ose le dire* ii'^.pa^ même fiçadémician de sa p^P* IJSC^. Ça^ W^lité, qui s'offrit à lui maiptes foi^, toujours jljl L'4 refusée avec les égards voulus^ ^t il a bienfait, fia ces espèces de Sociétés, bien d^s choses (prtJMumes sa^s doute se débitent, ipai^ qqi sont caisse i^oavent qu'un prêtre devient gênant ^ oe^p^mt qp*4ltr£ gêné, l^ P^qTW^ .^ lA F<>^

vJDce paktoat le me tr6«fe- Vers le inHeQ à% ramée iMO, uoe Société ssraitiseseiénMi jMm le nom <l7fiJtiirifr cmhoiiqmey k Lyofteoaune à Paris. Celte Société ne prés^rait pas les loftnBS iaflonvénieftts, lom de là. ftf« Lyonnet Toulot faitn c& faire partie^ et en aêcapter pendaiil qiMhpM la présidence, le président honoraire étant le dinal 4te Bonald. Inutile de dire qods frciH piécieax et abondants produisit la eréatlcm des ins^ tiints eadioliqnes, toni le monde le sak, et e^eit eo Tue de ces avantages qne M. Lyonnet leur prêta soncoiicom*s

n accepta, pour des raisons analogaes, h priSaidence de rœnrre des Grêehés de Lyon, erarre veilleuse , qui doit piquer l'attention des modernes.

Jnsqu'ici nous avons vu M. Lyonnet dansTexercice des importantes fonctions que lui confièrent les supérieurs ecclésiastiques, ou publiant dès fhnres fort bien &its et fort utiles; nous avons admiré de toutes nos forces l'homme pubKc, et ce n'était point exa^ré. Le moment vient d'exammer sa vie sons un autre aspect : je veux parler de Thomme privé; il nous importe de savoir s'il est aussi aimaUsdans ses habitudes sociales que dans ses histoires , aussi avenant qu'instruit , aussi bon ami que bon écri-

vau, êoêA iMhkdsciMur et d'iae qoe V qQ'M a éârk.

J'estime rester daot les pUie strictes Ikniies dm mi quand j*ose dire de loi qu'il est per eiceleoce rbomme dn dei^é lyonnais. 11 n'y a pas itt fiitoe» pas on sîoH^le lu^pie, dans celte targe étendue des deux départements do Rhône et de la Loire, qni ne le connusse, et nntneleconmtisans le cbérir. S'il est le ceoaeil des graodb, il est ta proridenee des petits. L'administration diocésaine se fait serupole de rien condore sene on erie pvéibUe desapart; les prêtres n'ont aocondMileqo^ik oe loisQoinettent généralement, anenne eooflranco qu'ils ne s'empressent de confier à sa compftiissanln soliicitHde. On bénit sa sévérité, on vénère sa doo^ ceor.

En 1S&8» now avons va M. Lyonnet poor la preoiièfe fois, noos qni rûmions depois si kmgp tempe. C'est ce qo*en terme natorel on définit on bel bomoBe : baote taille bien prise , noble» pre* portibne , tête droite, grande et sympatbiqoe phy* sionomie, donoe et spiendide figore. Eo d^t d'an 1^^ moDvement nerveox qoi paratt obséder n lèvre snpérîeore, il y a dans cette perde beaocoop d'aisance, et» poor ainsi dire, de fluidité. Sa con* versation a do charme ; elle est pleine de saillies

- au» -•

sans Tulgarilés (1) ; elle respire la bonne ^eoasdeftce et.rh^pmiiteié, b aa^we «t h;grâce : c'est pDO|»e* mttttlTélaqiiMce du C9ur. On comproad iMo^qn'ui tal banioïc soit idolâtré.

Qu'on oit songé sou vont à. le placer sut dd oièga épîsoopal , fiola se conçoit enoore, La voix poliMqae le désifoott d'aiaooe univecaelkiDeAt. Pas ua mifésupe^ pendant six ou acpt ans,' qui n'ait noni^ inié l'jBtonlion.'de riaKser dèslapreoûère Taoonoe eo^vœn du^.po^^ (va» popmU)y sicopforaie d« ièsW oHi désirar^'une fonte de prélats. Ainsi fiU'il qoottion' de.ln pou« les diooèses de FaaHors, de Làfm, 4o Caseassonne, de Saiat^JWé, de* Mt»- Ikisî otc, , Ole Cependant, k nominatioD n'o pas eu lieu* Pourquoi donc ? On aurait écarté M. Lyon- Oer^ i^ «ouMne homaie pûliniqnet et c'est jdi; ^ eonane partisan des jésuites, et c'est use pla»* sinterie gigantosqoe. Loisqa'un.de sfio amis, inl raoonta ces histoiees i roRruneifa;, répondit M; Lymi« net, péi^ €êue rms<m ifu*une raistm catmmir^ ; ta part que Dieu m'a faàe daus la pnsmténr JtfUs^ des^GoÊÊles ut a^sez beUe,

Itais ia veitto Atarie^Amélie ne pwtageail poîM

(t) Diseur c|e bons mqu, mauvais çof-apLùre*

Pascal.

flteMtesBMMUNs. Ella fensà^'mkfVKilk drci»-

deitifloft» ^ r«MtMfNi4k tous iucre» iMtîii,diierwkmmk choîs. Bt« ifWMiii et «bliafc IL Lyta* Mt your^OM pifllîiiii'qiit San» élre nu aid^e épis* 9tfAi étiit pte îimMrtMle pcut-éHir.à ae» fttB, or il KTiqnil^nKlépttrk aaiare aitee de tes ntaliMif^ii^ienmr we i^bwace fin«i tmim ciiiafcuih IV les aftircf < eeaUaitfliqQcs de FMMe.

YMoice d«M:â a^agnnit : Eo^ettonniitiLcmi»» HBli^p9t'Mettpai« beavoevp du Chapitre d^Saiat* ïmk, Df^, il atait déngné pmir fHtedoier le car^ àmida Faut, aitiMTêqne de Btargas. Il variait aussi donner on primicier à la €liapdle nf aie de Dnqx : c^éiait son Samt^j^eak itoé; et 3 avait iadaséàla niaelemn de Mre ee dernier cheii. La mae porta aea vues anr M. TaMié Morel , atora cnré'de (Satet^^, dent te aëe, la douée onetion, lé aafoirv la prudence, toittea leapréëenses ^[«dtéa éMIattt «OTunea de longoe date ; M. Fabbé ftforel d6eili«.€M imweor oominfe il-en afait r^Hmft Men d'aotNa. tiers la piense raine ehargea «n des mintotreaqoi cortaaiswit persettnettement If. Lyemet, d'iri^leniF son aeeeptacion. Cette MwreUe surprit

M« LyiNraêt, «ty eD p^reï eni^ies wwpriww. «at rar«», oomne les refo. • J« ne vrâ p« , rJimr « il^ mimUi€udesa»aHMfesdmUma fpmkmiê^ c raU emmttée, U btenqueje poêirmù faune, t U pna la reine d'agréer tes reMerdm6iic& NoBteHes inslaiiees du-SMoiecre. M. Lyemiet penîifee. Qmmà perd paacoBFage^ OD le presM de lenirà Faris^ea vest aa mom» t'eKfëqaet et s'entemifei Biesdétermiaé ft iMiMettir les motifr de son ^nfas, flaom à Paris ; il etpeee a?ee ime noble sMiplkàéMi fei, à la reine et aux ministres, que» sans être séeeasaivet il est .panrtaot de qttdqoe utitilé k Lftm; û denande, pour tente btenr, de reiwunier à «ai peste) et eaeSst, n*a-t-ilpas mandé dàaaoiiar<rif ée» à M. de Booald, qne sens peu de jom* il sérail auprès de lui I

Or, plasiem de ses «mis, des évéques, les ecsiésiaatiqnes les plnsdisiingnésde laeepîisku iatenîe»» nent et lui démontrent sans peine, qu'éiam placé prtedu ponfoir, il se^ro&Terait à ponée de nmdn àrÉgiise d'éBônents services. • Tout uoHn melhenr , « taii disiit M. Tabbé Dupanhmp, c'est qae, dnNûs • la mort de M. Galkrd, il n'y ait çbm d'întMSè- « diair« eatre le pouvoir et l'IîKUee, powr peMr à « coMe-d les «qpUcatioos du pouyoir» et au poo- « voir nos doléances. Etant comhi et nmé

— «5 ^ . Tflw r«« â» féfiÊettfii , ytm k winpheerei . ëgamm. kmâ, tow fc» je, ■»■««* k t TJeOe Miiëé qn bob» ■■it, M dercÉrëeewi-

f sdenoe d'aecepter. • Sor cette «bwrwliMr, qui élA W» aiMè» «t

non moliBdéciièTO, M. LfomM «"héBle pè»; H *>ime«*p«<«* m ni ',ti.ien»,immm wtinfait. prie, teseirJÉlBK, S. B. leHèBCe qw **t M"»te toin de deiMwler pouc taieBSwi»-»» ««tit» ardMpbeapar m par^fo* (1).

<îe *it un wocert d'tpprofcitfm dw» iw» h» joartew r eèur de 1'^, do Rhtoe. deta liWï». de

PAiD, du Bwbi. d»BweW«r. de Uir-«M3her, deteOiraide, de ta «•oie«GweiiM, du I^iniM-

tafflOMAt

tt Mes ! qrti-je vut J'enten* d»flrie. tetBH sib pélilert, le e»MW groMe. U ettdix iMMce : Vhe Irrri! B ert ciaq «iwrtei de phw ; Viw ta Rip^Ai^M! Le Feople r^iie... frttiÊmfmmt. Phis Tim da p»ge*que ré*e«dJe reBgtedftW»- OirM miWNsataWBmeBt mpedée... prwiioW-

tlMfft*

tiwVŒrtqu?ÏÊphèse. Le Sodc«^ ay«nt répondu g;; ce fitie «ik »rli p«ï le «•«»«« «e Vl«»,- ta «)l âme*» te tiSircWeou de Cémte, .'il n', avait .ucua

obstacle.

MMnjjt^cheMiw ce* ifvff dft^eftdm^ » mÊim â*iilie <ii friode ruwÉ et^d^um «î graade MMttti- Wfkm^ N. l^bbé Ltmroet^ Aioi ne leprtMeope que ce qui n'est pas lui-intoe. SaiMiteue -et sa position comprôiRâe, îi n^j^sonf» pas. H perle des V^rèles de- ccmsi^atiini à ceux de ses amis ^'îl a po déeelfiErff panari les débhs da nasiMip^el A.i«prenri tff^ee m "caiiie^lniltâraUe kiekmi»dê Iifea.

DèpiA» km,' ^Sefie aoble ytMde aè i^esl pas démentie un instant. U l'iataii dit «wdraiwil> : '£a pan ^€ iMmit mfa fcdte dtms la première É^^KÙ^ eanéeséstassem betle. iSes: jmwiiiM, H^és iMteSy de pwkà^mma^^ sei eMim^MmtMiJM déehifMs ees difrolr» dentelMpa et l'idée juste qu'il s'en faisait, ses immenaee tvsfwx MilerifiM «» tbéobgiïiuèay As ïé^ses el dNBM^es l^aiioiis 4'amitlé, ses eipel^4?aratr^t4fl ooafesfeiMaal; <pi'ïm me penaette Je wtA% son «dniMMe «MMapradaDoe dent je toiidMii8.réQw.fia ,^Mr nméi^lèrpcrtieB elporeéltepoiir te ^imde Uco er d« ga^re éptatiriaiic ; en éht^ 1mI cete #ait assez beau , et je ne vois pas pourquoi la motodre plainte serait tombée de ses lèvres. Une élévatioD qn^il nVait pas désirée, tl n'avait point h la regret- 1er. itei, lea ]:egitta se conçoivent cbez les membres de l'épiscopat qui perdaient momentanteCAit un

tBttpie Ms CMipaUedii fimre iioitDewr irltar 4mf$, et èm» l»*dcrgé ihinfaiis qtae son mfliMKe dWnôaierdii rai a^eit pas liisséf là eu l'« mia medé- {donèla bareamsraiie;

Je litnive, daasniielettri qni mariât adiwaét de Lyaftsor oa<6iij«t, m joli mot : « Vulleifoe f viôHa, la pévoiliiion de Février nam a venda

I Mv'iiyomet cpse la«iaiiardife noas éaiaiRttt; at « €*est un* bèan de sa part, j) J« n'appréda poMt ta boQÔNte ilalidqQe , ik j'aiM «ette AinfiirQaiiide du cœur.

On m'écrit encore, de la même ville, en date du 3 juin : « Le Chapitre primatial vient de donner à « AI. ]*abbé Lyonnet une haute marque d'estime et « de confiance, en le nommant, à la presque una- « nimité, son premier représentant au concile pro- < vincial qui doit se tenir prochainement à Lyon « sous la présidence du cardinal de Bonald » £n honorant M. Lyonnet, ce vénérable Chapitre s'honore lui-même et fait preuve d'un grand sens.

II faut, pour un concile, des hommes spéciaux, et, à notre époque , ces hommes-là ne sont pas si communs qu'on s'efforce de le croire charitablement. Théologien lumineux et profond, versé dans la science des traditions ecclésiastiques et des saâitaakxiSïdalla discipline « ayant étudié le mpnde

et soifi sirtoot d*an œil atiaidf les oMmreaients <|iii se MNit produits dans le dergé contettporain depiris en demiHBÎède , €e¥é, pour ainsi Are, an milieu des conseils de l'épiscopat , et des ténoignages de confiance et d'affeciieo des simples prê très , amiâiâ eenè cmatwr epùeofms quam acceptât ccrond, M. Lyonaet, pins que personne, devait assister à cette imposante réunkm synodale , et sa présence est mie fournie pour les Pères. Toat ira bien. Oir dit qne M. Fabbé Gatl«t de txqui ne s*y trouvera pas.

loin 4850.

Typ. Appert ftlt et TaviMiepr» paMtge d« Caln» SI.

liTCLtApliif ifii i-Ct-tae C*Jitc<*t|rot.

M. BLANQUART DE BAÏLLEUl,

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