‹ Biographie du général DecaenChapitre 5 sur 5 · BI0GR/U>H · texte numérisé non relu

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exécutif; redoublez d'efforts pour contribuer à affermir les succès de cette campagne , et pour ajouter encore aux services que vous avez rendus à la République. »

iSt^n^.'CAENOT, Rbwbell et Révbillbre-Lépaux.

(5) « Armée de Rhin et Moselle.

« Au quartier général, à Schillifen, le 20 brumaire an V de la République française.

« Le général en chef, au général de brigade Decaen.

€ Le Directoire exécutif , citoyen ^néral , reconnaissant des services que vous avez rendus à la République « m*a chargé de vous remettre un sabre, comme un témoignage éclatant du courage et des talents dont vous avez donné tant de preuves dans cette campagne.

« Recevez mes sincères félicitations pour une distinction aussi méritée. Je ne doute pas que vous ne vous empressiez de saisir les occasions qui vont se présenter , de rendre à votre pays de nouveaux services.

« Salut et fraternité , Moreau. »

(6) « Armée d'Angleterre.

« Au quartier général, à Paris, le 14 pluviôse an VI.

€ Le général commandant en chef l'armée d'Angleterre, au général Decaen.

« Soyez sûr, mon cher Decaen , que je n'oublie pas les bons officiers, qui, comme vous, ont très-utilement et glorieusemekt servi. Je sais qu'on est trop heureux de les avoir près de soi. Ainsi tenez«vous pour averti que vous êtes décidément de l'armée d'Angleterre ; mais je vous annonce en même temps que Kléber , qui est aussi des nôtres, fait tout pour vous avoir, etc. Dbsaiz. »

(7) Voici la lettre par laquelle le Ministre de la guerre répondait à la demande que Decaen lui avait adressée pour comparaître devant un (Conseil de guerre.

DCJ GÊNÉBAl raCAEN. 95

Liberté. Egalité.

€ Paris , le 18 germinal an VI de la République française, une et indivisible.

« Le Ministre de la guerre , au général Decaen.

€ Vous me marquez, citoyen général, par Totre lettre en date du 12 de ce mois, que l'arrêté du Directoire exécutif, du 6 germinal, ne peut tous concerner, attendu que vous n'avez présenté aucune pétition tendant à obtenir votre réintégration , et que vous n'avez jamais commis d'exaction ni perçu illégalement aucune somme.

« VoMB m' inviiiz au surplus à faire examiner votre conduite par un conseil de guerre.

< Je vous observe (sic) , citoyen général , que le Directoire exécutif, en tous réintégrant , a suffisamment déclaré que vous étiez innocent.

CL D'après cette détermination , vous sentez , citoyen gé« néral , qu'un conseil de guerre devient {absolument inutile ♦ pour votre justification (*).

« Salut et fraternité , Schérbr. »

(8) De<:;aen a laissé des Mémoires inédits et fort intéressants, s'il nous est permis d'en juger par les quelques passages qui nbus ont été communiqués ; ils sont écrits d'un style simple, mais pleins de faits, et attachants par l'esprit de droiture et de sincérité qui y-.règne ; ils donnent l'idée la plus avantageuse de son estimable caractère, et fourniraient de précieux matériaux pour l'histoire.

(9) Pour donner une idée de l'état où se trouvaient nos colonies orientales lors de l'arrivée de Decaen , nous reproduirons ipi, presque textuellement, un rapport de l'ordonnateur général des lies de France et de Bourbon.

(*) Ces passages sont également soulignés dans Toriginal.

30 thermidor an XI.

« La misère y est au comble; depuis deux ans, les

employés ne touchent pas d^appointemeuts. Il a obtenu des fournitures , en ]»rofitant de la confiance que Ton a dans le {ffemier Ccmsul et dans la paix, et en faisant promesse qu'il serait envoyé des secours et de Targent; rien n'est arrivé , malgré les demandes réitérées qu'il a adressées au ministre ; mais ses garanties deviennent insuffisantes ; ses inquiétudea sont au comble , non-seulement pour ïk solde et l'entretien, qui n'ont plus lieu depuis long-temps, mais pour la subsistance de 750 militaires , des marins et des gardiens.

« Les salaisons sont sur le point de manquer. Point de viande fraîche ; les bêtes à cornes sont épuisées dans la colonie : on a bien de la peine à fournir aux besoius de r hôpital seulement. Il est dû 30,000 francs à l'entrepreneur de la boulangerie ; 14,000 francs à celui de la boucherie ; il n'y a ni blé, ni biscuit, ni maïs en magasin ; il ne reste qu'une faible quantité de riz et une cinquantaine de barriques de vin. Les ateliers sont sans matières premières ; il y a dénûment complet en tout genre. Point de revenus ; l'assemblée coloniale met , chaque mois , à sa disposition environ 5,000 piastres (27,500 fr.) , qui servent à donner

des à-compte.... »

Sùjné: Chanvallon.

Contresigné : Dbcabn.

(10) L'ensemble des actes administratifs et législatifs, désigné sous le nom de Code Decaen , se trouve au dépôt de la marine, à Paris. Il fait partie d'une collection plus considérable, intitulée : Recueil complet des lois et règlements de Vile Maurice; il en forme la 4®. et la 6®. partie. Ce recueil, de format petit in-4^ , est sans nom d^ imprimeur ni de lieu d'impression, et ne porte d'autres dates que celles des lois et des règlements.

DU GÉNÉRAL OECAEN. 87

(11) Le 28 vendémiaire an XIV (20 octobre 1805), acte de naissance de Giistave-Hippolyte-Emilien-Ile-de-France, né au Port-Nord-Ouest , le 27 vendémiaire présente année , etc.

Ce fils aîné du général Decaen, devenu un jeune homme de grande espérance, est mort, en 1835^ à Paris, des suites d'une chute de cheval.

Son second fils, le seul héritier de son nom, M. Camille- Mazimilien-Eugène-Léonidas Decaen , né au château du Réduit, quartier de Moka, Ile-de-France, a servi, comme officier de cavalerie, en Afrique et au siège d'Anvers. Il vit actuellement retiré du service.

Le frère du général , René Decaen , capitaine de frégate, homme d'un caractère entreprenant jusqu'à l'audace, brave jusqu'à la témérité, est mort en 1822.

(12) € Quand uu homme a été huit ans gouverneur des plus riches contrées de l'Orient, et qu'à la fin de son administration il est demeuré pauvre, c'est à lui certainement qu'en revient le premier honneur ; mais si, au lieu d'une femme vertueuse, comme celles des Caton et des Fabricius, il avait eu pour épouse une femme prodigue, fastueuse , insatiable, qui l'eût poussé sans cesse à la folie des dépenses et aux moyens, quels qu'ils fussent, d'y pourvoir, certes I cette tentation de tous les jours eût ébranlé son admirable désintéressement. Eh bien ! MM., il faut honorer le caractère d'une femme qui a contribué à la vertu du grand citoyen ; on a tort de dire qu'il n'y a rien à faire pour la veuve d'un homme à qui la France doit tant de glorieux services. » ( M. Ch. Dupin , à la Chambre des députés , le 27 janvier 1834. )

N. B. L'auteur a pris ses renseignemeots :

P. Au Ministère de la marine ;

2®. Au Dépôt de la marine ;

3°. Au Dépôt de la guerre ;

4**. Auprès de la famille et des amis du général ;

5*^. Dans deux notices imprimées : l'une faisant partie

des Fastes db la. LÉGiON-D'HoNNBtiR ; l'autre, de

L'Arc db triompha db l'Etoile ; 6^. Dans le Dictionnairb des Batailles.

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