‹ Biographie du général DecaenChapitre 4 sur 5 · SO BIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

SO BIOGRAPHIE

pas un moMmeot à celai de ses enfants qui t*a le plus honorée? Sans doute , il n*en saurait êtreainsi, et ce concours , oa?ert par une académie animée de sentiments vraiment patriotiques y ne sera qae te premier des honneurs décernés au brave et Vertueux •Decaen. Puissent au moins nos éloges n'être pas trop indignes de celui qui en a été l'objet ! Et> s'il est vrai que nous ne pouvons rien pour la gloire des grands hommes « et que leurs actions seules les louent , nous aurons , pour excuser notre téniérité à entreprendre une tâche trop au-dessus de nos forces , les encouragements du vénérable citoyen qui a provoqué cette lutte pacifique (*]. Nous nous fussions cru coupable de rester sourd à cet appel d'une voix amie. Et qui ne se sentirait rempli du désir de s'honorer soi-même ^ en travaillant à honorer son pays , quand on voit le respectable doyen de nos sociétés littéraires et scientifiques consacrer sa vie entière à propager tout ce qui peut servir les grands intérêts moraux de la patrie, à exciter une nc^le émulation parmi la génération contemporaine, en lui remettant sous les yeux les beaux exemples que nous ont légués les générations passées?

(4) M«. Lair, qui a ftût les friit du prix propoié.

Nom ivnim josTiFiGATim.

(1} De la vérification gue nous avons faite sur les registres de l'état civil , il vésulte que Decaen est bien certainement né à Caen , sur la paroisse St. ^Nicolas j dans une. maison qui appartenait à son père, et qui est aujourd'hui la propriété de sa sœur, rue Gaponière , 16. Il était fils de Jean-Marie-Micbel Deoaen, huissier au bailliage, mort à 41 ans, et de Marie-Anne Bouchard.

On ne comprend pas comment la biographie Michaud et celle des Contemporains , qui, en cela, a copié la première, ont pu faire naître le général Decaen au bourg de CreuUj, à 16 kilomètres de Caen , et le dire fils d'un aubergiste ; car, à l'époque où ces notices biographiques ont été écrites, il existait, et il existe encore , soit dans la ville de Caen , soit ailleurs, plusieurs membres de la famille de I^ecaen.

(2) Etat dbs services du GÉinbLiL Decaen :

Par ordre de son Excellence le Ministre de la guerre , Le secrétaire-général du ministère certifie à tous qu'il appartiendra, que les services et campagnes de M. le lieutenant-général Charles-Mathieu-Isidore Decaen , né à €aen ( Calvados) , le 13 avril 1769, sont constatés sur les contrôles de la manière suivante :

Canonnier de deuxième classe dans le corps royal des canonniers matelots , depuis le 27 juillet 1787 , jusqu'au l•^ juillet 1790.

Sergent-major au 4*. bataillon du Calvados , le 14 septembre 1792. — Adjudant sous-officier, le 26 mars l'793. —

Sous-lieuteuant provisoire, le l*'. mai 1793. — Cs^itaine provisoire , le 25 juin 1793. Adjudant-géDéral , chef de bataillon provisoire, le 6 frimaire an II. — Adjudant-général chef de brigade, le 26 fructidor an III. — Général de brigade, le 15 thermidor an IV. •— Destitué par arrêt du 4 ventôse an VI. — Réintégré le 6 germinal an VI. — Lieutenant-général provisoire, le 26 floréal an VIII ; — confirmé dans ce grade le 19 thermidor an VIII.

Caicpagnbs.

De 1792 à Tan IX, aux armées du Nord, de TOuest et sur le Rhin. — ^Nommé capitaine-général des Etablissements français , le 29 prairial an X , est passé entièrement au département de la marine « le 19 fructidor an XI ; a fait les campagnes de^ ans X, XI, XII, Xm, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810 et partie de 1811 à llle-de-France ; est débarqué à Morlaix le 16 avril 1811 ; mis à la disposition du ministre de la guerre à compter du même jour ; nommé commandant en chef de Tarmée de Catalogne , et gouverneur général de cette province en octobre 1811 ; commandant en chef de Tarmée de Hollande, le 2 décembre 1813 ; conmiandant en chef de Tannée de la Gironde, le 25 mars 1814 ; gouverneur de la 11®. division militaire, le 25 juin de la même année ; commandant en chef de Tarmée des Pyrénées-Orientales , et de la 9*. et de la 10*. division militaire, le 29 mai 1815.

En foi de quoi , il a délivré le présent certificat , pour servir et valoir ce que de raison.

Fait, à Paris, le 24 octobre 1817.'

Signé: Cassâing.

Certifié véritable par le directeur du personnel ,

Signé : Gentil de St.- Alphonse.

Je certifie le présent conforme à l'original,

Le lieutenant-^général , C*®. Dboaèn.

DO GÉlrtRAL DECAEN. U

N.B. Cet état, tel qii*U fat dêUyrè dans les barem de la guerre, se trouvait incomplet; il a été complété par les additions que le général y a faites de sa propre main. On sait que la Restauration ne Toulait pas reconnaître les services rendus pendant les Gent-Jours.

(3) Voici le débat de cette lettre , toute d'amitié , que nous avons trouvée dans la correspondance de Decaen.

€ Patrie!

€ Lazare Hoche, général en chef, à Decaen, adjudantgénéral.

« Pars , mon cher Decaen , va à un poste honorable et sers bien ta patrie.... »

A cette lettre, qui témoigne de l'estime que le général en chef des armées de l'Ouest faisait de sou subordonné, nous avons cru devoir joindre une attestation des services de Decaen , jusquà son retour à Tarmée de Rhin et Moselle. Elle lui fut délivrée par Eléber, duquel il était plus particulièrement connu.

€ Liberté, égalité, etc.

t La Gravdle, ce 15 floréal an II de la République une et indivisible.

« Le général divisionnaire , soussigné , certifie à tous qu'il appartiendra, que le citoyen Decaen, adjudant-général, a servi sous ses ordres avant et pendant le siège de Mayence, et. depuis, daas la Vendée et départements cir* convoisins ; que, partout, il a donné des preuves non équivoques de la valeur la plus grande, de l'intelligence la plus rare ; que , voulant lui donner un témoignage de l'estime et de la confiance qu'inspirent toujours les vertus et les talents , il s'empresse de lui délivrer le présent , pour lui servir ce que de droit. » EiiBRR.

(4) Paris, 2 vendémiaire an V (23 septembre 1796). € L'affaire d'Ingolstadt a été pour vous, citoyen général, une nouvelle occasion de mériter les éloges du Directoire

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