‹ Biographie et maximes de Blaise de MontlucChapitre 16 sur 28 · DB PLAISE DE HQNTLUÇ · texte numérisé non relu

DB PLAISE DE HQNTLUÇ

écrivain ♦ il n'en est pas moins vrai que, sous ces deux points de vue, Biaise de Montlucaune valeur incontestable, Je le sais, Montluc avait tous les défauts d'un Gascon : il était surtout fanfaron ; il a fait beaucoup moins qu'il n'a dit (1), et il est évident que s'il n'avait pas écrit ses Commentaires, et s'il n'avait pas été mêlé aux guerres civiles , i) serait peu connu, car les auteurs ses contemporains parlent à peine de lui (2). Et cependant, Montluc fut le 5 e colonel-général de l'infanterie et le 96 e maréchal de France; mais il eut beaucoup d'ennemis (3) et des calomniateurs (4),

(1) « Montluc estoit l'homme du monde qui fardoit le plus sa réputé lion pour la rendre principalement agréable à la cour, où il ne négligea jamais aucun auantage, et où il ne put si bien faire auec son adresse et sou éloquence qu'on ne publiât de luy qu'il en disoit plus qu'il n'en auoit fait, et on a témoigné la mesme chose de ses commentaires eu quatre mots : Multa fecit, plura scripsit. » Mémoires de Castelnau, édition Le Laboureur, Paris, 1659, t. II, p. 139.

(i) Voyea pour exemple la description du siège de Thionville dans les Mémoires de Vieillevilie, livre vu, chap. 5 à 18. M. le major prussien Henri de Brandt donne une double relation de ce siège, l'une d'après les Mémoires de Vieilleville, l'autre d'après les Commentaires de Montluc : il fait ensuite remarquer que ces deux écrivains diffèrent tellement sur ce siège, qu'il n'y a , dans leurs descriptions , d'autres points communs, que le nom de la ville et leur adresse mutuelle à se passer sous silence. Histoire de la guerre, par Ciriacy et Brandt, Berlin, 4 tomes in-18, (en allemand), tome III, par Brandt, 1835, page 586.

(3) Entre autres la duchesse d'Étampes, maîtresse de François I", et le maréchal de Damville. Ce dernier, accusé par Montluc d'intelligence avec l'ennemi, écrivit au roi pour se disculper et nomma les médisances de son accusateur les « déraisonnables débordements d'un téméraire imposteur. » Mémoires de Castelnau, édition Le Laboureur, 1659, tome II, page 139.

(4) De Thou, Histoire universelle, t. IV, p. 325.

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