ERE VULGAIRE
14. AUGUSTE, 1" empereur romain. Dans la dîvi* sion politique qu'il fit de la Gaule en provinces , on croit que pour repeupler le pays des Eburons , il y transplanta des colonies de Tqngres ou Tongrois, dont le nom générique se retrouve encore dans celui de plus de quinze bourgs ou villages de V ancien évéché de Ltége ; et que c'est-là le motif du changement de nom dpnné au territoire des Eburons. Quelques auteurs prétepdent ^ que cet empereur fonda, sous le nom àiOcûi/vie, la ville de Tongres , dont ils font le chef-lieu de la cité des Tongrois. Auguste fit achever les voies romaines entreprises par Agrippa , et établit sur ces routes , à des distances assez rapprochées , des relais et de^ chariots légers, au moyen desquels on pouvait voyager et être promptement informé des nouvelles. Ce prince laissa aux divers peuples de la cité des Tongrois, leurs magistrats , leurs coutumes et leurs lois ; il employa ses soins pour les attacher à l'empire , afin de les opposer aux peuples d'Outre-Rhin.
15. STRABON, philosophe, historien et géographe. Il parcourut une grande partie du monde connu , pour
composer sa géographie , le seul ouvrage qui nous reste de lui. Par la description qu'il fait de la forêt d'Ar-» denne , immédiatement après avoir parlé des Eburons , on Toit que ce peuple en habitait les environs , et que souvent il s'y réfugiait.
17. TITE-LÏVE parle des Tongroîs, dans son histoire romaine , dont on ne possède plus que 35 livres.
43. MELA (Pomponius) décrit dans sa Géographie les mœurs des Gaulois ; elle est utile pour oonnaître celles des Belges.
54. ex AUDE, empereur romain, obtint pour tous les peuples de la Gaule , ladmission aux eriiplois et aux honneurs de la république. On place vers ce temps, la proscription du culte des druides et la destruction des monumens de l'histoire de la Gaule et des traditions celtiques.
* 54. PAULIN , gouverneur de la Germanie inférieure, dont la cité des Tongrois dépendait , fit achever le canal du Rhin à ITssel et la digue entreprise par Drusus pour prévenir les inondations dé ce fleuve dans la Batavia.
72. CrVILIS ( Claude) , enfermé sous Néron et mis en liberté par Galba, souleva les Bataves contre Rome, et attira les Tongrois dans son parti. Labéon , général romain , attaché à Vespasien , s'étant présenté au pont de Maestricht , pour s'opposer au passage de Civilis , celui-ci , jeta ses armes dans le fleuve , et s'avança seul ^ ainsi désarmé , sur le milieu du pont. Les soldats de Labéon, ravis d'admiration d'uq pareil acte de hardiesse et de confiance, se rangèrent de son côté. Vainqueur des Romains , Civilis fit couper sa longue chevelure blonde , que dès le commencement des hostilités , il avait laiissé croître par un de ces vœux familiers aux
Barbares , et qui rappellent ceux des chevaliers du moyen âge.
79. PLINE le naturaliste , savant Romain , auteur de plusieurs ouvrages d'histoire naturelle, dont nous avons à regretter la perte de la plus grande partie. 11 y a tout lieu de croire qu'il a parcouru le pays de Liège ; il est le premier qui parle de la fontaine minérale située dans la cité de Ton grès. Pline fait aussi mention de la découverte récente d'une mine calaminaire située chez les Tongrois , que quelques savans présument être celle de Kelmis ou de la Vieille-Montagne, la plus anciennement exploitée dans toute la province. 11 nous apprend aussi, que de son temps, il n y avait pas encore de vignobles sur les bords du Rhin ; que l'on fabriquait du savon dans cette contrée ; et quelles étaient alors les limites de la Taxandrie , qui prit le nom de Campine au 13* siècle.
79. TACITE (C.'Comeille) nous a laissé une description des mœurs des habitans des deux rives du Rhin , de la Basse-Moselle et de la Meuse inférieure , qui prouve qu'il a visité ces contrées. Dans §on Histoire romaine , il parle souvent des Tongrois, mais il n'y dit pas un mot des Eburons.
140. PTOLOMÉE {Aleajandre-Claudé) a mentionné et indiqué la cité des Tongrois et la ville de Vatuque dans sa Géographie.
. 193. TAUSIUS , Tongrois , assassina l'empereur Pertinax, successeur de Commode, parce que ce prince voulait réprimer la licence de la garde prétorienne dont il faisait partie.
* 240. FARABERT , chef de la ligne des Francs , qui vinrent les premiers occuper quelque temps la Batavie et une partie de la Taxanderie (monceau de sable).
254. GALIEN , empereur , fortifia les rives de la Meuse et relera tous les anciens forts construits par ses prédécesseurs, pour défendre la cité des Tongrois des fréquentes incursions des Germains.
264. MARTIN (St.), évêque de Trêves, est le premier qui ait enseigné la religion chrétienne aux habitans de la Hesbaye. Sulpice Sévère attribue à ce saint , l'opinion qui se répandit du 3" au 4* siècle , que Néron msusciterait , serait l AUTBCHaisT ei rétablirait rid(h latrie.
282. PROBUS , empereur , occupa les légions à ces travaux utiles et gigantesques , qui attestent encore aujourd'hui la puissance romaine. Domitien avait ordonné d'arracher les vignes dans la Gaule , Probus révoqua cet édit atroce , et en permit la libre culture. Oq croit que c'est sous son règne , que Ton com* mença à cultiver la vigne sur les bords du Rhin , de la Moselle et de la Meuse , à St.-Trond , à Louvain , dans la Campine> etc. , etc.
286. MAXIMIAN, collègue de l'empereur Dioclétien, après avoir battu et repoussé les Francs au-delà du Rhin , permit à quelques-unes de leurs tribus , de s'établir dans la Tongrie et notamment dans la Taxandrie , pour y cultiver les terrains en friche, qui se trouvaient, alors en grand nombre par suite des fréquentes incurvons des peuples d'Outre-Rhin.
291. CARAUSroS ( Marcus-Aurélius-Valérius ) , navigateur célèbre , né dans la Taxandrie , amiral des flottes romaines sur l'Océan. Chargé de la défense des c&tes de la Belgique et de l'Armorique , il fut accusé dé connivence avec les pirates francs , qui infestaient les rives du Rhin , de la Meuse et de la Moselle ; et se retira dans l'île de Bretagne (l'Angleterre ) pour éviter la mort. Poursuivi dans cette
ile j où il s'était fait reconnaître César ^ tant par les habitans que par les légions romaines, il força l'empereur Maximilien Hercule à lui confirmer ce titre , dont il ne jouit pas long-temps; Tun de ses officiers ^ nommé Allectus, lassassina et s empara de lautortté dans cette île.
314. DIOCLETIEN ( Cmus- Valerianus ) , empereur ; s'il en faut croire les historiens, une druidesse aurait prédit à ce prince, lorsqu'il combattait dans la cité des Tongrois contre les Francs, qu'il parviendrait à lempire , lorsqu'il aurait tué. un sanglier^ Il succéda^ en effet à Aper ( sanglier ) , qu'il tua de sa propre main*
328. MATERNE (St.), évêquedes Ubiens (Cologne), apôtre des Tongroia. Il assista au concile d'Arles , et fut l'un de ceux choisis par Constantin^le-Grand , pour l'instruire dans la religion chrétienne. Les légendes rapportent , que se trouvant à Namur , il y rendit muet l'idole de Nam qu'on y adorait , et qu'il renversa la statue Je Diane , à Dinant , placée sur le creux d'un rocher. Ciney, Leffe, Walcourt, Hastier et St.-Hubert regardent St.-Materne comme leur apôtre et le fondateur de leur église. On croit qu'il érigea un oratoire à Huy et un à Maestricht.
337. CONSTANTIN-LE-GRAND, empereur, est le premier qui accorda aux chrétiens la liberté entière de leur culte : il abolit les peines portées contre les célibataires , et défendit ^ à l'avenir , d'infliger aux criminels le supplice de la croix , par respect pour la croix de J.-C. C'est vers cette époque , que le christianisme commença à s'introduire chez les Tongrois jusqu^alors idolâtres.
363. JULIEN , dit l'Apostat , empereur , rendit la paix à toute la Gaule , et la sécurité à la Ger-
manie inférieure. Il fit releyer tous les anciens forts élerés sur les bords de la Meuse , du Rhin et de la Moselle : il affranchit la navigation de ces fleuves , de tous les tribus que les pirates francs et les Francs^ Ripuaires imposaient aux. mariniers : il rétablit , par de sages mesures , le commerce maritime de la Germanie inférieure avec l'île de Bretagne , d où elle tirait des grains pour sa propre consommation et celle des légions, chargées de la garde du Rhin. Une tribu dé Francs-Salicns chassée de la Batavie par les Franes-Chamaves , s'étant retirée dans la Taxandrie près de Tessenderloo , sans en avoir obtenu la permission , Julien , après les avoir défaits et chassés d'un fort sur la Meuse oii ils s'étaient retirés en assez grand nombre ^ leur permit enfin de s'établir dans cette contrée.
370. AMMIEN-MARCELLIN , historien romain , donne quelques détails intéressans sur les Tongrois etles Francs, et emploie, le premier, le mot de France^ pour désigner le canton occupé par les Francs dans la Taxandrie.
384. SERVAIS (St.), évêque de Trêves, accueillit St. Âthanase , patriarche d'Alexandrie , exilé deux ' fois à Trêves par les intrigues des Ariens alors tout pnissans. Il plaida la cause de ce saint patriarche au concile de Sardique, et souscrivit, à l'exemple du Pape et des autres évoques, au fameux concile de Rimini , où YArianisme triompha un instant. On croit que la douleur qu'il en eut dans la suite , fut la véritable cause de son pèlerinage à Rome où il visita le tombeau des Apôtres, et d'où il rapporta des reliques. Servais , après avoir abandonné le siège épiscopal de Trêves , se retira à Maestricht , ville alors considérable , et y mourut.
*384. RICOMET, Franc-Salieu delà Taxàndrie, fut élu consul à Rome et commanda les armées de Tempire.
394. ARGOBASTE , Franc-Salien , fut l'un des hommes les plus marquans de son époque , gouverna l'empire d'Occident sous le nom de Vàlentinien. Il écarta les Romains de tous les emplois pour les donner aux Francs et aux Allemands qui lui étaient dévoués. Après avoir vaincu Marcoroir et Sunnon , rois francs , et ravagé la contrée habitée par les Bructères et les
( Qiamaves , il fit étrangler Tempereur Vàlentinien , auquel il substitua son propre secrétaire , Eugène , que Théodose fit mourir. Voulant éviter la vengeance de ce prince, Argpbaste se poignarda lui-niéme.
395. THÈODOSE-LE-GRAND , empereur , guidé par la politique de Constantin , accorda aux évéques une influence politique, qui amena de grands changemens dans le gouvernement de tout l'empire. Deux ouvragés importans pour l'histoire furent publiés sons son règne : la Notice des dignités de l'empire , et \ Itinéraire d'Antonin, que le savant Conrad Peutinger a accompagné d'une carte , où. il trace les six voies romaines, dont il existe encore quelques restes dans les provinces de Liège et de Luxembourg.
412. THEUDEMER, fils de Ricomet, élu roi des Francs dans la Tong^ie-Francique , fut pris et mis à mort par les Romains.
427. FARAMOND, fils de Marcodur, roi des Francs- Saliens suivant le rapport du savant Wendelin, ce chef de tribu, après avoir passé le Rhin, aurait fixé sa demeure à Tessenderloo , prèê de Diest, dans l'ancien comté de Looz, où Vrankryck {royaume de France) y ûluk dans ce canton, annonce le séjour d'une tribu de Francs. Selon ce savant , les premières lois saliques auraient été publiées à Tessenderloo , ou dans les environs.
*430. SALIGAST,Fraûfc^lien, habitait Seleheim, près de Herck, au comté de Looz, et passe pour ion des quatre rédacteurs des lois saliques.
434. EVERGISTE , évêque de Cologne , né à ToDgres, où il fut massacré dans un yojage qu'il j avait fait.
448. CLODION, fils et successeur de Faramond, roi des Francs-Saliens. Après s'êlre emparé de tout le territoire jusqu'à la Somme , Tournai devint la capitale de son nouveau royaume.
458. MÈROVÉE , roi des Francs , succéda à Clodion, son père. Il y a tout lieu de croire , qu'il reçut le jour à Tessenderloo. Mérovée étendit sa domination jusqu'à Trêves. Sa valeur a fait donner le nom de Mérovingienne à la première race des rois de France. Deux de ses fils le quittèrent pour suivre Attila , roi des Huns ; un troisième prit parti pour Aëtius. II eut pour successeur Childéric , son fils aine.
«\11. CLOVIS passe pour le véritable fondateur de la monarchie française. Il acheva d'abolir la domination romaine en Belgique , et protégea le.v christianisme informe , mêlé aux supertitions païennes qui s'y était introduit depuis le règne deConstantin. La conquête de la Gaule ne changea rien aux lois politiques oiàla condition des habitans; chaque peuple conserva êa loi ; et chaque particulier eut le privilège , ^lon Fusage des Francs , de choisir la loi à laquelle A voulait s'obliger pour la vie.
550. PROCOPE de Césarée , historien romain , donne quelques renseignemens sur les moeurs et le ^Taclère des Francs , entr'autres , quih avaient confervé une partie des superstitions gauloises.
561. DOHrriAN (St.) assista en qualité d'évéque des ToDgrois , au 5' concile d'Orléans , dont le 2' canon statue : que celui qui veut être évéque , doit être or^ donné par ï élection des clercs , des citoyens et le con-' sentement du métropolitain , et doit s'abstenir du patronage des puissans. La TÎUe de Huj honore cet éyéque comme son patron. La tradition rapporte , que Domitian , après avoir converti au christianisme les habitans de Huj , renversa la statue d'Apollon représenté sous la forme d'un dragon , qui présidait à la fontaine minérale de cette ville.
593, GRÉGOIRE (St.) de Tours., premier historien des Francs. Son histoire quoique diffuse est d'un grand intérêt pour celle de Liège , car de son temps , tout était commun aux Tongrois et aux Francs. On conserve encore plusieurs lettres qu'il écrivait à la reine Brunehaut , pour l'exhorter à défendre les fréquens sacrifices qu'on faisait encore de son temps aux idoles. Il se trouvait en 1 732 , à la bibliothèque de Liège , une copie manuscrite sur vélin in-4** de l'Histoire des Francs de Grégoire , qui était du siècle de Charlemagne ou de Louis-le-Débonnaire.
597. MONULFE (St.) , évéque des Tongrois , naquit à Dinant. On lui attribue la fondation de la première église ou chapelle à Liège , et d'une autre à Maestricht , oii il fit transporter le corps de St. Servais , enterré sur la voie publique, près du pont, suivant l'usage.
613. BRUNEHAUT, épouse de Sîgebert, premier roi d'Austrasie, et ensuite de Mérovée, fils de Chilpéiic. Le nom de Chaussées de Brunehaut , que conservent encore plusieurs grands chemins de la Belgique , fait supposer que cette reine aurait fait réparer pendant sa régence , les anciennes voies romaines.
639. PEPIN , né à Landen en Hesbaje , maire du palais d'Austrasie , résidait ordinairement dans cet endroit. Il possédait Berg-op-Zoom , trois iles, Budel , Herstal , Vilvorde , Andenne , et une maison à NiveUe< Selon MH. Noël et Carpentier, il serait le premier qui aurait introduit , en France , lusage des plumes à écrire. Pépin et Arnould de Metz, après la mort de Théodoric , appelèrent Clotaire en Austrasie , et en* gagèrent tous les seigneurs du rojaume à le choisir pour roi. C'est ce prince qui fit périr la reine Brunebaut.
639. LANDEUN (St.) , fondateur des monastères célèbres de Lofabes et dAlne. Harigère ^ qui vivait à la fin du 10** siècle , a composé la vie de ce saint.
641. BERTUIN (St.) , fondateur du monastère de Halone , -par la libéralité de Pépin.
653. ULTAN et FEDILLIEN (SS.) , fondateurs du monastère de Fosses.
653. ITTE ou ITTUBERGE , femme de Pépin de Landen , maire du palais sous le roi Dagobert , et sœur de St. Modoald , archevêque de Trêves. Après la mort de Pépin, elle quitta la cour pour vivre dans la retraite à Nivelle , où elle fit bâtir, avec sa fille, un moiîastère.
655. TROND (St.) , Franc-Salien , riche seigneur de la Hesbaje ; il donna tous ses biens à l'église de Metz , à la prière de St. Remacle. Il passe pour le fondateur de la fameuse abbaye de St.-Trond. Donat , moine dé cette abbaye vers 790 , est le premier qui ait écrit la vie de ce saint; il la dédia à Angelram, évèque de Metz ; Mabillon la insérée dans ses ouvrages. Guikart , abbé de St.-Trond en 990 , a écrit une vie du mime saint en langue vulgaire , qu'il possédait
parEaitement ^ au dke de ses coiitemporaius. Malgré toutes les recherches de Mabillon , cet ouvrage est encore à découvrir. Stéphelin ou Stéplin, moine de St.-Trond , a composé la vie de ce saint en 1050 , et r histoire de ses miracles, continuée par Etienne , religieux du même monastère, jusqu'en 1082. Moringius , docte curé de St.-Trond , a pubhé aussi une histoire de ce saint en 1540.
657. BAVON ou ALLOWIN (St.), allié à la famille de Pépin de Landen , était l'un des quatre comtes^ de la Hesbaje. Touché des discours de St. Amand, il se fit chrétien, et passa le reste de ses jours dans la solitude. La ville de Gand l'honore comme son patron. Thierri , abbé de St.-rTrond au 12'' siècle , a composé la vie de ce saint»
658. FREDEGAIRE , historien franc , est regardé comme Yabréviateur et le contintuiteur de Grégoire de Tours. Ses écrits intéressent l'histoire de Liège.
659. GERTRUDE (Ste.) , fille de Pépin , née à Landen, se retira à Nivelle où elle fonda, avec Itte, sa mère , un monastère de filles. Se voyant près de sa fin , elle ordonna qu'on lensevelit dans son cilice , persuadée que les omemens superflus d'un tombeau , ne servaient de rien aux vivans , ni aux morts. Bannucci a écrit en italien la vie de cette sainte ; un voL en- 12. Descœuvres Fa publiée en français avec ses révélations; inS"* 1671. Dom Mège , religieux bénédictin , a publié les Exercitia Gertrudis , Paris 1644, m.l2.
662. AMAND (St.) , évêque des Tongrois , prêcha VEvangile aux Flamands pendant neuf années , durant lesquelles St. Landoald exerça ses fonctions épiscopales. Il avait obtenu du roi Dagobert, que ceux qui refuseraient d'embrasser le christianisme, seraient
contraints de le professer extérieurement. Amand se retira à Maestricht; mais affligé de la dissolution dés mœurs des habita ns de cette ville , il retourna chez les Flamands. Retiré à Elnone , il obtint de la libéralité de Sigebert , une terre assez considérable , où il construisit le monastère qui porte son nom. Baudemont qui lui succéda en qualité d'abbé dans ce monastère , a écrit sa vie. Philippe de Harveng, abbé de Bonne -Espérance , a publié une vie de ce saint en 1159.
669. HADELIN (St.) , célèbre par diverses fondations pieuses , entr autres , du monastère de Celles près de Dinant. Notger a écrit la vie de ce saint.
675. REMACLE (St.) , d'abord moine et ensuite officier du palais de Sigebert. Il figure parmi les éTêquesdesTongrois, et l'Ardenne.le regarde comme 80Q apôtre. On lui doit la fondation des abbayes de Stavelot et de Malmédy , où il remplaça les écoles des druides par des écoles chrétiennes. Sigebert , roi oAustrasie, assigna pour, revenus à ces deux monastères , tous les domaines qui lui appartenaient dans un circuit de trois lieues. Remacle se retira et mourut à Stavelot.
677. MARCULFE , savant moine , auteur de detia fions de formules , très utiles et même indispensables pour l'intelligence de l'histoire sous les rois de la première race.
*678. BÉRÉGISE (St.), prêtre, fondateur du monastère de St.-Hubert en Ardenne , par les libéralités ^c Pépin de Herstal et de Plectrude , son épouse.
691. URSMARD (St.) , religieux de l'abbaye de lobbes et chorévêque , se livra à l'apostolat et acquit ^Qe grande renommée par ses missions. Anson , abbé
de Lobbes en 790, auteur de la vie de Ste. Emiinde , a écrit celle de St. Ursmard. Harigère, abbé du ménrie monastère , a composé un poème de 1 008 vers sur ce saint*
694. LANDRADE (Ste.) , née à Bilsen , dans la Taxandrie , était fille de Vandregesîle et de Faraïlde , fille de Hermanfroi , maire du palais. Elle se retira et mourut à Bilsen , oii elle fonda un monastère.
696. LAMBERT (St.), évêque des Tongrois , né à Maestricht de parens distingués. Persécuté par Ebroïn, il se retira à l abbaye de Stavelot , où il se mit sous la discipline de St. Théodart , qui en était prieur. Après la mort d'Ebroïn , il se livra avec zèle à la conversion des habitans de la Taxandrie , oh l'idolâtrie dominait encore. H mourut à Liège, assassiné par Dodon d'Avroy, frère d'Alpaïde , épouse ou concubine de Pépin , contre laquelle il avait pris parti en faveur de Plectrude dont ce prince ne se souciait plus. Francqn est lauteur de la vie et de ïofjice de St. Lambert.
698. BEGGHE (Ste.), fille de Pépin de Landen , maire du palais d'Austrasie et dlttuberge , naquit à Landen en Hesbaye,et épousa Ansigise,filsd'Arnoul, depuis évêque de Metz. Elle donna le jour à Pépin de HerstaL Après la mort de son mari , assassiné par Ebroïn ^ maire du palais de Neustrie , elle se consacra entièrement au service de Dieu , et fonda en 680, un monastère de femmes à Andenne. Quelques auteurs lui attribuent l'institution des béguines.
713. GRIMOALD, fils de Pépin et de Plectrude, fut as^ssiné à Liège , sur le tombeau de St. Lambert. Il y a lieu de croire , que ce meurtre était la représaille de celui de St. Lambert.