DIVISION. FABHIQUE DE FER
Lr ftibriqn'e àe fer reftiferme une masse de bâtimens de toutes diroensions oeoiipant un espace de 300 mètres tie loogiietir sur 230 mètres de larg;eur.
Cette deuxième division Recompose de deux hauts-foumeamx au coak , de deux fonderies , dont Tune a 70 mètres de longueur sur 30 de largeur , de 5 iaminoir$n 2groM marteaux, une grosse forge , 36 fours à calciner la houille , 28 foure à chauffer et àpudler le fer ^ 2 affineries , 19 feux de forgeron , 9 toure , une briqueterie réfraciaire activée au moyen d'une machine à vapeur.
Les houillères forment nue troisième divîsioii. Ces trots d*fi* siona couvrent nne superficie de 18 boniers métriques. A gauche de l'établissement, longeant les trois divisions susdites^ se trouve le pré » dit du Prince , d'une contenance de 2â b«>nîers , fermant une extension aux trois divisions primitives» Cette dernière partie comprend les ateliers de chaudsèree , tes ateliers de scieurs de long , et de nombreux magasins de baie.
Seize maohines.à vapeur ^ formant ensemble one force totale de 695 chevaux (équivalente à celle de 4865 hommes) , fono» tionnent presque nuit.et jjour, pour. le service de toat ilelftbltssement , dont le produit brut , par année , peut s'élever à quinxe wiUione de francs environ.
Un canal , partunt de la lieuse , se terminant par on port , pouvant contenir 50 bateaux de U grande evpèce qui puisse naviguer sur cette rivière, permet d'arriver , avec les nombreuses marchandises , au centre de l'établissement. A ce port aboutit une quantité de chemins de fer qui sillonnent, en tous sens ; la superficie de l'établissement de ces chemins de fer forme une longueur totale de 9000 mètres.
Le personnel de Seraing s'élève actuellement à 2600 oa- Triers ; mais , au-debors , il occope un grand nombre de bras.
Cet. établissement , dont les ingénieurs mécaniciens , dirigeant les travaux , ont été uniquement : MM. John Cockerill , Martin Poncelet, ancien directeur, et M. Gustave Pastor, neveu de M. Cockerill, a coûté depuis sa création jusqu'à présent, U somme de guaiorae millions environ. En prenant pour base le prix d'autres étoblissemens de ce genre, acquis récemment dans le pays par la société de commerce de Bruxelles et la B.mque de Bel^^^ique , Seraitig avec ses dépendances vaudrait plus de seize millions.
Les principaux objets que l'on coYistruit i Seraiug^ sont: fes
machmea à vapeur appluTables aux fabriques et usines , à In marine ; les machines à vapeur pour fes nheinins de fer , dites locomoUve»^ les rouêg hydrauliquiet f pniMes hydrauliques^ trunsfntMêions de mouvement ; maehmeê pour la fabricaiion du suere , soit de betterave , ou aux colonies; maeAmi» ;iour leê fabrique» de coton , pour la fabrioption du fer en barre ou en tôle; mouUnê à blé; ehaudièreê à vapeur et autres ; enfin , une niasse d autres objets et machines employés dans lés arts et métiers.
Outre les diverses machines et objets qui occupent au moins )a moitié des bras , on y construit , terme moyen , par mois , 150 chetaux -vapeur , ou 1800 chevaux par année.
Les plus fortes machines à vapeur qn*on ait construites à Serai ng , n'ont été jusqu'à présent que d'une force de 500 chevaux y mais on en peut construire avec avantage de 800 , tout ayant été calculé et monté pour cette force.
M. John Gockerill possède encore à Liège , au pied du Pontdes-Jésultes, cette belle et vaste fubriqne- modèle de machines, d'où sortent toutes celles qu'il emploie dans ses divers établis-' seniens , qui occupe prés de 800 ouvriers. Il possède de plus, à Liège , un tissage mécanique , une fabrique de mérinos ainsi qu'à Verviers et a Aix-la-Ghapelte; a Andennes,près deNaniur, une papeterie et une fabrique d'étoffes ; à Gottbus en Prusse , nne fabrique de filets ; à Stolberg, des mines de zinc ; à PrzeU borg en Pologne, nne fabrique de draps; à Barcelone, une fa<brique de coton ; à Surinam , des moulins à vapeur ; k Berlin et à Gaben , des filatures pour les draps ; à Aix-la-Chapelle , QDe filature pour la laine peignée; à Liège « une filature de coton aous la raison Yatès et G*; à Tilleur , une fonderie pour le moulage ; au Val-Benoit , un établissement pour la fabrication des chaudières,- a Amsterdam , une maison pour la vente des étoffes de coton ; à Spa , une filature de coton.
m. Gockerill est intéressé pour de fortes parts dans leshaats-» fourneaux du département du Gard ; dans quatre houitléfetf ; dans les hants-fourneaux d'Ougrée, de r£spérance et de Ghatelineau ; dans une fabrique de fusils de guerre , età St.-Denti près Paris , dans une grande manufacture pour la filature et le lissage du lin.
Il élève , en ce moment , près àe Pètersbourg , des ateliers pour la construction des machines à vapeur , locomotives et wagons ; et commence l'exploitation d'une houillère dans les environs deSt.-Ëtienne, où il se propose d'établir des hautsfourneaux et une fabrique de fer par cylindres.
Gette nomenclature est loin do comprendre tous les divers
ëtablissement auxquels M. Cockerili est intëreesë. Répandre partout rindustrie, peupler le monde de mécaniques , (elle eM in niÎKSTon que M. Cockerili «e croit appelé à remplir et à la* quelle il a consacré jusqu'à ce jour sa vie et sa fortune.
Doué des plus précieuses qualités du rœnr et de l'esprit, il sait se feire aimer de tous ses ouvriers qui le regardent eomme leur père : il sait choisir les hommes qu'il emploie , leur inspirer a tous du dévoàment à sa personne et les identifier en quelque sorte à sa fortune.
COLSON (F." H. )j à Liège , littérateur , a publié : Le Cimetière , pièce de vers insérée dans la Revue B^ge , tome ill* , 6' livraison.
CONSTANT (J.-F.) , agronome , à Yerviers ; auteur des mémoires suivans :
1 ° Sur hê avantages que préêentent la culture du marier et r éducation des vers à soie dans le royaume des Paye»Bas {Journal d* agriculture , 2« série , t. IX.
2° De la nécessité de répandre en Belgique Part d^èlever les vers à soie et d'encourager les fabriques de soieries , 2* série , t. IV.
3** Essais sur Vinstruction publique des peuplée libres. Bruxelles , 1836 , in-8<*. Ouvrage rempli d'aperçus neufs et dans lequel Tauteur fait preuve de sagacité et de jugement
DAYREUX (CharleS'Jctseph] , pharmacien, né a Uége, le 10 septembre 180j6., l'ui^ des fondateurs de la sodélé des sciences naturelles ftablie dans cette ville en 1822. Reçu pharmacien en 1825 > il fut nommé , deut ans après, pro^seur de chimie et de minéralogie à l'Ecole industrielle de Liège. L'administration de. cette école a fait publier au profit de l'înatruction populaire , la première partie de son cours , sous le titre suivant :
Leçons sur la minéralogie et la chimie , données à r Ecole tadustrielle de Liège , sept livraisons. Liège « fl. Dessein , 1828 et 1829.
En 1830 , il obtint la médaille d'argent et les honneurs de l'impression dans les j4nnales de F Académie royale des sciences et beiles-leitres de Bruxelles pour un £'sfat sur la consiitmiiea géognostique de la province de Liège (avec carte ^ coupée et plancheM) , en réponse à la question suivante, mise ae coneoun par cette Académie : « Faire la description géologique de la M province de Liège j indiquer les espèces minérales et les &S*
nsiles aocidentéis que Ton y rencontre , av^c Tindication des » localités ei la synonymie des noms sous lesquels les substances i»déjà connues ont été décrites. » Ce mémoire a été imprimé chez Rayez , Bruielles , 1833 , I vol. in«4<*, avec 3 planches. En 1834 , M. Davreux iut chargé par intérim du cours do mipéralogie et de géologie à l'Uni versité de Liége^ Depuis lors^ il est professeur suppléant an coUége de LiégCi pour la physi-^ que y la chimie et l'histoire naturelle.
DÂUSSOlGIfE (Joseph) , directeur du Conservatoire royal de Liège , né a Givet (Ardennes) , le 24 juin 1790, ibt admis comme élève au Conservatoire de musique de Paris au mois de frimaire an VU , eut pour maitre de piano M. Adam , et après avoir fait lin cours .d'harmonie sous la direction de Catel, reçut des leçons de composition de Méhul , son oncle. Dix années d*étades sérieuses et suivies avaient fait de N. Daussoigne un musicien instruit dans toutes les parties de son art , et avaient développé les dispositions qu'il avait reçues de la nature; en 1807, ilcon* courut à rinstitut de France , et obtint le second grand prix de ooro position : le sujet du concours était la scène à^ Ariane à Naxoe, Deux ans après , le premier grand prix lui fut décerné , et à 4?6 titre, il obtint du gouvernement une pension pour aller terminer ses études en Italie.
Arrivé a Rome^ et n'y trouvantf»lnsde vestiges des ancien nés écoles, il se demanda , comme tous les pensionnaires niusieieiia qu'on y avait envoyés j ce qu'on y pouvait faire. Comme ceux qui s'y étaient trouvés dans la même situation, il éprouvait le désir impatient de produire , et ce désir n'était pas la moindre cause de l'ennui qu'il ressentait. Enfin , agité par le souvenir de sa patrie et par l'espoir de s'y faire un nom distingué ^ il confia ses chagrins au célèbre artiste dont il était le neveu , et qui n'était pas moins pour lui un ami qu'un parent; celui-ci le tira de peine en lui envoyant le poème d'un opéra en trois actea intitulé : Robert Gutaomrd ; ce poëme, ouvrage.de M. Saulnier était reçu à l'Opéra depuis sept ans. M. Daussoigne en écrivit rapidement la partition, et revint à Paris , tout ému de l'espoir d'un succès f mais alors commença pour lui une suite dedécef>tiens qui n'a que trop souvent été celle des jeunes compositeurs en France ;. carrière où l'on voit se dissiper une à une toutea les illusions d'une première ferveur , et qui n'est p6ur la plu-* part qu'un affreux cauchemari Qui le croirait ? 11 s'agissait d^in lauréat de l'institujt , d*un jeune artiste. dont le début avait eu de l'éclat , d'un homme que la renommée de Méhul semblait
devoir proté|[er, d'un op^ra reçu à Tacadéinie royale depub longtonips , et dont le droit de représentation ne pouvait èirc contesté; le règlement du théâtre prescrivait d'entendre prealabJpnient la musique; eh bien! rien de tout cela ne servît ! M. Doussoîgne ne put jamais obtenir cette audition de son ouvrage qu'on ne pouvait lui refuser I personne ne contestait se$ droits; mais on lut opposait cette force d*inertîe contre laquelle les plu8 fermes volontés sont venues échouer dans nos théâtres, et le résultat de toutes ses démarches fut qu'on n'eut pas mêuM: la fantaisie de savoir si son ouvrage était bon ou maarais, et que l'auteur seul a connu sa production.
La mauvaise fortune semblait s'être attaché à M. Daossoigne dans ses travaux. En 1817, il écrivit la musique du F'auj /aquisitêur, opéra comique en trois actes, de M. Vîennel; uae nouvelle lecture du poëme ne lui fîit pas favorable , et I œuvre du musicien fut perdue. L'année suivante, nouveau désappointement. Marsolier avAt laissé en mourant un petii opéra comique en un acte intitulé : h Tettameni. Poète aceoulumé aei succès , et connu par des pièces rharmanies , Marsolier paraissait offrir des garanties à M. Daussoigne qui fut chui« pour écrire la musique de Tœuvre posthume , mais après qui! est terminé sa partition , les comédiens du théâtre Foydeau s'avisèrent que la pièce était ennuyeuse , et ne voulurent pas la jouer. Il y avait dans cette succession de mésaventures de qaotdéeonrager la persévérance la plus opiniâtre, et leoœur commençait à défaillir a l'artiste , quand 91. Viennet vint le ranimer en lui confiant un second ouvrage en trois ac^tes dont le litre était Ifi Amans corsaires. Celui-là est lu au comité de l'Opéra-Coratque, reçu par acclamation y et l'enthousiasme, va jusqu'à promettre à M. Daiissoigne ce qu'on appelle au théâtre un tour éê /arear. Mais , par une fatalité inexplicable , M. le doc d'Auroont , pre> ni ier gentilhomme de la chambre de S. M. Louis XYlll, chargé de la haute administration de rOpéra-Gomique , imagine d ordonner une nouvelle lecture de toutes les pièces reçues au moment où l'on allait mettre â l'étude les Amans cortatras. Le comité de lecture était accusé d'indulgence pour les pièces qu'il avait reçnes ; il crut devoir se montrer sévère dans la nouvelle épreuve ; vingt ouvrages furent rejetés , et de ce nombre fut le livret des Amans corsaires , reçu naguère ao& applaudistemens de l'assemblée.
Enfin , l'espèce de proscription qui semblait poursuivre M. Daussoigne cessa , il écrivit une Aspasie eu un acte ponr te théâtre de l'Opéra , et cet ouvraa;e fut représenté au niois de
juillet 1820. On y remarque un style Inrge et noble; maïs le sujet étsiil froid ; la manière de chnnter des acteurs de ce temps, mise en pHrallèle avec celle des chanteurs italiens qui exécu*taient le Barbier de Séville de Rossini et les compositions de Mozart et de Paêr, avait peu de charme pour le public; Ton- ▼rage n'eut pas de succès.. Peu de temps après, Tadministration de l'Opéra imagina de faire mettre en récitatif le dialogue de Stratonice , opéra de MéhuI , et M. Dnussoigne fut chargé de ce travail, où il mérita les applaudissemcms des artistes, par l'analogie de son style avec celui de l'illustre auteur de l'ouvrage. MéhuI avait laissé imparfait un opéra en trois actes intttalé: F'aieniine th Mihn; le poète qui avait fourni le livret de cet ouvrage né crut pas pouvoir le mieux faire terminer que par l'artiste qui venait de faire preuve de tant de sagacité dans l'arrangement de Stratonice : un tiers environ de la partition restait à faire, M. Daussoigne l'écrivit , et dans ce travail , î( ne resta point au-dessous du compositeur dont il terminait Tciuvrage. Kalentine de Milan j jouée au théâtre Feydeau , le 28 novembre 1822, obtint un beau succès. Le 12 juillet 1824, M. Dnussoigne fit jouer à l'Opéra Ua Deuaf Salem ^ en on acte. Celte pièce ne fut point heureuse; le poème avait peu d'intérêt; les efforts du musicien ne purent la soutenir. Toutefois, le mérite qui se faisait remarquer dans la partition décida M. Boailly , auteur de l'opéra comique Lee Deusf Nuite, à confier stm ou<vrage à M. daussoigne; mais dqs intrigues de coulisses lui firent ôter cette pièce dont Boîeldieu a depuis lors écrit la musique. Dès ce rooai6i»ty M. Dauasoigne prit la résolution de renoncer à la carrière du théâtre , qui n'avait eu pour lut que deà dé- ^options. Les dégoûts lui inspiraient le désir de s'éloigner de Paris, nonobstant la position honorable qu'il avait au Conser- "vatoire de musique de cette ville , comme professeur d'har* inooie. Des propositions lui étaient faites pour la direction du (Ii>Hservutoire de Liège ; il les accepta , et au mois de jan- >ier 1827, sa nomination a cette place fut signée par le ministre de l'intérieur , M. Van Gobelsohroy. C'est ainsi que M. Daussoigne s'éloigna de Paris et du Conservatoire où, depuis 1803, il avait rempli des places de répétiteur, de professeur adjoint , et enfin de professeur en titre pour le soltège , le piano et rhnrmonie. C'est lui qui fit établir dans cette école la classe d'harmonie et d>'accotnpa4/nement pratique pour les femmes , et c'est à lui qu'on doit la manifestation de la singulière aptitude de jeunes filles pour cette science ; aptitude telle qu'on les vit presque toujours depuis lors l'emporter sur les hommes dans les concours.
Arrive à Liëge, H. Dniisaotgne s'est immëdiafeinefit «ccvpé de l'amélioration de toutes les branches de renseignement, et 8*est réservé Thannonie et la composition. Peu d'enoouragemeos lui ont été donnés ; néanmoins son tète et sa persévéraoee ont triomphé des obstacles , et lai ont fait produire déjà de beaux résultats dans l'école dont Ja direction lui est confiée. Gomme compositeur, il a eu peu d'occasions de mettre en <Buvre ses talens dans sa position actuelle : cependant , en 1828, il a écrit une belle cantaie à grand orehsêtre pour la fête qui fut donnée à Liège , a la réception du cœur de Grétrf , et depuis lors il a composé une $ymphonte avec ekemn , dont le sujet est une Journée de Révolution, Cet ouvrage , après avoir été enleiidtt au Conservatoire de Liège , a été exécuté an mois de teptcmbre 1834 à Bruxelles, dans le grand concert donnéà l'église des Augustins, avec un orchestre et des chœurs d'environ MOexécatans , et y a fait beaucoup d effet. C'est une belle et large composition. (Extrait de la Biog, Mumc. de M. Fétis).
£n J834 , M. Daussoigne a été nommé membre <H>rrespondant de Tlnstitut de France « en remplacement du célèbre Meycrbeer , promu au titre d'associé étranger , le 16 dé* cembre 1834.
BECORTIS (Louis), professeur de violoncelle au Conserva* toire de Liège , est né dans cette ville le 15 septembre 1793. Fils d*uu violoncelliste habile , il rrçut d'abord des leçons de son père , pnis fut successivement élève de MM. Hus-Deaifbrges, Benaxet et Norblin , pendant le séjour qn'il fit à Paris. Comme professeur et comme exéoolunt , M. Decortîs s*est acquis Testime de seê compatriotes. Il a publié pour son instrument : 1* jéir tarie pour tnolonceile^ avec quaiuor ou accompagnement d» piano op. I. publié en Allemagne; 2<* Polonaise pour ie rÛK loneelkf op. 2; 3*^ Thème varié idem op. 3. Mayence, Schoit M. Decortîs a en manuscrit un concertinoy une fantaisie ^ et plusieurs airs variés»
DEFOOZ (Charles), B Liège, docteur en médecine. Il a publié une «S'érte d'observations de médecine pratique. (Ene^clograpkit des sciences médicales, l'^ série, n<^ 40).
DEHESSKLLE (Nicolas-Joseph), né à Charneiix , canton de Hervé, le 4 juillet 1789. Il » fait ses humanités au collésge de Hervé , ses études tbéologtqties au séminaire épiscopal de Nanair. Ordonné prêtre ^ à Namur^ le 21 juin 1812, il ftit
nommé vicaire à St-Nicolas à Liège et il en everça les fonctions jusqu'en 1817. Depuis 1817 jusqu'en 1833, il fut président du séminaire épiscopal de Liége« £n 1833, il devint vicaire-général du diocèse de Liège, en remplacement de Mgr. Barrett, auquel il succéda ensuite dans Tévèché de Namur. Il fui sacré évêque le 13 mars 1836 et prit le même jour possession de son siège.
DELV£NN£ {N.) , père, instituteur à Glons , a pul^ié la Biographie du royaume des Pays-Bas , ancienne et moderne , 6/c* Liège, JDesoer» 1828, 2 vol. in-8^
D£LGHEF f/0«^ Liroboarg, professeur dirigeant le bureau de commerce au collège de cette ville. Il a publié :
Manuel dss science» commerciales , mises à la partie de tous les commerçans. Bruxelles, Tarlier, 2 vol. in->8^
DEL VAUX {Henri'JosephBarlhélemi) , bourgmestre de Fouron-le-Coi^te , où i! est né le 10 février 1796 j auteur des ouvrages suivans :
1** Epitome de V Histoire des sciences et des arts, I vol. in-8**. Liège, 1820.
2^ Grammaire hollandaise ^ 1 vol. in*8^. Liège, 1823. Cet ouvrage élémentaire , composé dans la forme de la Grammaire Françaiseàe Lhomond et de LeCellier, et approuvé par le jury de l'instruction moyenne et primaire de la province de Liège , dans sa séance du 19 janvier 1821 , fut adopté dans un grand nombre d'écoles.
5^ Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège, I vol. 10-8". Liège, 1835. Pour les jugetucns qui en ont été portés , voyez le journal le Politique du I"' juillet 1835, le Journal de Liège du 23 et du 24 octobre 1835, et la Revue Belge, 1'" année, 6« livr. page 384.
DESPA {L.J,)t à Liège, chef de division au gouvernement provincial.
Il a publié :
Nom^clature alphabétique des villes, bourgs, villages, ha^ meaux et maisons isolées de la province de Liège, avec Vindication du ressort dont dépend chaque localité^ tant sous le rapport judiciaire et hypothécaire y que sous celui administratif; suivie de notices sommaires sur les rivières , les ruisseaux et les routes dans cette province, lÀé^e ^ Latour 1895, in-S**.
DÏSTRIVEAUX (P.J.), a Liège, professeur ordinaires la faculte de droit de ITnîversité de cei/e ville. Il a publié :
1^ Esêai êur ie code pénal. Liège ^ 1817 , in-8**, conjointement avec feu M. Ansiaux :
2^ Mèmoirea du docteur Pfeffer sur une aecuêmiion d^komuddê, Liège, 1821,10-8».
Ce jurisoonsulte a été l'un des rédacteurs de la BMiotkèfue du jurisconsulte et du puhliciste , 1826.
DETHIER {L. F.), à Theux, ancien membre du conseil des Cinq-Cents, du corps k^gislatif et du congrès national. Il a pablié :
1<* Souvenirs patriotiques^ ou fragmens fessais analytiques sur la nature et le système du monde , les principes consécutifs des •»çiMés civiles , l'histoire poUtiqm de r Europe e» général^ de la France en particulier, et surtout de quelques-Mns de ses dépmi^ niens dans le nord-est. Paris an IX.
2** Eêsai sur la liberté de la presse , ou notice ckranaloffiqme des principales discussions et propositions qui ont eu lieu sur cette mmtière importante , et des dispositions constitutionnelles et têgislatires qui ont été prises dans les diverses assemblées nationales de France^ depuis 1789. Paris an TII, iii-S**
3*^ Notice chronologique des révolutions opérées sur Im fin du 18® siècle^ chez les divers peuples compris dans les limites naturelles de la France\ séparés d'elle dépuis t asservissement des Gaules , et de leur réunion sociale à la grande république une et indivisible, Paris, an VU, in-8".
4* Coup'd'œil sur les anciens volcans éteints des environs de le Kyll-superieure [départemens de l'Ourle et de la Sarre), arec «trri esquisse géologique d^une partie d'Entre-Sambre-et-AIeuse^ Moselle etRhin,f\n\li, 1802.
H. Dethier s'est benuoniip occupé de minéralogie eC de géologie ; on lui doit la découverte de roltrélilbe , pierre »in>i nommée parce qu'il l'aperçut pour la première ftiis en 1809, au village d'Ottré , dans le duché de Luxembourg.
Sun fils aine , H. Aristide Dethier , consul de Belgique à Smyrne et ponr l'anatolie est l'auteur d'un excellent mémoire sur la Turquie, qu'il a publié sous le titre suivant : Renseignemens pour le commerce de la Belgique avec la Turquie. Verviers, Coumoiit, 1835, in-4^ C*est à lui qu'on est redevable de la conuiiissance des avantages que ce vaste empire offrait a Findustrie belge.
liE\\lhï.-TmM (Jean-Saptiste-Honoré) ne a Bay (détiar tentent des Ardennes), professeur de dessin géométrique à 1 é<»ie
in^ustrîdlle de Liogb , •ecrëtaire-gëiiëra] de la sooiôtë des sciences natarelles de Liëge, membre de l'Acadëmie royale de l'industrie française. 11 a publie :
1 « Un eêêai de mythologie^ ou premier guide , pour donner auâf élèveê Vinieliigenoê des êtatues, tableaux y été. , et faciliter leur ini^ tiation à Vétude de P histoire ancienne et du dessin, suivi d'un vo* eabulaire technologique f eto, Liège 1832.
2? abrégé de Phistoire ancienne à Vusage des écoles primaires» 3^ jébrégé de l'histoire romaine , au même usage, 4^ Abrégé de Vhistoire de France ^ au même usage', 5** Essai historique sur V économie politique avec des détails sta* tistiques, depuis Philippe- Auguste jusqu* en 1835, présenté et lu à la Société des sciences naturelles de Liège, le 4 décembre 1835. 6** Notice historique et dessin d'un parallélimétre de l'invention de rauteur^ à Vusage des graveurs^ lithographes, dessinateurs ^ etc., présente et lu à la même société le 16 octobre 1835.
7^ Cours de dessin géométrique , appliqué aux arts , à Vusage des écoles primaires et industrielles de la Belgique, un Toi. de texte et atlas in-folio, dédié au roi.
DlZl (François- Joseph)^ né à Namur, te 14 janvier 1780. Son père était professeur de musique a Dînant, ville de la principauté de Liège, qu*il quitta pour aller s'établir à Namur. Le jeune Dizi fit voir dès son enfance les dispositions les plus heureuses pour la musique , et la sévérité de son père déveluppa ses facultés par des études laborieuses. La harpe était l'instrument pour lequel il avait le plus de penchant ^ malheureusement il n*y avait pas de maître a Namur qui pût lui enseigner à en jouer; les leçons de son père, qui était violoniste, furent les seules qu'il reçut, et ce fut en lui-même qu'il dut chercher les moyens d'acquérir du talent. Il avait à peine atteint sa seizièipe année , lorsqu'il conçut le projet de se rendre en Angleterre. II voyageait alors en Hollande pour s'y faire entendre; il s'y embarqua. Arrivé dans un port où le vaisseau fut obligé de relâcher, il se promenait sur le pont; taut-à-coup il vit un matelot tomber à la mer, et poussé par un mouvement d'humanité, il s'y précipita lui-même pour le sauver, oubliant qu'il ne savait pas nager. Il perdit bientôt connaissance , et lorsqu'il revint à lui, il se trouva dans une maison sur le port, où on lui donnait des soins. Dès que ses habits furent séchés, il voulut retourner au vaisseau , mais ce bâtiment dont il ne savait pas même le nom , avait continué sa route , parce qu'on ne s'était pas aperçu de laccident de Dizi , qu'un ouvrier du port avait sauvé. La situation du jeune arlisf e était des plus pénibles, car
sa harpe et lea malles qui contenaient ses habits , son linge, ses lettres de recommandation et son argent étaient sur le raiiseau qui s'éloignait de loi. Sa bourse ne renfermait que qaelqnes écus à peine suffisans pour le conduire à Londres , et il ne savait pas un mot d'anglais. 11 se décida pourtant à sacrifier k peu qui lui restait pour arriver jusqu'à la capitale de l'Angleterre , dans l'espoir d'y retrouver le navire qui contenait toutes ses richesses , et l'espoir de son avenir.
Arrivé à Londres, il ne put jamais découvrir ce bâtiment, n'ayant aucun renseignement qui pût Taider dan« ses recherches au milieu de l'immense quantité de vaisseaux qui stationnaient sur la Tamise ; il se trcuva donc dans cette grande ville sans ressources, et n'y connaissant personne. Après quelqnet semaines passées dans la situation la plus pénible, le hasard le conduisit près d'une maison où il entendit jouer de la harpe ; il se décida à y entrer, exposa sa situation â ceux qui lliabitaient, et demanda qu'on l'entendit sur son instrument. CeUe maison était celle de Sébastien Erard , célèbre facteur de harpes et de pianos. Le chef de cette maison apprécia le talent du jcaoe Dizi, comprit qu'il avait de l'avenir, et l'aida à se poser convenablement dans le monde , en lui procurant des élèves. Clemeoti lui fut aussi utile par l'estime qu'il témoigna pour ses tslens. Bientôt Dizi devint le harpiste le plus renommé de Londres , et pendant trente ans, il jouit en Angleterre d'une brillante repu* tation comme virtuose , et comme compositeur pour son in£truraent.
La nature l'avait doué de dispositions naturelles pour la mécanique , et de beaucoup d'adresse. 11 voulut appliquer ces facultés an perfectionnement de son instrument, et inventa, avec l'assistance d'un Polonais, une harpe à double action qu'il appela harpe perpendiculaire ^ parce que les cordes, placées ao centre de la Console , étaient dans une position exactement verticale avec le centre de la table. L'élévation de ces cordes . à un demi ton ou a un ton plus haut que l'accord naturel, $e faisait par ses bascules placées à l'intérieur de la console. la difficulté du placement des cordes, et les dérangemens fréquens du mécanisme , ont déterminé plus tard 91. Dizi à renoncer â ce système de construction , pour se rapprocher de celui d'Erard, qu'il a seulement voulu simplifier en substituant aux inoovemens particuliers de chaque note , des mouvemens gënéraot de communication d'octave en octave. M. Dizi est aussi le premier qui a imaginé de doubler les tables d'harmonie des harpes, pour leur donner plus de résistance aux vibrations des cordes. Enfin j il a disposé les pédales de l'instrument dans an ordre
plus régulier que celai qui est généralement adopté; mais cette innovation a eu peo de sucoès, parce qu'elle contrariait les ha<^ bitudes des harpistes.
En 1828, M. Difti a quitté Londres pour s'établir à Paris, où il a formé une association avec la maison Pleyel , pour l'établis* sèment d'une ftibrique de harpes. Depuis son arrivée en France, il a été nommé professeur de harpe des princesses de la famille royale.
Les compositions de M. Dizi pour la harpe sont :
P Une grande sonaiû, publiée â Londres.
2'» Air saxon de Cramer^ varié. Paris , Janet.
3° Danse du Châle , variée. Ibid.
4<* Tr<n$ ikêine$ originaus variés. Ibid.
6<* DouMe esereices ou fantaisies pour la harpe à deu» rangs de pédales , première et deusième suite. Paris , Pleyel.
G" Une grande quantité de romances françaises ^ d'airs anglais et italiens « variés pour la harpe» Londres , Paris , Erard, Pleyel et autres.
BUMONT {André^Huherl) , docteur en sciences , professeur de gdf)I<)gie et de minéralogie â l'Université de Liège, membre correspondant de TAcadémie royale des sciences et belles-letlres de Buxelles, membre correspondant de la société géologique de France , membre de la société des sciences physiques , chimiques et arts ngricoles et industriels de France, et de plusieurs autres sociétés savantes, né à Liège. II est auteur d'un Mémoire sur la constitution géologique de la province de Liége^ couronné par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles en 1830, 1 vol. in-4® de 374 pag., avec cartes géologiques et coupes, Bruxelles 1832 , imprimerie de M. Bayez.
On lui doit aussi une Notice sur les QÔnes volcaniques de VEifel^ lue à l'Académie dans la séance du 22 novembre 1894, imprimée dans le bulletin, N° 26, de 1834.
DUPONT (£*.), à Liège, professeur ordinaire à l'Université de cette ville, et recteur pour l'année scolaire 1836-1837. Il a publié :
Disquisitiones in commentarium tV institutionum Guji , rscenter repertarum. Lugduni Batavorum 1822 , in-8°.
De prœscnptionibus f dissert, inaug, Leodii , 1823.
FANTON (Ferdinand), peintre , né à Liège , en 1791 , fut d*abord élève de Yivroux qui lui apprit le dessin ; il étudia en^
faite la peintare ches Hennequiu et ensuite chei Verboeck* hoven. Il obtint a ane-exposition au salon de la Socîëië d'Eno* lation de Liège , une médaille pour ses deums dt paym^; d reçut de TAcadémie royale de Bruxelles et de rinstitat dei beaux-arts d'Amsterdam , des certîfioats de c»pacitë pour être admis professeur dans une académie. On a de lui, enCr autres :
1<> Vmo prise dans les environs de Chaudfonimine,
2» Paysage avec bestiaux , coucher du soleil. Bruxelles, 1830.
S"" Clair de lune, Gaiid, 1832.
4<> Deux autres paysages, Bruxelles, 1833.
5** Paysage^ coucher du soleiL Gand, .1835.
FORIR (Henri' Joseph), né à Herstal, près de Liég^, le 20 novembre 1784. De 17!)9 à 1802, il fit ses études à TErole rentraie de Liège ; de 1802 à 1805, il enseigna les mathématiques dans une institution particulière ; de 1805 à 1808 , il fut employé en qualité de géomètre an cadastre du département de l*Ourtbe ; de 1808 à 1813 , il a rempli successivement les fonctions de professeur de mathématiques aux collèges de VerTÎen (Liège) et d*Eupen (Prusse), puis celles de principal au collège de Hasselt (Lirabourg) ; il resta dans ce dernier établissement Jusqu en 1817 , époque â laquelle il fut appelé an collège royal de Liège, où il occupe maintenant la chaire de mathèmaliques supérieures. Il a publié cinq éditions consëcutÎTes d*une Arithmétique élémentaire, trois éditions d'une Algèbre et une de Géométrie élémentaire; plus une pièce de vers en patois liégeois, intitulée : Li K'tapé manèche (le ménage en désordre).
FRANKINET, né a Liège, docteur en médecine , professeur ordinaire à la faculté de médecine de ITniversitë de cette ville, a publié :
Observationes ad pharmacopeam belgicam, Maestricht , 1835, in-8».
¥VS^ (Jean- Dominique) t professeur ordinaire à l'Université de Liège , né à Duren près de Cologne, Il a publié :
l'* Joannis Laurenti'Lydi de magistratibus ref'publicœ r&manœ, libritres , etc, Pari&iis, ex otlioinà J. M. Eberbarti 1812. — Ad. G. B. Hase , in quâ J. L, Lydi , de magistraiibus reipulAic4S romanœ opuseuli textus et versio emendantur , loci difficiiiores illustrantur. Leodii , 1820 , typis P.-J. Collardin.
2» Ambulatio elegia Fred, SchiUer, etc. Colonise Agrippioa? . apud X. Dumont-Schauberg ^ 1820.
S** Carmina laiina , etc. Prœcedii de linguœ lai, cum ad serthendum tum adfoesia U9u , efo. Dissertatip, Coloniœ Agrip. Âp. M. Dumoiit-Scbauberg, 1822.
4° Ad Lyoooritieum epistola , in gué hci metam. et fait, Ovidii^ neo non alii nonnuUi defenduntur, etc. Leodii , 1823 , typis P.-J. Collardin.
5" Goet/iei eiegiœ XXITI^ et Sehilieri campana latine red^ ditœ , adhœrent'epigrammata nec non oda très , etc. Leodii, typîs P--J. Collardin.
6^ Antiquitates romanœ compendio lectionum in ueum erratœ, editio secunda, Leodii , 1826 , typîs P.-J. Cullardin ; prostat et Lipsiœ ap. Frei. fleischer et Lugd. B.nt. ap. U.-W. Ilusenberg.
7^ Dùsertatio verêuum homœoteleutorum eive consonantia in poesi neolatinâ usum commendans , adhœrent Sehilieri fe$tum uctoriœ. Leodii, typis P.-J. Gollardin, 1824.
S** Diuertatia ^ersuum homœoteleutorum in poesi neolatinâ et aléa et Sehilieri nonnulla latine reddita , variarumque cetatum eonsonnantia carmina selecta^ etc. Leodii, typîs P.-J. Cotlardin, 1828, prœstat et Lugd. Bat. ap. H.-W. Ilasenberg et Lipsias ap. Car. F. Tauchnitz.
9<* Réflexions sur l'usage du latin moderne en poésie , et sur le mérite des poètes latins modernes , suivies de poésies latines , en partie traduites du français. Liège , chez P.-J, Cullardin , 1829.
10*' Carminum latinorum pars nova. Leodii 1830^ prostat Bonnœ ad Rhenuin ap. A. Marcum.
Il» Carminum latinorum pars nova. Leodii, typîs P.-J. Col-* lardiii, J833.
12*> A ntiquitates romance , editio tertia muîta quàm secunda emendatior inserto etiam Dirkseniano^ XII tabularum conspeciu auctior. Leodii, typis P.-J. Collardin , 1836.
13*" Pfœlectionibus exhortatione ad alumnos prœlusit J.-D. Fusa accessit versio latina carminia elegiaci sermone germanico compositiab Aug. Guil. Schlegel. Leodii, typia P.-J. GoHardin ,
] 4" Badekus in Aachen , seine umgebung , und in dieser der Frankerberg mit dem Mœhrhem vom Zauberinge. Aachen 1 1^33, Gedruckt bei M. Uriichs Sohii (c'est une traduction faite par Fauteur de l'un de ses poèmes latins}..
1 5® Hœc plaeeantt patriœ quœ pia dona fero, à Liège.
16^ Un motf touchant l'usage du latin dans les leçons acadé^ miques, à Liège.
Il** La cloche de Schiller, traduite en français , suivie d*obser» rations sur la cloche de Schiller et sur la traduction de ce poème. Liège.
Depnrs la publication diireGaeil de tes Ter» latins en 183î« M. Fuss a composé encore an nombre consi^dërable de inopi ceaux de poésie latine et il a traduil en alleoiand plosieiifl morceaux déjà publiés. — Il a encore coijpéré à la rëdsctifia du Magaêin encyclopédique de Mittin ; ses arCiolea , parmi lei* quels plusieurs étaient cachés sous le voile de ranonjmtyoolj été insérés dans les volumes des années 18 14- 1816.
Quelques feuilles littéraires » imprimées en Allemagne , ont' reçu de lui des articles allemands. La plupart sont des critiques' de traductions latines faites par dilierens auteurs.
GERLACHE [EHenne^CmêtanHn de), k Ixelles-lès-Braxdles , député de la province de Lié^e aux Etats-Génëranx do royaome des Pays-Bas , de 1824 à 1830; président du comité de constitution belge en octobre 1830; président du congrès nattoul en 1831 ; président de la députatiou chargée d'offrir la cooronne au prince Léopold a Londres , en juin 1831 , président de 4a Chambre des Représentans en 183 1 et 1832; actoellement premier président de la cour de cassation; direcleor annuel de l'Académie royale de Bruxelles; président de la commission d'histoire pour la publication des chroniques belges inédites ; officier de l'ordre de Léopold , déooré de la croix de fer , né en 1785 dans le duché de Luxembourg.
En 1812 , M. de Gerlache a publié à Paris une traduction du Catilina de Salluste , suivie de notes et d'observations sur cet écrivain , considéré comme politique , comme moraliste et comme historien.
Retiré à Liège en 1815 , il y fit paraître , en 1821 et 1822 , plusieurs mèmoireê adressés aux Etats- Généraux et au roi sur les changemens à apporter aux tarifs du royanme dans Hntérèt de l'agriculture, du commerce et des manofaclures de la Belgique , et spécialement de la province de Liège , alors encore trés-souffrante. Il y publia en 1821 un Eêêai emr Gréiry^ ouvrage semé de détails et d'anecdotes littéraires et rousi* cales , etc. , et plutôt biographique que scientifique. — Un Bappori, en qualité de sécréta ire^général de la Société d'Emulation , suivi de notes historiques sur l'origine ., la fondation et le but de cette société , 1823. — Des extraits de mémoires dans le procès de la ville de Liège contre un neveu de Grétrj, pour obtenir la possession du cœur de ce célèbre musicien qui avait légué ce s(»uvenir à sa patrie. — Divers Fragmens de i^iérm" (ure natioftaie , tels que : les souvenirs historiques du p^ys ei de la principauté de Liège , pour servir d'introducHon à son kssiaire
générale^ 1825. — Les guerres d^Awans et de Waraux^ épisodes de ia chevalerie liégeoise aux XIllj et X1Y« siècles , translatés de Hemricourt et dautres vieux chroniqueurs , 1828. — Le récit de la remue tolenneUe du cœur de Grétry à la ville de Liège, comme envoyé de celte ville à Paris. — Discours prononcé à oeite occasion , au milieu d'une fête publique et d'un immense concours du peuple, septembre 1828. La plupart de ces opuscules littéraires sont épars dans les procès-verbaux de la Société d'Emulation. L'auteur avait entrepris une histoire complète de l'ancien état de Liège, mais interrompu par les événemens politiques , il n'en a publié jusqu'ici qu'un fragment intitulé : Révolutions de Liège sous Louis de Bourbon , travail en partie fondé sur des pièces inédites ou peu connues ; vol. in-8\ Bruxelles , Hayez ,1821.
H. de Gerluche a donné pour les mémoires de l'Académie (année 1836), une notice sur une curieuse chronique latine , manuscrite et inédite du XIV* siècle , intitulée : Suite de Li Muisis , avec des extraits et fragmens de traduction.
11 publie maintenant un Essai sur Phiatoire dû royaume des Pays-Bas , de\iu\% 1814 «jusqu'à l'époque actuelle, suivi des pièces justificatives et des discours parlementaires de l'auteur, 2 vol. in-8\ Ces discours roulent sur les principales questions politiques , religieuses et autres agitées aux chambres , depuis 1824 jusqu'en 1832 , auxquelles l'auteur a pris part , soit comme membre , soit comme président du Congrès et de la Chambre des Représentans.
GODET {Victor-Emmanuel) , à Liège y docteur en droit , agrégé à la faculté de droit de l'Université de cette ville, professeur de droit commercial et d'économie politique à l'Ecole spéciale de commerce , membre de la commission de l'associa* Cion nationale pour rencouragement et le développement de la littérature en Belgique. Il a publié :
P Essai sur l'histoire externe du droit dans la Gaule, dans la Belgique , sous la période franque et la période féodale, 1830, in-8^.
Divers articles dans la Thémis et la Revue Belge,
GRANDGAGNAGE, à Liège, où il est conseiller a la cour sapérieure , membre de l'Académie royale de Bruxelles, a obteoa on prix de cette académie pour sa réponse à la question :
De r influence de la législation française sur celle des Pays- Bas, pendant le XFP et le XV Ib siècles , 1830 ( vol. 8 des mémoires couronnés).
Il a aussi donné nne Notice sur un anciem manuêerù conetrnant Pierre PHermite , lue à la séance da !«' mars 1834.
Il fl publié sous le Toile ie l'anonyme : F^ayagee ei urentum de M. Alfred Nicolas au royaume de Belgique y par Jueiim ***. Bruxelles , Leroux, 1835 , 2 vol. in-8o*
GRAVEZ (Philippe) , k Liège , inspecteur du cadastre de 1^* classe de la province de Liège. Il a publié :
Considérations sur le cadastre du royaume des Paye-BoL, Liège , Dessain , 1834, 22 pages in*8".
6UI0TH (Jacques-Léon) , ingénieur des ponts et cbaassées , à Liège, fils d'un capitaine d'artillerie , s'occupe sans relâche , depuis 18 ans, d'un cabinet de raèdailtes dont voici le résumé:
Grecques, romaines et gauloises • 11 223 784 1018
Cette série contient entre autres médailles rares , une de la ville de Thèbes^ une de Tlle de Crète , etc.
Monnaies de Fiance de la 1*^ , 2<» ,
3* race y etc. , jusqu'aujourd'hui. 11 80 141 231
monnaies rares^ de Charlemagne, de Louis IV , Louis VIII , St. Louis , (Louis IX), Charles VU en or, Charles IX, Charles X du temps de la ligue , etc. , etc.
nèdailles et jetions de France depuis 1600 jusqu'aujourd'hui. . • 34 469 60i
Plusieurs médailles rares du règne de Napoléon , frappées en Italie, en Allemagne, en Angleterre.
Monnaies d'Allemagne, depuis 1200
jusqu'aujourd'hui n 82 455 637
Un bracteat de 1228, plusieurs monnaies du XV" siècle.
Médailles d'Allemagne . • • • 1 19 41 61
Un petit médaillon d'Otton.
Médailles et monnaies de Liège. • 2 29 131 160
Monnaies d'Angleterre » 7 60 67
▲ Reporter. 25 474 2081 2577
Or.
Report. 25 Monnëtaire Edmond !•» , Henri ITI ,
Alexandre III, roi d*Écosse, Eli*
sabeth, etc.
Védailles et jetions d'Angleterre •
Monnaies de Russie
Médailles de Russie
Monnaies et médailles de Pologne.
Monnaies et médailles de Suède. .
Monnaies et médailles d'Espagne .
Monnaies de Portugal (de Jean III
et de Sébastien) , rares. ... 2 Monnaies des Papes et dllalie, doges
de Venise, etc »
Médailles de Papes et dltalie . • »
Monnaies suisses »
Monnaies turques ....•• 1 Hommes illustres de tout pays . • »
Grands médaillons romains ... • Médailles sans date , maçonnique ,
des Templiers , etc »
Médailles et jetions des Pays-Bas ,
depuis 1400jusqu*aujourd*hui . »
Dans ces 1058 sont comprises les
médailles frappées depuis 1829
(révolution belge).
Monnaies des Pays-Bas • • • • 1 Monnaies de Hollande. . . • . 1
^'^^^^'^^^^ Eoienble».
Totaux. 31 730 3774
Total géiibbal* 4529
H. Guiotb est Tauteur d'un mémoire intéressant, ayant pour titre : Du rapporê des ancienneê fkonnaies chea qttelquei peu^ pies avec \ la monnaie décimale^ qu'il a lu , eu 1834, à une séance de la société des sciences naturelles de Liège dont il est membre.
Il a fait insérer dans la Revue Belge , la Description des mé^ dailles frappées depuis le commencement de la rétolulion belge de 1 830, jusqu'aujourd'hui.
UODENZOLLERN-HECHINGEN {Frédéne-Xavier, pnneê de), feld-iiiAri'cbal au service d'Autriche, conseiller inliioe acCael, chambellan et capitaine des gardes de S. M. l'empereur . colonel propriétaire du 2* régiment de chevaux-légr^r» , grand' croix de Tordre de St.-Léupold et autres, né le 31 mai 1757, au château de Geul , prés Maestricht , fils du comte de Hch henzollern et de dame Hoeusbroech-Geul. Sa famille alliée à toutes les familles souveraines est Tune des plus nobles et des plus anciennes de TEurope. La branche cadette , dite de Brandebourg , occupe le trône de Prusse ; les autres branches possèdent les principautés souveraines de Sigmaringen et de Hechingen.
Huhenzollern passa sa première jeunesse à Genl et à Xae^ tricht. Lors de la révolution française, il entra au serrioe de FAutriche, en (Qualité de colonel de cuirassiers et fit la guerre, dans les Pays-Bas, contre les troupes de Dumourii^. En 1796, il fut employé en Italie comme major-général du corps d'année de Provera , dont il commandait l'avant-garde , à Tattaque du faubourg St.-Georges, qui couvrait la ligne de blocus de Xantoue : peu s'en fallut , que les hussards-Bohenzullern dont Foniforme était le même que cenx de Bercbiny , n'enlrassent par surprise dans ce poste si important défendu par le brave Miolis. Toutes les histoires du temps racontent à lenvi cette affaire dont le succès eût dérangé tous les plans du général en chef de l'armée d'Italie. Peu de jours après, Uohenzollern fut fait pri* aonnier sous les murs de fflantoue , avec tout le corps d'armée autrichien du général Provera , chargé de ravitailler cette place.
En 1799, ayant rempli les conditions de son échange, H4>henzollern fut envoyé de nouveau en Italie , où il concourut aiu succès éphémères des Autrichiens sur Gênes , en occupant le poste de Bocchotta.
En 1805 , après la capitulation d*Ulm , il fut fait prisonnier par le corps aux ordres du maréchal Murât.
Durant la campagne de 1809 , il eut le ooraraandeinent da 3* corps d'armée sous les ordres de l'archiduc Charles. Battu , à la bataille de Thann , par le maréchal Davooat, il ne pot, malgré ses efforts , empêcher la jonction de ce dernier arec les troupes bavaroises. Après la prise de Ratisbonne par les Autrichiens , il reçut, à la tête de ses troupes , des mains de l'empereur François II , la grand'croix de l'ordre de Marie-Thérèse.
Le prince de Hohenzollern, dont le corps formait le csentre de l'armée du prince Charles, combattit vaillamment à la bataille d'Eckmûhl. Dans toutes les affaires qai précédèrent la
célèbre bataille dTsaling , ce gënëral le Bt remarquer par sa présence d'esprit et la précision de ses mouvemens. Ses exploits, dans ces journées à jamais mémorables , dans les attaques et reprises des villages d*Ësslipg et d'Aspern , furent récompensés par la donation que lui fit Tempereur d*Âu(riche de la terre de Neittra-Appathy , en Hongrie , et de la naturalisation autrichienne.
Après la bataille de Wagram , il fut nommé général de cava« lerie, et il eut bientôt après le commandement général de la Styrie et de la Carinthie. Le roi de Prusse le nomma grand'croix de ses ordres de Taigle noir et rouge.
Elevé au commandement supérieur de TAutriobe intérieure , il fut envoyé, en même temps, en Pologne , avec un corps de cavalerie qui faisait partie du contingent de l'Autriche, lors de la campagne de Russie; mais, suivant les ordres de son gou- Tcrnement , il resta complètement inactif et ne se lia a aucune des opérations militaires de la grande armée. L'année suivante, après la défection de FAutriche , il commanda la cavalerie autrichienne et se battit contre les Français , durant la campagne de Saxe.
£n 18]4,Hohenzo11ern suivit les armées alliées , et prit part à toutes les affaires, qui leur ouvrirent les bords du Khin. Les départemens français qu'il parcourut , eurent à se plaindre bien plus encore des exactions de 9es troupes, que de ses opérations militaires.
Lors du retour de liapoléon en 1815, il eut le commandement da 2« corps de la grande armée ^ et fut chargé du blocus de Strasbourg , qu'il ne leva que le 27 septembre.
Depuis la paix , le prince de Hohensollern a ^té promu a la dignité de général feld-niaréchal et à celle de président du conseil aulique de guerre de l'empire , après avoir en long* leipps le commandement général des provinces de Souabe , Styrie, Carinthie , Tyrol et Illyrie. Aujourd'hui , parvenu à l'âge de 82 ans , il vit dans la retraite , honoré et estimé»
JANSSENS (Jêan-Herman) , à Engin , près Liège , prêtre , ancien professeur ordinaire d'exégèse , d'histoire ecclésiastique , de théologie , etc. , actuellement professeur ordinaire de philosophie en non-activité de l'ancienne Université de Louyain, né à Maseick (province de Limbourg), en 1 783. On a de lui :
1" ffermèneutiquê «acre. Liège 1818, 2 vol. iu-S**, en latin.
2<> Tkèm sur CkerméneutifUB , sur rexégèwe et gur fhiêiairê êocléêiasiique, Fribourg , 18lé , in-12 , en latin.
Sont prêts poar la presse :
1« Histoire de VEglise;!;^ Exégèse de la Genèse ; 3« Hmrmtmie phihiogique et critique des quatre évangiles ; 4' Démongtraiwtu de la vérité de la religion chrétienne ; 5® Prolégomènes de la philosophie et anthropologie somaiologique et psycologique ; 6* Logi-^ que ; 7° Métaphysique générale ; Ô*» Métaphysique parHcuHht; 9" Philosophie morale.
Ces ouvrages sont écrits en latin.
JÉIIOTTE {Léonard), graveur , né en 1772 , à Herstal , près de Liège.
En 1785, il reçut les premiers principes de cet art , de Phi lippe- Joseph Jacoby, artiste très-distingué à cetre époque, et qui fut successivement graveur des princes y Jean-Théodore de Bavière, de d'Oultremont et de Velbruck ; au bout de 4 ans d'une constante application , et ayant fait un grand dessin à la plume , représentant la Pâte, qui fit l'admiration des connaisseurs , il obtint , ou commencement de l'année 1789 , le titre de graveur du chapitre cathédral, en survivance de son maître.
Il a gravé la dernière monnaie du pays do Liège , pendant le sede vacante de 1792. A l'avènement de François-Antoioe comte de Héan à la principauté , qui eut lieu cette année , il fut honoré du titre de son graveur , par lettre patente, en date du 16 septembre même année. Il a exercé plusieurs genres de gravures , entr'autres , on remarque les ouvrages suivants en taille-douce : 1<> le portrait de Napoléon Bonaparte , premier consul , en bas du portrait , une vue représentant le faubourg d'Amercœur , incendié par les Autrichiens. Lambert Buttange représentant au corps législatif , dans la séance du 7 nivèse an XIII , en présenta on exemplaire au nom de Paoteur ; l'assemblée ordonna qu'il en serait fait mention honorable au procès-verbal et le dépôt dans une des salles du corps-législatif. 2® Hubert Goffln et son fils dans la houillère Beaujean , portrait historié.
Numismatique, 1° Médaille pour consacrer la régénération belge , à l'effigie de Charlier dit la Jambe de Bais; 2* une médaille pour la ville de Liège , pour prix aux institutions publiques, représentant la ville personnifiée , distribuant des couronnes ; pour légende , au mérite, 3* Une autre , frappée à l'effigie à^Àntiaux, chirurgien distingué, professeur à rCniverflité de Liège , inédites. 4" Le roi Guillaume , pour revers , le Génie des lumières, descendant sur une terre chargée de fiibriques, etc. , vient déposer uno branche d'olivier, symbole de k
piux , de Tubondance et de la sa^esae , avec cette lëgfénde : Ploreant pacis artes fugiant tenebrœ.
Cachets particuliers. On peut voirdans son atelier une grande rollection d'empreintes de cachets emblématiques et à armoiries, faits pour les premières familles du royaume.
Sur pierre fine. 1" Le Lion de Waterloo , grave sur une topaie, déposée au cabinet du roi à La Haye. 2® Le portrait du roi Guillaume f sur cornaline, offert à la reine; Fauteur a reçu de S. tt. une lettre très-fl.itleuse accompagnée d*une bague enrichie de brillants. 3° Sur un jaspe un Esculape^ et 4' sur un amétiste une £^y^ie, sous la figure d*unejeune nymphe.
Gravure en bois, 1* Le Lion Belgique , d'après Eugène Yerboeckhoven , placé en tète du Recueil encyclopédique belge.
Il est auteur d*un procédé à l'aide duquel il a coulé en cuivre, sous le dernier gouvernement , tous les cachets à timbre en noir y pour les autorités administratives des provinces de Liège, du Lirabourg et du Luxembourg ; ainsi que ceux de Tordre judiciaire, frappés à l'aido d'uu type , pour une grande partie des autorités du royaume.
JÉHOTTE {Louis), à Bruxelles, sculpteur-statnatre, ne à Liège , en 1805 , fils du précédent , après avoir fait ses études en Italie y où il eut pour maîtres Kessels et Thornwnidsen , il a obtenu le prix de sculpture en 1824 à l'Académie de St. Luc à Rome. Cet artiste a exécuté à Rome plusieurs figures de grandeur naturelle, entr'autres : un Faune pour le roi de Hollande ; les événemens de 1830 ont empêché son exécution en marbre. — Un ZépAiV faisnnt voltiger un papillon , exécuté en marbre. — Il a modelé à Florence, en 1834, une Baigneuse de grandeur naturelle, dont il acheva le marbre à Bruxelles. — 11 a sculpté aussilemonuffitfnf du prince de Méan, dernier princeëvèque de Liège, mort archevêque de Matines, lequel est placé dans Téglise métropolitaine de St.-Rombaud. — L'architecture de ce monument est traitée dans le style de la renaissance en marbre blanc, il a 7 mètres 50 centimètres d'élévation. L'archevêque est représenté à genoux faisant sa prière , lorsque l'ange du seigneur lui apparaît et vint lui annoncer sa dernière heure. — Au-dessus du groupe en marbre blanc , se détachant aur nn fond noir, est placée cette inscription ; Fiat voluntas tua.
M. Jchotte vient de terminer le modèle en grandeur naturelle d*une Madone, (\ni sera exécutée en marbre petite nature pour la chapelle de ittgr. Tévèque de Liège.
Ce même artiste a encore fait une trentaine de busies ,
entr'autrei : celui àa Bai det Belgen^ de Vatthei^èquê Chariei tPÀrgênteau , du général DetpPBM , du baron de Siastart , etc^ la plupart en marbre*
JÉHOTTE {j4mold) , grareur en taille-douce , né à Herstal , en 1789 , après avoir reçu de son frère Léonard les premiers principes de cet art, il alla se perfectionner à Paris et s'y fiia. Il a fait une grande quantité de jolies vigiteltêt ainsi que des portraiiê de grands hommes , pour la librairie; oii remarque surtout un héros d'armée que le gouTernement le chargea de graver pour la Collection des eoêtumes de$ cérémonieM dm sacre de Charles X, 11 avait fait le dessin du tableau représentant le Baptême du Christ par St, Jean- Baptiste ^ peint par notre célèbre Carlier , qni est maintenant a ta cathédrale de St.-Paul , a Liège ; dans rintenlion de le graver en taille^douee d'une grande dimention , il en avait déjà fait Peau-forte lorsque , malheureusement une longue maladie , qui l'a empêché de le terminer, l'a mis au tontbenu au mois de mars 1836; eu voyant une épreuve de cette planche, on doit augurer que cet ouvrage aurait fait honneur à cet artiste.
Sa plus belle production est une estampe représentant Psyché et P Amour, d'après le célèbre Gérard.
KERSTEN (Pierre) , imprimeur à Liège « né à Haestrichl, le 19 janvier 1789 ; à cette époqae cette ville se trouvait encore sous la co-souveraineté des princes-évèqnes de Liège. Sou goût pour Tètude , dès sa plus tendre jeunesse , le mil a mèoie d'enseigner plus tard ce qu'il n'avait appris que dans des livres, sans autre secours que lui-même. Devenu maitre d'études sa collège de Maestricht , à l'âge de 16 ans , il y occupa ensuite successivement toutes les chaires, et devint professeur de liUèrature grecque à l'Athénée de cette ville, lors de son érection, jusqu'en 1821 , qu'il vint s'établir à Liège, pour y travailler au Courrier de la Meuse , feuille qui languissait déjà , quoiqu'à la seconde année de publication. M. Kersten soutint ce journal , et n'en quitta la rédaction qu'au bout de quatoxe ans, i«' septembre 1835.
Le Courrier de la Meuse, créé par ses £[mdateurs , dans no but religieux , pour combattre l'impiété et Tanarehie , devint peu-à-peu , par la marche du gouvernement des Pays-Bas , un journal de l'opposition et d'une grande influence en Belgique.
Le gouvernement concevant des craintes de cette opposiiion toute patriotique et religieuse , fit traduire , en juillet 16CI0,
devant les tribtinAUx H. Kersten conjointement avec M. Staa^ propriétaire- éditeur de ce journal , pour quelques articles sur M. Van Haanen ; mais la révolution de septembre vint mettre fin à ce procès. En récompense de son opposition , on lui dé* cerna la croix de fer , mais il crut devoir refuser cette dis* tinetion.
M. Kersten a commencé le V^ mai 1834 « un journal men* snel qui parait à Liège , sous le titre : Journal kiaiori^e ei iiiiéraire , format in*8^ , qui se tire aujourd'hui à 3500 exem*pilaires. '
En 1835, malgré les plus vives instanœs de M. le ministre de Tintérieur qui le sollicitait d'accepter la chaire de philoso* phie à lUniversité de Liège , il s*y refusa , préférant le soin de son journal et ses études favorites, la philosophie, surtout celle qui s'occupe des premières connaissances de Thommo. 11 a publié et imprimé :
1» EpUome twvi Teêtatnentù Liège , 1824. C'est un abrégé du nouveau Testament en grec, aoc4impagné d'un dictionnaire grec-latin. Ce petit ouvrage, fait avec soin, est assez généralement employé dans les collèges. Il en est aujourd'hni à sa 7^ édition.
2° De rebuê belgicis Uhri XV^ ah ortu genti$ ad hœc tempora* Liège , 1828 , in-l2, id. 1830, in-18. Les changemens politiques survenus peu après cette deuxième édition , en ont empêché la propagation ; il est à regretter , que dans l'intérêt de l'instruction publique , Fauteur n'ait pas adapté à notre situation actuelle , cet ouvrage plein de faits et purement écrit. C'est une histoire résumée des Pays-Bas.
3° Petites instructions à T usage de MM, les curés des villes et des campagnes. Liège , 1831 , 5 vol. in-12. C'est une analyse des sermons de Hassillon et de Buurdaloue.
4* Entretiens d'un père avec sa fille , lorsqu'elle se préparait à sa première communion, Liège , 1834 , in-12.
M. Kersten est l'éditeur de plusieurs livres lithurgiques de p1ain-c:hant, entr'autres, le Vespérale Romanum et le Graduale Romanum»
LEBEAU (Jean- Louis- Joseph), né a Huy , province de Liège, le 3 janvier 1794.
Il exerça la profession d'avocat , d'abord à Huy , ensuite à Liège. Il fonda , vers 1824 , avec MM. De vaux , Rogier frères , Van Hulsl et Ligna c , le journal le Mathieu Laênsberg , qui prit plus tard le titre de Le Politique. M. Lebeau créa , à peu près à la même époque , un établissement typographique et publia ,
entr*autres réimpressions , V Histoire de la répoiuiion françeiu, par M. Thiers et les OEuvres de M'^^ de SiaéL 11 publia aaui, en 1829 , sous le titre de Recueil politique et adminiHratif pour U province de Liège ^ 1 vol. in-12, la collection complète desreglemens électoraux et administratifii , documena fort peo connus encore à cette époque. Deux éditions de ce recueil furent rapidement enlevées. On trouve dans la seconde une Notice hiêtorique contenant des détails sur les formes delà pre» tendue acceptation de la loi fondamentale par les notables du nouveau royaume.
Presqu*en même temps , il -sortit des presses de X. Lebeici nn recueil non moins utile , le Manuel électoral des campagne^ par H. Ch. Rogier, petite brochure où sont exposés avec beaucoup de méthode et de lucidité les rouages d'un roëcsnisine électoral si compliqué et où Ton trouve d'excellens oonscili adressés à une classe d'électeurs peu initiée aux. nombreuses formalités des élections des campagnes. On vit assex, par U nature de ces publications , qu'une pensée politique « et non une idée eichisivement mercantile, avait présidé à rétablisse* ment fondé par H. Lebeau.
C'est du Politique et a propos des élections aux États-Géoeraux , que partit le premier appel aux catholiques, appel que vinrent bientôt appuyer et développer les pamphlets remarquables de n* De Potter et qui eut pour résultat la finueuse coalition si connue sous le titre d'Union catholico^Hhérak,
Vers la même époque, M. Lebeau, de commun accord avec les rédacteurs du Courrier de la Meuse et plusieurs membres dn états de la province de Liège , organisa une association confiitutionnelle destinée à diriger les élections et te pétitionneroent. Le succès qu'obtinrent les efforts de cette association ne tarda pas à porter ses fruits : la majorité de l'assemblée provinciale fut , en deux renouvellemens d'élection, complètement changée. A la vue d'un tel résultat , l'opposition constitution* nelle créa des associations analogues dans presque toutes les provinces du midi.
Vers le commencement de 1830 , M. Lebeau publia sei Observations sur le pouvoir royal. Ce livre , dont le prindpt objet est de démontrer que la responsabilité ministérielle e»th base , la condition d'une monarrhie limitée, et qu'elle est dans ' la loi fondamentale , parut quelque temps après la condjunna^ tion de MSI. De Potter, Tielenians , etc. La terreur que <^(te condamnation avait inspirée aux libraires de Bruxelles était telle que H. Lebeau ne put ^ pendant plus de quinze jours , en
Ifonver un seul qui osât annoncer son lirre. Vainement repre* sentaiMI qu'étant à la fois auteur , éditeur et imprimeur, la responsabilité de cette publication retomberait sur lui seul , rien ne pouvait triompher de l'espèce d'épouvante sous la* qnelle cette monstrueuse condamnation avait placé les libraires de ia capitale. M- Lebeau s'adressa enfin à M. Rnmpelberg^ , éditeur du Journal de la Belgique , qui consentit sans hésister a annoncer les Obiervation$ sur le Pouvoir Royal (♦), Celte publication ne dfmna lieu à aucune poursuite.
Vers le milieu de iBâO , les rédacteurs du Politique furent assignés devant Je tribunal correctionnel de Liège , du chef de plusieurs articles dans lesquels on prétendait trouver des attaques contre le pouvoir royal. Quoique le Politique eût toujours apporté la plus grande mesure dans son opposition et se fût constamment abstenu de toute personnalité surtout envers le roi , il était à craindre , d'après la position précaire de ses juges , que le journal inculpé ne vit envoyer ses réd«icteurs en prison, lorsqu'éclatèrent la révolution de juillet et bientôt après celle de septembre.
Dès les premiers jours de l'insurrection, H. Lebeau fut appelé par le gouverneur de la province de Liège , à faire partie d'une commission de sûreté publique destinée à suppléer à l'autorité municipale dont t'infiuence était plus ou moins paralysée. Il fut député par cette commission à l'effet de se rendre avec plusieurs de ses collègues et des membres de la régence , auprès du prince d'Orange , pour insister sur la nécessité de faire promptement droit aux griefs les plus impopulaires et sur le danger de toute collision entre l'armée et le peuple.
Le 30 septembre 1830, M. Lebeau fut nommé premier avocatgénéral prés la cour supérieure de justice de Liège. Quelques jours après, il fut appelé par le gouvernement provisoire a faire partie de la commission chargée de rédiger un projet de constitution. Ce projet, qui a été rendu public, fut modifié par le congrès , qui en a cependant conservé les bases et les principales dispositions. La commission de constitution fut chargée en outre de rédiger un projet de décret électoral pour la firmation du congrès. Le gouvernement provisoire ne fit subir a ce projet que de légers cbangemens en le publiant comme loi.
M. Lebeau fut nommé membre du congrès national par le district de Huy. 11 prit une part active aux travaux de cette as-
{*) Obserfations jur le pouvoir royal , on examen de quelques qnestion» relatives aux droits de la couronne dans les Pays-Bas, par J. Lebeau, avocat à la cour de Liège , ai4 pages in-8<'. Liège , Lebeau-Out?erz , i83o.
semblée , y dépendit les principes de liberté proclamée par Topposition , tout en se prononçant fortement en favear du sjstènie monarchique qu'il présenta, à la différence de presque tous le» orateurs qui parlèrent en faveur de ce régime , comme une ftinne de gouvernement plus avancée, plus parfaite que tout» les autres , sans en excepter la république fedérative. Il &'j montra zélé partisan de la prérogative royale qu'il soutint de< voir être forte dans l'intérêt commun de l'ordre et de la Jibertf; défendit le droit d'ajournement et de dissolution , le droit àe grâce, le droit de paix et de guerre et s'opposa à un sénat électif.
Lors de la discussion sur le choix du noareau roi , il combattit vivement la proposition d'appeler an trône le duc de ^tmours dont racceptation, qu'il présenta comme trés-Jouteuie» était à ses yeux le signal d'une guerre européenne. On Mit qu'une voix de moins faisait manquer l'élection du prince.
M. Lebeau avait opposé a cette candidature celle du duc de Leuchtenberg, regrettant que le cercle des candidats ne pat s'étendre avec quelque chance de majorité , car , disait-il , si ia guerre est certaine par le choix du duc de Nemours, elle est possible, probable peut-être, avec le duc de Leuohtenberg.
Après le refus du dur. de Nemours, H. Lebeau, accompag^né de M. Nothomb et de M. le comte Duval de Beaulieu , ce dernier voisin de campagne et ami du prince de Ligne , se rendit auprès de ce personnage pour connaître ses dispositions, d^M le cas, où la majorité du congres rappellerait soit à la régeoi-e, soit à la lieuten.'ince-générale, dignité qu'on songeait à créer en remplacement du gouvernement provisoire. On comprend q»ie la rôçreuiie confiée au prinire de Ligne prenait un tout autre caractère que dans les mains de M. le baron de Surlet , et qu'une fois en possession de ce poste , le prince , avec un peu d'habileté, devenait farilement roi des Belges. Ce choix d'ailleun^ne pouvait blesser, ni les susceptibilités nationales, ni ceiles des cabinets étrang^ers.
Les ennemis politiques de M. Lebeau lui ont reproché cette démarche ; il est juste de considérer toutefois que le découragement du pays , après le refus du duc de Nemours, était eitréme et que In nécessité de constituer un gouvernement définitif comme garantie de Tindépendance et des résultats de ta révolution, était généralement proclamée.
M. Lebeau vota contre la régence de M. Surlet de Chockîer, ce qui n'empêcha pas celui-ci, à qui, dit-on, M. Lebeau fut toujours antipathique, de lui confier, à la fin de mars 1831, le porte-feuille des affaires étrangères.
H. Lebeaa ne perdit point de temps ; à peine eût-il fait face aux premières discussions parlemeniatres , qu'il envoyait à Londres , en mission, quatre membres du congrès, chargés de se mettre en relation avec le prince de Saxe-Gobuarg et de pressentir ses intentions pour le cas où le congrès lai déférât la couronne.
La composition de cette députation frappa l'attention publique , même à Tëlranger. 11 parut étrange qu'on eût chargé de négocier avec un prince protestant^ le comte de Mérode, l'un des chefs du parti catholique et an prêtre catholique, labbé de Foêre. Oo ne comprenait rien à cette démarche d'un gouverne* ment que sm ennemis représentaient à l'étranger comme do* miné par un aveugle fanatisme.
On connait les résultats de cette négociation. H. Lebenu était entré an ministère à la fin de mars. Dés le 7 juillet il avait quitté le ministère. H. Lebeau avait dit, faisant allusion à la question du chef de l'état et an règlement des limites : le râle de la diplomatie doit être court , trés'-court : dès les premiers jours de juillet y on avait adopté les 18 articles qui posaient les bases de cette délimitation , et le 21 du même mois Léopnld était inauguré aur la Place Royale. Nous concevons difficilement comment on a pu reprocher à H. Lebeaa de n*avoir pas tenu sa promesse. '
Dans les premiers jours da mois d'août 1831 , les hostilitéfl avaient été reprises par le gouvernement hollandais. La nou« velle en parvint au roi à Liège. M. Lebeau s'y trouvait; le roi le fit appeler et ce fut delà que partit l'invitation adressée aux cours de France et d'Angleterre d'intervenir en vertu de la clause de garantie Insérée dans les 18 articles.
Hi. Lebeau se trompant ainsi mêlé de nouveau anx affaires , il accepta le titre de membre du conseil des ministres et participa à toutes les résolutions du cabinet jusqu'à la fin des évènemens dtf mois d'août. 11 se retira alors du ministère.
Retourné à son banc de député , M. Lebeaa y défendit , en toute circonstance , la cause du pouvoir ropl dont il s'efforça constamment de renforcer la prérogative qui lui paraissait trof> faiblement constituée par le congrès. Il soutint presque continuellement le ministère de ses discours et de ses votes.
L'administration , dont on pouvait considérer M. de Muelenaere comme le chef, s'étant dissoute, et le général Goblet ayant reçu le portefeuille des affaires étrangères, M. Lebeau fut appelé au ministère de la justice a la fin d'octobre 1832.
Le premier acte du nouveau cabinet fut une sommation
adressée aux gouvernemens français et anglais , pour en obtenir l'exécution du traité du 15 novembre 18S1 , ajoutant que si an 3 novembre J832, cette eiécution n'était pas commencée, le gouvernement belge essaierait d'obtenir, par ses propres sraes, Tévacualion do la partie de son territoire encore occmpée par les troupes bollandaises. Cette note se terminait ainsi : « Ccit npar ces motifiB et dans ce but que le ministre plénipotendaire I» de Su Majesté le roi des BeJges a l*honneur de confirmer à son Il Ex. M. le duc de Broglie, la déclaration qu'il loi a faite, que nson gouvernement sera dans l'inipossibilité absolue depnn •longer Fattente dans laquelle il se trouve au deià du 3 ncvembn ^prochain ; que si ce jour arrive , sans que la garantie stipulée M ait reçu son exécution ou au mot itf un commencement d^esèc*itfion , Sa Majesté se verra dans la nécessité de prendre postes- »sion par ses propres forces du territoire belge encore oocopé » par Fennemi.
» Telle est donc la condition d'existence du nooveav Binifntère : évacuation du territoire pour le 3 novembre ou on con- M menceroent actif d'exécution , soit par I action des poissanoet, • soit parcelle de Tannée nationale. Il ne peut se sonleniraQ ndelâ de ce terme si Tune ou l'autre de ces deux hypothèses ne mse réalise pas ; ce n'est là de sa part ni une volonté arbitraire» uni un vain engagement; c'est la loi irrésistible de sa position; wo'est celle qu'imposent aujourd'hui en Belgique à tout minisi»tère quel qu'il soit l'état intérieur du pays et la force des » choses.
«S. £x. M. le duc de Broglie saura apprécier combien est se* n rieuse la rigueur de ee terme ; combien sont absolues » infleii- M blés, les nécessités d'une pareille position.
»1I n'hésitera sans doute pas à recounaitre qu'en cette circoi»- » tance ce que réclame Tintérét de la Belgique est en parfaite » harmonie avec tout ce que commandent aussi l'intérêt générai » de l'Europe , la foi des engageroenset l'honneur des puissaBcci «qui les ont contractées. »
Cette note fut remise a Paris le 23 octobre et à Londres à pei près en même temps.
Le 27 octobre fut expédiée de Londres une sonnnatioo du cabinet de S^-James a la Hollande et à la Belgique , d'évacoer les territoires qui cessaient de leur appartenir , aox termes do traité du 15 novembre. Le gouvernement français fit signifier, de son côté , la même sommation. Elles se terminaient tuâtes deux par la déclaration que si réponse formelle et satisfaisant*: n'était pas faite pour le 2 novembre , les mesures nécessaires seraient prises pour amener ce résultat.
Les rësolutîonii des deux gouvernemens anglais et français avaient donc pris ^ dès le 2 oovembre , le caractère d*un coin-» me n cernent d*exécution.
Bientôt le siège et la prise de la citadelle d'Anvers apprirent que ce n'était pas là une vaine dëinonstratioa.
Pendant que M. Lebeau prenait part aux discussions parlementaires, qti*il défendait avec ses collègues le droit de dissolution exercé contre la chambre des représentants, le droit de destitution appliqué à plusieurs fonction naires, le droit d'expuUion envers les étrangers qui lui paraissaient violer les lois de rhospitalité, et en général les diverses mesure sproposées ) ar ses collègues et spécialement la création des chemins de fer décrétée par la loi du l^*" mai 1834 , il provoquait une meilleure législation sur les établissemens de bienfaisance , notamment sur les mendians et les enflins trouvés, et il publiait un grand nombre d'arrêtés destinés a améliorer le régime des prisons.
En se retirant du ministère , à la fin de juillet 1834, il a présenté a la chambre un projet de révision du code pénal, consistant en une série d'adouoissemens aux rigueurs de la législation impériale.
Quelque temps après sa retraite, M. Lebeau a été nommé gouverneur de la province de Namur. Il continue à siéger à la chambre des représentants pour le district de Bruxelles qui Ta réélu , à une grande majorité, après sa nomination aux fonctions administratives dont il est revêtu.
LEJEUNE {Âlesandre-Louis-Stmon)^ né à Verviers le 23 décembre 1779 , docteur en médecine, membre de l'académie de Bruxelles ; de la société des curieux de la nature d'Allemagne ; correspondant de la 1 '« classe de l'institut royal des Pays-Bas, etc. Il a publié les ouvrages suivans :
lo Flore de Spa,2 vol. in-S». Liège, 1811 à 1813.
2» Revue de la Flore de Spa. Liège, 1824.
3" Compendiutn florœ ielgicœ , conjointement avec feu R. Courtois. Liège, 1827 a 1831, 2 vol. in-l2.
4® Chois des plantée de la Belgique , 20 cahiers folio , renfermant chacun 80 plantes desséchées avec étiquettes imprimées. Liège, 1825 a 1830.
5" Jgrostologie Belgique , publiée par P. Michel, revue par M. Lejeune pour les deux premiers volumes in-folio , renfermant chacun 60 plantes.
6^ Notice sur lecroup^ consignée dans le Journal de Cortisart et Bof/er, pour 1811.
1^ Recherchée êur le» propriétés de pluiieurê planies ind^àui danê les annales de Bory^ eic, , 1820.
8** De Ubertiâ, novo graminum génère commeniaiio in nav. ect. Academiœ C. L. C. naturm; et d'autres mimoireB consignés dans \e% journaux scientifiques,
LENARIÉ {Alexandre)^ îroprîmeiir-Hbraîre, à Liège, a pablié: Tèlémaque à Ithaque, faisant suite aux Aventures de TéUwtëqnt de Fénélon, Liège, 1833,2 vol. in- 12. lies journaux, de ikie^ eu ont rendu compte lors de sa publication.
LEROY (/. A,) y à Liëge , docteur en mëdeoîne , professeur ordinaire à rUniversitë de cette ville , membre de la société de médecine de Lnuvsiîn. H n publié :
Coup'd*œil sur la réplique de M, Capuron à la réponse de M, A, Fan Solingen (bibliothèque médicale, tom. Il, J825).
Avec son confrère , H. le docteur Lanlhier ;
Phlegmon à la marge de fanus (Journal de médecine, tom. 1 , 1830.
MALAISE (Z.), à Liège, docteur en médecine, a publié : Des observations sur Vhomœopathie (Encyclographie des seiencst médicales , l '•» série n** 28).
MARGELLTS (Charles) , né a Lîége , a publie ;
Les Germains, essai épique. Paris, imprimerie de Selligne, 1829 , in-8«.
Aux Belges y septembre 1331. Bruxelles, Remy, brocbore in.8%1831.
DIARLIN (Désiré) , né a Licge , directeur de l athénée royal de Narour, docteur en philosophie et ès-lettres, et docteur en médecine. On lui doit les ouvrages suivans :
l^ La Voix de Inhumanité et Réveil de la liberté en Grèce, poèraesé Bruxelles , 1826.
2» Dissertation latine, couronnée sur cette question : Prourtr par des raisonnemens principalement fondés sur fhistoire^ que fétat le mieux constitué he peut être florissant , s*ii n*est soutenu par la vertu des citoyens et P opinion publique. Liège , 1 ?28.
3** Discours sur V utilité de Vinstruction industrielle. B uy, 1 826.
4® Méthode pour renseignement des langues anciennes. Naniur,
5® Quelques articles insérés dans le Recueil encyclopédique Belge.
6® Aperçus sur l'histoire de la civilisation. Bruxelles, 1834.
7" Examen de la méthode d'enseignement ordinaire. Huy, 1 835.
MODWE (Jean-Georges) , né à Liège , contrôleur du timbre. Il est auteur de benur.oiip de pièces de poésie insérées dans V^intanach deê Muêea, le Chanêonnier deagrâceB^ VÀlmanack beige , et antres recueils littéraires , qu'il se propose de réunir et <le publier.
Il est aussi auteur d'un prologue sur Tinauçuration de la salle de spectacle deLiége, suivi de V Apothéose de Grétry , en vers, imprimé à Liège chez L<itonr en 1820; et de plusieurs articles sur les beaux-arts , insérés dans différents journaux.
Il s*occupe depuis longtemps de la traduction du poème de Siiius Italicu9, sur la seconde guerre punique, dont il a la un fragment à la séance publique de la Société d'Emulation de Liège , le 12 juin 1828 , et qui a été inséré dans le proch-verbal de cette séance.
MOENS {Grégoire), prétr», né à Saint>Trond. II a publié les ouvrnges suivans :
l® Exposition élémentaire delà Religion. Liège, 1833, in- 12. abrégé du même ouvrngc. Liège, 1834, in-24.
2<> Revue du Saint Simonisme , ou réfutation de la doctrine de Saint-Simon. Liège, 1832,2 vol. in-18.
3® La Légitimité , Vordre et le progrès , ou la lettre encyclique de Grégoire XFL Liège, 1832 , in- 12.
4" Considérations sur la révolution belge de 1830. Liéqe, 1836, 2 vol. î.n-lS.
5<* Le Retour des Nassau \ poème. Liège, 1837, in-12.
BIORREN ( Charles- François- Antoine) ^ à Liège, professeur ordinaire de botanique et de physiologie végétale à l'Université de cette ville ; docteur en sciences physiques et mathématiques , en philosophie naturelle et en médecine ; président honoraire de la société d*horticuUure de Liège ; membre honoraire de celle d*Anvers; membre associé de la société royale d'agriculture et de botanique de Gand; correspondant de l'académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, de la société royale d'agriculture et des sciences d'Angers, do la société des sciences naturelles de Strasbourg, de la société géologique de France, de Tlnstitut historique de Paris, de la société provinciale des sciences et arts d^Utrecht, de la société de médecine de Gand, de la société physiophilu de la même ville, de la société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, etc., né à Gand. Auteur des ouvrages suivans :
Orchidis iatifoliœ descriptio nec non anatomia. Gandavi, 1827,
] yul. in-4* , aecêduni tabuiœ VI (ouvrage couronné par KUnî- ▼ersité de Gand)^ — V HoriieuUeur belge ^ journal mensuel avec planches, toin. 1 et 2, années 1833, 1834. Braxellea, in-^*, une partie du !«' vol. avec M. Vanhoutte. — EequÛBeésêprewnen principes éfhorticuUuref par Lindiey , traduit de TaDglaîs , et augmente de notes expîtoatîves ou additionnelles , par €h. Morren, 1 vol. in- 12, Bruxelles, 1835. — Teniamenbiosoogttiim generaUsj 1 vol. in«4^. Bruxelles, 1829. — Essai sur Vinfiuenet de la lumière dans la manifestation des êtres ùrganiâée^ 1 vol in-8°. Paris, 1 835. — Obsertations sur h flore du Japon, par Ch. Morren et Decaîsne, un vol. îa-8**, avec planches. Paris, 183d. — Dt lumbrici terreeiris historiâ naiuraU née non anuiomiA traetatus , 1 vol. {0-4^ accedunt tabuiœ aeriineisœ XXII, Gaiidavi, IS29.
— Descriptio poltfpariorum fossilium in regno belgico reperiomm^ 1 vol. in4**, accedunt tabuks XXII. Groningœ , 1829 (ouvrage couronné par l'Université de Gronîngue). — Revue systétmatiqve des nouvelles découvertes d'ossemens fossiles faites dans le Braheni méridional^ ïn-^^, avec une planche^ 2« édition. Bruxelles, 1831.
— Mémoires pour servir aus éloges biographiques des eatons é> la Belgique^ avec portraits, Gand , 1832 , in-8* (l^"" fiiscicule).
— Mémoire sur les ossemene humains des tourbières' , avec une planche, Gand , 1832. — Mémoire sur les ossemens fossiles d'élephans trouvés en Belgique^ iii-8'', avec 2 planches. Gand , 1834.
— Sur les restes fossiles de dcus Cirrhipèdes, Gand , 1827, ave*: 1 planche. — Sur l'âge relatif des moules intérieurs dea mollusques et d'autres animaus, Amsterdam , 1829, avec une planche, — Remarques sur la fbrmaiion des pseudomorphoses et sur torigias des silex cornés, Amsterdam, 1829. — Lettre sur lès auiwêaux fossiles de la Flandre orientale, Paris, 1832. — Lettre sur Us fossiles de la tourbe de Destelberghe. Bruxelles, 1835. — Mémoire sur la progression des Orchis, Amsterdam, 1829. — Observations sur la fragilaria lineata de Lyngbge. Gand, 1829, a\ec uhq planche. — Mémoire sur les vésicules du tissu cellulaire et sur leur accouchement, Amsterdam, 1830. — Mémoire sur k Crucigénie et le Microsoter, Paris , 1830. — Lettre à Vacadémh royale des sciences de Paris sur Vinfluence des rayons colorés sur la gennination, Paris , 1832. — Notice sur le Lilium Specicsam. Gnnd, 1833, avec planche coloriée. — Mémoire sur cinq aeu' velles espèces de lis, avec planche coloriée, Bruxelles, 1835. — Sur les plantes qui marchent, Bruxelles, 1833. — Sur une monstruosité régulière du pépin de pomme. Bruxelles , 1833. — De Futilité des vers luisons en horticulture. Bruxelles, 1833. — Hiitoiredes expositions horticulturales en Belgique, Bruxelles, 1833.
— Notice historique eut le$ jardiné botaniques de Bruxelles^ Braxelles , 1833. — Notice historique sur le jardin botanique de Gand^ avec une planche. Bruxelles, 1835. — Observation sur la Dionwa mucieapa^ 1834. — • Remarques gur le Doryanthes excelsa. Bruxelles, 1834, avec une planche, — Notice sur les pucerons^ 1834. — Mémoire sur l'émigration du puceron du pAcher^ Aphis persice et sur Panatomie de cette espèce, avec une planche, Bruxelles, 1835. — Notice sur les plantes qui se percent,
^Bruxelles, 18S5. — Remarquée sur la culture de la garance* Bruxelles, 1835. — Sur une racine de garance, Bruxelles, 1835. •»— Recherches physiologiques sur les hjfdrophytes de la Belgique^ histoire d*un genre nouveau de confervées^ nommé Àphanizo^ mène, Bruxelles , 1835 , in-4* , avec une planche, — Recherches physiologiques sur les hydrophytes de la Belgique, observations sur les closteries^ iu-4», avec 3 planches^ 1835. Notice historique sur F*, A, Roueel, botaniste d'Alost, Bruxelles, 1835. — Re^ marques sur la fissure iridienne avec figures, Bruxelles, 1835. — Observations ostéologiques sur f appareil costal des Batraciens, Bruxelles, 1835, avec tine planche, — Notice sur les droits de la Belgique à revendiquer pour M, Minhelers l'honneur de Pin^ vention de l'éclairage au gai, Bruxelles, 1835. — Observations sur la fécondation artificielle chez les Orchidées, Bruxelles, 18îi6, avec une planche, — Sur la récolte du houblon, Bruxelles, 1835.
— Note sur les eaux de la Belgique, Bruxelles, 1835. — Sur le semis du lin , sa culture mise en rapport avec celle de la garance, Bruxelles, 1835. — Réflexions sur le mamage en Belgique, Bruxelles, 1 835. — Mémoire sur le baleinoptère à bec de fabricius, Amsterdam, 1829. — Mémoire sur les vibrions lancellinaires, Gand , 1830, avec planches, — Remarques sur les létodines et les Dehinies, Amsterdam et Paris, 1830 , sivec planches, — Sur remploi de la nèpe cendrée dans la peinture. Bruxelles, 1832. — Effets de P éclipse de soleil du i^ mai 1836 sur la respiration régétale et le sommeil des plantes ; notice envoyée à racadémîe de Bruxelles le X'^^ octobre 1836.
M. Morren a encore donné des analyses et comptes rendus de divers ouvrages, imprimés dans le Bulletin des sciences na turelles de H. le baron de Ferussac; les annales des sciences naturelles, de HM. Audonin, Dumas et Brongniart; le Messager des arts et sciences^ V Encyclopédie belge ^ le Cultivateur^ le Mémorial encyclopédique , etc.
HOULAN [Charles) , avocat â Liège. Il a publié : Fragment d'une histoire du pays de Liège,
Histoire d'un évoque de Liège ei des premiers bourgmestrei élus par te peuple de cette xnlle. Liège ^ 1833 , ii»-8*.
OMALIUS D*HALLOY {Jean-Baptiste- Julien, baron dT), mit Liège en 1783, savant distingué, membre de l'académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. Il fut d'abord soq$intendant de l'arrondissement de Dinant en 1814 ; l'année sui< vante le roi Guillaume le nomma gouverneur de la province de Namur, fonctions qu'il exerça jusqu'en 1830, avec tant de lèle et de discernement qu'il y acquit la réputation d'un parfait administrateur. Un goût décidé pour les sciences naturelles les lui fit cultiver dès sa jeunesse avec un grand succès ; plus tard, il s'appliqua aux sciences politiques sans abandonner cependant les autres auxquelles il consacre encore son existence. On lui doit :
I® Plusieurs mémoires de géologie , de minéralogie et de zoologie, insérés dans le Journal des mines, \e Journal de physique ^ et dans les Annales des mines, qu'il a é<*rit de 1806 à 1813. L'un de ces mémoires qui avait pour objet la description géologique des pays situés entre le Rhin et le Pas-de-Calais, a paru sous le titre suivant : Essai de géologie du Nord de la France, Paris, 1809. Un autre de ces mémoires était accompagné d'une carte géognostique des contrées qui formaient alurs l'empire français.
2** Code administratif de la province de Namur. Namnr, 1827.
3* Mémoires pour servir à la description géologique des Pays- Bas, de la France ei de quelques contrées voisines. Namur, 1826. C'est une collection des mémoires que l'auteur avait précédemment publiés.
4° Élémens de géologie. Paris, 1831 (2" édition , 1835).
6" Introduction à la géologie, contenant des notions d'astronomie, de météorologie et de minéralogie. Paris , 1 833>.
6*^ Classification des connaissances humaines ^ insérée dait» les Mémoires de l'académie de Bruxlles.
Ou doit encore à M. d*Omalius divers mémoires, notes, rapports sur diverses questions de géologie, de minéralogie, de Koologie , etc. , qui ont été insérés dans le Journal des mines . le Journal de physique , les Annales des mines , le Bulleiin de la société géologique de France , les Mémoires de Vacadémie de Bruxelles et autres recueils.
PEURETTE (l'abbé L. S. M.), fimdateur du jonr«al Le Siècle, devenu depuis f Union, né à Liège. 11 a édité :
Un Abrège de la théologie morale de Liguori^ ainsi que la première réimpression des articles dn jfHirnnl rArenir.
Il so propose de publier des réflexions sur Vltalie , où il est resté pendant deux ans et demi , sur la Belgique^ etc.
POLAIN (M, L,) , né à Liège en 1808 . conservateur des archives de la province, secrétaire de Tadministration provisoire de U. ville de Liège , lors de la révolution de 1830, membre de plusieurs académies , et Tun des fondateurs de la Revue Belge. Il a publié :
1* De la Souveraineté indivise des évêques de Liège et des États-Généraux sur Maestricht. Liège, 1831 ,in-8"de4l pages.
2» Notice sur Arnold de Wàchtendonck , 1 835 , in-8*».
3* Recherches sur la vie et tes ouvrages de Jean Des Prez, dit d'Outremeuse , chroniqueur liégeois du XIV» siècle. !•' mémoire. Gand , 1834, in-8^
M. Polain a donné dernièrement (Liège, 1839, rn-18) une nouvelle édition de ces Recherches, considérablement augmentée; cette éditioo , dédiée a la société des Bibliophiles belges, dont M. Polain est Tun des membres^ n*a été tirée qu*à 60 exempl. tous sur papier de couleur.
4^ Notice sur Guillaume delHeeflP, dit de Champion (historien liégeois). Gand, 1835, îii-8**.
5* Notice sur Dom Maur d*Ântine, premier auteur de l'Art de vérifier les dates, 1835, in-8®.
6*» La Mal Saint-Martin , ou le peuple et les Nobles , scène de la lutte communale au pays de Liège (1312). Liège , 1835 , in-8«.
7" La Mutinerie des Rivageois, épisode du règne d'Erardde la Marck (1631). Liège, 1835 , in.8».
8® La Mal Saint -Jacques ou les Chiroux et les Grignoux (1646). Liège, 1835, in-8».
9" Le banquet de fVarfusée , ou le meurtre de Sébastien La Ruelle, 1637. Liège, 1836, in-8". Ce travail tiré à un nombre considérable d'exemplaires, obtint beaucoup de succès , et fut épuisé en moins de quinze jours.
10^ La Mal Saint-Gilles , ou la capitulation de 1649. Liège , 1836, in.8*>.
1 1» Esquisses biographiques de V ancien pays de Liège, Adelbold, XI« siècle; Amelgard, XV« siècle. Gand , 1836, in-8«.
12» Jean sans Pitié ou la bataille d'athée, 1408. Liège, 1836, in-8-.
13* Liège et Bourgogne, ou les six cents Franchimontois, Liège, 1836,in.8«.
14° Les derniers Grignous ou le règlement de 1684. liège, 1836,in-8°.
15° Esquisses historiques sur Vaneienpaye de Liège* Bruxelles, 1837, in-18 de 265 pages.
16° Le jour des Rois ou la conspiration de Waihieu d'Àthin, 1433. Liège, 1838, in-8°.
17° Notice sur Lambert Darehis , fondateur de rhoipiœ liégeois ii Rome. Liçge , 1 838, in-8o.
18° Guy de Kanne.ou le Vendredi de Pâquee de Vmn i486. Braxene8,1838, in-12.
19« Assassinat de Charlee^le-Bon ^ comte de Flandre; scène du XII« siècle. Liège , 1838 , in-8°.
20° Massacre des Magistrats de Louvain^ 1379. Liège, 1838, in-8^ Publié sous le pseudonyme de Léoh Yan Dkb Vutui.
21» Za Warde de Steppes, ou le triomphe de St. Lambert, 1212-1213. Liège, 1839, in-8°.
Ce travail est dédié â M. Augustin Thierry.
22» Notice sur Godefroidde Bouillon. Bruxelles, 1838, in-I2, 2* édition. Liège, 1838, in-8°.
23° Les seize chambres de la cité de Liège; kfur histoire. Ce qu'elles devinrent à t époque de la révolution liégeoiee , en 1790. Liège (1837), in.l2.
24° Esquisses biographiques de Vandenpags de Liège. Denit CoppéCn écrivain tragique, XVlb siècle. — Fou/Zcm , historien, XV1I° siècle. — Brixhe, XV1II« siècle. Gand, 1837, in-8*, %^ édition. Liège, 1837, in-8°.
25° Joyeuse Entrée de Ferdinand de Bavière à Liège, 16U. Liège, 1839,in-8°.
La plupart de ces ouvrages n*ont été tirés qu'a on fort petit nombre d'exemplaires (25 ou 50) et n*ont pas été mis dans le commerce.
M. Polain publie en ce moment une collection de ckroniqwet liégeoises inédites, dont 1e< 1^' volume renfermant la ckromqus de Guillaume de Meeff, XVl» siècle, a paru en décembre 1836. En outre, il a fourni un grand nombre d'articles à la Reret Belge y au Messager des sciences et des arts de la Belgique, su Journal de V Institut historique de France^ à la Revue de Brusdkt^ aux Archives du Nord de la France et du Midi de la Belgique , et au Supplément à la Biographie universelle des frères Midbaud, à Paris.
PRUME (HubertFrançois) j violoniste remarquable, né s Stavelot, es 1816. Dès Tâge le plus tendre, soo père* qui était
musicien , trouvant clans son fils de grandes dispositions pour le violon, les cultiva avec soin. M. Fisbach-Malacord , de Sta*> velot , le prit sous sa protection et Tenvoya, durant une année, à Malmédy , pour y prendre des leçons musicales.
£n 1827 , lors de réroction du Conservatoire de musique à Liège, M. Fisbach s'empressa d*y conduire le jeune artiste. Admis au Conservatoire , M. Wanson , professeur de violon a cet ëlablissement , lui donna ses soins.
M. le docteur Ansiaux , si connu par son talent et son amour pour le« arts, obtint d'être son protecteur : avec l'agrément de M. Fisbach, il prit ches lui M. Prume et le traita à l'égal de set propres enfans.
Durant plusieurs années, ce jeune artiste se fit entendre dans les concerts à Liège; et composa, à l'âge de douze ans, un rondeau paêioral pour le violon , qu'il exécuta à un des concerts du Conservatoire où il devait recevoir le premier prix de son instrument.
£n 1850, M. Daossoigne, directeur du Conservatoire de musique à Liège, emmena avec lui M. Prume à Paris, et le présenta aux illustrations musicales de cette capitale qui l'accueillirent avec enthousiasme. Il entra l'année suivante au Conservatoire de Paris , où il reçut pendant deux années les leçons du célèbre professeur Ilabeneok.
Nommé, en 1833, professeur de violon au Conservatoire de Liège, il vint y remplir les fonctions auxquelles il était appelle. Depuis, cet artiste emploie ses vacances â faire des excursions dans les pays étrangers où il y est toujours écouté avec enthousiasme.
H. Prume est un artiste brillant : il est peu de violoniste aussi remarquable sous le rapport du mécanisme; et depuis, Paganini, peut-être , il n'est point de virtuose qui se joue avec plus d'audace et de bonheur des diverses sortes d'arpéohes , des doubles sons harmoniques et des traits vulgairement nommés casie-cau, qui ne satisferont jamais à eux seuls les gens éclairés sur les vraies beautés de l'art, miiîs doivent inspirer on juste étonnement aux vrais appréciateurs de la difficulté de jouer du violon. A cette faculté, M. Prume joint une grande puissance de son , et le mérite si rare de bien chanter sur êon inêtrument. Nul doute qu'il ne se place bientôt au rang des plus grands violonistes de notre époque, si toutefois, il n'y est pas déjà.
Ce jeune homme a déjà composé, pour son instrument, un grand nombre de morceaux qu'il se refuse à &ire graver, vou-
lant les conserver pour ses voyages. Au dire des plus habiles violonistes, sa musique est d'une telle difficulté qu'il est trèi' probable que lui seul pourra l'exécuter.
RAIK£M (Ank'Fr.'Jos.) j né à Lioge, docteur en loédeeine, ancien médecin de la princesse Pauline Borghèse, professeor ordinaire a la faculté de médecine de lUniversilé de Li^e. Il a publié :
Plusieurs ouvrages estimes sur Fart médical, enlr'aatres, une Monographie êur farin cultivé; et des Mémoireg âur la pnewmonie chronique , sur les maladieâ du coeur conêécuiiveê à eeiki des poumons.
RENARDY, peintre dTiistoire, né à Liège. Il a fait plusieurs bons tableaux, entr'aulres, une excellente copie du pape Pie Fit de Dayid.
ROUVEROY {Frédéric) , naquit à Liège le 19 novembre 1771. 11 fit ses études au collège de Liège jusqu'au 18 août 1789, jour où éclata la révolution liégeoise, un mois après la prise de la Bastille. H avait alors dix-huit ans. C'était le moment de choisir la carrière dans laquelle il voulait entrer. Son père, greffier du magistrat, le destinait à la profession d'avocat, et il fit travailler auprès de lui son unique enfant. Mais on secret penchant rentminait vers la yioésie. La poésie avait plus d'attraits pour lui que Taridité des lois ; et , afin d'échapper a une étude pour laquelle il ne se sentait aucune vocation , il crut qu*ît lui conviendrait mieux de devenir médecin. Il était sur le point de quitter son pays natal pour aller étudier dans les éci»lfs étrangères, lorsque ra|>proche d'une armée française , sous le régime de la terreur, détermina ses parensà passer Outre-Rhin. Ils partirent avec leur fils le 21 juillet 1794; peu de jours avant la chute de Robespierre.
Ces évèneniens décidèrent de l'avenir de Frédéric Roaverov. Durant IVxil volontaire auquel il s'était soumis, il put donner un libre cours à s(m goût pour les vers. Il composa une partie des fables qu'il a publiées longtemps après et qui ont été honorées des suffrages du public. Son père ne prévoyait p.ns la ptaee honorable que son fils occuperait un jour dans le monde littéraire, car il le railhiit de ses essais. 11 dut imaginer un moyen de lui carhcr en quelque sorte ses rêveries; et, cemoyen, di^ ficile d'abord à employer, lui donna ensuite une grande fiiciliie pour la versificatiou. La nuit il composait une , deux ou iruit
fables, qu'il écrivait le leddemaîn lursqu'il était un instant seul.
Déjà il pressentait, dans ses travaux déjeune homme, le but vers lequel tendraient tous les efforts du reste de sa vie. 11 pré* rhait la morale au peuple, a sa manière; il Tamugait en Tinstniisant. C'est d'instruire le peuple, en effet, que nous le verrons plus tard constamment occupa. Il sentit de bonne heure qu'il avait des devoirs à remplir envers ses senibhibles, et le zèle non plus que le talent ne lui manqncrrnl pus pour V^s accomplir. Il ne voulait pas seulement indiquer le bien qui pouvait être fait, il essaya de le réaliser.
Ainsi lorsqu'il quitta l'Allemagne , en mai 1795, après la mort de son père , il se rendit avec sa mère , dans la commune de Horion-Hoïémont , où il demeura une douzaine d'années. Il se chargea pendant sept à huit ans de l'ndminiîitration de cette commune, en même temps qu'il administra encore deux autres communes voisines. 11 y propagea la vaccine, et il fit tout ce qui ëliiii en son pouvoir pour y organiser nne bonne instruction primaire. Bientôt en 1808, contre son attente et contre sa volonté, il fut nommé adjoint au maire de Liège. 11 accepta néanmoins et vint habiter cette ville, en disant adieu à sa vie tranquille , en s'éloignant avec regret de la solitude des champs qui lui avait laissé le loisir de composer le reste des fables qu'il publia en 1822, et quelques autres essais de poésies qui ne verront point le jour.
Après 1814, il fut porté par le conseil municipal au nombre des trois candidats pour la place de bourgmestre en remplace* ment de monsieur Lesoinne, déuédë; et il devint l'un des premiers magistrats de la commune. Lors de Torganisation des régenres , il fut nommé cohevin , et il continua à être chargé des fonctions d'offîfier de l'état civil , qu'il a remplies pendant 21 ans. Oe J809 à 1830, il fit successivement partie de dilFérens collèges; il fut membre des états, curateur de l'Université, et il fut l'un de ceux à qui Ton conBn le soin de réorganiser Tinstruction primaire et moyenne d.nis la province de Liège. C'est alors que l'occasion s'offrit a lui mieux que jamais d'accomplir sa noble târhe ; il se mit à l'œuvre au milieu des préoccupations de ses graves et nombreuses fonctions, et il eni- ]»loya ses veilles à composer les ouvrages qui lui ont acquis l'estime de ses concitoyens. Il fit mipniut^r ses fables ; il écrivit un Manuel des plantations, V Emploi du temps, Monsieur Falmoreou le maire de village, V Essai de physique et le petit Bossu; ce dernier ouvrage dirigé contre les préjugés populaires. Le style clair , vif, saisissant de récrivain, mit à la portée de tontes les
intelligences y des connaissances, des choses utiles, des vérîlrf qu'il était bon de propager. Le succès fut plus grand nièiiiequ*un ne l'avait espéré , car , en peu d'années , plusieurs de ses ouvrages sont parvenus à leur d* édition (1836}.
Les serviceii que H. Frédéric de Rouveroy retidil «iasi , loi valurent en 1828 l'honneur d'être nommé chevalier de Tordre du Lion-Belgique ; et , cet honneur, il ne Fêtait pas plot solli* cité qn'il n'avait sollicité en aucun temps les charges aitxqnellei il fut appelé.
La révolution de 1 830 vint clore sa vie publique où il ne cessa de montrer le plus complet désintéressement , car ce ne sont certes pas des emplois lucratifs qu'il a occupés, et il n*a jamab tiré aucun profit des ouvrages qu'il a publiés. Le peuple monun qu'il avilit bonne mémoire des services rendus par cet homrae honoruM^t et en 1830 , l'asMemblée des électeurs le choisit encore pour échevin de la ville. Mais son âge , les époques difficiles qu'il avait traversées, les diverses fonctions admioistratiTes qu'il avait remplies , Tempéchèrent d'accepter le mandat que l'on voulait lui confier. 11 rentra dans la vie privée. Hais il fallitit employer cette grande activité dont il fit toujours preuve, et il sutj même dans son éloignement des affaires , la rendre utile aux plaisirs deaes concitoyens. Il fit réédifier entièrement la êaiie tUê spectacle$ où se douuèrent des représentations théâtrales jusqu'au moment où fut ouvert le nouveau théâtre construit vers 1819 ; et maintenant la ville de Liège jouit d'un lieo de plaisirs de plus.
Tel a été , tel est M. Frédéric do Rouveroy , moins désireui d'acquérir de la renommée que d'être utile à ses concitoyens « il employn les belles facultés dont il fut doué, son instruction, ses talens a augmenter le bonheur de son pays. Voici la liste de ses productions :
l» Abrégé des principes de la plantation de$ arbres fruùien , champêtres et d'alignement, Liège , Latour, un vol. in -12.
2« Fables nouvelles. Liège 1822, 2 vol. in- 12, et id. un vol. in-8° de 400 pages : ouvrages publiés pour les écoles. Cesfiblés, dont le mérite a été apprécié, dans le temps, en France comme dans les Pays-Bas, ont acquis à leur auteur un raog distingué parmi les fabulistes. Nous regrettons de n'en pouvoir donner l'analyse des principales. Consultez La Causeuse, journal publié à Paris, N<* du 24 août 1822. Le Journal de le Belgique, JN" du 14 novembre 1 824. Almunach belge ^ untiée 1826.
3* Emploi du temps , ou moyen facile de doubler la vie en devenant meilleur et [»lus heureux. Liège, 1821^, 2 vol. in<*l8,
avec iig. id. 2" édit. 1828 , 1 vol. 3« ëdit. 1834. Ce petit ouvrage ferait à lui seul la réputation d*nn auteur. Tous les journaux et les revues en ont fait un éloge unanime. Cotisultex Revue ency» elopédique , tome 29''y mars 1826. Journal de Belgique^ N» du 15 septembre 182.5. Le Courrier de la Meuse ^ N<> du 9 octobre 1825. Journal de Bruxelles, N» du 7 novembre 1825. Mathieu Laenshergh^ N*" du 8 octobre 1825.
4» Fables choisies j à l'usage des écoles primaires , in-18; la 6* édition a paru en 1832.
!S** Fables anoienneà ei nouvelles* Seule édition complète. Liège 1839, 2 vol. in.|2.
6** M. yalmorcyou le maire de village, 1827, in-8<>> ëdit. épuisée.
1^ Essai de physique élémentaire , etc. , dont la 5« édition a paru en 1835. M. Quetelet^ tout on relevant quelques erreurs contenues dans cet ouvrage, en a fait Téloge: (Voir Correspondance mathématique , tome IV% 3<^ liv» p. 199).
S** Le petit Bossu, ou les voyages démon onele, ouvrage dirigé contre les croyances superstitieuses , les préjugés et les erreurs populaires ; avec cette épigraphe : La crédulité des sois est le pa^ trimoine des fripons, Liège, 1827. (5« édition , 1835). Cet ouvrage a été traduit en hollandais et en allemand.
9^ Une quantité d'articles insérés dans les jourttauj? de Liège: des fables dan» les Annales poétiques de Bruxelles^ des discours prononcés dans diverses circoDstauces.
SAUVAGE {de) , à Bruxelles , président de la chambre criminelle à la Cour de cassation ; ministre de la justice en 1831 ; chevalier de TOrdrede Léopold; décoré de la croix de fer. Il a publié , en collaboration avec M. Lebeau :
Recueil politique et administratif pour la province de Liège» Liège, 1819, iu-12, Lebeau-Ouwerx.
Un grand nombre d'articles dans di versyoumaujr de Liège.
SAUVEUR {B.)n à Liège, docteur en médecine, professeur de pathologie interne, nosographie et thérapeutique à la faculté de médecine de TUniversité de cette ville; membre de la société des sciences , des arts et des lettres du Uainaut. Il a publié dans la
Correspondance mathématique et physique de M. Quetelet , tom. 3, un Catalogue des principaux météores observés à Liège.
SAUVEUR [D.)y né à Liège, docteur en médecine a Bruxellesi membre de rÀcadémie royale des sciences et belles-lettres de
cette ville ; de la coraroission administratiTe du Muaëe; cbef de bureau au ministère de Tintprieur. Auteur d'un loémoire contenant des Recherches iur les végétaux fossileg des terrains kùnH» lers de la Belgique , présenté à TAcadémie royale des sdencn et belles-lettres de Bruxelles ; et de nombreux rapports aor des mémoires présentés a cette Académie.
SIMONIS (Eugène) , a Liège , statuaire , né a VervierB. Ses principaux ouvrages sont :
1" Une Statue de Bacchus , caressant un jeune tigre.
2^ Un Adolescent pressant contre son sein un lapin pour le garantir det poursuites d'une levrette.
3° Groupes en marbre.
40 j;iéro8 combattant pour la patrie. Statue en plâtre.
TAHAM, né à Spa , peintre d'histoire à Paris.
Le plus grand nombre de ses tableaux se trouvent à Paris, i Bayonne , ou à Bordeaux.
Un de ses chefs-d'œuvre, le Martyre de St. Lawtbert , orne l'église de St.-Paul a Liège.
TANDEL (Emile) , à Liège, professeur à l'Université de cette ville, docteur en droit ; né à Luxembourg. Il a publié :
1<» Théorie de la statistique , traduite de Vallemand de Mous et du latin ^ avec additions, Louvain, 1834.
2<* Grammaire allemande ^ V* partie, 2« édition, in -8^. Louvain , 1835.
3** Grammaire allemande , 2*> partie, in-4''. Louvain, 1833.
II a en outre fait insérer plusieurs articles dans le Messager des sciences de Gand , et dans la Correspondance mathématifus de M. Quetelet.
TASKIN (Henri- Joseph), né à Versailles le 24 août 1779, petit-neveu du célèbre facteur de pianos , Pascal Taskin, né à Theux et mort à Paris en 1795.
Il se livra exclusivement à la musique ; ses dispositions précoces furent développées par sa mère (fille du fameux facteur de pianos Blanchet, dont Pascal Taskin fut l'élève) avec un tel Bucpès, qu'à lage de neuf ans il se fit entendre en public. Il étudia la composition; et, parmi ses œuvres , on compte tnm opéras inédits, dont un sérieux et deux comiques. Les poèmes n'ayant pas été reçus, la musique n'a été entendue que dans des réunions particulières , où elle fut appréciée et applaudie.
11 est membre de plusieurs sociétés savantes. Il s'occupe à rassembler les matériaux d'un ouvrage sur l'état de la musique en France depuis le 11** siècle jusqu'à nos jours.
II professe la musique et le piaoo a Paris , où il demeure rue Bourbon-Villeneuve, n* 39.
TOMBAY {Mathieu de)j à Liège , au pont du Quai d'Avroy, sculpteur né en cette ville. Ses principaux ouvrages sont :
1* Une grande décoration en bois ornée d'arabesques et de bas-reliefs, dans une des salles du château de M. le comte d'Ansembourg , sénateur, 1789.
2** Deux statues colossales, le Commerce et V Agriculture ^ en pierre de sable, dans un fronton , place d'armes à Maestricht,1809.
3® Buste colossal de Napoléon ^ en zinc, au Musée à Paris ,
4° MauBolèe en marbre^ de feu Had. Hardy, placé dans la chapelle à Riison , 18 1 7.
5** Le Baptême de notre Seigneur, grand groupe dans l'église primaire, à Hervé, 1828,
6® Une pierre sépulchrale en marbre noir , de feu M. Servais Grisard et de ses trois filles , placée au cimetière de Chènée près de Liège, 1832.
7<> Autel romain orné de statues et d'ornemens ^ placé dans la chapelle épiscopale de Liège, 1832.
8** Deux statues colossales, en pierre, F'énus Marine, VAbon» dance^ dans un fronton à Aix-la-Chapelle, 1833.
9** Le buste du général lord Crewe, 1835.
UBAGHS {Gérard -Casimir) , prêtre du diocèse de Liège, ancien professeur de philosophie au séminaire épiscopal de cette ville ; actuellement professeur ordinaire de philosophie à rUniversité catholique à Louvain , doyen de la faculté de philosophie et lettres, membre suppléant du jury d'examen. On lui doit les ouvrages suivans :
1 o Compendiaria introductio in philosophiam universam , l^* édition. Louvain , 1835 , 2' édition , ibid, in-S"".
2** Logicœ seu philosophiw rationalis elementa , l'* édition , ib. in- 1 2, 2« édition, 1836, in-So.
3" Ontologiœ sive mstaphysicœ generalis spécimen, ibid 1835, in-12.
4** Précis de logique élémentaire y ib. 1836, in-8». L'auteur s'occupe de la publication d'une anthropologie et d'une nou« velle édiion de son ontologie.
YANDEnnEYDEII {JeBn-Bapiiite) , à Liège, profeatenr-émêrite a la faculté des sciences de TUniversité de celte ville.
Il a fait insérer un long mémoire sur rélectro-niagnétisaie dans le Journal de physique , publié par Ducrotaf de Blainville, année 1822, cahier de mai et juin.
YANDER MEER {Henri'Joseph) , né à Liège, docteur en médecine, attaché au service de l'hôpital militaire de cette ville , et décoré de la croix de fer, a publié : Recherches sur ies causes, V Histoire et le traitement de fophthalmie militaire , auxquels il a joint les Considéra/ions anatomico^hysiologiques sur Feni de M. Fohmaun, professeur à FUniversité. Liège, Dessain, 1835,in-8«.
M. Vander Meer établit une théorie nouvelle sur Tctiologie de rophthalmie, basée sur la lésion du système nerveus ganglionnaire, résultante de la compression du cou et de la tête inhérente au mode d'habillement adopté dans l'armée. Il indique aussi , comme cause d'ophthalraie , l'âge peu avancé (18 ans) auquel on appelle en Belgique, les miliciens sous les drapeaux.
L'auteur fait preuve de science et d'érudition dans cet écrit , par les nombreuses et utiles recherches auxquelles il s^est livré, remontant aux plus anciens auteurs qui ont traité de celle maladie et s'appuyant même sur les modernes , pour prouver que son apparition date d'un temps immémorial , et qu'on peut la prévenir (voir le Messager des sciences et des arts de la Belgique^ 3* livraison, 1835; et le Journal de la Province de Liige^ n* du 20 juillet; t Emancipation, même année, n* du 18 novembre, fait mention des remercimens que M. le baron Evaiii , alors ministre de la guerre , adressa à l'auteur.
VAN HULST (Fèlix^ Alexandre) , a Liège, avocat a la cour su* périeure de justice de cette ville. Il a publié :
1" Notice sur Servan , imprimée en tète de l'édition des OEuvres choisies de cet orateur.
M. Van Hiiist est un des fondateurs du Mathieu Laensbergk , devenu depuis le Politique, journal dans lequel il a donné, de 1824 à 1830, un grand nombre d'articles sur les publications littéraires de l'époque, sur la politique générale, l'économie politique, et particulièrement sur les projets de code pénal, d'instruction criminelle et d'organisation judiciaire.
Il a publié aussi divers mémoires juridiques , entr*autres la consultation du barreau de Liège en faveur de M. Ducpétiaux,
qu'il a rédigés avec H. Doreye , avocat-général à la coar de Liège ; et le mémoire sor lequel le tribunal de Liège a donné gain de cause aux journalistes contre le gouvernement hollandais, relativement|à l'élévation du droit de timbre.
Il a coopéré aux publications de la société pour l'encouragement de l'instruction élémentaire, a la rédaction de la Bévue Belge. 11 a fait insérer dans ce dernier recueil périodique des noticee et des analyses d'ouvrages , entr*aotres , V Analyse des premiers volumes du Béperioire de droit administratifs de Mm. De Brouqkère et Tielemans, et les notices étendues sur le général Jardon et l'ex-ministre de la justice Lambrechts, etc.
VAN MAlRCKë {S») y à Liège ^ paysagiste ^ ué a Bruxelles en 1797. Ses principaux tableaux sont :
]^ Deux vues de la forêt de Compiègne, exposées a Paris en 1827.
2" Une vue prise dans la vallée du bourg d'Oisan (Hautes jdlpes) , exposée à Bruxelles en 1833.
3<» Un Moulin, près de Clermont en Auvergne,
4^ Un site des Alpes, soleil couchant, et une étude de ckau^ mière, à Anvers en 1834.
5^ Un effet de soleil couchant^ faisant partie de Texposition de Gand en 1835 ; ainsi qu'un Souvenir des environs de Hay,
Il a exposé en 1836 à Bruxelles : Vue prise à Jupilleprès de Liège, et deux paysages,
VIEILLEVOYE (/. B.de), à Liège, où il est directeur de l'Académie de peinture, né à Verviers. Outre un grand nombre de portraits , il a peint :
1® Philopémen^ général des Achéens, au moment de prendre le poison qui doit le tuer.
2^ Mort de Timophane, tyran de Corinthe. Bruxelles, 1824.
3® Caln assassin de\son frère , rentrant dans sa cabane, Gand,
4<> Salmacis et Hermaphrodite,
5** Scène d'inondation,
6^ Une Madelaine repentante, Bruxelles, 1830.
YISSCHERS {Auguste), à Liège, avocat, on lui doit t 1^ Statistique administratif de la province de Liège, dressée sur des documens officiels (recueils de documens statistiques publiés en 1833 par l'établissement géographique de Bruxelles).
2<> Tableau du mouvement de la population de la ville de Liège, depuis 1602 jusqu'à 1831 (mêmes recueils).
3<» Mémoire Iq a la section des sciences morales , philosophiques et législatÎTes, sur In question : quelles doivent éire iet bases cTune bonne législation sur le duel^ inséré daiisja Revue Belge ^ 'l* année, septembre 1836.
Quelques ariioles sur la répression du dael , dans la Revue Belge ^ tom. 2,
WANSON {François- Antoine-Alphonse), à Liëge, coropositeor de musique, né à Liège le 1 1 octobre 1809. 11 a publié :
\^ Le Garde de nuit, opéra comique en 3 actes, paroles de MM. Meiesville et Masson.
2° Une Quintette pour 2 violons, 2 altos et vioUmcell^.
3" Huit quatuors pour 2 violons, alto et violoncelle.
4^' Fantaisie pour violon et piano*
5» Fantaisie pour flûte et piano.
"WELLEKENS {Charles) , a Liège, l'on des inspectenrs des machines à vapour dans le voisinage de cette ville; ingénieur des mines et chef de service dans le 5« district. Auteur d*un Mémoire sur le 7^ district des mines, inséré dans le Dictionnaire géographique de la prorince de Liège, publié par H. Ph. Yan> derniaelen en 18t*^() ; et d'un état des machines à vapeur, en activité dans la partie de rarrondissement judiciaire de Liège, située à la rive gauche de la Meuse, inséré dans le Recueil de documens statistiques, publié en 1833 par rétablissement géogra]ihique de Bruxelles.
Tableaux statistiques des mines de houille de la province de Liège pour 1828 dans le même recueil.
WEUSTENRAAD (Théodore), à Liège, auditeur-militaire pour la province , décoré de la croix de fer, secrétaire-général de Tassocintion nationale pour rencouragenient et le développement de la littérature en Belgique ; Tun des principaux rédacteurs de la Revue Belge, Il a publié :
La Ruelle, ou le banquet de I^Varfusée, drame en 5 actes, représenté à Liège en 1835.
On lui doit en outre un grand nombre de poésies et à^awticUs insérés dans divers recueils littéraires ^ notamment dans la Revue Belge,
WODON (/;.), à Liège. On a de loi une Ode intitulée Jnies Janin et Nina Lassave dans la Revue Belge , tom. 111, livre 4*.
WOLF (/. L.y, à Spa, marchand de minéraax. Il a pnblîé : Béêumé de thistoite des eaux minérale» de Spa. Bruxel tes , î n- 1 8. Itinéraire dee environs de Spa* Liège, 1816, in- 12.
WURTH {J.F, Xavier), professeur a Liége^ né a Luxembourg. 11 a publié :
1* Leçons hollandaites de littérature et de morale. Liège.
2° Lettre respectueuse d'un catholique sincère à Mgr. Van £ommel, à rciccasion d'un sermon sur les avantages de l'obéissance et sur Tabus du pouvoir, prononcé le 20 janvier 1833; suivie d'un canevas d*un Cours vraiment populaire d'histoire universelle, Liège , 1833 , 90 pages in- 12.
3" Histoire abrégée des Liégeois et de la civilisation dans le pays des Ehurons et des Tongrôis ^ suivi d'un petit guide de l'étranger à Liège , et d*un tableau sommaire des élémens de mo^ ralitéy de puissance intellectuelle et de bien-être que possède la cité de Liège à Tépoque actuelle. Liège, Collardin, 1833, 338 page8iu-18.
Nous avons cru que nos compatriotes parcourraient peutêtre avec intérêt la liste de tous les natifs de l'ancien pays de Liège , et du comté de Looz , couronnés à Lonvain. Nous avons consulté pour ce travail la Continuation du Recueil héraldique ( de J.-G. Loyens) , par le Procureur-général Ophoven, Liège, 1783 , in-folio , et surtout le Catalogus omnium primorum Universitatis hcaniensis , Mechliniae , 1824 , in-12 , qui nous a aidé à rectifier plusieurs erreurs et à réparer des omissions du Recueil héraldique. Voici cette nomenclature , dont les Liégeois peuvent s'enorgueillir pour les détails biographiques, nous renvoyons au Catalogus.
Noms des Premiers,
ANIftBS. nu.
1429. Jean de Wydoe , de Herck. (Il n'y eut pas cette annéelà de concours général, chaque collège proclama ses pre^ niiers. De Wydoe fut du nombre. )
1497. Gilles Ranssi , ou Raussi , de Liège.
1521. François Titelmans, de Hasselt. (Y. sur cet écrivain, Mirœus , Elogia belgica , Antuerpiae, 1609 , in-4<' , p. 62, Foppens^ Bibliotheca belgica , Bruxellis , 1739 , in-4», I , 314, et Paquot, Mémoires, édition in.l2 , t. XI, p. 239}.
1531. Pierre Titelmans, de Hasselt, frère du précédent. (Y. FoppenSy ibidem, p. 315).
1538. Lambert de Castro, ou DuchAteaa , de Lîëge.
1539. Denis S'Groots, de SuTrond. (V. Cataioffus , p. 28 ) 1567. François Oranas , de Liège. ( V. Caiaiogus , p. 35. Il
ne faut pas le conFundre avec deux autres savans liégeois du même nom , Jean et Nicolas Oranus , dont Fop> pens fait mention , t. II., p. 706 et 917).
1578. Gisbert Oanielis , ou Mnssis , de Tongres. ( Y. Cataiogus^ p. 37. Le Recueil héraldique le nomme Hubert Moffis j.
1593. Jean Huberti , de Hasselt.
3594. Louis Walteri , de Liège.
1597. Jean a Fraxinis, (sans doute Defresne), de Liège. (T. Catalogui , p. 43 ).
1601. Laurent Briet , de Liège.
1608. André Mantels, de Tongres.
1615. Barthelemi Boisée, de Borlez , aujoardlioi district de Huy.
1619. André Mennekens , de Solder, entre Hasselt et Beeringen. ( V. Catalogue . p. 49).
1628. Henri Mohius , ou Moha, de Liège.
1630. Henri Werpœus, ou Werpin, de Huy. (V. Caiologus^ p. 50).
1638. Simon Servaes, de Beeringen. (V. Catalogue^ p. ^2).
1642. Adrien-Conrard Prévôt, de Spa. (V. Catalogue, p. 53).
1654. Arnold Eyben , de Hnsseh. ( V. Catalogue , p. 56).
1655. Thëodard Cochez, de Thuin. (V. Catalogue , p. 56.). 1659. Louis de Frémalle, d*Esneux , aujourd'hui district de
Liège. (V. Catalogue, p. 56).
1662. Henri Hichiels , d'Achel , près de Beeringen. (Y. Catw logue , p. 57).
1664. Guillaume Pelsers , de Beeringen. (V. Catalogue^ p. 58).
1673. Jean Bertrand, de Châtelet. (Y. Catalogue, p. 61).
1688. Augustin Hendrickx ^ de Rhety eu Campine. (Y. Catalogue , p. 65 ).
1691. Sébastien van de Cruys, de Peer. (Y. Catalogne, p. 66 J.
1716. Jean-Gérard de Preit , de Huy. (Y. Catalogue, p. 75).
1733. Jean Delloye , de Huy. (Y. Catalogue , p. 78 ).
1737. Jean Hcmelaerts, de Heusden , près de Beeringen. (T. Catalogue , p. 78).
1738. Jean-Baptiste van Namen , de Niel , près de St-Trond. (Y. Catalogue, p. 79).
1747. Gilles Goossens , d'AeIst , près de St-Trond. (Y. Catah-
gue , p. 80).
1750. Jean Lauvaux , de YVancenne. ( Y. Catalogue , p. 81 ].
1 757. Pierre-Adrien Leblanc , de Lixhe , près de Visé. (Y. Ca*
talogus , p. 83).
1763. Joseph Forgear , de Liège , aujourd'hui vicaire-gënéral
du diocèse de Malines. (V. Catalogue j p. 84).
1768. George-Jacques-Joseph Mayeuce, de Liège. (V. Cata^ logus y p. 85).
1769. Gaspard-Joseph Gilot , de Haneffe , aujourd'hui district de Waremroe. (V. Catalogué , p. 86).
mi. François-Noël Defrance, de Liège. (V. Catalogua^ p. 87). 1783. Jean-Hubert Vincent, de Liège, aujourd'hui avocat à la Cour supérieure de la même ville.
1785. Charles-Louis Verdbois , de Solre sur Sanibre , aujourd'hui avocat à la Cour supérieure de Liège , et membre do l'Association nationale pour l'encouragement et le développement de la littérature en Belgique.
1786. Jean-Hichel Vanderheyden , de Maeseyck y aujourd'hui professeur à la Faculté des sciences physiques de l'Dniversitè de Liège.
I,a ConHnuafion du recueil héraldique ^ p. 130, 171, 185 , 228 et 255 , renferme des détails curieux sur la réception trèshonorable que le prince de Liège et les magistrats de la cité faisaient aux Liégeois , Premiers de Loavaio*