‹ Biographie LuxembourgeoiseChapitre 27 sur 98 · DCCC. LUI · texte numérisé non relu

DCCC. LUI

Marquard avait laissé plusieurs ouvrages précieux qui montraient chez leur auteur une érudition très variée comme très vaste. Nous allons rapporter les titres des principaux : 1° In Musicam Boctii commentaria; dédié au roi Louis-d'outre-Mer. — 2° De septem artibus , quas libérales vocant, libri toUdem.— 5° Vita S. Willibrordi Trajcctensis quondam Episcopi , fundatoris Monasterii Eptcrnach ; en prose et en vers.— 4° Des hymnes , des proses et des cantiques en l'honneur des Saints.

Malheureusement, dit D. Cal m et , aucune de ces compositions n'est parvenue jusqu'à nous.

TtiTTataioi, Cbronicon Uirsaugienve, I, 98.— Butholkt.IH, 259, •«!•—- A» UoNTiiua , H i (toru T revirent!* diplomaties, I , 21S2; Prodromu* Uittor. Trevir. . I, 87, 289, 4ÎW5 wj . 443, 4u9.— Rtr.isosi* Cbronicon, ad «naum 829.- De Roaactx, édition du Cantatorium, 20.-D. Caluct. Btbliotb. Lorraine. -

anc , Metropoli* Eccltsiie Trevirenait , I.— Mclub , 8*uertba) , 49. — Ncomars , Le* auteur* luxembour- Ceou, tf, »q.

MASIUS, Martin, était né pendant la première moitié du seizième siècle , d'une famille d'honnêtes paysans de Meerbeeck dans le duché de Brabant. Il entra à l'âge de 20 ans au monastère d'Aûlighem, ordre de St. Benoit , près d'Alost , et y fit sa profession religieuse , fut ordiné quelques années plus tard et nommé Cellerier. La dignité de Prévôt de l'abbaye de Meersen étant venue à vaquer sur ces entrefaites , Masius y fut promu ; mais il ne la conserva que jusqu'en 1560 où elle fut unie à la manse épiscopale de Ruremonde.

Quelques années plus tard , c'est-à-dire en 1568, Antoine Howée (v. son art.), 57' abbé d'Echternach vint à mourir el Masius qui s'était fait une belle réputation de science , de vertu et de régularité fut postulé pour lui succéder. 11 prit possession de ce poste éminent 10 mois après le décès de son prédécesseur j mais il n'en reçut l'investiture que le 18 mars 1575. Aussitôt après son installation il mit tous ses soins à faire fleurir dans sa maison le goût des bonnes études ainsi qu'une ponctuelle obéissance aux prescriptions de l'ordre de St. Benoît. Il ne négligea pas non plus de donner aux édifices de son monastère le caractère claustral nécessaire , uni à la majesté architecturale.

Martin Masius, qui prêchait d'exemple autant que par paroles , sut constamment se faire aimer et estimer par tous parce qu'il n'affectait jamais cette rigueur qui rebute dans le commandement ; aussi ses religieux le pleurèrent-ils bien sincèrement à sa mort qui arriva à l'âge de 65 ans, le 20 juin 1585, après un gouvernement de seize ans. II fut inhumé dans l'église de son abbaye où on lui plaça celle épitaphe qui renferme un abrégé de sa biographie:

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