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VIII. De villis Romanorum

Lib. III. Tractatur de rébus infra fines Luxemburgensium perRomanos gestis.

II est bien vrai , comme on l'a dit à

l'article Alexandre de Willheim, que

plusieurs des mêmes objets ont été traités dans chacun de ces deux ouvrages ; mais il ne s'en suit pas pour cela que la manière de voir des auteurs ait été la même pour chacun, sans cela il eut suffi pour Alexandre de copier l'œuvre de son frère et d'y placer son nom: Alexandre, en reprenant le travail de Guillaume , a considéré les choses sous un autre point de vue ; puis aussi , Guillaume a consigné des choses dont Alexandre ne s'est pas occupé. En an mot , les Disquisiliones antiquariœ Historiœ Luxemburgensis de Guillaume de Wiltheim mériteraient à nos yeux, de voir le jour autant que le Luxemburgum romanum de son frère Alexandre; et si elles n'ont jusqu'ici pas été publiées par nous , comme nous en avions formé le projet déjà en 1842, c'est bien uniquement à cause des frais énormes que cette édition aurait occasionnés et qui auraient dû être exposés par nous comme ceux du Luxemburgum romanum.

Pierret attribue en outre au même savant les deux ouvrages suivants: 7°. De rébus gestis et honoribos S. Maximini Archiepiscopi Trevirensis, Libri X. — 8°. Vita S" Yolfilaici stilitœ quondam propc Ivodium. — Il avait enfin commencé les Annales de l'Abbaye de St. Maximin; mais cet ouvrage resta inachevé jusqu'à ce que son frère Alexandre l'eût repris et terminé en deux volumes in-folio.

Tiri illustres, I, H» 78. — Nkym, Notice historique sur la famille de Willhi-ira, 13. — ManofCriU de Mimai, 24. — Ai Uo^iiiiib, Historia Trevirealil diplomaties , III, 1017, sqqqq.; eti Prodrornui Historié Trerireosis diplomatie» , I, G, 3», 44 - Paqvit, 04. — Manuscrits Clomss. — Molli», Rapport sur le mérite de* Di»q. ant. Hist. Luxbrgsis.; aux collection! de la Société archéolog. de Luxembourg. — IVienana , Le* auteurs luxembourgeois, 31.

WILTHEIM , Hubert de, est né à St.-Vitb, et parait n'avoir pas été fils de Jean , Greffier du Conseil provincial , comme nous le croyions lorsque nous avons rédigé la Notice historique sur la famille de Wiltheim , mais bien de Guillaume, frère aîné du greffier et conséquemment

frère de Melchior qui épousa Marguerite de Busbach (v. son art.). L'auteur du manuscrit des Viri illustres lui a consacré les deux lignes suivantes: « 1654. Huber- « tus Wiltheim , ex Sto Vito , Soc. Jesu, « provincial Gallo-Belgicae Prœpositus ali- « quando. »

En 1630 il était recteur du collège des Jésuites à Luxembourg et fut deux fois provincial de son ordre. Nous ne connaissons pas la date de son décès , mais il a encore fait imprimer en 1658, à Lille, on ouvrage qui a pour titre: M ont ta et exempla gubernandi a Christo «jusque imitatort S. ïgnatio Soc. Jesu fundatore et aliis viris sanctis et sapientibus relieta. Cet ouvrage a été traduit en français par le Père Antoine Girard, Paris, 1661; vol. in-8°.

Viri illustres. I, N° 03. - Ntrwr. Notice historique sur la famille de AVilthcim, 14. — Naoauaa, Les auteuri luxembourgeois , 32. — Publications de la Société archéologique de Luxembourg , XI, page LIX. - Wisia, Leben dex Sehwester Moniha, ge. borne Margaretha von Busbach , 374 et passim.

WILTHEIM, Jean de, était fils puîné de Nicolas Wiltheim , échevin de St. Vith, et de Catherine Crémelin, dite Flade. Il naquit dans cette ville, le 18 mai 1558, et fut plus tard seigneur de Waldbredimus, par acquisition parait-il.

Si môme Jean de Wiltheim n'avait pas été un homme personnellement distingué il ne mériterait pas moins une mention très honorable pour avoir été le père de tant de personnages remarquables. Jean Wiltheim perdit son père à l'âge de six ans , et sa mère à onze. Resté orphelin, ses frères le mirent aux écoles , d'abord à Huy ensuite à Liège où il fit sa rhétorique. De là il entra au service de Jean II de Naves (v. son art.), commissaire-général des vivres près de l'armée des Pays-Bas, en qualité de page, et il sut bientôt dans cette position acquérir la confiance la plus entière de son chef, au point que ce dernier se servait de lui daus les affaires les plus secrètes. Il resta dans celte condition jusqu'au décès de son maître, en 1579,

et fat admis ensuite comme surnuméraire au greffe du Conseil provincial de Luxembourg, sous les ordres de Remacle d'Huart (v. son art.) qui était alors greffier en Ulre. Ce dernier n'ayant pas tardé à apprécier les talents et les excellentes qualités de Jean Wiltheim, le fit nommer son substitutgreffier, en 1580.

Remacle d'Huart fut proposé en 1583 pour être promu au rang de Conseiller; et le Prince-Comte de Mansfelt (v. son art.) , Gouverneur du Pays , ainsi que le Président van der Aa (v. son art.) sollicitèrent auprès du prince de Parme pour que Jean Wiltheim fût désigné greffier.

Dans sa lettre de recommandation Mansfelt ajouta môme ces mots flatteurs : «jeune <' homme bien stilé et qualifié , n'y ayant «pour le présent entre les practiciens de «cedit Conseil plus qualifie et capable à « desservir ledit Estât. »

Le 24 février 1585 , Jean Wiltheim épousa Marguerite Brcnner de Nalbnch, fille de défunt Jean Brcnner, ancien greffier près le même Conseil provincial. Pour montrer l'estime qu'on portait au jeune marié , les personnages les plus haut placés voulurent être de ses noces : c'est ainsi que Charles et Octavien de Mansfelt (v. leurs art.) , fils du grand Gouverneur, conduisirent la fiancée à l'église ; ils étaient accompagnés d'Eustache de Munichausen (v. son art.) , du sieur de Bassompicrrc, de plusieurs Conseillers , etc. , etc. Par Patentes du 1er février, «quittes de tous «droits de sceau, d'audiencier et de «finances», il avait été définitivement nommé secrétaire et greffier de Sa Majesté au Conseil provincial: Il prêta serment en celte qualité le 1er avril suivant, et lorsqu'on 1600 les Archiducs renouvelèrent les nominations de tous les offices, Jean Wiltheim obtint ses nouvelles lettres gratis , comme les premières.

Assidu , actif et laborieux au plus haut degré, le greffier Jean Wiltheim a rempli sa charge pendant cinquante ans et sous cinq gouverneurs ; il a été employé dans plusieurs conférences avec les députés de

princes voisins et dans des missions très importantes comme très délicates concernant le Luxembourg et même les affaires générales de la monarchie espagnole.

Il perdit sa femme le 26 mars 1620.

Cette dame lui avait donné une nombreuse postérité qu'il eut le bonheur de voir établie et bien placée : Trois de ses fils entrèrent dans la Compagnie de Jésus qui pour lors était très en vogue, et s'illustrèrent par leurs savants ouvrages (v. les art. Alexandre, Jean-Guillaume et Jean-Gaspard les de Wiltheim) ; un autre fils fat président du Conseil provincial (v. l'art. Eustache de Wiltheim) ; un autre encore, Jean, devint avocat près le même Conseil; deux de ses filles entrèrent en religion et trois autres , Marie , X , et Dorothée firent de belles alliances, avec le Conseiller Christophe Binsfeld (v. son art.), Roger de Bergcroth , aussi Conseiller, et Jean de Bushach (v. son art.), assesseur à la diète de Spire.

Rappellerons-nous que par Patentes datées de Prague, le 13 novembre 1627, il fut anobli avec son frère Guillaume, par l'empereur Ferdinand II ? (v. l'article Wiltheim, la famille de).

Jean de Wiltheim est mort le 5 janvier 1636, à l'âge de 78 ans, il fut inhumé dans la tombe de son épouse, au milieu de la nef de l'église des récollels, à Luxembourg.

Il était très vertueux et dévôt, dit son fils Jean dans la Biographie qu'il nous a laissée de son père, et a fort coopéré à ce que les Jésuites s'établissent à Luxembourg. Il faisait ses dévotions presque tous les huit jours et se montra très charitable envers les maisons religieuses : il fit entr'autres une donation de seize cents dallers à la confrérie des Prêtres du St. Sacrement pour acheter une rente de cent écus par an, destinée au soulagement des pestiférés en temps d'épidémie, ou bien des pauvres de la ville lorsqu'il n'y régnait pas de contagion. Environ trois ans avant sa mort il avait commencé à sentir défaillir ses forces et sa mémoire. Finale-

ment, lorsqu'il vit qu'il ne pouvait plus sortir il s'était fait arranger dans sa propre maison un oratoire qui communiquait avec sa chambre à coucher, afin de n'être pas privé de la messe.

L'auteur du manuscrit des Viri illustres a consacré à Jean de Wiltheim l'article le plus long de tout cet ouvrage. Nous allons le répéter: « 1635. Joanncs Wilt- « heim Vilensis, Nicolai fi lias, sccrclarius «status Philippi II, III, IV, et Ser™" Ar- «chiducum Albcrti et Isabelhc, ac Gra- «pharius in Ducalu Luxemburgensi per « 50 aunos , Dominus in Waldt Brcdi- «mus, etc., vir per omnia in suo génère «magnus; praeter immensa bénéficia in « ecclcsias , templa , oratoria , pauperes, « pias causas toto vitae octogenaria? decur- « su, domi forisque, adhuc vivens conju- « gis Margarcthx Brenner Luxcmburgicre «consensu ergavit in pauperes 2000 Da- «leros datos ad censum pcrpeluum pro « alimentis pauperum civium honestiorom, «item 600 alios Daleros rnortis causa in « vestimenta sacerdotum et ultarium om- « nium penè ccclesiarum Luxemburgcnsis «urbis, Vitensis et Dorainiorum suorum.

«Morluus et sepultus Luxemburgi, apud « patres Franciscanos.

«Ex ejusconvictu, fa mi lia et institutione « domesticà prodierc générales excrcituum «Duces, Tribuni militum, capitanci, pra> « sides , consiliarii , secretarii reguru et «principum, religiosi sacerdotes plures, «praelalus abbas unus; tres habuit filios « Socictatis Jesu sacerdolcsque, vidit filia- «rum duas virginitatis voto devinctas, tres « elocavit in matriraonium vivens, fuereque « ci generi omnes Luxemburgcnses , Rut- « gerus Bergcrott Régis cousiliarius, orna- «mentum regii senatus a doclrinà, virlute « et pietate. Joanncs a Busbach, Christo- « phorus Binsfeldt. »

Viri illustra. III, N» 210. - Navris, Notice historique sur la famille de Wiltbeim, O ■ 12. — EnrefiUtrat.re» du Conseil provincial. - Bcauts, 119.

WILTHEIM, Jean-Gaspard de, fils aîné de Jean de Wiltheim (v. son art.), gref-

fier au Conseil provincial de Luxembourg, et de Marguerite Brenner, est né dans cette ville en 1591. Il se fit Jésuite-missionnaire, voyageant de 1626 à 1637, et nous a laissé la relation de ses voyages dans un ouvrage resté manuscrit, et qui se trouve inscrit sub N° 4088 à la Bibliothèque de Bourgogne , à Bruxelles , avec le titre de : Itinerarium Patris Joannis- Caspari Wiltheim, soc. Jesu, Luxemburgensi*; seu Narratio eorum quai meis in missionibus per lmpcrium, Palatinatum, Franconiam, Sueviam, Austriam, Hungariam, Bohemiam, Saxoniam, Nassoviam et Archiepiscopalum Trevirensem ac Ducatum Luxcmburgensem, Dei providenliâ acciderunt notabiliora, ab an no 1626 ad annum

Nous n'avons découvert aucune indication sur l'année ni sur le Heu de son décès.

Naval», Notice hi»tor. sur la famille de Wiltbeim, 12, »<]. — TVtuaiNX, Les auteurs luxembourgeois, 30.

Wiltheim, Jean- Guillaume de; v.

WILTHEIM, Guillaume de.

WILTHEIM , Nicolas, était fils de Guillaume Wiltheim et de X de Greisch,d'après un arbre généalogique authentique que possède la famille d'Huart de Metz. En 1550 il était échevin et assesseur de la haute justice de St. Vilh, ainsi que plus tard échevin de Luxembourg. Il avait épousé Catherine Crémelin, dite Flade.

Nicolas Wiltheim , qui fut père de Jean de Wiltheim (v. son art.) , greffier du Conseil provincial de Luxembourg , eut plusieurs autres fils et nommément Guillaume qui est rappelé dans le titre d'anoblissement de la famille. C'était un homme puissant et éclairé disent les annales, qui contribua beaucoup à l'embellissement de la ville de St. Vith et qui se rendit rccommandable par sa bienfaisance. Il mourut vers 1564 et repose dans l'église de cette ville , devant l'autel de S" Catherine que ses ancêtres avaient; érigé.

La Bibliothèque de Bourgogne , à Bruxelles, possède trois manuscrits intitulés, le i": nétaXov pontificale: De triplici Coronfi pontificali, autbore Nicolao Willbeim; U second: Ancilla Musarura ; Drama ; le 3' enfin : Pièces diverses concernant les événements politiques. Ces ouvrages seraient-ils du personnage qui noas occupe ici ? Nous penchons pour l'affirmative.

Le manuscrit des Viri illustres renferme sur Nicolas Wiltheim le passage qui suit: «1550. Nicolaus Wiltheim, vi- « tensis , scabinus istius urbis , ornavit « urbem patriam curiae , induxit in eam «fontem, ordinavit rempublicam et for- «mavit in meliorem ordinem, profusis- «simus in pauperes, mortuus et sepul- « tus ante altarc Sanctac Catharinœ , a ma- «joribus dedicatum.»

Viri illDtUf. III, H» 909. -Nim, Notice «Ut* ri<pe «or U fmmille de Wiltheim, 9 -Néo-»»*, Les antean loiembosrgeoif , 50 , iq., note S in fine.

WILTZ. Deux familles luxembourgeoises ont porté ce nom: Tune compte parmi les maisons les plus anciennes et les plus puissantes du Pays ; l'autre , bien qu'elle ait eu quelques alliances nobiliaires, semble n'avoir jamais appartenu à l'ordre équestre. L'une et l'autre ont fourni des illustrations que successivement nous allons passer en revue.

WILTZ, la maison seigneuriale, puis comtalede, tire vraisemblablement, comme Mr de la Fontaine père paraît avoir réussi à le démontrer , son nom et son origine des Wilzes , peuplade Slave , célèbre par sa bravoure, laquelle internée par Cbarlemagne se sera fixée dans le nord du Luxembourg ainsi que dans quelques parages des provinces belgiques des Pays- Bas. Un de leurs chefs, qui se sera arrêté sur la crête rocailleuse sur laquelle la ville de Wiltz se trouve juchée en dos d'âne, ou peut-être encore dans le fond au bas de cette crête et près de la rivière homonyme, aura construit un castel qui est devenu le siège de la dynastie qui a do-

miné souverainement pendant près de dix siècles sur la vaste seigneurie à laquelle elle a donné son nom. En effet , si pendant le huitième siècle on ne trouve qu'à peine encore la mention d'un seigneur de Wiltz nominativement désigné, on rencontre cependant celle de la villa qua vocatur Wils dans une chartre d'Irmine, de l'année 782 ou 783; et pendant le dixième siècle cette famille est déjà alliée à la puissante maison de Cbiny : en effet, vers l'année 980, un dynaste de Wiltz épousa Clémence , fille d'Arnoux de Granson , premier comte de Chiny (v. l'art. Chiny, Arnoux, comte de).

Cette famille de Wiltz , Wilz ou Wils, une des plus considérables du Luxembourg , qui a entr'autres produit plusieurs bdros aux croisades et a été élevée a la dignité de Comte par Lettres-Patentes do roi Philippe IV d'Espagne en date da 31 mai 1629, s'est éteinte dans la personne de Marie-Marguerite , comtesse de Wiltz , dernière de son nom , morte en 1676 épouse de Christophe de Custine d'Aufllance , dont la famille a succédé aux de Wiltz et en a ajouté les armes aux siennes.

Wil»z portait : d'or , au chef de gueules; l'écu sommé d'une couronne d'or , ornée de perles.

Nous nous contenterons de consacrer un article séparé à deux Jean de Wiltz , parce que les faits et gestes de leurs agnats ne nous sont parvenus que d'une manière trop découpée , ne nous permettant pas de les rapporter sous forme de Biographie : ils sont trop isolés , et leur relation appartient plutôt à la généalogie historique que nous nous proposons de publier un jour. C'est ainsi par exemple que nous trouvons successivement: qu'en 1214, Amédée de W7illz assista aux fêtes données à l'occasion du mariage de la comtesse Ermesinde de Luxembourg avec Walram du Limbourg; en 1236, Joffroy et Frédéric de Wiltz sigoèrent à l'affranchissement d'Echternach ; en 1243, le même Joffroy et Wauthierét Wiltz signent

à la chartre luxembourgeoise; en 1252, le même Joffroy assista encore a l'expédition d'un acte de donation aux Trinitaires de Vianden; en 1288, Wauthier, seigneur de Wiltz blessa le dac de Brabant à la bataille de Wœrringen ; en 1337, Rodolphe et Henri de Wiltz, frères, assistèrent aux tournois de Worms; en 1437, Godard, seigneur de Wiltz, confirma le$ anciennes franchises de ses bourgeois de Wiltz et leur fU de nouvelles libéralités; en 1454, Gérard de Wiltz obtint de Ladislas , roi de Bohême , cession de la rente que les bourgeois de Trêves devaient à ce dernier en sa qualité de duc de Luxembourg, et ce en considération des services éminents que Gérard lui avait rendus; en 1483, Gérard et Bernard de Wiltz font partie de la confédération qui a lieu parmi les seigneurs du Luxembourg pour soutenir les intérêts de l'archiduc Maximilien d'Autriche, etc. , etc.

Punir, III. — Akbîtcs de la maîion de WUts. — TJaccaca-aca. — BaaTWM.iT, V, 114 et S7S. — Poblieatioa* de la Société archéologie de Luxembourg, IX, 89. — Alix, a Witrana, Lusenburgom romanam, lib. II, cap. VIII, 81 de notre édition. — Liber aorcai abbalix Epteroaeeaiu, mscrt.

Wiltz, Amédée de; v. WILTZ, la maison de,

Wiltz, Bernard de; v. WILTZ, la

Wiltz, Frédéric de; v. WILTZ, la maison de.

Wiltz, Gérard de; v. WILTZ, la maison de.

Wiltz, Godard de; WILTZ, la maison de.

Wiltz, Henri de; v. WILTZ, fa maison de.

WILTZ, Jean de. Un assez grand nombre de membres de la maison seigneuriale de Wiltz ont porté le nom de Jean; et pendant les seizième et dix-septième siècles nouB en comptons nommément deux

qui se sont succédés et dont jusqu'à ce jour les faits et gestes ont été généralement attribués à un seul et même personnage.

Comme tous les deux se sont distingués entre tous les seigneurs de Wiltz et que sous leur administration la ville qui leur doit son nom a réellement joui de sa plus baute splendeur féodale , nous allons les passer successivement eu revue en désignant le père par Jean 1" et le fils par Jean II; tna»« en faisant observer que ces numéros d'ordre ne sont adoptés ici que pour éviter la confusion dans notre ouvrage, non pour établir un rang parmi les personnages homonymes de la généalogie générale de leur maison.

WILTZ, le baron Jean 1" de, qui fut seigneur de Wiltz , Stadtbredimus, Buzy, etc., co-seigneur de Clervaux, était fils de Hartard, dénommé quelquefois Baron de Wiltz, et de Jeannette de Brandenbourg.

Le premier titre où Jean V de Wiltz paraît, porte la date de 1554 : Par cet acte il assura a son vieux père une pension viagère de six cents florins d'or, à raison de ce qu'il lui avait abandonné tous ses biens. 11 résulte donc clairement de cet engagement qu'il était l'ainé de sa famille. Jean I" est né vers 1535, ainsi que le prouve un acte du Siège des nobles , dans lequel il est dit qu'en 1565 il était âgé de trente aos : à cette dernière époque il était assesseur de cette Cour.

Par Lettres du 4 décembre 1566, la reine Marguerite, Gouvernante-générale des Pays-Bas , donna à Jean , Baron de Wiltz, charge et commission expresse pour lever une enseigne de gens de guerre à pied, au traitement de 1322 livres de quarante gros, monnaie de Flandre la livre, par mois. L'année suivante il fut nommé prévôt de Bastogne.

Le 11 juillet 1570 il fut député par le Siège des nobles, avec le seigneur de Montjardin et My, vicomte de Dave, vers le duc d'Albe pour conférer avec le proconsul sur les affaires du Pays ; mais plus vraisemblablement pour lui faire des représentations de la part de la noblesse.

Le 8 juin précédent Jean I* de Wiltz •▼ait, en exécution d'une ordonnance dn Gouvernement, envoyé au Conseiller Christophe de Busbacb une spécification des usages particuliers de sa seigneurie, pour servir à la rédaction des Coutumes générales des Pays-Duché de Luxembourg et Comté de Chiny qui furent publiées le 12 juillet 1611. Il résulte de cette pièce que les seigneurs de Wiltz étaient des dynastes très puissants, puisqu'ils avaient, de toute ancienneté, quatre espèces de Justices savoir: Un Manngericht, un Landgerickt, un Hoffgericht et un Freyheilsgericht ; celte dernière instance pour le chef-lieu de leur3 domaines qui avait titre et rang de franchise, bourg ou ville. Cet acte montre de plus que Wiltz possédait des poids et mesures propres. Ainsi la livre valait cinq quarts de la livre de Liège, et était sous-divisée en deux demies, quatre quarts et seize seizièmes ou onces. Le pot égalait un litre quarante-cinq centilitres ou dix-sept quarelets de Liège : ce pot était subdivisé en deux pintes, la pinte en deux chopines, ta chopine en deux demies chopines et la demie chopine en deux quarelets ; l'aune mesurait 0," 74 plus 63 millimètres ; la eorde dite de St. Lambert était en usage pour le bois , c'est-à-dire que les bûches avaient trois pieds et demi de St. Lambert de haut sur autant de profondeur et sept de ces pieds de longueur. Le maldre avait douze bichets : pour le grain le bicbet mesurait dix -huit litres plus quatre-vingt-cinq centilitres, et pour l'avoine vingt-un litres trois centilitres; le pied de St. Lambert était l'unité pour les longueurs; il compte, comme on sait, onze pouces et douzièmes du pied de France ou de roi, ce qui équivaut à 208 millimètres. Finalement, pour les mesures agraires on avait le journal de cent soixante verges carrées, chacune de seize pieds de St.

Lambert ou 3*, 328.

Les étalons des poids et mesures étaient déposés au château de Wiltz. A chacune des deux foires qui existaient alors au cheflieu de la seigneurie et qui se tenaient les jours de St. Luc et de St. Pierre, le ser-

gent de la franchise allait donner l'aune aux marchands qui y étalaient : c'était une baguette de coudrier, poinçonnée aux deux bouts avec un fer chaud. Ou lui payait pour cela un sol du pays, c'esl-a-dire huit centimes.

En 1574 Jean I«, Baron de Wiltz était lieutenant-gouverneur du Duché de Luxembourg pendant l'absence du Comte de Mansfelt (v. son art.), gouverneur titulaire, qui avait été appelé en 1572 à Bruxelles pour faire partie du Conseil d'Etat et commander l'armée belge après le départ du duc d'Albe.

L'année suivante nous le trouvons qualifié de lieutenant du Justicier des nobles. Il obtint en cette année 1575 des Lettres du roi Philippe II datées de Bruxelles, le 22 juin, par lesquelles ce prince lui octroyait, à sa demande, à titre d'essai et pour trois ans un franc marché hebdomadaire à tenir le mardi dans son bourg àt Wiltz : Le jour du mardi fut fixé à cet effet après une conquête minutieuse faite auprès des autorités locales des villes drconvoisines, afin qu'aucune d'elles n'éprouvât des pertes par le dit octroi. Cette permission provisoire fut confirmée à toujours par des Patentes subséquentes, expédiées de Maastricht, au mois de mars 1580.

Nous avons vu qu'en 1566 Jean I", Baron de Wiltz avait été nommé prévôt de Bastogne. Le 15 octobre 1577, Doa Juan lui ajouta la même charge pour la terre et prévôté de Marche : Les Patentes sont datées de Luxembourg et signées manu propriâ par ce Prince.

Le même seigneur, toujours attentif aa bien-être de ses sujets, créa le 2 jaovier 1580 la confrérie des cordonniers qui se constitua le 2 mai suivant et fit ériger en 1 722 dans l'église paroissiale , à Niederwiltz, l'autel que l'on y voit encore, en avant du chœur, du côté de Tépttre. En 1592, Jean I" donua de même des constitutions au métier des maréchaux dont on voit également depuis 1720, l'autel au baat de la nef latérale de l'église de Niederwilu, ad cornu evangelii.

Le 5 mai 1583, le Prince de Panne

conféra au Baron Jeao 1" de Wiltz la charge de Conseiller ordinaire de Courterobe au Conseil provincial de Luxembourg, en remplacement de Jean II de Naves (t. son art.) ; et par Patentes du 20 mars de Tannée suivante il fut nommé Prévôt et Gouverneur de Thion ville. Dans cette position il se comporta en capitaine vraiment habile, en augmentant les fortifications de cette Tille , surtout celles de la partie méridionale , par des fossés très profonds, des bastions, des tours, des portes, etc. Et Ton voyait autrefois à l'angle d'un des bastions voisins de la Moselle une table en pierre , portant Pécusson de ce gouverneur et au-dessous la phrase suivante :

Joannbs Babo in Wiltz, gubebnatob hcjus loci mb fibri fbcit AJfNO 1696.

Par les faits que nous venons de relater on a to que le Baron Jean I de Wiltz, malgré les hantes charges qu'il devait à ses mérites personnels , ne cessait de prendre a coeur les intérêts et m prospérité des sujets de sa seigneurie de Wiltz , en leur obtenant un marché semainier, peut-être même une des deux foires annuelles on tontes les deux, qui existent encore aujourd'hui dans cette petite Tille, et en constituant en confréries régulières ou corporations civiles et politiques les principaux métiers qui y subsistaient. En 1596 il mit le sceau à ses bienfaits en reconstruisant les bâtiments de Yhôpital det pauvres, dit de la Sainte-Trinité, qui se trouvait depuis des siècles placé en avant de la porte supérieure de la ville , et qui, parait-il , avait d'abord été une ladrerie, nécessitée par la contagion que les croisés avaient importée dans la contrée. Pour appuyer ce sentiment nous mentionnerons l'ancienne croix , dite de l'hôpital , qui était autrefois plantée à mi-chemin de la distance entre In porte supérieure dn bourg et l'hôpital. Cette croix , toute dégradée par le temps , avait été remplacée

en fonte , qui a disparu de même en 1856, à l'occasion de la construction d'une maison sur son emplacement: On sait que les malheureux attaqués du mal de St. Ladre avaient des bornes de parcours qu'ils ne pouvaient dépasser ; et ces bornes étaient généralement figurées par le signe de la Rédemption.

Nous avons dit que le Baron Jean I" a fait reconstruire l'hôpital , et nous rapportons pour preuve de ce fait l'inscription suivante qu'il avait fait graver sur l'autel de la chapelle annexée à cet établissement:

«Unius Dbi Optimi Maximi globije

« HoNORIQCB 8BMPITBRNO GeNBBOSCS

« ac Nobilis Dominus Joannbs Babo db « Wiltz, Dominos ln Stadbredex. ac Bosso « ht consobs m Clbbff, Rbgi Hispa-

«NIABCH II» DtJCATO LOTZELBCBGBNSI BT « COMITATO

« SCHINI A CoNSILlIS , GCBEBIf ATOB BT « Pr.EFBCT. MIL1TABIS PBjEPOSITTJSQ. MU- « NITIONI

«ThXOHIS TlLLfi, BT CLAUDIA EX Ba- • BONIS. BaVABIS BoPPABDI.fi OBICND18 « DOBilB A IN

« WlLTZ, BCSSI BJCS D1LECTISSIMA C0N- «JOX fiDICULAM D1V1NAM CCM ABA P0STB- « RIT ATI S ET

«MBM0BLE CADSSA LCBBNTE S MERITO PO- « NEBANT ANNO VIBGINBI P A RTC S

ttQDINGBNTBSIMO 8UPRA MILLBSIMUBT N0- NAGBSIM0 SEXTO.»

L'autel sur lequel on lit cette inscription est en pierre. Il représente la Sainte Trinité , patronna de l'établissement , travail très ancien , pouvant être rapporté au onzième ou au moins au douzième siècle.

Dans les réparations que le Baron Jean IM y fit faire il releva ce groupe trinitaire pour poser dessous, en forme de gradin comme on en Toit sur les autels , un cartouche nouveau qui porte l'inscription , et à ses deux extrémités les bustes de la vierge Marie avec celui de St. Joseph , en médailloo. Des deux côtés, mais sur des tables a part, il aTait fait placer ses armes et celles de son épouse , sculptures avec bachements h jour et vrais chefs-d'œuvre

comme les médaillons. Dana la même chapelle on voyait encore St. Jean l'Évangéliste et St. Claude , patrons des restaurateurs , placés dans des niches latérales, mais d'un travail très médiocre et de beaucoup plus jeune que la Trinité.

Lorsque l'hôpital qui était Tenu a menacer ruine faute d'entretien , fut vendu le 22 février 1823 , cet autel avec ses accessoires fut enlevé et transféré au cimetière de la paroisse qui entourait alors l'église de Niederwiltz, où on l'incrusta dans le mur , parce que sans doute l'administration municipale d'alors n'appréciait pas l'importance historique de l'œuvre.

Plus tard, vers 1835, nous ne savons pas pour quel motif raisonnable, môme simplement avouable, ou alla plus loin dans l'œuvre iconoclaste: on arracha la Ste. Trinité etc., pour substituer à sa place un simple Christ, et on enterra ces sculptures sous le pavé d'une écurie ou remise du presbytère , avec les deux saints collatéraux ainsi que les admirables écussons de Jean de Wiltz et de Claudine Bayer de Boppard avec leurs gracieuses ornementations. Nous fûmes, il y a trois ans environ, informé par hasard de cet état des choses et nous le déplorâmes , lorsque le bruit du fait étant parvenu aux oreilles de H' Linden, curé-doyen actuel , celui-ci fit déterrer les statues qui furent trouvées en partie mutilées , et les déposa dans sa cour, les exposant ainsi, faute d'emplacement plus convenable, à toutes les intempéries du climat d'Ardenne. Cependant nous avions proposé de les placer en forme d'autel comme autrefois, au fond de la sacristie actuelle de l'église paroissiale qui formait jadis la chapelle seigneuriale : Là elles seraient au moins préservées d'une destruction imminente , outre que ce lieu, qui renferme déjà le caveau dynastique, constituerait dès lors le véritable comme le seul coin qui rappellerait à Wiltz le souvenir de ses anciens maître» et bienfaiteurs. La dépense serait insignifiante ; mais le conseil communal comme celui de la fabrique font la sourde-oreille lorsqu'il s'agit de la conservation d'un

objet d'art ou d'un monument historique.

Les reliques, très anciennes et très nombreuses, enfermées dans deux grandes boîtes et pendues dans la chapelle de l'hôpital, furent également distraites et sont actuellement en notre possession. Noos nous proposons de les restituer lorsque la chapelle seigneuriale sera rétablie comme nous venons de l'indiquer.

Reprenons maintenant la suite de la biographie du Baron Jean Ie* que nous avions laissée à l'année même où ce seigneur augmentait les fortifications de Tbionville. Il parait par le silence des titres seigneuriaux qu'il séjourna dans son gouvernement jusqu'en 1605 où nous le retrouvons à Wiltz, faisant son testament, à l'âge de 70 ans; et finalement, le 2 mai 1607, six mois avant sa mort il augmenta encore la dotation de son hôpital. Il établit en effet par un codicille ou acte de ce jour, que: au lieu du pain qui par jour ou par semaine provenait du four banal et qui avait été donné par lui aux pauvres de l'hôpital de la Sainte- Trinité, proche de Wiltz, le fermier du dit four banal aurait à livrer annuellement au jour de noèl et à la Chandeleur, six maldres de seigle. Que de plus il entendait qu'aux renies et revenus qu'il avait abandonnés au profit du dit établissement pour l'entretien des pauvres, et qui se prélevaient le jour des Rois (Epiphanie), il ajoutait quatre maldres de seigle et quatre d'avoine. Qu'enfin les mêmes pauvres devaient jouir du foin à récolter sur un vivier desséché qu'il désignait.

Jean Ier, Baron de Wiltz, dont le nom est resté populaire par ses bienfaits, est mort le 24 octobre 1607, à l'âge de 72 ans , et fut vraisemblablement inhumé dans le caveau seigneurial de l'église paroissiale de Niederwiltz, bien qu'aucun monument n'y atteste sa présence. Il a été marié deux fois. o. Par contrat du 22 février 1557, style de Trêves, avec Anne, née comtesse de Manderscheid-Blanckenheim ; 6. En 1561 avec Claudine, Baronne de Bayer de Boppard. Il parait que de son premier mariage

ii n'est née qu'une fille, Anne-Marguerite, qui devint en 1583 réponse de Wauthier de Lutzelbourg , famille lorraine , fils de Bernard de Lutzelbourg et de Véronique de Lanschberg, seigneur et dame de Sareck , noble bourgeois de Metz. Ce mariage fat célébré à TL ion ville.

De la seconde alliance de Jean 1", Baron de Wiltz, ad vinrent: V Pierre- Ernest , baron de Wiltx , nommé en 1584 grand-prévôt héréditaire d'Ardenne, c'està-dire de Marche et de Bastogne , en remplacement de son père qui venait d'être promu au gouvernement de Thionville.

Pierre-Ernest est mort célibataire et avant son père: Bertholet Ta omis dans sa liste des Prévôts d'Ardenne, ou plutôt il Ta confondu avec son père.

2° Catherine , née en 1568, morte au château de Willa , le 23 avril 1573 , à l'âge de 5 ans. Une tombe bien travaillée, qui représente cette enfant, se trouve dans la sacristie actuelle de l'église de Niederwiltz. Elle porte l'image de la défunte , avec quatre quartiers, tant paternels que maternels, et l'inscription suivante placée an bas:

AïtKO . 1.5.7.3. DEN 23 . APRILIS .

IST. VON. DIESER. WfiLT . IN. GûT . VER-

[sCHBlDEN.

JUNGFRBOCHBN . CaTHARLNA . GEBORNE .

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rtBS . BDELEN . JoHANSBN . IIbRN. ZO . WlLTZ .

uifo . Claudia . gbbornb . Bbubrlv . von .

Bop-

PART . FRAWBN . DA . SELBST . DBR . SEELEN.

[Got.

dbr . almechtich . gnedbn . sein . wil .

ÎHRES . ALTERS . SBXTBN. JAR .

Ce mausolée était primitivement placé sons une arcade, dans le chœur de la même église où on l'avait caché derrière une boiserie dont on a tapissé plus tard ce chœur , sans doute pour en gAter les beautés architectoniques, style ogival pur. Malgré nos réclamations souvent répétées, le conseil de fabrique avait constamment refusé de faire transférer celte sculp-

ture pour la mettre sous les yeux du public; et ce ne fut que lorsque sur nos conseils la Société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg a eu pris sur elle les frais de cette translation, que cet ouvrage a été consenti et exécuté par les soins de M' le Doyen Linden et les nôtres.

J*. Claude ou Claudine , Baronne de Wiltz , qui fut l'épouse de Jean de Kerpen. Cette dame était morte en 1607.

4*. Jean-Godart, Baron de Wiltz, qui naquit en 1577. Il fut confirmé et tonsuré le 18 avril 1587, dans la cathédrale de Metz. Le 2 août 1590, nous le voyons clerc du diocèse de Trêves et chantre de St. Anbin à Namur, ainsi que de la métropole de Mayence dont il fut nommé chanoine en titre, en 1591. En 1628 nous le trouvons vicaire-général à Trêves où il fonda deux bourses d'études pour sa famille, et à défaut de parents, elles devaient être données a deux étudiants pauvres de Wiltz: En 1631 cette fondation fut fixée pour des orphelins de Wiltz à défaut de parenté du fondateur. Noos ne savons pas si elle existe encore.

5*. Jean, qui fut le premier Comtb de Wiltz; il aura sou article sous le nom de Jean II.

6*. Alexandre, Baron de Wiltz, qui fut seigneur de Chémilly , Buzy et Montquintin. Il épousa en 1603 dame Barbe- Françoise Dandelot dont naquit entr'autres Ma rie- Marguerite, qui hérita de la terre de Wiltz après le décès de son oncle Jean II et la transmit à la maison de Custine à laquelle la révolution de 1789 l'arracha en abolissant les droits féodaux et en vendant le château au profit du domaine français.

7°. Anne-Marguerite, Baronne de Wiltz, qui fut mariée le 1 5 février 1 590 à Guillaume-Margalff , Baron de Braubach , seigneur de Dillingen.

8*. Ferdinand, Baron de Wiltz, snr le compte duquel nous n'avons recueilli aucun renseignement remarquable.

9°. Odile , Baronne de Wiltz , qui fat mariée ea 1610 avec Charle» de la Hamaydes , fils du Gouverneur de Lens.

40". Jeannette qui était en 1607 abbesse de Fraalautern.

iî°. Enfin Jeanne, dont on voit la tombe mutilée et convertie en dalle dans la chapelle dite du Rosaire , annexée à l'église de Buzy: Ce fragment ne donne pins que la partie supérieure de la pierre, et représente le buste d'une jeune personne, avant les mains jointes. Anx deux angles supérieurs on voit, à gauche, l'écusson de Wiltz, à droHe celui de Bayer de Boppard. L'inscription , tracée sur un ruban, n'est plus entière:

CY GIT JHANE DE WILTZ FILLE

[DHONORÉS

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