‹ Biographie LuxembourgeoiseChapitre 55 sur 98 · QUI BX MASISCIUI'TIS V. P. D. ADOLPHE · texte numérisé non relu

QUI BX MASISCIUI'TIS V. P. D. ADOLPHE

ex Assindid, Professi et Prions Domus Trevirensis, necnon Rectoris Carthusiensis notée Plantationis in Maria Rivulo prope Circium.

On est partagé d'avis sur le mérite de l'ouvrage d'Adolphe de SiercL D. Calmet le trouve écrit d'un style simple et rempli d'onction , d'après ce qu'il a pu en juger par les extraits de Raderus; Chevrier au contraire, prétend qu'il renfermait peu de jugement et beaucoup de puérilités.

D. C»t«rr, Bibliothèque lorraine. — Bftci», Biographie «le U Moselle, IV, 380} et: Htctoire de* Science*, de* Lettre*, etc., du P*y» Memn, 316.

Cbivxk*, Mémoire* pour cerfir a l'Hittoire de*

homme* illustre» de Lorraine, II, 160, »q.

ADON, issu d'une famille puissante du GAlinois, au diocèse de Sens, est né vers l'année 800, et n'appartient à la biographie luxembourgeoise que par une circonstance de sa vie.

Les parents du jeune Adon étaient fort religieux et voulurent élever leur Gis dans la crainte de Dieu. Dès sa plus tendre enfance ils le mirent dans le monastère de Ferrières , en Gàtinois , afin qu'il y apprit en môme temps les sciences et les maximes du christianisme. Il ne tarda pas à donner des preuves de la sagacité de son esprit et de la solidité de son jugement, joignant a ces heureuses dispositions une grande docilité et un amour extrême pour les saintes doctrines, au point qu'il croissait tous les jours en connaissances et en vertu. Comme plusieurs de ses amis voulaient lui inspirer le goût des honneurs du monde pour lesquels il n'avait aucune affection, il résolut de rompre entièrement

avec eux et de se consacrer sans retour à Dieu par des vœux de religion : il prit l'habit au monastère même de Ferrières.

Cependant la réputation de science qu'Adon s'était acquise ne tarda pas à se répandre au loin. Lorsqu'elle fut parvenue aux oreilles de Marquard, troisième abbé de Pruin, lequei dit-on, avait été lui-même religieux à Ferriètes, ce prélat le demanda pour présider aux écoles de son monastère. Adon s'y rendit et chercha à inspirer à ses disciples le goût des solides éludes autant que l'amour pour une bonne instruction.

Il y réussit, vraisemblablement en grande partie par l'effet de l'influence salutaire de Marquard (v. son art.), qoi lui-même était ua savant da. premier ordre. Aussi, tant que cet abbé vécut, l'école de Prum mérita d'être citée en tête des institutions de ce genre. Mais après la mort de Marquard la jalousie se déchaîna contre l'écolâtre et lui suscita des ennemis nombreux qui employèrent d'abord l'outrage et la calomnie, puis finirent par le chasser de l'abbaye.

Dans cette position Adon voulut se consoler de l'injustice à laquelle il venait d'être en bntte , en entreprenant un pèlerinage à Rome pour visiter les tombeaux des Apôtres : il passa cinq ans dans la ville sainte, puis il se rendit à Ravenne où il trouva un ancien martyrologe qu'il copia et qu'il répandit en 858 dans le public avec des additions et des corrections.

Il donna aussi les vies des Saints Didier et Clef, ainsi qu'une Chronique universelle qui est encore souvent citée pour son exactitude.

A son retour d'Italie il vint à Lyon o« il s'arrêta quelque temps. St. Remy qui était pour lors archevêque de cette ville, le retint près de lai et lai confia la paroisse de St. Romain près de Vienne-en-Dauphiné, après qu'il en eut obtenu le consentement de l'abbé de Ferrières dont Adon relevait. Le siège épiscopal de Vienne étant venu à vaquer vers cette époque, Adon dont tout le monde appréciait la vertn et les talents, fut élu pour l'occuper :

Il fat sacré an mois de septembre 860. Le pape Nicolas loi envoya le paUium arec les décrets d'an concile de Rome, lesquels avaient pour objet de remédier a différents abus qoi s'étaient glisses dans plusieurs églises de France.

Lorsqu'il fot revêtu de l'émiuente dignité épiscopale Adon ne changea rien à son ancienne manière de vivre ; il conserva la même humilité, la même modestie, le même amour pour la mortification et il annonçait avec nn zèle infatigable les vérités de l'Evangile. Son clergé attirait sa principale attention ; et il n'admettait aux ordres sacrés que ceux qu'il avait bien éprouvés et bien examinés. Il exigeait qu'ils réunissent a la science toutes les vertus qui doivent caractériser les véritables ministres do Christ. Il fit aussi de sages règlements pour la décence du culte public. La réforme des mœurs parmi le peuple était encore un objet dont il s'occupait avec beaucoup de zèle. Il travaillait sans relâche à bannir toutes les pratiques vicieuses et tous les abus qui pouvaient porter atteinte à la pureté des mœurs.

Sa vie était fort austère ; il se traitait eu toot avec une grande sévérité, et les ecclésiastiques attachés à sa personne avaient ordre do l'avertir de ses moindres fautes. S'il était inflexible envers les pêcheurs opiniâtres, il recevait avec bonté ceux qoi se convertissaient sincèrement. Il regardait les pauvres comme ses enfants et pourvoyait à tous leurs besoins, fondant des hôpitaux oh ils étaient admis et entretenus à ses dépens. Il parut avec éclat dans plusieurs conciles et il en tint lui-même quelques-uns à Vienne pour le maintien de la pureté de la foi et des mœurs. Mais les actes de ces conciles sont perdus : il ne reste qu'un fragment de celai de 870.

Lorsque le roi Lothaire voulut répudier la reine Thielherge , sa femme légitime, Adon s'éleva avec chaleur contre ce divorce et fit au prince les plus fortes représentations pour l'en détourner. Il eut beaucoup de part aux affaires publiques de son époque et la religion trouva en lui un

défenseur aussi zélé que constant. Le pape Nicolas, Charles-le-chauve et Lonis-legermonique l'estimaient autant pour sa prudence que pour sa sainteté, et déféraient à ses avis avec une entière confiance. Jamais l'embarras des affaires ne nuisit i son recueillement : il priait en toutes circonstances avec la même ferveur et s'assujettissait aux mêmes mortifications. Il aimait à lire les vies des saints, afin disaitil, de se pénétrer de leur esprit et de l'exciter à imiter leurs exemples.

Il est mort le 16 décembre 875, à l'Age de 76 ans. L'église l'a inscrit au catalogue des Saints et a fixé sa fête au même jour.

Botuk et GoMtcu», Vie» «es Pèrea, dea Mtrtyri et itt antrea principaux aalnta, XII, 160, ««m*,. — HaaiLtoM. Aeta aanetoium Ordioia SU. Beaedîcii, VI. 981. - CocaTt*. Encyclopédie moderne, 1, 1 50. — Biographie ualvctaelle, I, 837, aq.

Agelet , Joseph Lepau te <f; y. LE- PAUTE (f Agelet t Joseph.

AGRICIUS, Mathieu, né à Wittlich, florissait en 1570. Il était licencié en droit et bon littérateur. Il fut longtemps professeur à Cologne ; mais dégoûté du monde il alla s'enfermer dans l'abbaye de Hemmerode où il passa le reste de ses jours. On a de lui : 1°, un poème intitulé : Monasterii Hemmerodensis antiquitatum monuments; 2°, Vita B. Davidis discipuli S. Bernardi et postea Religiosi Hemmerodensis; restée manuscrite; 5*, Vita S.

Heriherti Arcbiepiscopi Colonicnsis; poème épique.

Adreaa Kalender de Trt»ea, 1843, 109.- Hm»ntm. Bibliotheca Colonienaia, 330.

ANTHOINE , Nicolas, né à Briey, dit Régin, non à Brieu comme le porte le supplément au Dictionnaire de Moreri , a présenté dans tout le cours de sa vie les funestes effets que les discussions théologiques produisent sur un esprit faible.

Les parents d'Anthoine, catholiques zélés, avaient pris un soin particulier de l'éducation de leur fils qu'ils envoyèrent pendant cinq ans au collège des Jésuites de

Luxembourg, puis a Pont-à-Mousson , à Trêve* et à Cologne. 11 «Tait vingt aoi lorsqu'il retourna a la maison paternelle, imbu d'une grande prévention contre la religion catholique romaine, prévention qu'il alla même jusqu'à chercher à faire partager par sa famille. N'ayant pas pu y réussir, il se rendit à Metz chez Paul Ferry, pour lors pasteur de l'église réformée de cette ville. Celui-ci lui enseigna les dogmes de sa confession qu'Aothoine commença dès lors à professer publiquement. De Metz il fut envoyé a Sedan pour y étudier en théologie ; puis il comparut devant on synode qui se tenait à Paris où il éprouva un échec qui l'affligea tellement qu'il commença à ressentir des symptômes non équivoques d'aliénation mentale. Peu après il alla à Génève où ses opinions religieuses se changèrent une seconde fois : s'étant attaché à la méditation de l'ancien et du nouveau testament il trouva dans ce dernier des difficultés qu'il crut insolubles, et adopta la religion judaïque. Cette nouvelle abjuration eut lieu cinq ou six ans avant le procès dont nous parlerons plus bas. Son zèle en faveur du culte de Moïse devint même tel qu'étant sorti de Génève il revint à Metz où il fit aux Juifs sa profession de foi, leur demandant avec instance à être admis dans leur synagogue. Mais ceux-ci, craignant les conséquences possibles d'une pareille affaire, renvoyèrent leur nouveau prosélyte à Vénise. Dès qu'il y fut arrivé il demanda la circoncision avec les pins grandes instances : on s'y refusa encore, à cause de l'ordonnance du Sénat portant défense de circoncire quiconque n'était pas né dans le mosaïsme. A Padoue Aotboine éprouva le même refus ; mais les Docteurs de la Synagogue le tranquillisèrent en lui insinuant qu'il ferait son salut sans professer ouvertement la religion juive, pourvu qu'il demeurât fidèle à Dieu dans son cœur. Il revint en conséquence à Génève où il s'était acquis la réputation d'homme à talent. Sur ces entrefaites il fut môme admis par le professeur Deodati à instruire ses enfants. Dans celte position il continua

en apparence ses études théologiqaes, fut pendant quelque temps régent de la première classe et concourut ensuite , mais sans succès, pour la chaire de philosophie. A l'extérieur il feignait de professer le culte réformé; mais dans ses dévotions particulières il suivait la loi judaïque. Enfin il se rendit au synode de Gex en Bourgogne, qui l'admit en qualité de pasteur et lui confia l'église de Givonne. Mais il ne parlait jamais de Jésus-Christ, ni dans ses prières ni dans ses sermons , et ne puisait les textes de ces derniers que dans l'ancien testament, appliquant à d'autres les passages que les chrétiens rapportent au Sauveur. Cette circonstance fit soupçonner au seigneur du village que les idées d'Anthoine pouvaient bien n'être pas orthodoxes ; d'où des plaintes d'abord, ensuite des murmures contre le ministre qui s'en alarma à un tel point que sa démence se déclara tout-à-fait. Au mois de mars il eut un tel accès de folie qu'il marchait k quatre pattes dans sa chambre, déclamant contre le culte des chrétiens, soutenant que le nouveau testament n'était qu'une folie inventée a plaisir et que Jésus-Christ devait être considéré comme une idôle j etc. S'étant échappé pendant la nuit des mains de ceux qui le gardaient il courut aux portes de Génève où on le trouva le lendemain matin, à demi-nu, dans la boue, ôtant ses souliers au nom du véritable Dieu d'Israël et se posternant à terre pour l'adorer. Les magistrats l'ayant fait mettre à l'hôpital, son esprit se calma peu à peu. Lorsqu'on crut qu'il avait recouvré quelque peu de raison, les ministres réformés l'entourèrent pour l'éclairer ; mais il continua à soutenir le judaïsme et persista dans ses opinions. Paul Ferry, son premier maître en théologie, dans une lettre qu'il écrivit le 30 mars 1632 en faveur de ce malheureux, le dépeint comme un jeune homme taciturne, d'une humeur noire, toujours agité de sombres pensées, inquiet, ardent, et plus fou que méchant. Mais, ni cette lettre, ni d'autres démarches qni furent faites en sa faveur, ne purent vaincre

ia rigueur des magistrats génévoia que les blasphèmes de cet aliéné avaient aigris au suprême degré. 11 fut eo conséquence condamné le 20 avril, « à estre lié et mené « #n la place de Plein-Palais, pour là estre « attaché à un Poteau sur un Bûché, èt « estranglé, de façon accoustumée, et en après « son corps brusléet réduit en cendres » etc., sentence qui fat exécutée. Anlhoine, diton, endura ce supplice avec le courage que peut donner la conviction, même si elle

oh il est parlé d'une nouvelle alliance n'ont rapport qu'à une continuation de l'ancienne alliance faite avec Abraham, Moïse et les Pères. — 5\ Explication du chapitre LUI d'Isaïe qu'il appliquait aux Israélites vertueux , punis à cause des méchants et enveloppés dans les mêmes malheurs. —6°.

Il avait finalement travaillé à une Concordance de l'ancien testament, qu'il n'a point achevée et dont on croit qu'il ne reste plus rien.

On connaît plusieurs petits ouvrages écrits de sa main, mais qui n'ont, que nous sachions , pas reçu les honneurs de l'impression: Quelques passages de l'Ancien Testament , avec nue prière. — 2*. Une prière qu'il récitait le soir avant de se mettre au lit; et une autre prière qu'il disait après ses sermons : Ces prières, dit Bégin, sont remplies d'onction. Le style en est à peu près le même que celui des théologiens réformés ; mais il n'y est pas question de Jésus-Christ. — 5*. Onze objections contre le dogme de la Trinité. — 4°. Un écrit assez long , renfermant sa profession de foi, en douze articles, avec les preuves à l'appui: Cet écrit, qu'Authoine signa le jour de son exécution, fat envoyé par lui aux magistrats , avec prière de le communiquer à leurs théologiens. A la fin l'auteur cherchait & prouver que lea passages de l'Ancien Testament

Bien, Biographie de ta Mo»f)U. I, 44 • 49. - Suppléas»! aoJDictiooDairo de Moataj, I, 873, aer. — Sfom, Hietoire de Géoère, 1730» I, 498. — Bibliothèque aogiaiae, 11,1250, »q. — Guvint, NeaTcaa Dictionnaire hiatoriqoe et critique, 1, 356. acjq. — VoLTAiti, IfoMeaoi MéUoge». — Cocon*. Encyclopédie moderne, II, 9.

AUBRY, N. Nous ne connaissons ni son prénom ni le lieu de sa naissance. Il est mort en 1789 , curé à Belle vaux près de Bouillon. Ce personnage est auteur d'Observations manuscrites sur la Statistique et rhistoire de rancien Duché de Bouillon. Son ouvrage , qni est cité par Ozeray dans son Histoire de Bouillon, forme un volume de 38 pages in-folio, avec 20 pages de Supplément. Il a écrit de même un Dictionnaire du tooi/on, resté également manuscrit.

OiaaAT, HUtoire do|Doehe de Bonillon, 360, note « ; 288. — I^jC1* a« Biooa-Litvu, Biographie t. II. 489.

BARTHEL, Nicolas, est né à Thionrille , le 26 novembre 1718, d'une famille estimée de la bourgeoisie. De longs services militaires , une bravoure éprouvée, des chances heureuses lui ouvrirent une belle carrière durant les guerres de la révolution française de 1789. En l'an VI il commandait dans la place de Manheira.

Quelques temps après il se retira du service avec le grade émineot de général de division.

Barlnel est mort le 13 mal 1813, à Belesme , département de l'Orne , à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans et demi, non à Metz comme l'indique erronément la table du Moniteur français,

La plupart des Biographies ont oublié le général Barthel, parce que sans doute sa vie ressemblant à celle de tant d'autres personnoges de cette époque, les détails de sa glorieuse carrière n'e été particulièremeot notés.

TuMna, Hittoire de Thioarille, 308 — Btcn, Biographie de la M ocelle, I, 70; et BUtoire Jet •eïenees, de* lettre*, etc. dan* le paya Mea*in, 359, •ote S. - TaMea du M rai les r friocoii, de 1T87 * 1U14.

BERAULT, dit Bercastel, Antoine- Henri, est né à Briey, le 2 novembre 1722, fils de François, ehcvao léger de S. A. K. , et de Gabriclle Masson.

Le jeune Berault se fit d'abord Jésuite ; puis il fut nommé curé d'Oraerrillc au diocèse de Rouen; enfin il obtint un canookat à Noyon. Il est mort pendant la révolution française.

Berault débuta dans la carrière des lettres par un petit poème sur le serin de Canarie, qu'il publia en 1755. Deux années plus tard il fit paraître la traduction d'un roman espagnol, intitulé : Voyages récréatifs du chevalier de Quévédo; et en 1761 , un Recueil d'Idylles nouvelles. Ces compositions furent suivies en 176G d'un pofrae en douze chants sur la conquête de la Terre promise.

Plus tard, entre les années 1778 et 1791, il s'occupa à des œuvres d'un genre plus conforme à son état : il fit imprimer une Histoire de F Eglise, en 24 volumes ; outrage qui est conduit jusqu'en 1721 et a reçu les honneurs d'une traduction allemande, imprimée en 1784 ; 24 volumes i»-!2'. L'abbé Berault la Usa en outre a sa mort: un abrégé de cet ouvrage, en cinq volumes in-8°, mais qui n'a pas été imprimé. Finalement cet homme de lettres fit insérer, entre les années 1754 et 1762, plusieurs bons articles dans le Journal étranger dont il a été pendant quelque temps le principal collaborateur.

Biographie unitcnelle, IV. 887. — Biographie des Contemporain! , II , 305. — La France littéraire, I. 87». -Bccm, Biographie de la Moselle. I, 78, iqq. - Coemm, Encyclopédie moderne, III, 876. -Ch.™, Catalogue de la Ilibliothè^e de Lvxemhoorg, 486.

BIGOT, Raoul, né à Rouen pendant la seconde moitié du dix-septième siècle, était fils d'un président à mortier de cette ville. Après avoir fiait de brillantes études préliminaires, le jeune Bigot se voua a l'état ecclésiastique. En 1661 le comte

de Soissons le jugea digne de remplir les fonction» de do jeu delà Chrétienté à Yvow- Carigoan , fonctions qu'il occupa pendant quarante ans. Et c'est à cause de ce long séjour dans l'ancien Luxembourg que les gestes de ce vénérable prêtre méritent de trouver place dans cet ouvrage.

Dès qu'il eut pris possession de soo doyenné tous ses soins furent voués à son troupeau, comme il le disait letmêtne ; mais surtout à la propagation du goût des lettres et d'une solide instruction de la jeunesse. Dans cette vue il fonda à Carigaan , et de ses propres deniers , une école latine dans laquelle il appela des professeurs habiles: de cette école sont sortis plusieurs excellents sujets qui ont rendu de grands services à leur pays, taot dans le sacerdoce que dans les lettres et la magistrature , même dans la carrière des armes , nous disons le génie militaire. Aussi les biographies françaises renferment-elles plusieurs noms très honorables dont l'éducation avait été faite à l'école de l'abbé Bigot.

Ce respectable ecclésiastique est mort vers l'année 1700, et son collège a subi le sort de tant d'établissements de ce genre qui dépérissent dès que la puissante main qui les avait créés vient à s'affaisser. La pieuse reconnaissance des élèves de Bigot lui avait élevé un monument funéraire digne de ses modestes vertus; elle lui avait consacré les vers suivants , inscrits sur un des murs de la chapelle de St. Géry de la ville de Carignan , daus laquelle il a reçu la sépulture:

«Eximio partit genuit Normannia Bl-

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