‹ Biographie LuxembourgeoiseChapitre 56 sur 98 · GOT · texte numérisé non relu

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«Maxima quem pietas ingeniumque

[Patrum

«Duxere ad cœlum, mendici dulce le-

[vamen;

nVixit, ethodio raptusab urbe fuit.»

Dm i* Haut et L'Ecvr, Annale» civile* et rrligicoaca d'YvoU-Carigoan , 401 , aq.

BOCIISA , Robert-Nicolas-Charles, est né à Moat-Médy, le 9 août 1789. Sou père , musicien au grand théâtre de Lyon,

lui enseigna les premiers éléments de son art ; et il profita si bien qu'à l'âge de sept ans il exécuta en public un concerto de piano. Il apprenait aussi la flûte et s'est de même exercé sur la harpe; de sorte qu'il finit par se rendre également fort sur ces trois instruments. Très jeune encore et n'ayant étudié que fort superficiellement la composition , il écrivit des concertos, des quatuors, des ouverture» et mit môme eo musique , à seize ans, l'opéra de Trajan qui fut joué à Lyon à l'occasion du passage du premier Consul par cette ville. Sa Camille ayant à cette époque été appelée à Bordeaux il y reçut des leçons de François Beck et composa la musique de la Dansomanie , ainsi que l'Oratorio le Déluge universel. Bocbsa vint ensuite à Paris et entra dans l'école du célèbre Catel où dès la première année il remporta le premier prix d'harmonie. Plus tard il a composé un grand nombre de morceaux de musique instrumentale pour harpe, flûte, haut-bois et violon.

En 1814 il débuta dans le genre lyrique, par l'opéra des héritiers Michau qui fut accueilli avec plaisir. Il n'a pas été aussi heureux dans celui d'Alphonse, roi d'Arragon joné quatre mois après. Au mois d'août 1815 il a donné Le Roi et la Ligue, ainsi que Les noces de Gamache qui ont obtenu beaucoup de succès. Tout semblait promettre à ce compositeur une carrière distinguée dans son art si des dépenses excessives n'étaient venues ternir sa réputation et le forcer à se réfugier en Angleterre où il a mené une vie plus ou moins obscure et joué un rôle subalterne.

Bochsa avait épousé la fille du marquis Ducrest , union qni l'avait rendu neveu de la célèbre Madame de Genlis. 11 est mort depuis plusieurs années et dans un état de fortune très modeste.

privées cl

BOCK, Jean-Nicolas-Etienne, Baron de, était fils d'Etienne de Bock , Lieutenant des Maréchaux de France au Département

de Tbionville , Seigneur de Lelling , et d'Elisabeth Hennequin : Il vit le jour à Thionville, le 14 janvier 1747. Le jeune de Bock embrassa d'abord la carrière des armes et obtint quelque temps après la survivance de la charge de son père, d'abord à Vie, puis à Thionville, Boulay et St.-Avold. Il s'établit à Metz où il se fit bientôt remarquer par son esprit , son amour pour l'étude et son amabilité dans les sociétés. Il avait un goût décidé pour la littérature allemande , possédant également bien cette langue et la française.

La révolution de 1789 priva de Bock de son emploi, circonstance qui le força à émigrer en 1792. Après avoir parcouru plusieurs provinces d'Allemagne il se fixa à Ansbach en Franconie où il eut recours à sa plume pour se procurer les moyens de pourvoir à son existence. Rentré en France à l'époque de l'amnistie , il dut a la bienveillance du Préfet Colchen d'être rayé de la liste des proscrits.

Sous l'empire, le Baron de Bock fut nommé Conseiller de Préfecture à Luxembourg. Il est mort à Arlon en 1809, laissant un nom justement estimé.

De Bock a publié , soit comme auteur soit comme traducteur, on grand nombre d'ouvrages qui sont encore généralement recherchés. Nous donnons ici la liste des uns et des autres. La première catbégorie comprend : f*. Recherches philosophiques sur l'origine de la pitié , et divers autres sujets de morale; 1787, in-12. — T.

Mémoire sur Zoroastre, Confucius, et Essai sur l'histoire dn Sabéisme; 1787, in-4«. — 5*. Tbékla de Thurn ou scènes de la guerre de trente ans; 1815; 3 vol. in-12. — 4°. Histoire du Tribunal secret, d'après les lois et les constitutions de l'Empire ; pouvant faire suite aux Chevaliers des Sept-Montagnes et à Hermann d'Una (v. plus bas. ); in-8*, Metz, 1801. — S9. Relation d'un voyage philosophique; 1788, in-8*.

Viennent les œuvres qu'il a traduites de l'allemand : 6*. La vie de Frédéric Baron de Trenck, écrite par lui-même;

1787, 2 vol. in-12.— 7\ Essai sur l'Histoire du Sabéisme , auquel ou a joint le catéchisme de la religion des Druses et un mémoire historique sur le peuple nomade appelé en France Bohémiens et en Allemagne Zigeuner; 1788. — 8°. Les Apparitions ; le Voyageur ; et le Tribunal secret , drame historique en cinq actes ; 1 toI. — 9V. Histoire de la guerre de sept ans , commencée en 1756 et terminée en 1763; 1789, 2 vol. in-8°. — W.

Tableau de l'armée prussienne avant et pendant la guerre de sept ans; d'après d'Archenholtz. — il". Hermann d'Una ou aventures arrivées au commencement du quinzième siècle , dans le temps où le Tribunal secret avait la plus grande influence; 1791 , 2 vol. in-8». — 12°. Le tribunal secret; drame historique précédé d'une notice sur cet étrange établissement ; 1791 . — 43". Petite Chronique du royaume de Tatoïaba; 1797, 3 vol. in-18. — i 4\ Les chevaliers des Sept-Montagnes on Aventures arrivées dans le treizième siècle , du temps où le Tribunal secret avait le plus d'influence ; avec une Notice sur l'état ancien et actuel de ce Tribunal; in-18, 3 yol. — i5°. La vie du Feldmaréchal deLoudon. — 16°. Irminia dans les Ruines de Rome ; 1801 , in-12. — /7°. Le mensonge généreux ; drame en un acte ; vol. i„g«. — i$o. De la Fièvre en général ; de la Rage ; de la Fièvre jaune et de la Peste. Du traitement de ces maladies d'après une méthode nouvellement découverte, par Godef. Christ. Reisch, Docteur en Médecine et Professeur à l'Université d'Erlangen, etc. Traduit par J.-N.-E. de Bock ; 1800, in-12. — 19°. Traitement de différentes maladies guéries par le Docteur Reisch , avec le remède qu'il a nouvellement découvert; pour faire suite à son traité sur les fièvres , la peste , la rage ; 1800, in-12.— 20°. Mémoire sur la Peste ; pour faire suite au Traité sur les fièvres , la peste, la rage, du D* Reisch; 1801, in-12.

On a encore attribué d'autres ouvrages au Baron de Bock; mais il n'existe de

lui que ceux dont nous venons de donner le titres.

Tum», Hilloirr de ThionTille, 508; et E*»ai philologique mr la Typographie a Met». 167, »qq. — Bceia, Biographie de la Moaelle, I, 97, aqq. — Qciuaa, La France littéraire, I, 963. — Bkactau, Dictionnaire historique, ou Biographie uiiitc r»rlle élastique , 984. - Picoaito , Petite Biographie bibliocrnphico-romancière.— Nauca, Catalogue de U Bibliothèque de Luxembourg , SOS, 988, 509, £41, 678.

BON AVENTURE , Georges, est né à Thionville, le 25 mai 1768. Après qu'il eut terminé ses humanités il entra dans une école de pharmacie d'où la conscription militaire vint l'enlever pour l'incorporer dans le service sanitaire de l'armée de la République, puis de l'Empire. Les vastes connaissances qu'il avait acquises dans son art et les branches accessoires , jointes à son excellente conduite le firent promptement avancer en grade et finirent par le faire nommer pharmacien-major des hôpitaux militaires et des armées.

A la chute de Napoléon 1" il prit sa retraite et vint s'établir à Thionville où il publia en 1818 un travail de 27 pages in-8° , sous le titre suivant : Observations sur la Pharmacie en général, sur son exercice en France depuis la suppression des maîtrises; sur les abus qui s'y sont glissés et sur les moyens d'y remédier, etc. Il adopta pour cette brochure, qui renferme des idées très saines , l'épigraphe: « Lecteurs , ceci est un recueil de bonne « foi. — Félix si prodest. »

Bonaventure a en outre fait insérer plusieurs mémoires sur la pharmacie et l'histoire naturelle dans divers recueils académiques. Il est mort pendant ces dernières années dans un âge assez avancé.

Besin. Biographie de la Moaelle, I, 119, aq. —

BONAVENTURE , Nicolas-Melehiade, Baron de , cousin germain du précédent, est né à Thionville, le 7 octobre 1751, fils de Georges Bonaventure, marchand, et de Madelaine Duvivier. Des dispositions heureuses , une imagination ardente,

des reparties fines et spirituelles engagèrent ses parents à snigner son éducation. Il n'avait que seize ans lorsque , ayant fini ses humanités au collège de Tbionville on l'envoya chez un oncle maternel qui habitait Louvain. Celui-ci lui fit suivre les leçons de l'Université de cette ville. Ses cours de philosophie et de mathématiques terminés, il étudia le droit, prit ses licences et débuta près le tribunal de Louvain où ses plaidoyers obtinrent un grand succès. La réputation que Bonaventure s'était acquise de bonne heure fit jeter les yeux sur lui dès qu'une place vint à vaquer au Conseil provincial de Tournay. En 1784 il exerçait ces hautes fonctions de manière à mériter l'estime de ses concitoyens. A la révolution brabançonne (1787-88) il fut un des plénipotentiaires envoyés & LaHaye pour traiter de la paix avec le Stadhouder. Cette importante mission, comme on sait, fut suivie de près de la pacification générale. Elu par le Département de la Dyle député au Conseil des Cinq-Cents (1797) il porta plusieurs fois la parole dans cette assemblée et sut par ses talents faire passer plus d'une loi utile à son Pays.

Les fonctions législatives de Bonaventure ayant cessé après le 18 brumaire, un arrêté du premier Consul, en date du 17 messidor an VIII (6 juillet 1800), le nomma juge au Tribunal d'appel de la Dyle, et président du Tribunal criminel de Bruxelles. Décoré de la Légion d'honneur en 1804, il devint, par décret du 25 avril 1806, membre du Conseil de discipline et d'enseignement de l'école de droit de Bruxelles. Le 10 février 1811 il fut présenté à l'Empereur comme député du collège électoral de lu Dyle et obtint dans le cours de la même année les titres de Baron et d'officier de la Légion d'honneur. Ayant pris sa retraite peu de temps après , il se retira à Jette , près de Bruxelles, dans une belle propriété que lui avait laissée l'oncle maternel dont nous avons parlé plus haut. C'est là que le Baron Bonaventure s'occupait d'études et des

soins qu'il donnait à l'embellissement du village de sa résidence , de même qu'à la prospérité de ses habitants : ses immenses revenus il les utilisait à ces travaux. Il avait réuni dans son château de superbes cabinets de sculpture et de peinture , de même qu'une bibliothèque choisie.

Bonaventure est mort en 1831. U n'a rien publié ; mais les services qu'il a rendus comme juge et comme législateur lui ont assuré un des premiers rangs parmi les illustrations de son pays natal.

Nous avons jugé inopportun de nous occuper ici des accusations vagues d'arrestations arbitraires qu'il aurait fait opérer pendant qu'il était président du tribunal criminel de Bruxelles, parce que ces accusations n'ont jamais été appuyées de preuves suffisantes pour en faire retomber l'odieux sur la tète du Baron de Bonaventure , qui du reste n'y a pas répondu parce que sans doute il était persuadé qu'elles ne pouvaient l'atteindre, sa réputation de juge intègre et indépendant de caractère étant trop bien établie par ses antécédants honorables.

IttGlN, Biographie de la Mosrllr. ï, 108, tqq. — Biographie dea hommes vitantf, I, 390. — Galerie historique de» contemporains, II, 260, sqq. - Biographie nouvelle dea Conteaporaiai, III, 240.— VtaioKNAU, Statistique historique de la Moselle,

BOBMANN, Michel, est né à lïollnich près de Brousfeld, au cercle administratif prnssien de Prura , le 6 février 1795, d'une famille assez aisée.

Au sortir de l'école primaire de son endroit natal il entra en 1808 à l'école centrale de Luxembourg qu'il ne quitta qu'en 1814 au moment où cette ville allait être bloquée par les troupes alliées, et alla continuer pendant deux ans encore ses études philosophiques et théologiques sous la direction du curé Arends h Steffesbausen. En 1816 il entra au collège de Trêves et fut admis en 1818 au séminaire de la même ville où l'année suivante il obtint la prêtrise.

Nommé vicaire & Nittel immédiate-

tement après son ordination , il fat en 1821 promu à la paroisse de Daleyden où il resta jusqu'à son décès , c'est-à-dire pendant près de quarante ans , aimé et estimé de tous pour sa science , sa vertu et son zèle à remplir ses devoirs pastoraux. Le gouvernement lui confia l'inspection des écoles de son ressort, l'autorité ecclésiastique le désigna définiteur et plusieurs sociétés savantes , telles que celle pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg , celle pour les recherches utiles de Trêves, celle des antiquaires du Bas-Rhin, l'inscrivirent sur le tableau de leurs associés.

Bormann avait une prédilection trèsmarquée pour les recherches historiques, surtout pour l'archéologie des environs de sa résidence; et à ces études il consacrait toutes les heures que l'accomplissemeut de ses devoirs lui laissait disponibles. Ces études produisirent la composition de quatre ouvrages dont les deux premiers ont seuls été publiés, tandis que les derniers sont restés en manuscrit. Ce sont: 1° Beitrag zur Geschichtc der Ardennen ; 2 vol. in 8"; Trêves, 1841 et 1842, avec plans et cartes. — 2* Nachlese zur Geschicbte der Ardennen ; vol. in 8° ; Trêves, 1849.— J° Geschichte der alten und jetzigen Pfarrei Daleyden ; 3 vol. in folio. — 4° Leben des hl. Wiltibrord oder Eiufuehrung des Christenthums in den Ardennen.

L'auteur avait fait cadeau de ces deux derniers manuscrits à la Société archéologique de Luxembourg. Le second avait été rédigé dès 1850 , en réponse à la question que ce corps savant avait proposée au concours: Donner l'historique de l'établissement du christianisme dans le pays de Luxembourg. Mais il les redemanda plus tard, afin, disait-il, de les revoir et d'y mettre la dernière main.

Il avait renoncé au prix , mais il voulait, ajoutait-il , réunir les noms de localités ainsi que les traditions qui avaient rapport à St. Willibrorde afin de préparer les matériaux nécessaires pour une meil-

leure biographie de cet apôtre des Pays- Bas et fournir de cette manière son contingent pour l'histoire de la première conversion de notre pays au christianisme.

Pour ce qui regarde la Chronique de Daleyden, si d'un côté elle ne comprend que des recherches minutieuses sur l'histoire générale du Pays , de l'autre elle devient très intéressante si on la considère sous le point de vue des sources et des traditions locales qui y sont consignées.

L'essai sur l'histoire del'Ardenne luxembourgeoise a déjà été jugé et très diversement. On a dit et répété plusieurs fois qne l'auteur n'aurait pas possédé les connaissances préliminaires nécessaires pour bien exécuter un travail de ce genre; qu'il n'aurait pas eu à sa disposition les sources désirables ; que son point de vue aurait été trop borné ; qu'il se serait laissé aller trop loin dans ses déductions étymologiques touchant les passages de César qu'il appliquait aux contrées ardennaises; etc. Mais, en concédant même que ces reproches ne sont pas absolument immérités, nous devrons toujours avouer que Bormann n'a fait que suivre en ceci les écarts d'autres auteurs et qu'il n'en a pas moins réuni de nombreux et d'importants matériaux pour l'Histoire du Pays, consigné bien des faits archéologiques et tiré des traditions anssi bien que de la légende plus d'une solution dont l'absence serait à regretter. Nous ajouterons fi nalement que le pays lui doit au moins de la reconnaissance pour son désintéressement : il faisait toutes ses recherchée à ses propres frais , de même qu'il couvrait le prix de ses publications , ayant dépensé pour cela près de deux mille francs qu'il sacrifia sans arrière-pensée à l'idée de se rendre utile.

Le curé Bormann est mort, frappé d'apoplexie par suite de la vie sédentaire que ses études continuelles avaient exigés, le 27 avril 1860, à l'âge de 65 ans. Ses épargnes ainsi que sa fortune patrimoniale il les partagea: une partie échut au convictoire des jeunes étudiants à Trêves, tandis que l'autre servit à la

fondation d'une bourse d'études en[faveur de sa famille, à défaut de celle-ci, de ses paroissiens et enfin des étudiantsjjoriginaire de son endroit natal.

Eseuac; aiait Public. Soc. areb. Luibg. , XVI, X. — Souvenirt. — Correspoodauces avec Bormuan. —

Bocdbt db Puymaigrb , Gabriel-Françoit; v. Pcymaigbk', Gabrie^- François Boudêt de.

BOUILLON , Baudouin de, était fils puîné d'Eustache, comte de Boulogne et d'Ide d'Ardenne , conséquemment frère cadet du fameux Godefroid , dit de Bouillon (v. son art.). On admet généralement qu'il est né en l'année 1058.

Les parents de Baudouin l'avaient d'abord destiné à l'état ecclésiastique , mais il préféra bientôt le métier des armes et suivit son frère à la croisade en Palestine où il obtint la principauté d'Edesse , puis après la mort de Godefroid , arrivée en l'année il 00, il fut placé sur le trône de Jérusalem et couronné par le patriarche de cette ville, le jour de Noël de la môme année. En 1101 il prit Antipatrîs , Césarée , Azot, et tua cinq mille Sarrasins à Ascalon. Le 24 mai 1104 il occupa Acre après un siège de vingt mois et avec le secours de soixante-dix vaisseaux Génois; puis Tortose. Assiégé & son tour dans Rama il eut beaucoup de peine à se sauver hors de cette place lorsqu'elle fut enlevée par les infidèles. En 2 109 Bernard , fils de Raimond comte de Toulouse prit Tripolis qu'il releva ensuite de Baudouin a titre de comté. L'année suivante le roi de Jérusalem s'empara encore de Baruch ainsi que de Saïde, et donna aux Chrétiens qui vivaient au milieu des Arabes des terres près de Jérusalem. Deux ans plus tard l'armée des Sarrasins Payant rencontré à la tête de ses troupes pendant qu'il était campé dans un endroit très avantageux pour lui, l'attaqua à l'improviste et le mit dans une complète qu'il lui fut

impossible de couvrir sa capitale , devant laquelle ils vinrent incontinent mettre le siège et qu'ils réduisirent aux abois après en avoir cruellement ravagé les environs. Dans cette extrémité Baudouin parvint cependant à réunir de nouvelles forces avec lesquelles il délogea les assaillants, leur faisant à leur tour éprouver des pertes immenses.

On croit , dit M. le comte de Bec-delièvre , qu'avant de se rendre en Palestine ce prince avait été chanoine de l'église de Liège; mais cette circonstance ne nous semble pas vraisemblable , puisque tout le monde sait positivement qu'il a été marié et que , même du vivant de sa femme légitime et apparemment parce qu'elle ne lui donnait aucune postérité, il a épousé Adélaïde , veuve de Roger comte de Sicile, avec laquelle encore il ne laissa pas d'enfant.

Baudouin de Bouillon est mort en 1 1 18 , la dix-huitième année de son règne à Jérusalem. Il fut enterré au mont Calvaire, dans la chapelle dite d'Adam, annexée à l'église du St. Sépulcre, à main gauche en entrant. Sa tombe portait I'épilaphe suivante:

Rbx Baldbwinus, Judas [alter Macda-

[b£US,

SPBS PATBIiE , VIGOR ECCLBSLE , VIBTCS

[UTBIUSQUE ,

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