‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 1Chapitre 16 sur 33 · V. Stbahbbbc, Metropolis Eeelesûe Trevericc, I · texte numérisé non relu

V. Stbahbbbc, Metropolis Eeelesûe Trevericc, I

Henri II, (7** de Luxembourg; v. LUX- EMBOURG, Henri II, C^ de.

Henri IV, C^ de Luxembourg; v. LUX- EMBOURG, Henri IV, C^ de.

Henri de Luxembourg, dit le jeune; v.

LUXEMBOURG, Henri le jeune, de.

Henri de Luxembourg, écéque de Liège; V. LUXEMBOURG, Hehri de etc.

Henri de Luxembourg, évéque de Metz; V. LUXEMBOURG, Henri de, ete.

Henri, dit le bon H.; v. BUCH, Henri- Michel.

Henri de Samré; v. SAMRÉ , Henri de.

HENBICI, ou Henerict, Thomas, est né vers la fin du seizième ou le commencement du dix-septième siècle, à Luxembourg suivant les uns, tandis que les autres croient à Gûnningeu sur la Moselle, en français Guénange, haute et basse, dans Farrondissement de Thionville.

Après avoir terminé ses études avec distinction , il se fit recevoir Docteur en Théologie et fut nommé Professeur à TUniversité de Fribourg, ensuite chanoine et doyen du chapitre de Baie; finalement, en 1 653 sacré évéque de Ghrysopolis et suffragant du même diocèse de Bàle. Il est mort dans cette ville, peu d^années après.

On a de Thomas Henrici quatre livres de morale qu'il a intitulés : Doctrinœ moralis libri quatuor; in 12. Fribourg, 1628.

Une autre édition porte : Collectanea maralia ex veleribus philosophis. Cet ouvrage est tiré presque mot pour mot de Sénèque et de Plutarque.

Tbllot, Méfliioires, mBDoscriU.— Bcbtbolbt, VUT, 191. — Pbbbbt, I, folio LXVI. — D. Calibt, Bî-

bliothèqac lorraine. — Nbohahh , Let Batenn luxemboarçeois, S9.

Henzbl, ou Henzelo; y. HESELON.

HERBERT, reUgieux de St. Hubert, florissait en Tannée 1027 ; il s'était acquis de la réputation dans la peinture, et mou- drlngen. rut à la fleur de Tâge, fort regretté de ceux qui avaient eu Toccasioa de connaître et d'apprécier son talent.

nous venons de citer entre deux personnages qui florissaient Fun et l'autre en 1636, Jean de Wiltbeim et Paul d'Al-

Viri illiulres, I, N» 75.

C** »B Bic-»i-Liàvmi, Biographie U^eoise, I, 47.

— »B RoBAULZ, ëdit du GaDUIoriaoi, 38*

HERBORN, Nicolas, dit aussi Herbon, embrassa Tordre des frères mineurs de St.

François, ou RecoUets. Hartzheim croit qu'il était d'origine française ; nous avons au contraire des preuves pour soutenir qu'il est né à Herborn au Duché de Luxembourg, d'où il a pris son nom. Entré au monastère de Brul il devint plus tard Commissaire-général pour le Duché de Berg.

Nicolas Herborn était pieux, savant et très-éloquent. On a de lui : i^. Paradoxa theologica, seu Theologicœ assertiones divinis eloquiis contra Neotericos Hxreticos roboratœ. Paris, 1537. — S^. Enarrationes latinae Evangeliorum qnadragesimalium , apud Colonienses germanice ad populum déclamât». Anvers, 1B33. — 5*. Enarratio lamentatoria^ in psalmum LXXVHI , de miseranda populi Christiani depopulatione.

Paris, 1529. — 4^ De tribus votis, ac praesertim de obedientià Religiosorum.— S^. Apologia verae fidei. — 6^. Enchiridion locorum communium adversus haereses. — 7^. De notis veras et adulterinae Ecclesias.

— 8^. Methodus concionandi. — 9^. Emendatio veteris vitœ; Cologne, 1529. — iO^. Monotessaron Passionis Domini nostri J.-C. — iV. Epistola ad Minoritas.

Uaktzhbim, Bibliodieea coloniensis, 2tf6.

HERIART , semble avoir vécu

pendant la première moitié du dix-septième siècle. Ce personnage ne nous est connu que par la mention du manuscrit des Vin illustres : iK .... Heriart TheonisviUarius « abbas in Gerau Ausirias inferioris et Bo- « hemias in confinio. » Nous venons de dire qu'il semble avoir vécu pendant la première moitié du dix-septième siècle et cela parce qu'il est placé dans l'ouvrage que

HERIBERT, Heribertus, religieux de St. Willibrorde à Echternach, vivait pendant les deux moitiés du dixième siècle alors que ce monastère était occupé par des chanoines et gouverné par des abbés non seulement séculiers mais laïcs. Tout le monde sait la brillante réputation que l'école de ce monastère avait acquise, et Héribert eut la gloire d'y présider avec la plus rare distinction depuis le décès de Marquard en 953 jusque vers l'année 970 ou il mourut lui-même. En effet, les chroniqueurs ne se lassent pas de parler avec les plus grands éloges de sa science profonde dans l'explication et l'interprétation des saintes Ecritures. Héribert avait composé plusieurs commentaires sur les chapitres du Nouveau- Testament, de même qu'un traité des mœurs et coutumes des anciens religieux, dans lequel il était fait mention de presque toutes les institutions monastiques; et finalement une dissertation touchant les mesures du monocorde, instrument de musique en usage pour accompagner les chants d'église avant l'introduction des orgues.

Toutes ces œuvres , qui étaient restées manuscrites, sont perdues.

D. (Salhbt, Bibliothèque Lorraine, et Notice de la Lorrunej art. Epternach. — Ab Uokthm, Hlstoria Trevireniii diplomatica, I, 8KS. — Tbitthbib, -Catalogvs Viroram illnftriam Ordinis SU. Benedicti; et: Chronicon Uirtaagiense , ad ana. 95S, p. 71. — BfuLLBB , Beschrcîbang des Saaerthales , 49. — Nkdmahn , lies auteurs luxembourgeois , 6.

HE RM AN, OU HEifRi, dit de Luxembourg , vraisemblablement parce qu'il est né dans cette ville, semble avoir embrassé rOrdre de Saint-Dominique. 11 a composé, dit Don Calmet, un ouvrage intitulé:

Constitutiones et Ritus Ordinis Fratrum Prœdicatorum, rhylmis germanicis reddili.

Ce livre, qui est resté manuscrit, était

sans doute la Tersion rimée des règles originales que frère Herman fit à la prière de Sœur Yolande de Vianden (t. son art.), prieure de Marienthal , et dont Toriginal, au rapport de Bertholet, était conservé dans ce monastère et portait la date de

Le même auteur avait aussi écrit en allemand la biographie de cette noble et Tertueuse prieure et il TaTalt intitulée:

Gesta illustris sanctimonialis sororis Yolandœ Henrici Comitis Vianensis et Margaritœ ex claro Curtiniacensium sanguine ejus conjugis filiœ. Alexandre deWiltheim (v. son art.) a publié plus tard cet ouvrage en latin, et M. Tabbé Stehres, Recteur du Progymnase de Diekirch Ta de nouveau rendu en allemand d'après le texte latin d'Alex, de Wiltheîm. Cette traduction nouvelle a été publiée en 1841 , 'en un volume in 8*.

D. Calmbt. Bibliothèque Lorraine; et: Gatalogae des autears lorrains. — ALStAxnea a IVtLTBBia, Vita venerabilis Yolandœ; passim. — Smass , Leben der Gr&fin Yolanda, 158. — Nstkh, ttistoire de Vianden, 95. — NaimAHa, Les auteurs luxembourgeois, 7.

Herman de Luxembourg , C^ de Salm et Empereur; v. SALM-, Herman, Comte de, etc.

HERMANN, Pierre, né à Immendorf près de Coblence, au mois de mai 1769, était fils de Jean Hermann, instituteur primaire , et de Catherine Zillingen.

Jeune encore Pierre Hermann encouragé par les conseils de son père se sentit de la propension pour Fétat d'instituteur. Dans Tintention de se former à cette carrière il alla fréquenter Técole normale de Coblence, d'où il sortit en 1788, à l'âge de 19 ans et avec la réputation d'avoir été un des meilleurs élèves de cette institution, pour se rendre à Ettelbruck oii le vénérable curé Coosdorf (v- son art.) l'appelait afin de lui aider à donner à l'école de cette populeuse commune une direction plus rationnelle. A son arrivée il ne trouva qu'une salle peu spacieuse , beaucoup trop étroite en raison du nombre d'élèves, les-

quels y étaient pour ainsi dire entassés sur des bancs placés en amphithéâtre, laissant a peine un espace libre de quelques pieds carrés pour permettre au maître de se mouvoir ; il n'y avait même pas de parquet: Rien d'étonnant du reste dans cet état des choses , puisque à cette époque on n'y regardait pas de si près pour les salles d'école.

Hermann ne se découragea pas , et il eut même le courage d'y enseigner pendant trente-quatre ans, c'est-à-dire jusqu'en 1822 où une ère nouvelle s'ouvrit pour l'enseignement par l'efi'et de la réorganisation de cette branche si intéressante des services civils : en cette année une maison d'école neuve, infiniment plus vaste et renfermant deux salles belles et spacieuses fut construite sur la place dite du marché.

Cependant des difficultés d'une autre nature vinrent entretemps semer d'amertume les jours du maftre , tel dévoué qu^il pût être à son école et aux écoliers: un assez grand nombre de parents, ignares et antichés pour conserver les anciennes routines, refusant absolument d'admettre ce (fae les nouvelles méthodes pouvaient avoir d'avantageux pour hâtéf et faciliter les progrès des élèves, s'étaient mis à décrier Hermann et même le dénoncèrent comme athée ou je ne sais quoi, parce qu'il avait substitué aux anciens abécédaires à couvertures portant des images barbouillées de saints et qui étaient rédigés d'une manière absolument défectueuse, des livres élémentaires plus en harmonie avec les principes pédagogiques ; et dans leur aveugle préjugé ils avaient même été jusqu'à engager un autre instituteur. Les choses avaient pris ces proportions gigantesques lorsqu'une commission ' d'enquête , ayant le Procureur-Général à sa tête , vint à Ettelbruck pour entendre les deux parties dans leurs dires. Il résulta de toutes ces dé- • marches que nous ne voulons pas qualifier ici, que le Procureur-Général adressa au Conseil communal une dépêche dans laquelle il était dit : ce que les griefe allégués (( contre le maître d'école Hermann étaient

c( non fondés ; que bien au contraire celai- « ci était un homme très-distingué et qu'il <c serait bien à désirer que toutes les écoles « en eussent d'aussi dignes. » Cette décision calma Forage et Hermann put depuis ce jour continuer son œuvre humanitaire sans empêchement comme sans obstacle.

Il fut le premier qui dans le Pays introduisit dès 1816 daos son école la méthode dite simultanée. Mais pour obtenir des résultats heureux dans ce changement de méthode , et afin de ne plus se mettre sur les bras les parents arec leurs préjugés surannés il crut devdir procéder lentement et avec prudence. Au lieu de proscrire d'un trait l'épellation de son conrs^ il choisit d'abord entre ses écoliers deux des plus avancés qu'il amena au moyen de la méthode simultanée et en peu de temps k savoir lire coulamment et correctement.

De son côté le curé Consdorf qui visitait tous les jours l'école, dont du reste il était Fange tutélaire, et d'après les sages conseils duquel Hermann se guidait toujours, ne cessait d'encourager ces élèves qui réellement firent des progrès étonnants. Ce que voyant les parents des autres écoliers vinrent trouver l'instituteur le priant avec instance d'enseigner aussi leurs enfants au moyen de la méthode nouvelle; et ainsi l'enseignement mutuel finit par être admis sans secousse comme sans contradiction.

Plusieurs sujets sortis de Fécole d'Ettelbruck devinrent plus tard à leur tour maîtres d'école dans les localités voisines oii ils introduisirent la même manière d'enseigner qui se répandit ainsi insensiblement et finit par être généralement adoptée.

Les efforts de Hermann ne tendaient pas tant à rendre la jeunesse savante qu'à l'élever dans le goût tlu travail , de la moralité et de la religiosité. Afin d'atteindre ce noble but il sut utiliser tous les moyens qu'il pouvait rencontrer ou découvrir ; c'est ainsi qu'à la porte de l'église et de Fécole il avait fait afficher ce proverbe: Qui ne travaille pas ne doit pas manger ; etc.

Les pauvres aussi furent toujours Fobjet de sa plus constante sollicitude. Dans le

principe on avait eu Fhabilude de les secourir au moyen de collectes; Hermann conçut l'idée de créer une caisse dite des pauvres , qui prit peu à peu des accroissements assez considérables. Pour obtenir des secours chaque indigent valide était tenu de gagner lui-même son aumône par un travail qu'on lui indiquait. Quant aux filles pauvres on organisa pour elles une école-ouvrière ou elles étaient occupées à confectionner des objets d'habillement, etc.

Il avait également, de concert toujours avec le curé Consdorf, arrêté le projet d'établir à Ettelbruck une école moyende pour les garçons ; mais des obstacles qu'on crut insormontabies vinrent traverser la réalisation de ce dernier plan.

Hermann s'occupa aussi d'agronomie; et Ettelbruck lui doit une reconnaissance durable pour y avoir introduit la culture du mélilot et des betteraves.

Outre les fonctions de maître d'école il occupa également et pendant de longues années celles de secrétaire communal ; il présida même une fois le comité des électeurs pour le choix des députés à envoyer à la Convention.

L'historique de Fenseignement primaire dans notre pays n'offre certes pas un second exemple d'un instituteur qui ait rempli cet honorable emploi d'une manière aussi digne et pendant une aussi longue série d'années dans une seule et même localité : en effet, il tint Fécole d'Ettelbruck pendant cinquahte-deux ans sans interruption , avec une ponctualité , une exactitude , un zèle sans pareils et sous six gouvernements successifs, Fautrichien^ le républicain, Fempire, le néerlandais, le belge et finalement le grand-ducal.

Enfin, lorsqu'il se retira de Fenseignement en 1840, après plus d'un demi-siècle d'activité incessante et croyant pouvoir songer à un repos qu'il avait si bien mérité, le Gouvernement Fhonora du titre d'inspecteur d'écoles pour le canton de Diekirch.

Hermann est mort doucement et sans maladie , à Fflge de près de 86 ans, le 8

février 1853 , après avoir vu toute sa famille honorablement placée dans le monde.

Trieritclies SclinUiUtt, N^ 3tt de 18»4. — Le iournal: Der Waeebter an der Saaer, N® 14 de 18tf3. — Conmunîcatioiit de M. Etibiimc MiftiCB, caré d*£ltelbrock. — Notei de M. le Professeur Erglirg.

HERTZIG, Michel^ d'autres disent Nicolas^ natif du village de ce nom, d'après lequel il se sera dénommé, yivait pendant le seizième siècle. Hertzig, en allemand, est, comme on sait, rendu en français par Hachy, chef-lieu d'une commune au canton d'Etalle.

Nous ne savons sur ce personnage que très-peu de particularités : il s'était voué à l'état ecclésiastique, devint chanoine de Notre-Dame à Erfurt et curé de St« Vi»necht en la môme ville. Par acte du 26 juillet 1599, ce digne prêtre fonda en faveur de ses parents deux bourses d'études dont les revenus actuels sont, pour chacune, de cent douze francs et cinquante centimes par an. Ces bourses qui avaient été momentanément perdues, furent rétablies par arrêté royal belge du 14 septembre 1835. Par un autre acte ou codicile, en date du 26 mai 1610, il ajouta quelques dispositions ultérieures à la jouissance de ces stipendes : Dans cette pièce il se dit jubilaire de prêtrise.

Exposé de U situation da Lazemboarc; belge, 1837, 48. » Joarnal officiel de Belgique, fi* Semestre de i85o. — KoLTz, Manuel des fondations de bourses, 447, sqqq.

HESELON, Hezelon, Hecelon, Henzelo, Henzel, Hennés, Henns, Hans ou Jean, riche bourgeois de Luxembourg, s'est rendu recommandable , disent les annales de cette Tille, en ce que ?ers 1120 il y a fait construire la première église ou chapelle qui fut dédiée à St. Nicolas : On sait qu'à cette époque Weimerskirch était la paroisse de Luxembourg.

Quelque temps après son achèvement, cette chapelle fut unie à Tabbaye de Munster; et en 1585 elle fut déclarée église paroissiale. Elle a subsisté jusqu'en 1775 oii Ton s'est vu obligé de la démolir parce qu'elle menaçait ruine.

L'auteur du manuscrit des Yiri illustres rappelle Heselon dans les termes suivants :

« 1020. Hecelo civis Luxemburgensis asdi-- « ficavit Sacellum Sancti Nicolaï hodie pri- « maria parochia Luxemburgensis. » — Le lectiCur remarquera qu'il y a ici une erreur de cent ans dans la date ; c'est sans doute une faute du copiste.

Viri iUostres, III, N« 180. — Bsktmolbt, IV, 179, sq. et VIII, 51. P. J. CUX. — Joacbim , Précis chronologique de l'Histoire de Luxembourg, 14, sq.

— BeiTBLS, 1 15. — PaQOBT, 10. — £N€BLBAftl»T, Gc-

schichte der Stadt und Festung Lnxemburg, 54.

HEUSCHLING , Etienne, a vu le jour à Luxembourg, le 6 avril 1762. Il était fils de Hubert Heuschling et de Christine Thyes. Après avoir fait ses études au collège de cette ville il fut, en 1782 nommé professeur de sixième et de cinquième au collège de Namur qu'il quitta bientôt pour aller à Louvain, suivre les cours de droit sous la surveillance de son oncle, Jean- Pierre Heuschling, Professeur royal des Pandectes depuis 1763. Il y prit le grade de licencié .et partit ensuite pour Rome, dans Tintention d'y étudier les langues orientales. Le 22 juillet 1788 il subit avec honneur Tépreuve du concours public en présence du Cardinal Buoncompagni, secrétaire-d'Etat et des avocats consistoriaux du Pape. Elu membre associé de T Académie théologique de la Sapience à Rome, il revint en Belgique en 1790 et prit possession de la chaire de langue hébraïque au collège des trois langues à Louvain : il Poccupa jusqu'à la suppression de cette université. U entra plus fard à l'école centrale du Département de la Dyle, en qualité de professeur de Grammaire générale.

En 1806 une école de droit ayant été annexée aux autres facultés de l'académie de Bruxelles, Heuschling en fit partie comme professeur suppléant; et lorsque l'enseignement supérieur fut réorganisé sous le gouvernement des Pays-Bas il obtint une chaire de philosophie à l'Université de Louvain ; il y professa en outre le droit naturel.

Heuschling était gradué dans toutes les

facultés excepté la médecine et parlait quatorze langues. Il est mort à Bruxelles, le 29 août 1847, à Tâge de 85 ans. Il était le dernier survivant des vingt membres désignés en Tan VU par Tadministration du Départeqient de la Dyle pour jeter les fondements de la nouvelle Académie de Bruxelles, sous le titre de Société libre des arts, des sciences et des lettres. Nous n'avons pas appris qu'il ait rien publié si ce n'est son discours d'ouverture de la classe de grammaire générale, tenu le 17 vendémiaire an VIII; 12 pages in 12 ; mais parmi ses manuscrits on a trouvé un traité manuscrit ex-professo contre la philosophie empirique et sensualiste, et plus spécialement une réfutation raisonnée de la logique de Condillac.

Nbvx, Biographie d'Etienoe Heaschling; dant: Annuaire de l*Unirersitë Catholique de Loavaio , année 1848k— Biographie générale des Belges, 216.— Notes commaniqnées.

HEYART, Philippe, né le 19 septembre 1661 , à Trois-Vierges , était marchand de moutons et possédait quelque fortune. Il tomba malade à Luxembourg; et comme il n'était pas marié il voulut que sa succession , bien ménagée , pût devenir utile à toujours à sa famille ou à défaut de celle-ci aux habitants de son village. Dans cette intention il fit son testament , le 1 5 décembre 1711 , et par cet acte il fonda un revenu annuel de cinquante écus de Luxemboui^ (230 francs) pour un boursier qui se vouerait à l'état ecclésiastique. Ce boursier doit être un parent pauvre , ou bien un jeune homme natif de le paroisse de Trois-Vierges; il doit, dans l'un comme dans l'autre cas , être apte aux études. Les échevins de Luxembourg sont désignés présentateurs et en même temps proviseurs.

Philippe Heyart mourut deux jours après, c'est-à-dire le 17 décembre 1711 , à l'âge de 50 ans.

Sa fondation , qui avait été faite an capital primitif de mille écus ou 4600 francs, a été si sagement administrée que dès

l'année 1835 on a pu, avec les économies , en former deux bourses distinctes , ayant chacune un revenu de 317 frs. 46 centimes ; ce qui donne une augmentation réelle de francs, 8,080 sur le capital primordial, et porte la fortune de la fondation à francs 12,680, de 4,600 qu'elle avait été d'abord.

Naius, Dissertation sur les bourses d*étadc8, X et XVI. — Mémorial administratif et législatif du Grand- Duché de Luxembourg» année l85iS; et 1848, p. 666 —Pmtoeole Ordt, de Luxemboore^; aujourd'hui au greffe dn tribunal de la même ville: acte du 15 décembre 1 71 i.^Etat civil de la paroisse de St. Nicolas, à Luxembourg.

HICKMAN , ou Hyckman , Don Robert, né à Bruxelles le 13 novembre 1720 , descendait d'une famille originaire de Bohême.

Entré jeune à l'abbaye de St.-Hubert il y fit sa profession religieuse. Robert Hickman s'appliqua avec un succès égal à Tétade de la Théologie , de la Physique et de la Médecine. En 1760 il se fit recevoir licencié dans ce dernier art à l'Université de Louvain^ et le pratiqua avec autant de désintéressement que de succès ; il est en effet peu d'endroits dans le Luxembourg et dans les provinces voisines où il ne se soit transporté, ordinairement à pied , pour y visiter les malades avec autant de zèle que d'abnégation. Et si cet estimable religieux fut actif, infatigable au dehors, il ne l'était pas moins dans sa cellule. . Il travaillait ordinairement dix heures par jour; aussi a-t-il laissé une quantité prodigieuse de manuscrits sur différents objets de morale , de métaphysique, de politique, d'agronomie, mais surtout de médecine.

Il écrivait avec une facilité étonnante ; ce qui est cause sans doute du peu de profondeur, d'exactitude et de correction que l'on rencontre dans ses productions.

Il remporta néanmoins plusieurs prix aux académies de Bruxelles et de Munich, de laquelle dernière il était membre honoraire: on voit en effet dans toutes ses compositions l'homme appliqué et savant qui cherche à se rendre utile et à faire

démer ses étades sur la félicité publique.

Ce saTant religieux consacra plusieurs années à faire des expériences dans Télectricité sur laquelle il se forma un sys* tème particulier: il youlut essayer si la manière d'agir relatiye aux corps se Térifierait également soit en détail soit en grand, et découvrir s'il n'y avait pas une analogie harmonique entre la manière d'agir des êtres purement spirituels et celle des êtres animés d'un principe actif.

Comme il crut avoir trouvé cette analogie harmonique il s'appliqua à développer d'abord cette idée dans deux mémoires sur des questions proposées par l'académie de Munich, touchant le mécanisme du tonnerre et des orages ainsi que sur les moyens de les détourner et de s'en garantir. Ces compositions, avons-nous dit, furent couronnées par ce corps savant.

Don Robert Hickman voulut de plus développer sa théorie dans un grand ouvrage auquel il avait donné pour titre:

Dissertation sur le mécanisme Aectrique animal de la nature^ relativement à la physique s à la métaphysique, à la politique et à la morale. Mais le prospectus seul fut publié en 1775.

Ce vénérable et savant religieux mourut dans son abbaye le 7 juillet 1787, h Tftge de près de 67 ans.

G** BB BBC-»B-LiiTEB, Biognphic Il^eoUe, H, 487. — Db Fblub, Joarnml hiitoriqiie et Uttënûre, da itf octobre 1787, 36S. — GomToi, EDcyelopédic moderne, XIII, 55.

HOCHSTADEN, Conrad, comte de, n'appartient que trè&-indirectement à la Biographie luxembourgeoise, et il n'y aurait pas été compris si le manuscrit des Viri illustres, que nous tenons à reproduire en entier dans cet ouvrage, ne l'avait pas rappelé. Voici ce qu'il dit de ce personnage: « 1237. ConradusabHochstaden (( frater comitis Viandani , Archiepiscopus ce Coloniensis S. R. I. P. Elector, incepit «Fabricam novœ Basilicae trium regum «Coloniae et Chorum Mundi miraculum « perfecit. »

Il y a ici une erreur généalogique ma-

nifeste. En effet, il est démontré que Conrad de Hochstaden était fils de Didier, comte de Hochstaden, et de Mathilde, fille elle-même de Godefroid I , comte de Vianden. Partant il n'a pu être que neveu d'un comte-régnant de Vianden on bien son cousin , non son frère.

La maison de Hochstaden, branche cadette des comtes d'Aar, n'a jamais relevé du Luxembourg.

Conrad, comte de Hochstaden, se voua an sacerdoce ; il était prévôt de la cathédrale de Cologne en J237, lorsqu'il succéda sur le siège archiépiscopal de ce diocèse, à Henri de Mfilenarck. Après un gouvernement de vingt-quatre ans qui furent remplis de guerres et de difficultés tantôt contre les boui^eois de Cologne, tantôt contre ses voisins , et pendant lesquelles il eut à subir plusieurs revers comme il obtint des succès et acquit de belles possessions à son Eglise, il mourut le 28 septembre 1261. Bien que trèssommaires, ces notions suffiront, puisque, nous le répétons , ce personnage ne concerne pas directement le Luxembourg.

Cependant nous ajouterons que la construction de la cathédrale dont il posa la première pierre le jour de l'Assomption en l'année 1248, rend son nom immortel et doit glorifier notre pays pour avoir donné le jour à sa mère.

Viri moitret, I, N^ 13. — Schasiiat et BmatCB, EillU mattrato, I, part I, 184, iM, 160, tq^q. et 4« Uble gënéalogiqve. — Nbtbs, Hictoiie de VîandeD, 74, tq. — MaDotcritt Clombs. — BEaiBoixT, I, P, J. IX.-. PuaaBT, I, fol. LXVI.

HOEN, Hector de ^ né h St. Vith, a obtenu de l'auteur du manuscrit des Viri illustres la mention qui suit: « 1620. Hee- «tor ab Hœn, Yitensis, primum Carthu- « siœ Rutilensis, deinde Trevirensis prier c( et visitator istius ordinis per totam Ger- « maniam Sanctitatis opinione clarus. »

Bertbolet ajoute que le milésime placé en marge indique l'année de son décès; cependant Brower et Masen le fixent an 20 février 1622. Ils ajoutent que Hector

de Hœn élait un homme émioent dans Fart oratoire de même que dans la conyersation.

Viriniastres, I, BP 57«-BsBTBOLn« YIII, 197.

^ ▼. SrsAHMftG, MtUofoliê Ecclf •• Trever. II, 3S9.

HOFFSCHMIDT, d% famille distinguée, originaire du Pays de Paderborn, s'était établie vers la fin du seizième siècle à Cologne. Bernard d'Hoffschmidt et Barbe Ton Voltmans son épouse étant tous deux morts subitement dans cette dernière ville, en 1595, victimes d'une maladie épidéroique, leurs deux enfants furent obligés de la quitter et ils se retirèrent dans le Pays de Luxembourg oii Arnold, Tun des deux devint seigneur de Mohimont et capitaine commandant du château de Mirwart pour le service d'Espagne.

Par Lettres datées de Madrid, le 3 novembre 1643, cet Arnold fut anobli tant pour lui que pour ses descendants légitimes des deux sexes, parle roi Philippe IV, pour services rendus. Les armes qui furent concédées h cette occasion à la famille d'Hoffschmidt, sont blasonnées comme suit dans les Patentes royales : Un écn de gueules à un autruche courant et volant d'argent, tenant un anneau d'or au bec; coupé en pointe d'argent, à trois pals de gueules. Heaume grillé. Timbre : un autruche naissant et volant aux couleurs de l'écu. Bourrelet et hachemenls de gueules et d'argent.

Il semble que 4e parchemin dont il est ici question n'a été qu'un raffraichissement d'une noblesse plus ancienne, bien que cette circonstance n'y soit pas mentionnée, puisqu'il résulte d'un certificat authentique délivré à cet Arnold par le sénat de Cologne le 15 juin 1641 , deux ans avant l'anoblissement du roi d'Espagne, que cette famille aurait déjà alors, comme antérieurement encore, été réputée appartenir à l'ordre équestre.

Quoiqu'il en soit, noble d'ancienneté ou anoblie depuis 1643, la famille d'Hoffschmidt est une maison patricienne luxembourgeoise qui a produit plusieurs officiers supérieurs distingués aux armées autri-

chienne et française, ainsi que des membres éclairés aux chambres législatives, aux états provinciaux,' etc.

NobUiaîre des Payt-BM et de Bourgogne, I, S74. ~ Titres de famiHe. — AeBSeîgnements cooimaiiiquës. — Biographie générale des Belges, iU9.

HOFFSCHMIDT, Ernest-François-Joseph d\ est né à Resteigne le 30 juin 1761 , douzième des quatorze enfants de Henri- Joachim d'Hoffschmidt, seigneur de Resteigne, Mohimont, Lesse, Séchery, Recogne, Bellaire, etc., et de Louise de Smakers, de Mirwart.

Après avoir rempli sous l'empire français plusieurs fonctions importantes, Ernest d'Hoffschmidt fut nommé en 1815, membre de la seconde chambre des Etats- Généraux du royaume des Pays-Bas. Il se fit remarquer dans cette assemblée par un sens droit, un grand amour pour la justice et un patriotisme éclairé. Pendant la session de 1816 il se prononça avec force contre la liberté illimitée du commerce des grains et demanda le 6 décembre que l'exportation fût au moins prohibée pour le Grand-Duché de Luxembourg menacé d'une prochaine disette. Dans la séance du surlendemain cette proposition fut adoptée par soixante voix contre douze. Sur toutes les questions d'un grand intérêt, telles que la liberté de la presse, le droit de chasse, etc., il a constamment voté dans le sens le plus libéral.

Ernest-François-Joseph d'Hoffschmidt était aussi membre de l'ordre équestre du Grand-Duché de Luxembourg et chevalier du Lion néerlandais. Il avait épousé Marguerite-Philippe de Chanly et mourut le 6 juin 1818, dans son château de Recogne.

Titres de famille. — Généalogie aathentiqoe. — Galerie des contemporains, V, 528. ^ Annuaire historique et biographique, 1844. — Renseignements communiqués. — Biographie nonyclle des contemporains» IX, 904, sq.

nOFFSCHMIDT, François-Henri d\ est né à Strasbourg le 25 juin 1797, fils du précédent, et pendant que ce dernier était au service de France.

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En 1827 François-Henri d'Hoffscbmidt fut envoyé par son arrondissement aux états- provinciaux du Luxenibourg et fit partie de ce corps jusqu'à la révolution belge de 1830 dont il embrassa les principes. Dès qu'il eut connaissance des événements qui se préparaient à Bruxelles il y accourut et prit part aux affaires des journées de septembre. Par ses représentations, dit-on, et ses instances il contribua puissamment à décider le gouvernement provisoire à associer le Luxembourg au mouvement des provinces belgiques, malgré les relations de ce Grand -Duché avec la confédération germanique. Il fut le premier administrateur belge dans le Luxembourg oii le gouvernement provisoire renvoya en qualité de commissaire général ; il y organisa les diverses branches d'administration et y maintint Tordre et la tranquillité. Il exerça ces fonctions jusqu'à l'arrivée du Gouverneur Thorn (v. son art.), à la nomination duquel il contribua beaucoup.

En 1831 François-Henri d'Hoffschmidt fut élu membre de la chambre des représentants pour le district de Bastogne, mandat qu'il conserva jusqu'à sa retraite volontaire en 1839* Il prit dans celte assemblée part à toutes les discussions importantes et y plaida toujours la cause des libertés publiques. De concert avec ses amis politiques il travailla à la consolidation de la nationalité belge et à la reconnaissance de cette nationalité par les puissances étrangères. Voulant que cette reconnaissance fût compatible avec l'honneur et les intérêts de son pays il fut l'un des plus grands adversaires du traité de Londres du 19 avril 1839, et il prononça dans cette circonstance un discours remarquable qui fut accueilli par les applaudissements de la salle et des tribunes.

A l'adoption du traité, François-Henri d'Hoffschmidt donna sa démission de membre de la chambre des représentants et se retira des affaires publiques. Cependant il consentit plus tard à accepter les fonctions de commissaire de l'Arrondisse-

ment de Bastogne, fonctions qu'il conserva jusqu'à son d^cès arrivé le 23 février 1854.

En 1830 sa conduite lui valut la croix de fer; et vers 1843 le gouvernement belge, qu'il avait plusieurs fois combattu pendant sa carrière parlementaire, lui a décerné l'Ordre de Léopold. Il avait épousé le l«r mai 1839 Léopoldine de Wauthier, du château de RoUé.

lienteiii^nemeiiU de famiUe. ^ Annoaire bbtoriqae et biographie dei Sonveraiat et detPenoaiuiget distingoé«; année 1844.» Généalogie anthcntiqne. — Titres de la famiUe d'Hoffsehnidl.

HOLLER, famille distinguée, habituée à Echternach. Elle a produit plusieurs grands personnages dont deux entr'autres méritent d'être inscrits au nombre de nos illustrations nationales. Cette famiUe s'est fondue en 1740 dans celle de Houi qui fut anoblie par Lettres-patentes du 31 mars de cette même année, dans la personne de François Hout, grand-baiUy et écoutète d'Echternach et député ordinaire du Tiers-Etat des Duché de Luxembourg et comté de Ghiny, fils de Nicolas, échevin de la ville d'Echternach, et de Marie-Elisabeth le Blucher.

Les de HotU-dits-HoUer obtinrent pour armes: d'azur, au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, tranché d'or et tiercé de sable, à la fourche de trois pointes mise en bande.

Le dernier descendant de cette famille de Hout-dits-HoUer est mort il y a vingtcinq à trente ans environ: il était juge au tribunal de Luxembourg. Plusieurs personnages du nom de Hout ou Houst se août également distingués ; nous les avons rangés sous leur ordre alphabétique.

Aj^liiyeg da Conseil proTincial de Lnxemboni^; Registre aux eommissions , N® ii08, p. 548, v^^s^^. — NobiUaire des Pays-Bas et ie Bourgogne, II, 807 ; combiné avec le Nouveau supplément an néme ouvrage, S69. » UafitscnocK. — Souvenirs. — Renseignements fournis.

HOLLER, Bernard, a obtenu dans le manuscrit des Yiri illustres l'article que nous allons transcrire: « 1646. Bernardus « HoUer, Epternacensis J. U. Doctor, Pro-

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«fessor jnris Cassarei in arbe yiennensi « post Consiliarias et procorator fiscalis per cproTincias anstriacas denique Tice-Cance cellarjiis io Excelso regimiae per Austriam « inferiorem , mortuas Tiennes. » Là se bornent nos renseignements sur ce personnage qni moornt en Fannëe d-hant marquée.

Viri iUastKt, ni, N^" SS7.- Bbitholst, VIII, 191. — Piu«n, I, fol. LXVI , tq. — Ab Horimbio, Uittor. Trevir. diplomat , III, SIS. — Ulvblirc, 38.

HOLLER y Jean , firère de Bernard qni précède, est né à Echternacli comme ce dernier. Après avoir passé Docteur dans l'un et Tautre droits et obtenu i^ordination il obtint une chaire de dl*oit canon à FUniyersité de Trêves : Cependant il Tabandonna plus tard pour être nommé doyen de la collégiale de St. Siméon dans la même ville. Etant ensuite allé à Rome où 11 résida pendant dix ans^ il se rendit trèsutile à son archevêque ainsi qu'à plusieurs autres princes chrétiens. Â son retour le Souverain-Pontife le chargea de rapporter à Charles-Gaspard de Leyen, Prince- Electeur de Trêves, la confirmation de son élection ainsi que le pallium ; et il obtint en récompense de ses bons offices la charge d'oificial. Ce fut en cette dernière qualité qu'il accompagna en 1658 Farchevêque- Electeur Charles-Gaspard à la diète électorale oii Farchiduc Léopold fut désigné empereur. Le 1*' juillet 1664 il fut sacré évêqne d'Âzot , suffragant de Trêves , et mourut le 20 novembre 1671, à l'flge de S8 ans. Son frère et son neveu lui élevèrent dans le temple inférieur de Féglise de St. Siméon, aujourd'hui Porta nigra, oii il a été inhumé, une statue sur le piédestal de laquelle ils inscrivirent son épitaphe latine que nous nous croyons en devoir de copier ici , bien qu'elle ne rapporte que les mêmes faits que nous venons de relater:

« Deo ter optimo , ter maxtmo , et posatutnœ memoriœ JOANNIS HOLLER de nEptemacOj qui per varias honorum <icon$cenden$ gradus, omnibus idoneum

m se dignumque prœbuit. Utriusque primum « Juris Doctor ad Cardinalium Romœ Conasistorium Clericus nationalis sub Innoa eentio X. Pont. Max. iterato confirmante 4kFerdinando Rom. Jmp. III. consistens « decennio, serenissimo Archiduci Leopoldo <{strenuam in Episcopatibus Olmucensi, « Argentinensiy Passaviensi etc. aliis sub- <i inde diversis Principibus navando ope- 4iram^ jamtum infulœ pedoque indubio 4( argumento prœlusit. Ex urbe reverendis- <k simo Carolo Casparo Archi-prœsuli dum a pallium Nuntius Apostolicus atttdit j a Metropolitanœ Curiœ Offieialatum, antè « in hujus œdis Decanum eleetm, deeumanœ iifidelitatis honorarium retulit. Suffraga- « new deèn in pontifiealibus et spiritualibus « Vicarius generalis ac judex ordinarius, 4iquin et a eonsiliis intimus, aurum ^justitiœ suffragari non sustinuitj sed <iiveritatem^ privatœ alias fortunœ bonuw, « etiam Principibus dixit. Bemardo ger- <k mano suo^ quondam Universitatis FtVn- <inensis in Atutria Rectori magnifico ^suppar, perstitit almm Trevericœ Pro- <i Cancellarius. DonecParca, nullibi parca, 4icancellos rimaia^ lœta meditantem letho <itradidit, et inexpeditum vitœ flamen «prœcidit. LegcUiones complures ad Von-- <itificios Nuntios obiit et Apostolorum 4( limina. Et unam demum, illamque postai remam immaturus subire jussus est ad ^culmen. Azotensis demumper septennium mEpiscopuSj sub dignitatum onere fatis- <i cens, denatus e terrœ cœno ad cœleste 12.

aCalend. Decembris CIO.IOC.LXXL œta- <itis LVIIL Huic nuper in ara agenti, <inunc vero hic in area arenti mnemnosy- <inon hoc cœterorum nomine cohœredum «pont curarunt Magnericus f rater, et ^Joannes Ostoeiler nepos, in hdc insigni aCollegiata ^uccessor.y>

AbHobtebii, UittoriB Trevîrentis diplomatica, III, SIS et 663, not. a« ad actam 8 ang. 1680; et Pro. dromat Uistoriae Trevirensia, 890. — Pikrbbt, I. fol- LXVII. ^GesU TreTiroram, III, 108, et note b. — Paocbt , 65. — Bbbtmolbt , I, P. J. VII. — BiSatcir, Eiflia UliMtraU, III, H, ii, SOtf , tq. — Mcllcb, Beitnen^e sur KeDotDifs dea Saaer-Thalet , 55, «q.

HONTHEIM, Jean-Nicolas de, le célèbre ëvéque de Myriophite, suffragant de l'archevêque-électeur de Trêves , n'appartient à la Biographie du Luxembourg que d'une manière absolument indirecte et tout à fait secondaire : cependant il s'est rendu trop recommandable à ce pays pour que nous ayons pu le passer sous silence dans notre ouvrage. En effet, ses œuvres historiques doivent être citées presque à chaque page lorsqu'on écrit les annales du Luxembourg pour lesquelles elles sont devenues une des sources les plus importantes. D'un autre côté , par suite de ses fonctions de suffragant de Tarchevêché de Trêves auquel le Luxembourg ressortissait alors en grande partie , son influence spirituelle s'est fait sentir en mainte circonstance par nos populations, et nos vieillards se rappellent encore avec plaisir le zèle que ce prélat mettait dans Tadministration diocésaine ; ses visites ecclésiastiques, ses voyages pour assister à nos pompes religieuses afin de les rehausser par Féclat de sa présence ; son décès enfin , arrivé au château de Montquintin dans le Luxembourg et qui était sa propriété. Tous ces motifs nous ont engagé à lui consacrer ici une très-courte notice historique.

Jean-Nicolâs de Hontheim appartenait à une famille patricienne qui avait déjà fourni à Féglise plusieurs prélats méritants. Il est né à Trêves le 27 janvier 1701 . Après avoir terminé ses humanités chez les jésuites de sa ville natale il alla , avec son frère , suivre les cours des universités de Louvain et de Leyden. En 1721 il obtint à l'académie de Trêves le bonnet de docteur en droits civil et canonique.

Poussé par une propension naturelle et irrésistible vers les études , ainsi que par une ^vocation particulière vers la solitude, il choisit l'état ecclésiastique. Peu de temps après avoir obtenu les ordres il fit un voyage à Rome afin de se familiariser avec la pratique curiale de la Cour pontificale et la politique.

A son retour de la capitale de la chrétienté, le savant archevêque-électeur Fran-

çois-Georges de Schœnborn le nomma conseiller ecclésiastique près de son consistoire, et bientôt après professeur des Pandectes et du Codex à l'université de Trêves. Il le chargea en outre de plusieurs affaires importantes concernant son église.

En 1748 il le sacra évêque du titre de Myriophyte et le prit pour son suffragant.

En 1750 de Hontheim publia son : Historia Trevirensis diplomatica et pragmatxca, Augsbourg et Wûrzbourg ; 3 vol. in fol. ; ouvrage rempli de recherches étendues et profondes, qui fut suivi en 1757 du : Prodromus Historiœ Trevirensis diplomaticœ et pragmalicœ; Augsbourg, 2 vol. in folio. En. 1765 il édita une autre œuvre qu'il intitula : De statu Ecclesiœ et légitima potestate romani .Pontificis liber singularisa ad reuniendos dissidentes in religione christianos compositus ; in 4**; Bouillon: Il cherchait dans cet ouvrage, comme le titre l'indique, à réunir les différents partis dissidents et militants de l'Eglise. Cette composition, qui fut imprimée sous le pseudonyme de Justus Fehronius, ayant excité de puissantes oppositions , de Hontheim se vit engagé & se défendre dans des suppléments oii il donnait des explications ultérieures sur ses propositions primitivement énoncées en général, de manière qu'à la fin son livre arriva jusqu'à compter cinq volumes.

Cependant, l'auteur, vaincu par les instances de son archevêque consentit en 1777 à publier une rétractation de son système. L'œuvre nouvelle, qui a retenu parmi le clergé le sobriquet de Febronius pœnitenSj a pour titre: Justinus Febronius Abreviatus et emendatus. Id est: de statu Ecclesiœ tractatus ex sacrd Scripturâ, traditione et melioris notœ catholicis scriptoribus adornatus, ab auctore ipso in hoc compendium redactus; Cologne et Fraocfort; vol. in 4"^, 310 pages; plus XLIII pages de Préface qui renferme la partie la plus importante.

La Bibliothèque de Luxembourg possède enfin un autre volume in 4^, intitulé :

Justini Febronii J. Cti. Commentarius in

suam retractaltonem 5. P. Pio VI. Pont.

Max. Kalendis nov. An. 1778 submissam; Ratisbonne, 1781.

De HoQtheim était en relation de correspondance intime avec les savants les pins honorables de tous les partis religieux et jouissait partout d'une réputation bien méritée de science , de Vertu et de piété.

Il est mort au château de Montquintin près de Virton, le 2 septembre 1790, d'oii son corps fut transporté à Trêves pour être inhumé dans l'église monumentale du chapitre de St. Siméon, dont il était doyen.

Lorsqu'en 1817 cette église fut déblayée pour rendre au monument sa destination primitive sous le nom de Porta martis ou nigra^ les restes du grand prélat furent exhumés et placés dans Téglise de St. Gangulfe. La chapelle seigneuriale de Montquintin renferme une inscription commemorative que nous transcrivons ici :

Hic IN CASTRO OBIIT II SEPTEMBR.

[MDCCXC.

JoANNBs NicoLAus AB HONTHEIM Episgopus Mtriophitanus, suffraganeus

[Treyirensis, DoMiNUs IN Montquintin

CONDOMINUS IN DAMRICOrRT ET ROUYROT.

Treyiris XXVII JAN. MDGCI naths,

Ibidem biduo post mortbm tumulatus.

In prosperis et adverstê sihi semper prtB-

[sens; amicui constans, prudens et pius. Pater pauperum.

Patnie, ave atqtAe vole.

Cette inscription est surmontée des armes du défunt, d'azur, au lévrier passant d'argent, portant un collier d'or; heaume couronné d'or. Cimier : le lévrier naissant de l'écu. Supports : deux lévriers au naturel.

Nous croyons enfin faire plaisir à nos lecteurs en copiant l'acte de décès de l'évèque de Hontheim d'après le registre mortuaire de la paroisse de Montquintin :

« Le deuxième septembre de l'an mil « sept cent quatre-vingt-dix, vers six heures

« du matin , est mort en son château de «Montquintin, muni des Sacrements de «notre Mère la Sainte-Eglise son Excel- «lence Monseigneur l'Evéque suffragant «de Hontheim, seigneur de Montquintin; «son corps à été transporté le même jour « pour être inhumé à Trêves dans l'Eglise «Collégiale de Saint Siméon. En foi de « quoi. {Signe') f. Rossignon, curé de Mont- «quintin. »

Un neveu de l'évèque de Hontheim, M' F. L. de H. a colligé en six gros vot lûmes in 4^, restés manuscrits, tous les décrets, ordonnances, etc., émanés du gouvernement républicain contre l'Eglise catholique , ainsi que ceux publiés par la Cour de Rome , les évêques et ordinaires des diocèses. Cette collection , qui n'a réellement de valeur que celle de présenter réunies toutes les mesures de persécution et les moyens de défense employés pendant cette triste époque , est néanmoins trèsprécieuse pour se faire une idée juste de cette période , lorsqu'on la considère sous le rapport religieux.

ConyenatioDi-Leiicon , ëdit de i85i.^GLASEii, Catalogne de la Bibliothèque de Lvzembourg, 84, ils et 476.— NAioa, Catalogne de la Bibliothèque de Laiembonrg, ili. — Dos, Instituteur et tccrëlaire communal k Bloutquintin : Renseignements statist. histor. et administratifs.—- Notes particulières.

HONTOIS, ou HoNTOi Pierre, nom latinisé en Hontaitis^ était né a Luxembourg ou bien à Namur. Il vivait vers la fin du seizième et le commencement du dix-septième siècle.

Hontois avait embrassé la règle de la stricte observance de St. François chez les Récollets de Luxembourg , et se fit remarquer par sa science profonde en théologie de même que dans les matières ecclésiastiques. Il fut un professeur distingué de Fécole attachée à cette époque à la dite maison religieuse. On a de lui : P Conciones per totum annum ; 6 vol. — 3^ Mensa apostolica, id est commentarius concionatorii ex geniuno Epistolarum apostolicarum sensu per totum annum. Ces deux

ouvrages ont été publiés à Mayence et à Cologne 9 en 1604.

IViLBiLiu» a IViLTHBiM, DisqniiîtioDe* anUquArUe' Hifltoris Laxemborgeiuîs , Lil». II, c. 4, § 5.

HoRRBO, Charles de; t. BEâUFORT, Charles de.

HOTTON , originaire da village

de même nom dans les Ardennes , vivait vers la fin du seizième et le premier qaart du dit-septième siècles. Admis à la prêtrise y il fut pendant quelque temps curé , vraisemblablement de son endroit natal.

Plus tard il embrassa Tordre des Jésuites et passa dans les Indes occidentales dont il devint Papôtre.

L'auteur du manuscrit des Viri illustres repète les mêmes faits dans les termes suivants : (( . . . . Hotton ex eodem pago « in Arduennâ Luxemburgica et ex pastocf re animarum in Soc. Jesu missus in In- «diam occidentalem precibus multis im- «petratam illius apostolus. »

Viri maîtres, I, N» »6.

HOUFFALIZE , Raoul de, ainsi nommé sans doute de son endroit natal , vivait pendant le quinzième siècle et embrassa d'abord le parti des armes dans lequel il se distingua; mais plus tard, dégoûté du monde il se retira dans le comté de Clermont 011 il habita un hermitage , qu'il obtint du Pape Paul IV d'ériger en un monastère de Franciscains. Il y mourut en

PixaaBT, I, fol. LXVIL-Bkbtholbt, VIII» i9i.

HOUFFALIZE, Théodorie rfe, était fils de Henri, seigneur de Houflfalize. En 1236 il fonda dans le chef-lieu de sa seigneurie le prieuré des écoliers qui' y a subsisté jusqu'à la suppression des monastères; et en 1242 il transféra ce couvent en un autre emplacement , à la demande des religieux.

Théodorie de Houffalize , que Fauteur du manuscrit des Viri illustres cite simplement par son nom : «1204. Theodoricus dé Houffalizia. » mourut en 1282 et a été

inhumé dans l'église du monastère qu'il avait fondé. Bertholet a encore vu son épitaphe qu'il nous a conservée :

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MeSSIRBS ThIBRIS SiR£S de HOFALIZE , Kl

[dbviat EN l'an de grasse hille GG quatre vent

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