‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 1Chapitre 29 sur 33 · PLI · texte numérisé non relu

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dicere non sit onus , molliter ossa cu-

[bent.

Bertels lyoute que le successeur de Masius joignit le chronograme qui suit :

Ter qVater aC oCto VoLVebat IVnIVs

[orbes, Martino CœLI lanVa CeLsa patet , Postealoannes sVCCessor prœsVLIs hVIVs nœC LoCat, ergo patri gratVs aLVMnVs

[âge.

Le même auteur oous a en outre conservé sur Masius les onze dates biographiques que nous allons transcrire : il dit qu'elles ont été consignées par Masius lui* même:

« Frater Martinus Masius Meerbece na- » tus Anno D. 1620.

«Aflligenii reformatus a. D. 1540.

« Presbyter consecratus a. D. 1545.

« Luxemburgum destinatus a. D« 1550.

«Inde revocatus a. D. 1557.

«In Priorem ordinatus a. D. 1558.

« Cellerarius , EUemosynariusque factus

« Praepositus Mersensis denominatus a. D.

«Abbas Epternacensis nominaius a. D.

« Ibidem Praelatus confirmatus a. D. 1573.

«Mortis fine consumatus a. D. t586.

V. SriAMBBaa, ]IIetki>poIU Ecdefiae TreTer. I, 037,4. — BnTMoi^, VI, 344; et II, P. J. XI. — Bbbtbi.s, 176, s^.

MATHIAS, dit de Bitlbourg^ du lieu de sa naissance, naquit vers le milieu du quinzième siècle. Il embrassa Tordre des Bénédictins et fut abbé de St. Avold depuis Tannée 1612 jusqu'à sa mort arrivée en 1618. Ce respectable prélat, Tun des hommes les plus distingués de son époque par son zèle, sa science et sa solide piété, disent les Annales, voulut être le restaurateur de son monastère quant au temporel comme, son réformateur pour le spirituel ; et ce à une date où les autres abbés du diocèse de Metz n'étaient occupés qu'à se conformer au siècle. Il établit à St. Avold la discipline en vigueur à Tabbaye de St.

Maximin près de Trêves, laquelle était pour lors en réputation pour sa grande régularité sons le zélé abbé Thomas de Huisden ou Heusden qui s'est à juste titre acquis le surnom de grand réformateur de son Ordre dans la Teutonique. Non content de ce premier succès il voulut encore renouveler avec la dite abbaye, oii peutêtre il avait prononcé ses vœux, la confraternité intime qui avait été conclue depuis 1369 entre cette maison et la sienne. Une semblable alliance fut de plus contractée par lui avec Tabbaye d'Echternach afin que les religieux de ces trois monastères pussent par un échange mutuel de leurs bons exemples et de leurs conseils parvenir à une plus grande perfection.

Lts Bénéduiins, Histoire de IMTetz. Il, 700.— Histoire mannscrite de Tabbaye de St. Ayold.

MATHIAS , dit d'Echternach , parce

qu'il était originaire de cette Tille, a tu le jour pendant la première moitié du quatorzième siècle. Il entra à Tabbaye de Munster oii il brilla bientôt par sa science profonde et sa grande éloquence , au point que l'abbé Simon, IIP du nom,. dit de Hondelange étant Tenu à mourir , Mathias d'Echternach fut postulé pour lui succéder.

D'un autre côté, Gonon de Falkenstein (t. son art.) archcTéque de TrèTes ayant connu ses mérites transcendants l'appela h sa cour , le sacra éTèque de Syrone et le nomma son suffragant, dignité qu'il sut remplir aTec la plus rare distinction.

Les abbés de Munster n'aTaient pas eu jusque là le droit de porter la mitre lorsqu'ils officiaient : l'empereur Charles IV s'intéressa en faTeur de Tabbé Hatbias à Teffet d'obtenir du pape Urbain V ce priTÎlége pour lui et ses successeurs; et le SouTcrain-Pontife le lui accorda par bref daté d'ÀTignon, le 14 aTantles calendes de Juillet 1365. Toujours occupé à augmenter l'importance de son monastère , cet abbé sut obtenir de même en 1384 de l'empereur Wenceslas, fils de Charles IV, la donation de la dime du Tillage de HoUerich, aTec charge d'une messe journalière qui fut dans la suite réduite à une messe hebdomadaire à dire sur l'autel que ce prince fonda de- Tant le tombeau du bon roi Jean, dit l'aTcugle, son aïeul, qui était inhumé dans son église. Cependant Tobjet de cette libéralité donna lieu à bien des difficultés. En effet en faisant la donation, Wenceslas avait disposé d'un objet qui ne lui appartenait pas : par acte du mois d'avril 1270, le comte Henri II aTait déjà cédé cette dime avec le droit de patronage sur le même Tillage aux dames de Clairefontaine qui protestèrent tout d'abord contre la chartre de Wenceslas. Le procès qui s'ensuivit ne fut ter* miné que sous le successeur de l'abbé Mathias ; il fut décidé alors que Munster n'obtiendrait que le sixième de la dtme , et pour ce motif sans doute le nombre des messes à dire en retour , fut réduit

au sixième seulement , comme nous TaTons TU il n'y a qu'un instant.

L'abbé Mathias sut obtenir en outre du même empereur Wenceslas la confirmation de l'octroi d'exemption de péage à l'embouchure de la Sûre et la ratification du transport de la censé de Bnrl , faite par le monastère de St. Paul de Verdun en faTeur de son abbaye, sous les mêmes conditions que Henri l'aTeugle l'aTait donnée aux premiers.

L'abbé Mathias Tivait encore en 1392 et une ou peut-être deux années plus tard; cependant nous ne saTons pas au juste celle de son décès. Il a été inhumé dans la partie antérieure de son église.

L'auteur du manuscrit des Viri illustres lui a consacré les lignes sniTanies :

« 1 365 . Mathias Epternacensis abbas Muns- «teriensis Luxemburgi ad preces Garoli « IV per Urbanum V Mitratorum primus, «Episcopus Syronensis suffraganeus Ar- « chiepiscopi TrcTirensis. »

Viri iUaitres, I, N* 19. — Res mnnsteriensef.— Histoire de l'abbaye de N.-D. de Liizemboav|f. — Uf.viLiMc » 38 , —Paquet, 34. — Aa Hortiibiii , Hitt. Tre?ir. diplomat. II , Ai.— t. 8TaAaaBa«, HetrapoUt Ecoles. TreTer.,I, 347. — Bbitbls , ftSft.— Mserts. Clombs.— BaaTMOLBT, Yll , 168 , sq.; V, 189, §q ; I, P, J. V,- II, P. J. V,

MATHIAS, dit d'Itzxg de son endroit natai, ne nous est connu que par les lignes suiTantes que nous fournit le manuscrit des Viri illustres: «1522. Matthias de Itzig pago prope Luxemburi< gum, Ducatus Luxemburgensis et Arlu- « nensis, Canonicus ad Sanctum Simeonem (c TrcTiris. Pastor Arlunensis et Macheren- €( tinus, Gonsiliarius Luxemburgensis con- « ditor altaris in Sancto Nicolao ante quod « sepultus. »

Viri iUnstres , I, N* 38.

MATHIAS de Sarbourg, ou Sarburgiu8 suiTant l'usage alors adopté, était originaire de la Tille dont il porta le nom.

Après aToir fait d'excellentes études il fut reçu docteur dans Tun et l'autre droits et dcTint professeur à l'UniTersité de TrèTesi Il était prêtre et doyen de St. Siméon , et

avait été auparavant officiai de l'archevêque à Coblence. Ce personnage s'est rendu recommandable surtout par les soins éclairés qu'il donna à la conservation et à l'agrandissement de la belle bibliothèque de la collégiale de St. Siméon. qui avait été fondée par Mathias de Neunheuser (v. cet art.) . Mathias de Sarbourg mourut en 1 539.

On a de lui: P Defensio et Triumphus arcis Lechniensis. Colon. 1643.— i^Thes^aurum Confraternitatis Chordœ per patres Aqueuses. Colon. 1630.

Ab Howtbbih , Histor. Trerir. diplomat II , 549.^ Habtshbih, Bibliothec» Goloniensifs 944. *

MERCURIANUS, Evrard, était né k Marcourt , village de l'ancien comté de Montaigu , commune ressortissant aujourd'hui au canton de Laroche. 11 parait qu'il vit le jour en l'année 1514, non en 1620 comme M. Marcellin La Garde le croit ainsi que d'autres auteurs. Pour s'en convaincre on n'a qu'à comparer les dates des différents événements de sa vie.

L'auteur du manuscrit des Viri illustres lui a consacré l'article qui suit: «1520.

« Everardus Mercurianus sic agnominatus « a pago Comitatus Hontis acuti in Duca- « tu Luxemburgensi arduennatico , quartus <( prœpositus Generalis Societatis Jesu.

« Vita ejus extat per Patrem Oliverium Ma- « nareum. Societatis Jesu. Régulas S^ Ignace tii in Ordinem redegit. »

Après avoir Cait de brillantes études, d'abord à Liège, ensuite à Louvain oii il prit en 1544 le degré de maîtres es arts, Evrard de Marcourt embrassa l'état ecclésiastique. Son zèle pour le salut des ftmes^ uni k une grande piété lui fit refuser un canonicat dans la ville ^e Liège , pour accepter une cure de campagne , celle de Vœt ou Waillet oii il crut pouvoir travailler avec plus de fruit à la vigne du Seigneur. La Société des Jésuites , fondée en 1540 , lui plut d'abord au point qu'il alla s'y affilier à Paris le 8 septembre de la même année. Envoyé à Rome en 1551 , Ignace de Loyola le reçut avec bonté et ne tarda pas à concevoir pour lui une grande estime, parce qu'il le jugea avan-

tageusement à cause de ses vastes con-> naissances et de son caractère ferme et tenace. Il l'employa bientôt dans les plus hautes charges de sa congrégation, entre autres dans celle de vice-prévôt de la maison professe de Rome, puis dans celle de recteur du collège de Pérouse oii il demeura jusqu'en 1557.

Ignace vint à mourir sur ces entrefaites, et Lainez lui fut substitué : Evrard de Marcourt qui s'était entièrement attaché au nouveau général , fut nommé par celui-ci l'un des cinq conseillers placés auprès de sa personne pour la direction des cinq nations principales: il obtint ainsi le gouvernement de la province de la Basse-Allemagne qui comprenait le Rhin et les Pays-Bas. Après Lainez, François de Borgia , que TEglise a canonisé depuis , fut désigné troisième chef de la compagnie: Sous ce dernier, Evrard de Marcourt obtint beaucoup d'autorité et François Borgia fut heureux de trouver dans la personne de son conseiller un caractère fait pour mener les choses selon l'esprit du fondateur de Tordre. Ceci se passait en 1665.

Mercurianus qui avait eu en cette circonstance une belle occasion pour faire ses preuves, ne put manquer d'être proclamé à son tour Général de sa Compagnie après le décès de Borgia : Sa nomination date du 23 avril 1673.

Comme général des Jésuites ce personnage contribua infiniment à faire fleurir cet ordre fameux dont l'action sur le monde a été si grande pendant trois siècles : Prudent et sage , il a su exécuter par la douceur plusieurs projets gigantesques, mieux que des armées ne l'eussent fait par la force. Du reste , aux qualités que nous venons d'énumérer Evrard de Marcourt joignit constamment une modestie exemplaire et un zèle infini pour continuer l'œuvre de ses prédécesseurs , surtout celle du fondateur de l'ordre dont il connaissait et avait adopté l'esprit avec les principes , parce qu'il avait eu l'occasion d'étudier l'un et l'autre par les relations qu'il avait eues avec lui.

Evrard Mercurianus réunit en un seul

eorps de règles les coosUtutlons d'Ignace de Loyola et les divisa en chapitres par ordre de matières : Les Statuts ^communs et les particuliers, les obligations de chaque emploi, etc. L'histoire de la compagnie de Jésus a conserré les avis qu'il donnait à ceux qui le consultaient , etc. , etc. Ce grand homme , désireux d'étendre l'influence de sa société dans toutes les parties du monde , envoya des religieux dans les Indes ^ en Chine , au Japon , en Afrique , en Egypte , au Mogol , en Transylvanie, en Suède , en Angleterre , etc. , et mourut à Rome le l*"' août 1580 à l'âge de 66 ans environ , après 7 ans et demi de généralat et après avoir reçu la bénédiction du Souverain-Pontife qui lui-même était venu le visiter pour recueillir ses derniers soupirs.

Viii illaatres,!, N^ 44.— Recneil des liommes »lastrcfl de U CompagDÎe de Jësas, 79à 88.— Mou- ». IV, 699, et V, S5ft.-D.CA»KT,BibUôtli.LoiT. — Dt FtLLftB, Diclîonnure historique, litt. M,— -La Gakdb, Notice sur les laxenboargeois célèbres , SI.— AuB. MiSAUS, Opéra diplomttica , Supplément For- »Biif,I,' 8I$I.-Bbsthoi.bt, VIII, IOO.-Pibisbt, I , foK LXIV.— Nkohabm, Les auteurs luxembourgeois , 17, sq,

MERGURIÂNUS, Jacques, ne nous est connu que par ce Pierret et d'après celui-ci Bertholet disent de lui. Nous copions Tarticle : « Son savoir et son mérite relevèrent à la dignité de Grand-Prévôt de la cathédrale d'Olmutz en Moravie, puis à celle d'archidiacre de Brinn, enfin à Tadministration de Févèché d'Olmutz dont l'archiduc Léopold éUit évéque.

Il est à croire que ce personnage est, comme le précédent, originaire de Marcourt. Mais était-il de la même famille?

c'est ce que nous ignorons. Il a vécu pendant le dix-septième siècle puisqu'il a été le contemporain de Tarchiduc Léopold-GuiUaume, fils de l'empereur Ferdinand II, lequel est né en 1614 et mort le 19 novembre 1662; ce prince comme ou sait, fut évéque de Passau, de Strasbourg, d'Halberstadt, d'Olmutzet de Breslau, Grand-Maître de l'ordre teutonique,

abbé de Mourbacb et gouverneur des Pays- Bas depuis 1647 jusqu'en 1656.

Pibbbbt, I, fol. LXX. — BBaraouBT, VIII, 195.

MERCURIANUS, Jean I, est renseigné comme suit par l'auteur du manuscrit des Viri illustres: <( 1632. Joannes Mercn- €( rianus Nepos Rdi P. Euvrardi ex fratre, «etiam Soc, Jesu S. Theologiae Doctor «et primum Caroli Archiducis Austris (c confessarius et comes in Hispania, post <c Ser""Leopoldi Guilielmi Archiducis hodie (( Belgii Gubernatoris primum confessarius, « Instit|itor et concionator snam nsque ad « mortem non parum contractam ex lega- « tione a Ferdinando ad Uladislaum Regem « in Poloniam, mortuus Viennae. »

Nous ajouterons simplement qu'il semble que la date placée en tête de cet article indique Tannée du décès de ce personnage.

Viri illustres, I, N«65.-Pibbbbt, I, fol. LXX.- Bbbtholbt, VIII, 193.

MERCURIANUS, Jean II, a reçu de l'auteur du manuscrit des Viri illustres l'article qui suit et qui forme la seule notion que nous ayons pu nous procurer sur lui : « 1654. Joannes Mercurianus ex «Marcour Nepos prions Joannis S**The- «ologias Doctor Decanus Misselbacensis c( in Austria Canonicus Olomucensis, vicai< rius in spiritualibus et temporalibus ejus- €( dem episcopatus. »

Viri iUnstres, I, N<» ft08.

MERCY, famille de nom et d'armes éteinte, originaire de la châtellenie de LoDgvvy, aujourd'hui arrondissement de firiey dans l'ancien Luxembourg , portait :

d'or, à la croix pleine d'azur. Les de Mercy qui prétendaient descendre des anciens comtes de Gènes se sont fondus dans la maison d'Argenteau après le décès sans hoirs du comte Claude-FIorimond (v. son art. à l'Appendice) mort en 1734, lequel institua pour son héritier Antoine comte d'Ai^enteau, son parent, à charge par ce dernier de prendre son nom et ses armes ; d'oii la famille belge encore

florissaDte des de Hercy-Argenteau qui a écartelé ses armes : d'azar , à la croix d'or, chargée de cinq coquilles de gueules, cantonnée de vingt croisettes recroisetées au pied fiché de même, avec celles de Mercy que nous avons données plus haut.

Uhgbschucx.— Biographie gëDerale des Belges, art- Argenteau. — PicamcT , III.

MERCY, François de, est né à Longwy.

Il était jeune encore lorsqu'il, embrassa le métier des armes, entra au service de rélecteur de Bavière et dut à ses talents une élévation rapide, avec la réputation d'avoir été un des plus grands généraux de son époque.

Après avoir passé par les grades inférieurs il parvint en 1631 à celui de major dans le régiment de Piccolomini.

Deux ans plus tard ayant obtenu un régiment il se trouva avec son corps dans Constance lorsque les Suédois assiégèrent cette ville sous la conduite du général Hom. Fait prisonnier en 1633 pendant une sortie de la garnison de Brisach assiégée, on le conduisit à Colmar 4>ti il ne resta cependant que fort peu de temps, puisque Tannée suivante il servit dans la Haute-Alsace et commandait la place de Rheinfelden lorsque Jean-Philippe, palatin du Rhin en fit le siège. Nommé généralmajor en 1635, la Bavière l'envoya au siège de Colmar secourir le duc de Lorraine. Vers la fin de la campagne il se retira du côté de Luxembourg et contribua Tannée suivante à faire lever le si^e de Dôle. En 1637 le duc de Lorraine et lui furent battus près de Grey par le duc Bernard y mais comme cet échec n'avait diminué ni les ressources ni Taudace de Hercy il entra peu après dans le duché de Bourgogne dans le dessein d'attaquer le duc de Longueville. En 1638 il fut promu au grade de général d'artillerie et alla camper près de Stolhofen avec une partie de Tarmée bavaroise. En 1640 il agit contre le duc de Longueville dans le Bas-Palatinat, s'opposa aux entreprises du général Banner près de Ratisbonne et

enveloppa tellement bien quatre régiments commandés par le général Schlangen que ce dernier, ne voyant aucun moyen de salut, fut obligé de se rendre à discrétion.

Il poursuivit ensuite dans la province de Brunswick le général Frelt, maréchal suédois, et se trouva en 1641 au siège 4e Wolfenbuttel ainsi qu'à la prise de Gœttingue. En 1642 il marcha contre les Français dans le Brisgau et leur fut encore opposé Tannée suivante dans le duché de Wurtemberg. Cette campagne de Mercy fut brillante et féconde en résultats inespérés. Ayant surpris Tarmée fipançaise à Dnttlingen en Souabe, il la ruina presque complètement, fit le général Rahtzan qui la commandait prisonnier et s'empara de Rotweil, Ueberlingen, etc. etc. En récompense de ses grands services Télecteur de Bavière le nomma lieutenant-général en 1644, en remplacement du comte de Wahl.

Hercy , toujours à la tète des troupes bavaroises, continua de fure de grands progrès dans le Brisgau. Il assiégea Fribourg , place qu'on regardait comme très importante , et s'en empara le 27 juillet.

Désireux de conserver une conquête qui pouvait assurer les succès de la campagne il couvrit aussitôt cette ville par un camp retranché que protégeaient deux éminences , et mit son armée dans une position inexpugnable. Les français étaient inférieurs en nombre , et Turenne , dont la réputation n'avait pas encore Téclat qu'elle obtint plus tard , avait à combattre un adversaire dont la bravoure et l'habileté jouissaient de la plus haute renommée. Cependant Condé, rappelé de la Catalogne où la fortune ne lui était pas favorable sut rendre la confiance aux soldats et n'hésita pas d'attaquer son ennemi sous les murs mêmes de Fribourg. Le combat fut opiniâtre et sanglant, dura quelques heures et n'eut aucun résultat, Condé s'étant retiré en bon ordre. Le surlendemain ce prince renouvela Taffaire ; on se battit depuis onze heures du matin jusqu'à la nuit , sans que Condé pût réussir

à forcer les lignes ennemies ; mais ayant trouvé plas tard le moyen de couper les vivres à Mercy , ce vaillant capitaine battit en retraite et perdît six canons , deux mortriers et quelques bagages. Poursuivi par Turenne il se retira du côté de Willingen avec tant d'habileté que sa réputation ne souffrit rien de cet écbec. Il s'empara même de Germersbeim et de Mergentheim et s'assura de la Bergstrasse.

En 1645 il profita d'une faute de Turenne , le battit le 5 mai à Marienthal , s'empara de toute son artillerie et de ses bagages ^ et l'obligea de se retirer . dans la Hesse avec les débris de son armée. Turenne étant revenu en Franconie et Condé ayant rejoint Farraée , on attaqua Mercy le 3 août dans les plaines de Nœrdlingen.

L'action fut très meurtrière ; l'armée allemande éprouva une déroute complète et Mercy couvert de blessures mourut le lendemain. Il fut enterré près du champ de bataille et l'on grava sur sa tombe ces quatre mots:

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