DCCC. LUI
Marquant avait laissé plusieurs ouvrages précieux qui montraient chez ieor auteur une érudition très variée comme très vaste.
Nous allons rapporter les titres des principaux : P In Musicam Boëtii commenta* ria; dédié au roi Louis-d'outre-Mer. — S^ De septem artibus , quas libérales vocant, libri toûdem.—S^ Vita S. Willibrordi Trajectensis qnondam Episcopî, fundatoris Monasterii Epternach ; en prose et en vers.— 4^ Des hymnes , des proses et des cantiques en Thonneur des Saints.
Malheureusement, dit D. Galmet , aucune de ces compositions n'est parvenue jusqu'à nous.
TftiTTBBBius, Chronicon Hinaugiense, I» 9tt.— Bit- THOLKT,III, 938, sq.— Ab Hontbbih , Historia Tre- TirensU diplomatica , I , Stf Sj Prodromns Hiitor. Tre- Tir., I, tt7, 229, 436 sq , 443 , 459. — Ascmonu Chronicon, adannam 829. —Db Robaulx, édition dn Cantatorinm, 20.— D. Galhbt, Ilibliotk. Lorraine — K^AUFF, Defengio Abbatiae Pmmiensis, 44.— t. Stbah-
, bbb« , Hctropolis Eeclesiae Tre? ireniis , I*— Huiua , 8anert]ial, 49. — NBunAim, Les antenrt Inzembonrgeois, 5, sq.
HASIUS, Martin, était né pendant la première moitié du seizième siècle , d'une famille d'honnêtes paysans de Meerbeeck dans le duché de Brabant. Il entra à l'âge de 20 ans au monastère d'AlIlighem, ordre de St. Benoit^ près d'Alost, et y fit sa profession religieuse , fut ordiné quelques années plus tard et nommé Cellerier.
La dignité de Prévôt de l'abbaye de Meersen étant venue à vaquer sur ces entrefaites , Masius y fut promu ; mais !1 ne la conserva que jusqu'en 1560 où elle fut unie à la manse épiscopale de Buremonde.
Quelques années plus tard j c'est-à-dire en 1668, Antoine Howée (v. son art.), 67* abbé d'Echternach vint à mourir et Masius qui s'était fait une belle réputation de science , de vertu et de régularité fut postulé pour lui succéder. Il prit possession de ce poste éminent 10 mois après le décès de son prédécesseur ; mais il n'en reçut l'investiture que le 18 mars 1575.
Aussitôt après son installation il mit tous ses soins à faire fleurir dans sa maison le goût des bonnes études ainsi qn^nne ponctuelle obéissance aux prescriptions de l'ordre de St. Benoît. Il ne négligea pas non plus de donner aux édifices de son monastère le caractère claustral nécessaire , uni à la majesté architecturale.
Martin Masius, qui prêchait d'exemple autant que par paroles , sut constamment se faire aimer et estimer par tous parce qu'il n'affectait jamais cette rigueur qui rebute dans le commandement ; aussi ses religieux le pleurèrent-ils bien sincèrement à sa mort qui arriva à l'âge de 65 ans, le 20 juin 1586, après un gouvernement de seize ans. Il fut inhumé dans l'église de son abbaye oii on lui plaça cette épitaphe qui renferme un abrégé de sa biographie:
Heu quid mortalis , quid in his mor-
[talibus cris QUiERis ? Adest tacito mors inopina pede.
MASIUS EST TESTIS, QUONDAM VENERABI-
[us ÂBBAS , VlRI CUi YITA DEÇUS , GLORIA ChRISTUS
[erat.
viri pibtatis honos, fldbi patronus avi-
ExEMPLUM Gleri , Belugionis ahor.
QUAM BONUS AUXILIO ! QUAM PRiESTANS RE-
[bUS AGBlfDIS ,
Dic Affligimium , yir venerandus erat.
Hoc DUCE JUSTITIiE YIGUIT DEÇUS, HOC
[duce YIRTUS MaXIMA te TENUIT SANA , YIRTUSQUE FIDES.
QUiE FUERIT PIETAS, FIDBI QUIS FERYOR
[aYITjE 5 MeRSICA JUXTA MoSAH PRiEPOSITURA DO-
[CBT.
HjEC EADEMQUE DOMUS TESTIS , cul PRi»-
[fuit annis vlx sbx atqub dbcem 8edulitate p^ri.
PaCIS amans y MQVl CUPIDUS y STUDIOSUS
[honesti , Dux Bendictini, Pastor et uxbra gregis.
ErGO SEX DECIBS annis, et QUiNQUE PER-
[actis , Clauditur inferius contumulatus HUMO.
Qui subis in sacri quo circa limina Tem-