‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 2Chapitre 2 sur 61 · JOANNI A NAVES · texte numérisé non relu

JOANNI A NAVES

Domino in hebctzich

Divi Caroli V. vice-Cancbllario

MtLTïS LeGATIONIBUS MULTOS HONORES

Deportanti , Et immatcra morte svblato

vldua supbrstes pletatis bhgo p. c.

vlxit vix annis 47 ; obiit anno 1547,

Die 20 Febrcarii.

In hoc loco sepultus bst.

Pierret, qui fixe son décès à l'année 1540, serait dans Terreur si Merjai a copié juste , ce qu'il ne nous est pas donné de vérifier.

Jean I de Naves avait épousé Hélène de Waba , de la branche de Trouville, d'où entr'autres enfants une fille du nom de Nicolle qui devint l'épouse de Nicolas de Laittres, seigneur d'Ecouvier, colonel d'un régiment de dix enseignes pour le service de S. M. C, lieutenant d'une compagnie d'hommes-d'armes sous Mansfelt, etc.

Manuscrits de M smai, vol. 24. — Pisstrr, I, fol* LXXI. — Archives du Conseil Provincial. — Notes de M. Wurth-Paquet — Titres de la famille de Laittres.

NAVES, Jean II de, né le 13 novembre 1523, était fils de Nicolas I de Naves (v. son art.) et neveu de Jean I qui précède. L'auteur du manuscrit des Viri illustres lui a consacré l'article que nous allons rapporter : « Joannes de Naves hujus « cancellarii — id est Nxcolai — filius Phi- «lippo II Hispaniarum Régi a consiliis « status , supremus praefectus annqnae per « Belgium Don Joannem Austriacum acce- «pit Luxemburgi hospitio venientem in

« Belgio sepultus in templo Sancti

« Spiritus Luxemburgi. »

Jean II de Naves était seigneur de Chinnery , Montigny , Sancy , etc. , Conseiller d'État à Bruxelles et Commissaire des vivres de l'armée des Pays-Bas. Dans ces dernières fonctions surtout , parait-il , il s'est acquis bien des titres à la reconnaissance du Gouvernement et des soldats. Bertels fait de même un grand éloge de ses connaissances et de sa vaste expérience dans les affaires publiques. Il mourut à l'âge de 55 ans , le 20 avril 1579 , à Liège oii il avait été transporté du camp devant Maastricht et fut rapporté à Luxembourg pour être inhumé au caveau de sa famille

dans l'église du vieux St.-Esprit , ou sa belle-sœur ou sa nièce lui fit élever un mausolée sur lequel on lisait Tépitaphe suivante :

deo opt. max. sac.

Joanni de Naves, Equiti Domino In Chinbry , Montigny , Sancy , etc.

Sanctioris Consilii Régis Hispani^e consiliario , et in bfilgio ejusdem Exercitus Annonje Pr^efecto, qui Dum Régi, Patrlsq. summa fide Et diugentia per XXX annos de-

BITUM REDDIDISSET , TANDEM IN TrAJECTENSI OBS1DIONE CURIS ET LaBORIBUS MAGIS QUAM iETATE BT MORBO CONFECTUS LeODU QUO Valetudinis BRGO SECESSBRAT, OBIIT XX. APRILI8 CID.ID.LXXIX. V1X1T

Annos LV. menses V. dibs VII.

Salomea Schawenburg Moesta P.

Jean II de Naves, dans la personne duquel les mâles de son nom semblent s'être éteints dans le Luxembourg , avait épousé Madelaine de Schawenbourg , fille de Jean , seigneur de Preisch et de Françoise de Brandenbourg. Nous devons croire que de son mariage est née Dorothée de Naves que nous voyons, en 1602, épouse de Gérard, baron de Schawenbourg.

BnnoLcr, VIII, 193. — Bcstcls, 120. -Manuscrit* deMEMAi, M.— Viri illustres, III, N° 197.

— PlSfctET,I, fol. LXXI.-Wn.HSi.UCS A WlLTHEl*,

Disquisit antiquar. Uistor. luieniborg. , II, c. 6. g 3.

NAVES, Nicolas I de, originaire de Marville si nous en croyons Pierret , naquit en Tannée 1474 ou 75. Nommé Pré* sident du Conseil provincial à sa création en 1531 , il vint s'établir à Luxembourg oii il sut s'acquérir une grande réputation de savoir et de droiture. Il avait épousé Ideron ou Jeanne de Villers qu'il avait perdue en 1523 et qui outre une fille , Françoise , lui avait donné deux fils , Jean et Nicolas, qui tous deux se distinguèrent de manière à se rendre dignes de figurer parmi nos illustrations nationales (v. leurs art.) .

Nicolas I de Naves , dit D. Calmet d'après Wassebourg , a écrit plusieurs recueils dont cependant les titres, comme les matières qui y sont traitées nous sont restés inconnus. Il mourut à l'âge de 72 aus , le 4 août 1546 et fut inhumé dans le chœur de Téglise du vieux St. -Esprit à Luxembourg, avec cette épitaphe:

NICOLAUS A NAVES Jlris Con-

[SULTUS ,

Eqces Auratus Dns. in Vanen et Oiyi Carou Romanorum Imperatoris qcondam a consiliis p iles es l.ucbmblrg1 obiit ao 1546. dle 4 augusti.

Guillaume de Wilfheim rapporte une autre inscription tumulaire qui se serait trouvée dans la même église , et consacrée h ce célèbre personnage. Nous la copions également :

«Clarissimo viro N1COLAO a NAVES «Domino in Vannen, Philippi Régis «Castiliœ, Àrchiducis Austriœ, ac Divi « Caroli Quintilmp. Aug. quondam a Con- «siliis; Prœsidi Luxemburgen. ac Idero- «nœ a Viller, Matronœ pudicitia ac pie- « tate insigni, superstites filii parentibus «optimis posuerunt. Obierunt, ille an.

«M.D.XLVI. Quarto nouas Augusti, œta- «tis suœ anno LXXII. Hœc vero XVI. « K al end. Decemb. an . M.D. XXIII . œta- « tis suœ XXXV.

D. Calmet, Bibl. Lorr.— Butels, ittO.— Pieiiet,

I , fol. LXXI.-BwTeoLET, VIII . I93.-Wilklhus a Wiltbbim , Disqnis. Antiquar. Histor. Lnxemburç.

II, c. 4, §. 3. et c. 6, § 3. — Neumahh, Les auteurs luxembourgeois, 33 , note 1, 1°.

NAVES, Nicolas II de, fils aîné de Nicolas I qui précède, et d'Ideron de Villers, est mentionné comme suit par l'auteur du manuscrit des Viri illustres :« Nice colaus de Naves Dominus in Chinnery « Luxemburgensis prœsidentis filius S. R. « Imperii vice-cancellarius sub Carolo V. « de quo : Gœsar amat Laceras Naves et « Grandia-vela : Lazarum Schwendi : sue-

« vum, Navesium Luxemburgensem et Car* « dinalem Grandvillanum Burgundum. »

Nous ajouterons que Guicciardin en parlant de ce grand homme qui posséda toute la confiance de l'empereur , dit qu'il égala son père en science et en prudence, et le surpassa peut-être en vertu et en crédit. Il mourut en 1547.

Nous nous voyons engagé ici à venir au-devant d'une objection possible : on aura remarqué que Jean I de Naves était vice-chancelier de l'empereur comme son neveu Nicolas II , et que nous fixons la mort de l'un et de l'autre à l'année 1 547. Cette coïncidence nous a également frappé, et ce d'autant plus que généralement les biographes ne dénomment que trois illustrations dans la famille de Naves , tandis que nous en posons quatre. Pour nous la chose s'explique clairement par les sources positives que nous avons consultées et que nous citons au bas de chacun de nos articles.

Nous n'avons pas pu nous assurer si Nicolas II de Naves a été marié.

Viri illustres, III, N° 196. - BmTBxs, 120.- Wilhelmos a Wilthsim, Disquisit. antiqnsr. Histor. Laxeml». II, c. 6. §. 3. — GoicciAtiuu, Deseriptiou des Pays-Bas, 1588, fol. 457. - Be.tholet, VIII,

NEIPPERG, Guillaume-Remi ouReinhardy comte de, né en 1684, descendait d'une famille ancienne de la Souabe. Entré en 1702 à l'armée autrichienne il servit la Maison de Habsbourg avec zèle et fidélité. Il obtint en 1717 le grade de colonel d'infanterie, se distingua aux affaires de Temeswar et de Belgrade et quitta peu après le service actif pour être chargé de l'éducation du duc François-Etienne.

Nommé Gouverneur de Luxembourg en 1730, c'est en cette qualité qu'il mérite de figurer parmi les illustrations de ce Pays. En effet, par sa sage administration il se fit aimer et respecter des habitants, comme par ses vues d'humanité, concertées avec le maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz, il sut au milieu de la guerre préserver la province, commise à ses soins, de

ces dévastations destructives aussi contraires à la gloire des souverains qui ordonnent la guerre qu'aux, intérêts du pauvre peuple qui en supporte les dangers et lea frais. Sous le gouvernement du comte de Neipperg la forteresse de Luxembourg reçut des augmentations considérables ; on construisit entr'autres : en 1730 la redoute qui a conservé son nom, le magasin dit Duennebusch et recluse du Grand; en

1731 le fort Gross-Elisabeth , la lunette Coupée, Panière flanc du bastion Bourbon, quatre petites lunettes à rentrée du chemin couvert intérieur entre les bastions St. Jost et Marie, la lunette Klein -Wallis; en

1732 le ravelin avancé Tbion ville, le fort Tbuengen, l'écluse de la porte de Bfans* felt; en 1733 l'enveloppe Louvigny en avant do la route du même nom, les redoutes Rheinsheim et Olizy; en 1734 l'enveloppe Royal Chanelos en avant de la redoute de ce nom, l'enveloppe Marie en avant de la même redoute ; en 1735 les bastions détachés Rubempré et Rumigny, lea seconds ponts de la porte du château et de la porte neuve; en 1737 l'enveloppe Lambert en avant de cette redoute; en 1739 l'enveloppe Vauban, la lunette entre les enveloppes Vauban et Marie, celle entre les redoutes Vauban et Louvigny; en 17*0— -41 l'enveloppe au-dessus du fort Berlaymont sur le Tintenberg, la chute supérieure sur le Tintenberg ; en 1743 enfin l'enveloppe de la porte d'Eich.

Cependant le gouverneur Comte de Neipperg ne fut pas toujours présent dans son gouvernement, puisque nous le voyons en 1733 en Italie avec le grade de Feldmaréchal. Quelques années plus tard il fit la campagne de Hongrie contre les Turcs, se distingua au combat de Kornea en 1738, et couvrit la retraite de Tannée autrichienne après la bataille de Grœtka. En 1739 il crut devoir dans l'intérêt même de son souverain, conclure rapidement et secrètement un traité qui remettait Belgrade entre les mains des Turcs, pour délivrer le Grand-Duc François qui fut

depuis Empereur et qui avait été fait prisonnier pendant une partie de chasse. La Cour fit semblant de l'en punir par la prison; mais le traité n'en fut pas moins ratifié et le général qui en était Fauteur fut comblé de faveurs, et mis ensuite à la tète de l'armée que Marie-Thérèse opposa au roi de Prusse. Pendant la guerre pour la succession en Bavière Neipperg fut chargé de commander l'armée de Silésie.

Blessé en 1742 à la bataille de Molwitz il se retira en Moravie, alla ensuite remplacer le duc d'Àremberg dans les Pays- Bas et prit part à la bataille de Detlingen après laquelle il se retira dans son gouvernement de Luxembourg (1743).

En 1753 il fut appelé à Vienne pour entrer au conseil de guerre et mourut dans cette Tille le 26 mai 1774.

Neipperg était un homme de mœurs austères et d'une grande probité. Élevé dans le Luthéranisme il le quitta plus tard par conviction, pour embrasser le catholicisme dont il pratiqua depuis les devoirs avec exactitude.

Dt Feux», Dictiono. hirtor. litt JV., édtt 1839. — Hitloria académie l«ncîUbnrgensûi ; à la Bibliotb. de Luxembourg, mtert, n° 3079. — Beat noucT, IV, •ntè testum, XXVIII. — Cooarw, Encyclopédie moderne, XVII, 45.— Biograpbîe nniverseUe, XXXI, 41, •*

NETTELÉ, Jean-P\erre-Siba$tim9 fils de Jean-Pierre et de Catherine Kœnig, né à Luxembourg, le 30 mai 1792, lieutenant adjudant de place de 2e classe pensionné, est décédé à Braine-le-Comte , le 17 avril 1857.

Netteté entra dans l'armée française, comme soldat au 4e régiment de hussards, le 16 mai 1809 ; il fit les campagnes de 1809 en Autriche, celles de 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, et celle de 1814 en France. Congédié le 11 juillet 1814, et admis dans l'armée des Pays- Bas le 26 juillet suivant, il obtint en 1830 le grade de maréchal des logis chef achevai au corps de la maréchaussée royale.

Passé au service de Belgique, le 16 octobre 1830, il fût nommé sous-lieute-

nant adjudant de place de 3e classe, le 26 janvier 1835, et lieuteiant adjudant de place de 2° classe, le 9 avril 1841. Le lieutenant Netteté Ait pensionné le 18 septembre 1845.

Capitaine m IUcm. Nêcrologe des officie» 4e l'armée belge.

NEUERBOURG, Frédéric, seigneurie, fut, paraît-il, le dernier mâle de sa famille qui est connue depuis le douzième siècle et portait : de gueules à trois tourteaux d'or, deux en chef et un en pointe.

Cimier : deux cornes de buffle, à dextre de gueules et à sénestre d'or ; au milieu un tourteau d'or.

Tout porte à croire que Frédéric , seigneur de Neuerbourg et d'Esch-sur-la* Sûre était fils de. Thibaut, seigneur de Neuerbourg et d'Isabelle de Manderscheid, lesquels vivaient encore en Tannée 1300. En 1306 nous trouvons ce Frédéric se disant chevalier, et Théodoric de Brandenbourg se rendant caution pour un comte de Vianden, et en 1312 consentant à garantir la vente de Linster faite par Wauthier de Wilte à Henri seigneur de Beaufort. En 1317 il reprit sa terre de Neuerbourg en fief du comte de Luxembourg et il parait que depuis- cette époque il résida presque constamment à la Cour de Jean l'aveugle , prenant part à ses expéditions et assistant à ses conseils. Ce fut aussi , ajoute Bertholet , à la persuasion de ce dernier qu'il suivit la mode de l'époque en accordant des lettres d'affranchissement à son bourg de Neuerbourg, la cinquième férié après la St. Luc évaogéliste en Pan 1332, et l'assimilant à la loi politique de Trêves.

C'est particulièrement cet acte qui a rendu Frédéric de Neuerbourg recommandable à la postérité. Suivant Pierret il mourut le 24 août 1334. Nous n'avons pas pu nous assurer s'il avait été marié ; mais bien certainement il n'a pas laissé postérité, puisque le jour de Ste. Catherine 1339 Frédéric de Crononbourg, se disant héritier de son parent Frédéric de

Neuerbourg, vendit la terre de ce nom à Jean roi de Bohême, comte de Luxembourg, et à Henri II comte de Vianden, lesquels deux nouveaux possesseurs confirmèrent encore la même année « le dite manche avant la feste de St. Simon et « St. Jude Apostres aux bourgeois » l'affranchissement leur concédé par le dernier seigneur.

BsftTBOur, VI, 07, a*; P. J. XXXVDL-P»*mt, UI et V-Mms, Histoire 4e Vianden, ItfH.

NEUFORGE, Neufforge ou Neuveforge, famille d'ancienne chevalerie, grandement alliée , originaire de la principauté de Stavelot et ayant possédé plusieurs belles terres et seigneuries de noble tenement, tant dans les pays de Stavelot et de Liège qu'en celui de Luxembourg, telles que celles de Grimonster, La Reid, Wargi, Fairon , Crosse, la Mouzée, des Pouxhons, Fisenne, Plaineveaux, la Neuville près Huy , etc. , jurée à Malte et admise dans tous les chapitres nobles et d'ancienne chevalerie.

La famille de Neuforge , honorée de la chevalerie du Saint-Empire et du titre de baron, était connue dès le treizième siècle et tenait déjà à cette époque un rang distingué parmi la noblesse du Luxembourg ou elle possédait le fief des Pouxhons dont elle a ajouté le nom à son nom patronimiqne. Malheureusement ses archives , déjà dispersées par la révolution de 1789 ont été entièrement détruites en 1818 pendant l'incendie qui a dévoré le château de Neuerbourg, de façon qu'il serait très difficile d'établir son arbre de ligne complet.

Neuforge , qui porte : d'argent , à trois losanges d'azur, 2. 1. surmonté d'une couronne comtale; et pour cimier: un buste habillé au blason de l'écu , la face de carnation , coiffé d'un bonnet pointu d'azur, au rembras d'argent, a produit des prélats, des généraux, des gouverneurs , des colonels ; des ambassadeurs , des députés aux diètes de l'empire, des conseillers d'état, des procureurs géné-

raux et des conseillers au Conseil provincial de Luxembourg. Notre pays compte plusieurs illustrations de ce nom ; nous allons en parler successivement.

Baron Exmakuil s'Hcabt, Fragment généalogique de 1» famille de Neuforge, dans: Publications de la Société archéolog de Luxembourg, VIII, 148, sqqq. — UttGEJcoûcK.— Nobiliaire des Pays-Bas et de Bourgogne ; suite du Supplément , VIII , 206.

NEUFORGE , Englebert de, est né en 1573, à Laroche , fils aîné de Gilles de Neuforge , seigneur des Pouxhons , et de Catherine Ferier , laquelle était veuve de X de Bande lorsqu'elle fut mariée à Gilles de Neuforge, le 15 juin 1572.

Après avoir fait de bonnes études en droit à l'université de Louvain , Englebert de Neuforge fut admis au barreau à Luxembourg, ensuite nommé conseiller Procureur-général près du conseil provincial, par patentes du 26 février 1631. Ses vastes connaissances le firent plus tard envoyer par les archiducs vers l'empereur Ferdinand II, ensuite auprès du roi de Pologne.

Englebert de Neuforge avait épousé Marie-Agnès d'Huart , fille du vice-président Remacle d'Huart (v. son art.) , qui lui donna sept fils dont plusieurs figurent avec honneur parmi nos illustrations nationales. Nous allons donner les noms de ces sept fils: Louis (v. son art.); Paul, grand-veneur de l'électeur de Cologne; Jean, qui fut chanoine à la cathédrale de Trêves ; Englebert , général autrichien et gouverneur de Capoue; Guillaume, provincial des Jésuites; Gilles, religieux à Orval ; et Philippe (v. son art.) , abbé de St. Willibrorde, à Echternach.

Englebert de Neuforge est mort à Orval, en 1629, et fut inhumé dans l'église de ce monastère où l'abbé François Laurent de Laroche lui avait fait ériger un monument portant Tépitaphe qui suit :

Audi viator , ENGELBERTUS de la NEUVEFORGE,

[RUPE NATUS, LUXEMB.

CONSILIATOR AC PrOCURATOR REG1US ,

Omnibus gratiis ornatus, In omnium amore ac honore vixit an. LV\

Apud Aureah Vallem Anno CI3. 13C. XXIX. Catholice obiit,

[iETERNÙM

In coelo victurus.

F. Laurentius Abbas COGNATO SUO BENjB

[merenti m0estus posuit.

L'auteur du manuscrit des Viri illustres a consacré à Englebert de Neuforge l'article que nous allons transcrire : « 16 . . . « Engelbertus de la Neuveforge ex Luxemfc burgico La Roche consiliarius Luxembur- « gensis et semel pro Alberto et Isabella « archiducibus Legatus ad Ferdinandum II. « Caesarem , deindè collega comitis Sorani « Legati ad Regem in Polantam mortuus a et sepultus in Aurea Va lie. »

PiBiiir , I , fol. LXXL-BiftTHOLEr , VIII , 195 ; et

VI, 554.-* Notes de famille communiquées. — Eu. d'Hcabt, Fragments de généalogie, dans: Publications de la Société archéol. de Luxbrg. , VIII, ItfO, sq.— Viri illustres, III. N° 223 -Ulvilisg , 58.-Paockt, G2. -Neten, Histoire de la baronnie de Jamoiguc; dans: Publications de la Société archéologique de Lusembg , X , 114, sq.— Bunsen, Eiflia illustra ta, II, pars altéra, 151, sq. — Manuscrits Clouss. — Manuscrit Blanchart.

NEUFORGE, Henri ou Jean-Henri, chevalier de, était fils de Louis (v. son art.) et de Gertrude-Marguerite d'Ane than.

Comme son père et son aïeul , il s'adonna à l'étude du droit et entra dans la diplomatie. Eo 1698 il était député de l'Electeur de Bavière à la diète de Ratisbonne et sut à cette occasion se gagner l'estime de ce. prince tellement que ce dernier manda le 2 août 1698 au Conseil provincial de Luxembourg, qu'il avait conféré à son ambassadeur l'expectative d'une place de conseiller. Et il fut en effet promu à ces fonctions par brevet de l'année 1702. Plus tard il retourna à la diète impériale en qualité d'ambassadeur du roi d'Espagne qui le créa baron de son nom en récompense de ses mérites et de ses services signalés.

Jean-Henri de Neuforge avait épousé Gertrude de Bettenhoven .qui lui donna deux, peut-être trois fils et trois filles. Nous ne savons pas l'année de sa mort; cependant il semble qu'il vivait encore en

1728. Il fat inhumé dans l'ancienne église paroissiale de St. Nicolas à Luxembourg, à côté de son père.

Pierret nous a conservé l'épitaphe de leur monument commun. Nous la reproduisons :

« Monumentum prœnobilis Domini JOI9 « HENRICI DE NEUVEFORGE, C S. M.

«pro Circulo Burgundico et Ratisbonœ in «Imperii dieta Présidents, nec non Sena- « tus provincialis Luxemburgici Senâtoris, «filii prœnobilis Dni D. LUDOVIGI DE «NEUFORGE, viri multis magnis risque «meritissimis titulis, œternâ memorià «dignis, prœfati Monarchœ a Consiliis a Status atque ut supra residentis ac Se- «natoris, obiit pater Ratisbonœ anno «MDCLXXV.

«Lector dévote apprecare ut ambo Cœx- « tent beati. Amen. »

Bcbtholst, VIII, 194.- Eux. dIIuabt, Fragment de généal., dans: Public Soc. arcKéoi. Luxbrg. , VIII , £52. — Archives du . Conseil provincial de Luxbrg. - B*asca, Eiflia Uiustrata , II, p. ait. 138.

— D. Calubt, Biblioth. Lorraine. — Notes de famille.

— Pisaasr , 1 1 fol. LXXII. — Manuscrit Blahchast.

NEUFORGE, Louis, chevalier de, seigneur des Pouxhons, était fils aine d'Englebert (v. son art.) et de Marie-Agnès d'Huart. Après avoir pris ses licences à l'Université de Louvain il prêta le serment d'avocat devant le Conseil provincial de Luxembourg, le 6 août 1649, et fut nommé Conseiller-lettré près le même Conseil par Lettres-patentes du 9 janvier 1660. Le 17 mars 1670 il fut promu aux fonctions de trésorier-garde-des-chartres, emploi qu'il conserva jusqu'en 1672 où il fut désigné Conseiller d'État' et privé, maître aux requêtes , et envoyé aux diètes de l'Empire pour le cercle de Bourgogne , ensuite nommé ambassadeur d'Espagne près du prince-électeur de Bavière.

Louis de Neuforge dont Alexandre de Wiltheim loue les vastes connaissances en antiquités , fut créé chevalier en récompense de ses grands mérites et des services signalés qu'il avait rendus à son souverain. Il est mort à Ratisbonne en 1675, laissant la réputation d'un habile diplomate. Ses

restes mortels furent ramenés à Luxembourg et inhumés dans l'église de St.

Nicolas. A l'article précédent nous avons rapporté son épitaphe commune avec celle de son fils Jean-Henri.

Il avait épousé le 27 septembre 1659 Gertrude-Marguerite d'Anethan, fille de Jean d'Anethan chancelier de l'électeur de Trêves, et d'Anne-Marie de Paccius.

Deux fils et une fille sont nés de cette union.

Bektbolet, VIII, 195, sq. — Clveling, 58. - D. Calhet, Biblioth. Lorraine. — Emm&acsl d'Huart, Fragment de généal ; dans: Publicat. Soc. archéol. Luxbrg , VIII, itfi. — Notes de famille. — B/ersch, Eiflia illastrata, II, p. ait. 159. — Neybs, Histoire de la barofinie de Jamoigne; dans: Publicat Soc. arch. Luxbrg., X, il 5. — Archives du Conseil provincial de Luxbrg, — PisaasT , I, fol. LXXI. — MscrL Blakcbart. — Nbcmann, Les auteurs luxembourgeois, 35, note I , II0.

NEUFORGE, Philippe de, était le plus jeune des sept fils d'En glebert de Neuforge (v. son art.) et de Marie-Agnès d'Huart. 11 se voua à la religion et fit profession à l'abbaye d'Echternach, ordre de St. Benoît. Il était prieur de ce monastère lorsqu'en 1667 il en fut désigné le 64e abbé. En 1680, le 23 décembre, il fut en outre nommé conseiller de courterobe au conseil provincial de Luxembourg et mourut le 10 septembre 1684.

A beaucoup de mérite personnel et de connaissances très étendues Philippe de Neuforge unjssait une grande fermeté de caractère et un constant désir de maintenir son abbaye à la hauteur de réputation où il Pavait trouvée : il voulut qu'elle fût non seulement riche en propriétés mais aussi en sciences. A cet effet il augmenta considérablement sa bibliothèque, tant au moyen d'acquisitions faites de ses propres deniers que par l'effet de donations de livres précieux de la part de ses agnats qui résidaient dans les Pays-Bas.

Comme son père Englebert et son frère Louis, l'abbé Philippe de Neuforge fut chargé de plusieurs ambassades en France et en Hollande , et il s'en acquitta avec honneur.

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