ADDITIONS ET RECTIFICATIONS
BÀILLET, Charles-Antoine-Maximilien, Comte <U Baillet-La Tour. — A interctller sous leurs dates respectives les faits suivants, T. I, p. 42 à 44.
1 790. Il battit les insurges brabançons, les 18 et 23 mai; repoussa heureusement pendant quatre mois et dans plus de trente escarmouches leurs attaques; sut maintenir ses positions en pays ennemi près de Namur et brisa enfin leurs forces physiques et morales par sa victoire près de Florenne ou ils comptaient une armée de plus de cinquante mille hommes. Il força ensuite l'évacuation du Limbourg ; chassa l'ennemi de Mons; s'avança sur la Flandre ; occupa fiand y Bruges et Ostende ou il s'empara de toutes les munitions et opprima entièrement la révolte.
Ces|services furent suivis de près de la
récompense qu'ils méritaient : De Baillet- La Tour fut nommé Commandant de la province de Flandre et l'empereur Léopold II lui décerna le 19 décembre la décoration de l'ordre de Marie-Thérèse.
1792. Pendant la guerre contre la révolution française le comte de La Tour commandait l'aile droite de l'armée autrichienne. Il défendit les Flandres, conquit les villes françaises de Lannoy, Orchies et St. Àmand. Il enleva les magasins de Dumouriez après l'avoir tenu en échec pendant trois mois et chassé de Mortagoé ainsi que de Château l'Abbaye. Lorsqu'àprès la perte de la bataille de Jemmapes il reçut l'ordre d'évacuer les Flandres il conduisit la retraite avec tant de prudence qu'il ne perdit aucune munition, aucun hôpital, ni aucun canon.
1795. Pendant la campagne de 1793 le comte de La Tour battit le général Lamartinière près de Ruremonde et s'empara de cette ville ainsi que du magasin central des Français. Il prit ensuite le commandement du corps d'armée de Liège, chassa les Français de Huy, coupa près de Namur toute communication avec Dumouriez et força le 26 mars cette ville à se rendre ; poussa dans le Hainaut français, bloqua Maubeuge et couvrit en même temps les troupes du siège de Valenciennes.
1794. Le comte de La Tour prit d'assaut, sous les yeux de l'Empereur, le camp fortifié devant Landrecies et s'empara de la forteresse de ce nom après dix jours d'attaque : 78 pièces de canon et une garnison de 7000 hommes furent le prix de cette victoire.
Aussitôt après il retourna à Maubeuge et se rendit ensuite auprès du Feldzeugmeister comte de Kaunitz à Rouvroy ; battit avec ce dernier les Français près d'Èrquelines, débloqua Charleroi sous le commandement du prince héréditaire d'Orange; et finalement lorsque les Français s'avancèrent de nouveau pour faire le siège de cette place il les refoula une seconde fois malgré toutes les difficultés que la réussite de cette entreprise pût présenter. Il parvint même à repousser une troisième attaque de ce genre. Mais à la retraite des trois colonnes de l'armée principale d'Autriche il fut obligé de rétrograder également, malgré qu'il fût en mesure de soutenir la conquête qu'il venait de faire au prix de tant de sang. Cependant il sut si bien conduire l'arrière-garde sous le feu ennemi le plus violent, qu'il ne perdit pas un seul homme et pas un seul canon. Comme récompense de cette bravoure exemplaire l'empereur le nomma commandeur de Tordre de Marie-Thérèse , le 7 juillet de la même année.
Ses exploits ultérieurs pendant cette campagne se réduisirent à couvrir avec son génie déjà connu les retraites jugées nécessaires.
1795. Pour les faits d'armes qui mar-
quèrent cette année le comte de La Tour obtint le 11 mai 1796 la grand* croix de l'ordre de Marie-Thérèse.
A ajouter entre les deux derniers paragraphes, page hk, col. ln:
Peu de jours après son décès la Gazette de Vienne donnait dans sa partie officielle le portrait suivant de notre héros luxembourgeois: «Son caractère comme ses «vertus qui deviennent de jour en jour «plus rares, appartenaient à un siècle « meilleur. Une âme élevée au-dessus de « tout égoïsme, une fidélité incorruptible, « un attachement inébranlable a la personne «et aux intérêts de son souverain, un «sentiment du devoir des plus sévères, « une volonté tenace pour opérer le bien, «un zèle infatigable dans les affaires et «une ardente émulation pour le service, « auquel il se livrait tout entier , rendront «à jamais son souvenir cher et vénérable «à la patrie. Méconnu de plusieurs pen- «dant sa vie, admiré et pleuré de tons « après sa mort , le nom ae La Tour oc- « cupera à jamais dans les Àonales d'An- « triche une des places les plus glorieuses « comme les plus distinguées. »
HiftTERrfiLD, Der Militer-Maria-TIieresien-Ordem, I, 319, 407 et 460; II, 1734, 1737 et 1738.
BAILLËT, Christophe-Ernest de.— Le lecteur est prié d'ajouter à la fin de cet article, T. I, page 40 de la Biographie, le passage suivant :
L'église de Notre-Dame du Sablon, à Bruxelles, renferme le monument funéraire élevé à la mémoire de cet illustre luxembourgeois. On y lit cette inscription :