‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 2Chapitre 26 sur 61 · QUI EX MANUSCR1PTÏS V. P. D. ADOLPHE · texte numérisé non relu

QUI EX MANUSCR1PTÏS V. P. D. ADOLPHE

ex Assindiâ, Professi et Prioris Domus Trevirensis, necnon Recloris Carthusien* sis novœ Plantationis in Mariœ Rivulo prope Circium.

On est partagé d'avis sur le mérite de l'ouvrage d'Adolphe de Slerck. D. Calmet le trouve écrit d'un style simple et rempli d'onction , d'après ce qu'il a pu en juger par les extraits de Raderus; Chevrier au contraire, prétend qu'il renfermait peu de jugement et beaucoup de puérilités.

D. Calmbt, Bibliothèque lorraine. — B*gin, Biographie de la Moselle, IV, 350; et: Histoire des Sciences, des Lettres, etc., du Pays Mctsin, 316. — Cbivriri, Mémoires ponr servir a l'Histoire des hommes illustres de Lorraine, II, 160, sq.

ÀDON, issu d'une famille puissante du Gàtinois, au diocèse de Sens, est né vers l'année 800, et n'appartient à la biographie luxembourgeoise que par une circonstance de sa vie.

Les paitnts du jeune Adoo étaient fort religieux et voulurent élever leur fils dans la crainte de Dieu. Dès sa plus tendre enfance ils le mirent dans le monastère de Ferrières , en Gàtinois , afin qu'il y apprit en même temps les sciences et les maximes du christianisme. Il ne tarda pas à donner des preuves de la sagacité de son esprit et de la solidité de son jugement, joignant à ces heureuses dispositions une grande docilité et un amour extrême pour les saintes doctrines, au point qu'il croissait tous les jours en connaissances et en vertu. Comme plusieurs de ses amis voulaient lui inspirer le goût des honneurs dû monde pour lesquels il n'avait aucune affection , il résolut de rompre entièrement

avec eux et dé se consacrer sans retour à Dieu par des vœux de religion : il prit l'habit au monastère même de Ferrières.

Cependant la réputation de science qu'Adon s'était acquise ne tarda pas à se répandre au loin. Lorsqu'elle fut parvenue aux oreilles de Marquard, troisième abbé de Prum^ lequel dit-on, avait été lui-même religieux à Ferrières, ce prélat le demanda pour présider aux écoles de son monastère. Adon s'y rendit et chercha à inspirer à ses disciples le goût des solides études autant que l'amour pour une bonne instruction.

Il y réussit, vraisemblablement en grande partie par l'effet de l'influence salutaire de Marquard (v. son «art.), qui lui-même était un savant dn premier ordre. Aussi, tant que cet abbé vécut , l'école de Prum mérita d'être citée en tête des institutions de ce genre. Mais après la mort de Marquard la jalousie se déchaîna contre l'écolâtre et lui suscita des ennemis nombreux qui employèrent d'abord l'outrage et la calomnie, puis finirent par le chasser de l'abbaye.

Dans cette position Adon voulut se consoler de l'injustice à laquelle il venait d'être en butte , en entreprenant un pèlerinage à Rome pour visiter les tombeaux des Apôtres : il passa cinq ans dans la ville sainte , puis il se rendit à Ravenne oh il trouva un ancien martyrologe qu'il copia et qu'il répandit en 858 dans le public avec des additions et des corrections.

Il donna aussi les vies des Saints Didier et Clef, ainsi qu'une Chronique universelle qui est encore souvent citée pour son exactitude.

A son retour d'Italie il vint à Lyon ou il s'arrêta quelque temps. St. Remy qui était pour lors archevêque de cette ville, le retint près de lai et lui confia la paroisse de St. Romain près de Vienne-en-Danphioé, après qu'il en eut obtenu le consentement de l'abbé de Ferrières dont Adon relevait. Le siège épiscopal de Vienne étant venu à vaquer vers cette époque, Adon dont tout le mondé appréciait la vertu et les talents, fut élu pour l'occuper :

11 fut sacré au mois de septembre 860. JLe pape Nicolas lui envoya le pallitim avec les décrets d'un concile de Home, lesquels avaient peé? objet dé remédie? a différents abus qui s'étaient glissés dans plusieurs églises de France/

Lorsqu'il fut révètu de rémittente dignité épîscopale Addn ae changea rien à son ancienne 'manière de vivre ; il conserva la même humilité, la même modestie, le même amour powr la mortification: et il annonçait arec un zèle infatigable les vérités de l'Evangile. Son clergé attirait sa principale attention; et il n'admettait au ordres sacrés que ceux qp'il avait bien éprouvés et bien examiné*. Il exigeait qu'ils réunissent h la science toutes les rertus qui doivent caractériser les véritables ministres du Christ. Il fit aussi de sages règlements pour la décence du culte public. La réforme des mœurs parmi le peuple était encore un objet dent il s'occupait avec beaucoup de zèle. Il travaillait sans relâche à bannir toutes les pratiques vicieuse? et tous les abus qui pouvaient porter atteinte à la pureté des mœurs.

Sa vje était fort austère ; il se traitait en tout arveo une grande sévérité , et les ecclésiastiques attachés à sa personne avaient ordre de l'avertir de ses moindres fautes. S'il était inflexible envers les pêcheurs opiniâtres, il recevait avec bonté ceux qui se convertissaientsincèrement. Il regardait les pauvres comme ses enfants et pourvoyait à tous leurs besoins, fondant des hôpitaux oh ils étaient admis et entretenus à ses dépens. Il parut avec éclat dans plusieurs conciles et il en tint lui-même quelques-uns à Vienne pour le maintien de la pureté de la foi et des mœurs. Hais les actes de ces conciles sont perdus : il ne reste qu'un fragment de celui de 870.

Lorsque le roi Lotliaire voulut répudier la reine Thielberge, sa femme légitime, Adoa s'éleva avec chaleur contre ce divorce et fit au prince les plus fortes représentations pour l'en détourner. II eut beaucoup de part aux affaires publiques de son époque et la religion trouva en lui un

défenseur aussi zélé que coqstant. Le pape Nicolas , Cbarles-le-clwive et Louis-lé* germanique l'estimaient autant pour sa pro-i dence que pour sa sainteté, et déféraient à ses avis; avec une entière confiance; Ja-* niais l'embarras des affaires ne nuisit ji son recueillement ; il priait en toutes oii^i Constances avec la même ferveur et s'assu* jettissait aux mêmes mortifications. Il aimait a lire les vies des samts, afin disait» il, de se pénétrer de leur esprit et de l'ex* citer à iqûter leurs exemples;

Il est mort le 16 décembre 873, h l'âge de 76 ans. L'église la inscrit au èataloguè

des Saints et a fixé sa fête au même jour.

Bctlek et Godbscabb», Vie» des Pères, des Mastrr* et des autres principaux saints, XII, £60 , sqgq. r- Mabillon, Acte sanctornm Ordinis Sti. Benedîcti, VI, SUt. - Coubtir, Encyclopédie moderne, 1, 189. — . Biographie universelle, I, 9157, sej.

Agelet , Joseph Lepaute cf ; v. LÇ- PAUTE $ Agelet, Joseph.

AGRÏCIUS, Mathias, né à Wittlicb, florissait en 1570. Il était licencié en droit et bon littérateur. Il fut longtemps professeur à Cologne ; mais dégoûté du monde il alla s'enfermer dans l'abbaye de Hemmerode où il passa le reste de ses jours. On a de lui : 1°, un poème intitulé : Monasterii Hemmerodensis antiquitatum monument*; 2°, Vita B. Davidis discipuli S. Bernardi et postea Religiosi Hemmerodensis ; restée manuscrite ; 5°, Vita S. Heriberti Archiepiscopi Coloniensis; poème épique.

Adress Kalender de Trêves, £845, 109.— Habtzbim, Bibliotheca Coloniensis, 259.

ANTHOINE , Nicolas, né à Briey, dit Bégln, non k Brieu comme le porte le supplément au Dictionnaire de Moreri , a présenté dans tout le cours de sa vie les funestes effets que les discussions théologiques produisent sur un esprit faible.

Les parents d'Anthoine, catholiques zélés, avaient pris un soin particulier de l'éducation de leur fils qu'ils envoyèrent pendant cinq ans au collège des Jésuites de

Luxembourg, puis h Pont-fc-Mousson , à Trêves et à Cologne* Il avait vingt ans lorsqu'il retourna à la maison paternelle, imbu d'une grande prévention contre la religion catholique romaine, prévention qu'il alla même jusqu'à chercher à faire partager par sa famille. N'ayant pas pu y réussir, il se rendit à Metz chez Paul Ferry, pour lors pasteur de l'église réformée de cette ville. Celui-ci lui enseigna les dogmes de sa confession qu'Anthoine commença dès lors k professer publiquement. De Metz il fat envoyé h Sedan pour y étudier en théologie ; puis il comparut devant un synode qui se tenait à Paris ou il éprouva un échec qui l'affligea tellement qu'il commença à ressentir des symptômes non équivoques d'aliénation mentale. Peu après il alla à Genève où ses opinions religieuses se changèrent une seconde fois : s'étant attaché a la méditation de l'ancien et du nouveau testament il trouva dans ce dernier des difficultés qu'il crut insolubles, et adopta la religion judaïque. Cette nouvelle abjuration eut lieu cinq ou six ans avant le procès dont nous parlerons plus bas. Son zèle en faveur du culte de Moïse devint même tel qu'étant sorti de Genève il revint à Metz où il fit aux Juifs sa profession de foi, leur demandant avec instance a être admis dans leur synagogue. Mais ceux-ci, craignant les conséquences possibles d'une pareille affaire, renvoyèrent leur nouveau prosélyte a Venise. Dès qu'il y fut arrivé il demanda la circoncision avec les plus grandes instances : on s'y refusa encore, à cause de l'ordonnance du Sénat portant défense de circoncire quiconque n'était pas né dans le mosaïsme. A Padoue Ànthoine éprouva le même refus ; mais les Docteurs de la Synagogue le tranquillisèrent en lui insinuant qu'il ferait son salut sans professer ouvertement la religion juive, pourvu qu'il demeurât fidèle à Dieu dans son cœur. Il revint en conséquence à Genève ou il s'était acquis la réputation d'homme à talent. Sur ces entrefaites il fut même admis par le professeur Deodati à instruire ses enfants. Dans cette position il continua

en apparence ses études théologiques, fut pendant quelque temps régent de la première classe et concourut ensuite , mais sans succès, pour la chaire de philosophie. A l'extérieur il feignait de professer le culte réformé; mais dans ses dévotions particulières il suivait la loi judaïque. Enfin il se rendit an synode de Gex en Bourgogne, qui l'admit en qualité de pasteur et lui confia l'église de Givonne. Mais il ne parlait jamais de Jésus-Christ, ni dans ses prières ni dans ses sermons , et ne puisait les textes de ces derniers que dans l'ancien testament, appliquant à d'autres les passages que les chrétiens rapportent au Sauveur. Cette circonstance fit soupçonner au seigneur du village que les idées d'Anthoine pouvaient bien n'être pas orthodoxes ; d'où des plaintes d'abord, ensuite des murmures contre le ministre qui s'en alarma à un tel point que sa démence se déclara tout-à-fait. Au mois de mars il eut un tel accès de folie qu'il marchait à quatre pattes dans sa chambre, déclamant contre le culte des chrétiens, soutenant que le nouveau testament n'était qu'une folie inventée à plaisir et que Jésus-Christ devait être considéré comme une idole; etc. S'étant échappé pendant la nuit des mains de ceux qui le gardaient il courut aux portes de Genève où on le trouva le lendemain matin, h demi-nu, dans la boue, ôtant ses souliers au nom du véritable Dieu d'Israël et se posternant à terre pour l'adorer. Les magistrats l'ayant fait mettre à l'hôpital, son esprit se calma peu à peu. Lorsqu'on crut qu'il avait recouvré quelque peu de raison, les ministres réformés l'entourèrent pour l'éclairer ; mais il continua à soutenir le judaïsme et persista dans ses opinions. Paul Ferry, son premier maître en théologie, dans une lettre qu'il écrivit le 30 mars 1632 en faveur de ce malheureux, le dépeint comme un jeune homme taciturne, d'une humeur noire, toujours agité de sombres pensées, inquiet, ardent, et plus fou que méchant. Mais, ni cette lettre, ni d'autres démarches qui furent faites en sa faveur, ne purent vaincre

Ja rigueur des magistrats genevois que les blasphèmes de cet aliéné avaient aigris an suprême degré. Il fut en conséquence condamné le 20 avril, « à titre lié et mené «c en la place de Plein-Palais, pour là estre « attaché à un Poteau sur un Bûché, et 41 estranglé, de façon accoutumée, et en après « son corps bnulé et réduit en cendres » etc., sentence qui fnt exécutée. Anthoine, diton, endura ce supplice avec le courage que peut donner la conviction , même si elle est erronée.

On connaît plusieurs petits ouvrages -écrits de sa main, mais qui n'ont, que nous sachions , pas reçu les honneurs de l'impression: f*. Quelques passages de l'Ancien Testament , arec une prière. — 2°. Une prière qu'il récitait le soir avant de se mettre au lit ; et une autre prière qu'il disait après ses sermons : Ces prières, dit Bégin, sont remplies d'onction. Le style en est à peu près le même que celui des théologiens réformés ; mais il n'y est pas question de Jésas-Christ. — 5°. Onze objections contre le dogme de la Trinité. — 4\ Un écrit assez long , renfermant sa profession de foi, en douze articles, avec les preuves à l'appui: Cet écrit, qu' Anthoine signa le jour de son exécution, fut envoyé par lui aux magistrats, avec prière de le communiquer à leurs théologiens. A la fin l'auteur cherchait à prouver <fue les passages de l'Ancien Testament

où il est parlé d'une nouvelle alliance n'ont rapport qu'à une confirmation de l'ancienne alliance faite avec Abraham, Moïse et les Pères. — 5°. Explication du chapitre LUI d'Isaïe qu'il appliquait aux Israélites vertueux , punis à cause des méchants et enveloppés dans les mêmes malheurs. — 6°.

Il avait finalement travaillé à une Concordance de l'ancien testament, qu'il n'a point achevée et dont on croit qu'il ne reste plus rien.

Btots, Biographie de U Moselle, I, 44 à 48. — Supplément aaJDictioanaire deMoaaai, I, S7tf» sq. — gros, Histoire de Génère, 1750; I, 495. — Bibliothèque anglaise, II, 238, sq. — Cbaottsmé, Nonreaa Dictionnaire historique et critique, I, 586, aqq. — VexTAiu, WouTeaux Mélanges. — Cooatin, Encyclopédie moderne, II, 9.

AUBRY, N. Nous ne connaissons ni son prénom ni le lieu de sa naissance. Il est mort en 1789 , curé k Beltevaux près de Bouillon. Ce personnage est auteur d'Observations manuscrites sur la Statistique et Vhistoire de Vancien Duché de Bouillon. Son ouvrage , qui est cité par Ozeray dans son Histoire de Bouillon, forme un volume de 38 pages in-folio, avec 20 pages de Supplément. II a écrit de même un Dictionnaire du wallon, resté également manuscrit.

Osesay, Histoire du Duché de Bouillon, 160, note 6» 86*. - Ln Cu oc Bcc-oe-Ltirac. Biographie liégeoise. II, 489.

BARTHEL > Nicolas, est né k Thionville , le 26 novembre 1718, d'une famille estimée de la bourgeoisie. De longs services militaires , une bravoure éprouvée, des chances heureuses lui ouvrirent une belle carrière durant les guerres de la révolution française de 1789. En l'an VI il commandait dans la place de Manheim.

Quelques temps après il se retira du service avec le grade émintnt de général de division.

Barthel est mort le 13 mai 1813 , à Belesme , département de l'Orne , k l'Age de quatre-vingt-quatorze ans et demi, non k Metz comme l'indique erronément la table du Moniteur français.

La plupart des Biographies ont oublié le général Barthel, parce que sans doute sa vie ressemblant k celle de tant d'an* très personnages de cette époque, les détails de sa glorieuse carrière n'ont pas été particulièrement notés*

TfcMMM, Histoire de ThionriHe, 308. — Béai», Biographie de la Moselle, I» 70; et Histoire des sciences, des lettres, etc. dans le pays Messin , 839, note 3. — Tables du Moniteur français, de 1787

BERÀTJLT, dit Bercasteî, Antoine- Henri, est né à Briey, le 2 novembre 1722, fils de François , chevau- léger de S. A. R. 9 et de Gabrieile Masson.

Le jeune Bérault se fit d'abord Jésuite ; puis il fut nommé curé d'Omerville au diocèse de Rouen; enfin il obtint un ca- «onteat k Noyon* Il est mort pendant la révolution française.

feérarult' débuta dans la carrière des lettres par Un petit poëme sur le serin ds Canarte, qu'il publia en 1755. Deux années plus tard il fit paraître la traduction d'un roman espagnol, intitulé : Voyages récréatifs du chevalier de Quévèdo; et en 1761, un Recueil d'Idylles nouvelles. Ces compositions furent suivies en 1766 d'un poème en douze chants sur la conquête de la Terre promise.

Plus tard, entre les années 1778 et 1791 y Us'qccnpa à des œuvres d'un genre plus conforme à son état : il fit imprimer une Histoire de YÈglise, en 24 volumes ; ouvrage qui est conduit jusqu'en 1721 et a reçu les honneurs d'une traduction allemande, imprimée en 1784 ; 24 volumes 1*42°. L'aëbé Berablt laissa «n outre à S* toort: un abrégé de cet ouvrage, en cinq volumes in-8°, mais qui n'a pas été imprimé. Finalement cet homme de lettres fit insérer, entre les années 1754 et 1762, plusieurs bons articles dans le Journal étranger dont il a été pendant quelque temps le principal collaborateur.

; Biograpliio universelle, IV, 227. — Jftsgntphie des Çoutcmparajivfl , II , 565. — La France littéraire, I, 279. — JÏejsin, Biographie de la Moselle, I, 78, sqq. -- Coeanif , Encyclopédie moderne, 1IT, 270. ^ Cbâ»m , Catàroçoe de la Dibliotaftqoe do Lùueiav ]»oorg , 4256.

BIGOT, Jtudul, né fc Rouen pendant la seconde moitié du dix-septième siècle, était dis d'un président à métier de cette ville. A^rès avoir fait de brillantes étades 'préliminaires , le jeune Bigot se voua à l'état ecclésiastique, feu 1661 le oomte

dé Soissons le jugea digne de remplir les fonction 4e doyen 4e la Chrétienté à Yvois- Carignan, fonctions qu'il occupa pendant quarante ans. Et t'est à cause de ce long séjour dans l'ancien Luxembourg que les gestes de ce vénérable praire méritent de trouver place dam cet ouvrage.

Dès qu'il eut pris possession de son doyeMi tous ses soins furent voués k son troupeau, comme il le disait laimême; mais surtout à la propagation du goût des lettres et d'une solide instruction de la jeunesse. Dan* cette vue il fonda k Carignan , et de ses propres dé* niers, une école latine dans laquelle il appela des professeurs habiles: de cette école sont sortis plusieurs excellents su* jets qui ont readn de grands services à leur pays, tant dans le sacerdoce qne dans les lettres et la magistrature , même dans la carrière des armes , nous disons le génie militaire. Aussi les biographies françaises renferment-elles plusieurs noms très honorables dont l'éducation avait été faite à l'école de l'abbé Bigot.

Ce respectable ecclésiastique est mort vers l'année 1700, et son collège a subi le sort de tant «fétabKssenietts de ce genre qui dépérissent dès que la poissante main qui les* avait créés vient à s'affaisser. La pieuse reconnaissance des élèves de Bigot toi avait élevé un monument funéraire digne de ses modestes vertus; ette lui avait consacré les vers suivants , in* scrits sur un des murs de la chapelle de JSt. Géry de la ville de Carignan , dans laquelle il a reçu la sépulture:

«Eximio partu genuit Noimannia BI-

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