CHARLES-PHILIPPE DE BOSSET
Charles-Philippe de Bosset, arriëre-petit-fils du précédent, colonel ao service d'Angleterre, gouverneur de Tlle de Céphalonie, en 1815. Malgré nos recherches nous n'avons pu nous procurer des détails biographiques sur ce personnage , dont on connaît la fm malheureuse. Nous savons qu'en 1805 il était banneret de la ville de Neucbàtel , et qu'il entra peu de temps après au service de TAngleterre. Ses inclinations le portèrent de bonne heure à étudier les antiquités, et le séjour qu'il fit dans les lies Ioniennes lui donna
I La plupart des manuscrits de Bossct sont perdus depuis longtemps ; voici ce que Hottinger écrivait en 4704 à Huchat sur celle perte: « l linam felicius in campum hune prodeas Bosseto, si bene memini, pastore Neocomenti ad lacum Biennensem: is historiam Episcopatus Basileensis miilto labore adornasse, neque exigiiam lucero illi suppedilasse fertur... sed fala impedivisse no iMlerel : haeredum autem sccuritate factum esse vel nescio unde, ut caria? illa^ universn« in oianus Episcopi Basileensis inciderint, ex qua Carvbdi quis eas liberalus sil, ego non video; verum operoslor fuit hujus labor, polilica geographica compleius, «que «c ecclesiasUca. »
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occasion de recueillir un grand nombre de pièces curieuses , dont il enrichit le Musée naissant de Neuchâtel. A son retour, ce fut lui qui fit connaître en Angleterre les travaux de son compatriote Guinand sur le flint-glass, par une brochure en anglais, qu'il publia en 182S. En 1828, il établit à Fleurier une fabrique de gants. L'industrie de la dentelle, qui fleurissait chez nous au siècle passé , en ofirant une ressource précieuse à un grand nombre de familles, et à laquelle plusieurs ont dû leur aisance et leur bien-être , avait considérablement déchu depuis que l'on avait appliqué l'usage des machines à sa fabrication. Les prix en étaient tellement tombés que la plupart des ouvriers qui s'en occupaient n'y gagnaient plus leur vie. Il devenait urgent d'apporter un remède à ce mal croissant d'année en année , en substituant à cette industrie mourante une industrie nouvelle qui n'exigeât pas de grands ateliers ou des outils coûteux , et fût à la portée des femmes. C'est ce qui engagea le colonel de Bosset à établir une fabrique de gants. Après avoir communiqué ses projets à ses amis qu'il disposa à y concourir avec lui , il fonda une société. Cent-soixante et seize actions de vîngtcinq louis (environ 580 francs) chacune furent souscrites en quelques semaines, et l'établissement fut promptement en activité. Trois habiles brodeuses et couseuses de l'étranger furent engagées pour enseigner gratis leur métier à un certain nombre de jeunes filles. Une année après la fondation de la fabrique , soixante et dix ouvrières y étaient occupées. Cette manufacture devint inutile lorsque rhorlogerie, par la division infinie de ses parties, fut accessible aux femmes , qui y gagnant plus d'argent qu'à faire des gants, abandonnèrent cette dernière occupation.
Le colonel de Bosset s'est fait connaître par diverses publications scientifiques et littéraires , soit à l'étranger , soit dans notre pays. Manquant complètement de renseignements sur sa personne , nous donnerons au moins la liste de ses ouvrages.
I. Essai tur les médailles antiques des iles de Ccphalonie et dlthaque. Londres, i8l5, in-^*", 30 p. avec 5 planches.
II. Proceedings in Parga , and thc lonian Islands , with a séries ofeorrespondence and olher justificalory documents, London, 18i9.
III. Parga an the lonian Islands , containing a réfutation of the mistatements of the Quarlerly Review and of lieuL-yen, sir Thomas Maitland on the subject, etc. London, 1821, in-S**, 530 p.
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IV. Some aeamnl of the laU M, Guinand and the important dUcov$ry mode byMm. London, 1825, in-8*.
V. Notice iur ta présence temporaire de t'ophidium imberbe dans la cavité àt corps d'une holottkurie orangée de ta Faune française , lue à la Société des sciences naturelles de Neuchàtci, le h juin 4834, Mémoires t. II.
^1. idée sur les moyens de prévenir le cliotéra. Genève, 4832, in-8*.
VII. De l'asptiatte et des mines du Val-de-Tr avers , dans la principauté de Heuckâtet- Mai 1838, in-8*, ÎS p.