ABRAM-LOUIS BREGUET
Âbram-Louis Breguet, un des coryphées de Tari de rhorlogerie, est né à Neuchâtel le 10 janvier 4747. Sa famille, originaire de Picardie , avait émigré dans la principauté de Neuchfttel au commencement du xvii® siècle. * Nous avons peu de détails sur la jeunesse du célèbre horloger de Paris ; nous savons seulement qu'après avoir appris dans sa patrie les éléments de son art, il alla se fixer à Paris. Breguet eut cela de commun avec un grand nombre d'hommes supérieurs , qu'il ne se révéla pas d'abord. Aux écoles , ses maîtres mômes déclarèrent qu'il ne donnerait jamais rien; mais c'est qu'apparemmeni ces maitres-là ne connaissaient point le secret de Socrate pour faire accoucher les esprits. De même que les aptitudes sont diverses, aussi doit-on varier la culture. Une mémemé-
4 Déjà en 4676, c'est-à-dire dix ans avant la révocation de redit de Nantes, il eiistait à Neuchâtel un ministre du nom de Breguet, qui alla en France et entra dans I*Eglise catholique. Il a écrit un petit livre intitulé: Motif* delà conçenion à la foi catholique du sieur E. Breguet, ci-devant ministre de la R, P. R. Paris, 1676, in-12^ Cet EUcnnc Breguet avait été consacre à Neuchâtel en 1656. Son père , Louis Breguet, aussi ministre, fut suspendu momentanément par la Classe, en 1670, à cause de son flls.
thode , une même règle ne peut s'appliquer à toutes les natures. (( A chaque pied son soulier , dit Montaigne. Faulte d'avoir bien choisi leur roule, pour néant se travaille-t-on souvent, et employetron beaucoup d'aage à dresser des enfants es choses auxquelles ils ne peuvent prendre pied. »
Breguet avait perdu son père de bonne heure , et sa mère s'élant remariée avec un horloger , celui-ci , sur la foi des régents, que l'enfant n'élait pas propre aux études , le relira des écoles et voulut lui apprendre son étal d'horloger. Mais il parait qu'à l'atelier notre jeune indolent ne manifesta pas de plus heureuses dispositions que sur les bancs du collège. On désespérait de lui, lorsqu'on se décida à le placer à Versailles , chez un maître habile : il était alors dans sa quinzième année. Peu à peu son amour pour l'art se développa , il goûta l'élude , éprouva le besoin de s'instruire, et sa répugnance- cessa. Mais la nécessité, celle violente maîtresse d'école, contribua peut-être plus que toute autre chose à faire éclater son génie. A peine était-il sorli d'apprentissage, qu'il perdit coup sur coup sa mère et son beau-père , et qu'une sœur ainée tomba à sa charge. Comment allait-il, au début de sa carrière, fournir à l'entretien de deux personnes? En présence des nouveaux devoirs qui lui étaient imposés, devoirs sacrés qui élèvent et fortifient l'àme bien loin de l'abattre, Breguet comprit que pour faire face à ses obligations de frère et de protecteur, il n'y avait qu'un moyen, c'était de redoubler de zèle et d'activité. 11 le fit, et le succès couronna ses eETorts. Un travail prolongé le mit à même de subvenir non-seulement à ses besoins , mais encore de suivre un cours de mathématiques ; car déjà il sentait que la connaissance des sciences exactes était pour lui un préliminaire indispensable. Son professeur fut l'abbé Marie, qui sut apprécier son génie et son caractère.
C'est à partir de ce temps que le nom de Breguet commença à sortir de la foule. Tout en surmontant les difficultés de sa position, l'artiste avait reculé les bornes de l'art : ses ouvrages étaient déjà renommés dans toute l'Europe. On raconte que le duc d'Orléans, se trouvant un jour à Londres, fit voir une montre de Breguet à Arnold, qui passait alors pour le premier horloger de l'Europe. Arnold émerveillé de ce chef-d'œuvre , se hâla de venir à Paris pour rendre hommage au génie de rarlisle et se lier d'une étroite amitié
avec lui ; et en partant il lui confia son fils , qui resta deui ans sous la direction de ce nouveau maître. Lors de la révolution, Breguet, quoique étranger à la politique, devint suspect au parti dominant; il ne se crut plus en sûreté sous le régime de la Terreur, et passa le détroit. Mais loin de l'opprimer , les misères de l'exil tournèrent à son profit. Grâce à la générosité d'un ami généreux, M. Desnay-Flytche, qui vint au-devant de ses besoins et le força d'accepter un portefeuille garni de banknotes , il put consacrer les deux années qu'il vécut sur le sol de l'Angleterre, à des recherches mécaniques; et c'est ce qu'il fil conjointement avec son fils qui l'avait accompagné sur la terre d'exil. Revenu en France, après avoir considérablement augmenté le fonds de ses connaissances , il y trouva ses établissements détruits; mais le secours de ses amis et les nouveaux moyens du succès qu'il apportait, l'eurent bientôt mis à même de les relever et de leur donner une plus grande extension. Dès lors, toute sa carrière ne fut qu'une longue suite d'inventions et de perfectionnements. Il devint successivement horloger de la marine , membre du Bureau des longitudes, et en 4816 , membre de l'Institut en remplacement de Carnot. En 1823, il fut membre du jury pour l'examen des produits de l'industrie. C'est peu de temps après avoir cessé ces fonctions momentanées qu'il fut subitement frappé de mort , le 17 septembre 1823 , à cinq heures du matin^ tandis qu'il travaillait à son grand ouvrage sur l'horlogerie. 11 était depuis de longues années en relations intimes avec ce que la France et l'étranger comptent de savants distingués et d'artistes habiles. Les papiers publics ont parlé de sa mort avec détails , et comme on le fait de celle de quelqu'un qui laisse un vide après lui. Son convoi funèbre a été honoré de la présence d'un grand nombre d'hommes de mérite de toutes les classes , entre autres d'une députation des trois corporations savantes, auxquelles il était associé, et qui ont prononcé sur sa tombe des discours qui annoncent qu'il fut aussi recommandable par l'honnêteté de sa vie et ses qualités que par ses talents. * Sa fin rappelle celle d'Euler , qui , comme lui, mourut en quelques instants, sans avoir éprouvé d'agonie.
I Des discours furent prononcés sur sa tombe par MM. Arago, Ch. Dupin et Temaux l'aîné. M. Népomucène Lemercier consacra des vers à sa mémoire. Le caractère de Breguet n'était pas moins remarquable que son talent: il était re-
Les perfectionnements apportés par Breguel dans celte partie de la mécanique à laquelle il avait consacré ses veilles» ont eu pour résultat de donner à la France la première horlogerie de l'Europe, au dire de tous ceux qui ne sont pas Anglais. Ses perfectionnements s'étendent à toutes les branches , comme à toutes les parties de Tart. Dans l'impossibilité de les énumérer tous ici , bornonsnous à en indiquer les principaux. C'est à lui qu'on doit l'usage commode des montres perpétuelles, qui se remontent d'elles-mêmes par le mouvement qu'on leur imprime en les portant, et qui avaient été inventées par son compatriote l'ancien Perrelet du Locle (Voyez ce nom). Les montres de ce genre étaient plutôt des hochets propres à satisfaire la curiosité que d'utiles instruments. Non-seulement elles ne se remontaient qu'à l'aide d'une marche longue et même pénible, mais encore elles se dérangeaient à tout instant. Breguet, en les recomposant sur de meilleurs principes, fit disparaître jusqu'à la moindre trace de ce double inconvénient. Il leur donna la plus parfaite régularité, les varia, les compliqua de toutes manières, les fit à secondes, à quantième, à équation, à répétition sonnant les minutes. Perfectionnées d'après sa méthode, elles sont aujourd'hui arrivées au point de n'avoir plus besoin du mouvement que communique la marche la plus douce , que pendant un quart-d'heure sur trois jours; et si l'on cesse de les porter, elles marchent encore trois jours quoiqu'au repos. Quelques-unes de celles qu'il a exécutées ont été portées huit ans sans être ouvertes et sans éprouver la moindre altération . C'est Breguet qui , pour garantir de fractures le pivot du balancier, en cas de choc violent ou de chute de la montre, imagina le parachute qui préserve le régulateur de toute atteinte, invention précieuse surtout pour les montres de poche. C'est lui qui , le premier , fabriqua des cadratures de répétitions d'une disposition plus sûre, laissant plus de place pour les autres parties de la montre. Aux timbres des montres à répétition, qui exigeaient pour être entendus que l'on pratiquât à la boite des ouvertures par
cherché dans les premières classes de la société, où il comptait plusieurs amis. On a dit de lui qu'il avait toujours conservé la naïveté de la jeunesse et même celle de l'enfance ; qu'il voyait tout en beau , excepté ses ouvrages ; qu'en lui tout était égal , uni, simple; qu'il était timide sans être jamais eml>arrassê; qu'on trouvait des rapports entre lui et le bon Lafontaine; qu'il n'avait jamais voulu quitter sa petite et modeste maison, où la fortune était venue le trouver.
où la poussière s'introduisait et qui amenaient rapidement la destruction de Tinstrument , Breguet substitua les ressorts-timbres, dont le son est d'autant plus fort et plus net que la boite est plus exactement fermée, et qui bientôt, remplaçant les vieux timbres, donnèrent lieu à une branche d'industrie nouvelle, aujourd'hui répandue d'un bout à l'autre de l'Europe, les montres, cachets, tabatières et boites à musique. Portant également son attention sur tous les points de son art, sur ceux qu'appellent les exigences de la mode comme sur ceux qui offrent une utilité matérielle incontestée, il fit marcher de front et les dispositions modernes les plus avantageuses pour la bonté du mécanisme intérieur de la boite , et les nouvelles formes de boites, de cadrans, la distribution agréable et commode des aiguilles, des quantièmes, l'emploi de métaux divers, les ornements , etc. ; et comme l'idée des ressorts-timbres , toutes ces inventions donnèrent l'essor à une foule d'industries secondaires , et furent aussi utiles au mouvement du commerce qu'à l'art même.
Hais c'est surtout aux sciences exactes, à l'astronomie, à la physique et à la navigation que Breguet, en multipliant les moyens de calculer les minima les plus délicats de la durée avec la dernière exactitude, a rendu des services inappréciables. En vain la Revue d*Edimbourg, dans un article artificieusement louangeur, a semblé vouloir restreindre le mérite de Breguet sous ces points de vue, en plaignant l'artiste d'avoir trop souvent en France les caprices de la mode et non les demandes de la science à contenter et à servir. La réalité , c'est que les nombreuses modifications apportées par Breguet dans tout ce qui tient à l'élégance et au solide, l'occupèrent bion moins que les innombrables perfectionnements par lesquels il recommanda ses chronomètres aux astronomes et aux navigateurs. Plusieurs échappements libres témoignèrent de la fécondité de son génie et de la variété de ses plans. Tels sont l'échappement naturel qui peut se passer d'huile, et dont la théorie fut quelque temps un secret pour le public; l'échappement à force-constante et à remontoir indépendant ; l'échappement à hélice ; réchappemcnt à tourbillon, par lequel le balancier, outre le mouvement de vibration, exécute au bout d'un certain temps un mouvement de rotation sur son axe, de telle sorte que, supposé le chronomètre dans un
point donné, chaque extrémité du balancier a successiveaient été la partie la plus élevée au moment du repos, et que toutes les inégalités qui peuvent se trouver dans son poids sont compensées pendant chaque révolution ; le double échappement , qui est tout simplement une montre-double, pourvue de deux échappements et de deux balanciers pour la régler. Cette idée fut depuis appliquée aux pendules par Breguet lui-même, en leur ajoutant un second régulateur. Les deux mouvements et les deux pendules, quoique absolument séparés, s'influencent néanmoins de manière à se régler mutuellement et à acquérir , Tun par l'autre , une marche beaucoup plus régulière qu'on ne l'aurait fait par un seul. Ce moyen de contrôle rectifie à merveille les erreurs. La perfection de la montredouble a été constatée par des expériences spéciales citées dans un rapport fait à l'Institut. C'est ainsi que de ses ateliers sortirent nombre de pendules astronomiques, de montres ou horloges marines et de chronomètres de poche dont les constructions diverses furent son ouvrage, et qui, en précision et en solidité, comme en élégance , surpassèrent tout ce que l'on connaissait de plus parfait. Parmi ces chronomètres , nous mentionnerons particulièremeiït ceux qu'il construisit en assez grande quantité, sur les mêmes principes et dans les mêmes dimensions, de manière à ce qu'une partie homologue de chacune d'elles pût s'ajuster dans toutes les autres, seulement en serrant deux vis, et à ce que, si quelque accident arrivait à l'un d'eux, la partie endommagée fut remplacée par une autre en moins de cinq minutes.
L'exposition de 1819 fut enrichie par Breguet de plusieurs chefsd'œuvre, les uns d'une haute importance pour la science, les~ autres remarquables par le double mérite de la difficulté vaincue et la beauté de l'exécution. A la première classe appartiennent , outre rhorloge-double et la montre-double, ci-dessus mentionnées , l'horloge marine à tourbillon, achetée par le comte de Sommariva, et le compteur astronomique, renfermé dans le tube d'une lunette d'observation, qui permet d'apprécier jusqu'à un centième de seconde. Dans la seconde catégorie se rangent une infinité de beaux chronomètres de poche, simples ou à répétition , à quantième, etc.; plusieurs pendules de voyage à répétition, réveil, mouvement de la lune et quantième complet ; un compteur militaire avec sonnerie
poar régler le pas de la troupe, et dont le mouvement est susceptible de s'accélérer ou de se ralentir à volonté; une montre de col, contenue dans une double boite, le tout d'une ligne et demie d'épaisseur et de onze lignes de diamètre, avec une aiguille saillante, mobile au doigt dans un sens , mais s'arrétant dans l'autre sur l'heure marquée par la montre que renferme la double boite, ce qui permet de consulter en secret la montre, et de savoir l'heure et les quarts par le tact; enfin la fameuse pendule sympathique, sur laquelle il suffit de placer, comme sur un porte-montre avant-midi ou avant minuit, une montre à répétition qui avance ou qui retarde, pour qu'à ces deux époques les aiguilles de la répétition soient subitement remises, à vue, sur l'heure et les minutes de la pendule, et qu'en peu de jours le mouvement intérieur de la montre soit lui-même aussi exactement réglé que si un habile horloger avait veillé à cette opération. Une pièce de ce genre, exécutée par Breguet, avait été envoyée par Napoléon à l'infortuné Sélim m.
Le talent de Breguet pour la mécanique et pour les sciences n'était point exclusivement restreint à l'art auquel il fit faire des pas si prodigieux. Il imagina le mécanisme léger et solide du télégraphe de l'abbé Ghappe; il créa un thermomètre métallique d'une sensibilité au-dessus de tout ce qui est connu, surtout pour le développement instantané du calorique. L'aiguille y est suspendue à une longue lame pliée en hélice^ composée de trois métaux superposés et adhérents entre eux, lame qui pourtant n'a qu'un cinquantième et quelquefois un centième de ligne d'épaisseur. Il avait rassemblé beaucoup de faits intéressants sur la transmission du mouvement par les corps qui restent eux-mêmes en repos, et il avait dessein de les publier. Lorsque la mort le surprit, il mettait en ordre un grand ouvrage sur l'horlogerie, où toutes ses découvertes devaient être consignées. On a longtemps espéré que ce livre important serait publié par les soins de son fils; mais il ne l'a jamais été. Deux portraits lithographies de Breguet parurent lors de sa mort. Son buste, de grandeur naturelle, a été moulé en plâtre.
Barbier attribue à Breguet un Essai sur la force animale et sur le principe du mouvement volontaire, Paris 1811, in-&°. Son fils, M. Louis Breguet , a continué les ouvrages de son père. Il est un des plus habiles horlogers de la France. Paris lui doit le perfec-
tionnemcnt de ses horloges publiques et un nouveau projet pour les régler toutes simultanément au moyen de l'électricité.
Souroei. Biographie nouvelle des contemporains , III, p. 480. — Magatin encyclop,, IV* année, t. III, p. 399, 535; II« année, t. V, p. 138, etc. — Allg, lilt. Zeitunçy i796, p, i208, U37; - 4801, p. i852. — Bibliothèque univertelU de Genève, XXV, p. 430. — La France protestante , art. Breguet. — Sandoz- Rollin, Essai statistique sur Pfeuchâtel, p. 172. — Magasin pittoresque (Voir la table). — Tritmne chronométrique , 4", 2« et 3« année. — Eloge historique d^Àbram-Louis Breguet , par le baron Fourier , lu dans la séance publique de TAcadémie des sciences le 5 juin 4826 , et publié dans les Mémoires de PAcadémle. — Discours de Ch. Dupin sur la tombe de Breguet. ^ Etrames NeuchâteloiseSf par F.-A.-M. Jeanneret, Locle, 1862. — L'Horlogerie , loum^l paraissant à Besançon, années 4861 et 4862. — Supplément à la Biographie universelle, t. LIX, p. 207-24 4, etc., etc.
On sait que Jean Brun vint de Constance à Neuchàtel ; qu'il s'y établit en 1S50, et qu'il épousa N. de Diesbach. Ses descendants, bourgeois de Neuchàtel, exercèrent le ministère de l'église, et occupèrent divers offices publics avec le titre d'honorables jusqu'en 1633, qu'ils prirent le titre de nobles, en vertu d'une lettre de noblesse que le prince Henri ii de Longueville , comte de Neuchàtel, leur donna, suivant l'opinion commune. Peut-être était-ce une lettre de reconnaissance , puisqu'ils prétendent descendre de Rodolphe Brown, chevalier, bourgmestre de Zurich, en 1380, célèbre dans l'histoire de ce canton. Mais on doit observer que les armes de cette famille n'ont rien de commun avec celles de Rodolphe Brown, qui étaient d'argent à une grande étoile de sable. En 1620, Jonas Brun, bourgeois de Neuchàtel, ayant acquis la dîme d'Oleyres, obtint de la république de Berne l'aoquisition de la seigneurie de ce village, que ses descendants ont possédée jusqu'en 17S3 , époque où elle passa par alliance dans la famille de Chambrier. Jonas Brun avait épousé Marie de Watteville , dont il eut: 1° Jean Brun, qui suit: 2^ Marie Brun, mariée en 1626 à Henri de Chambrier.
Jean Brun, seigneur d'Oleyres , conseiller d'Etat de Neuchàtel, épousa Barbe Merveilleux, fille de noble Jean Merveilleux, conseiller d'Etat, et de Salomée de Wurstemberg, qui lui apporta en dot le tiers de la dime de Gofirane. De ce mariage naquit Jean-Fridiric
Brun y seigneur d'Oleyres en 4650 ,'*capitaine de 200 hommes au service de France; puis conseiller d'Etat et procureur-général de Neuchàtel. Il contracta alliance avec Barbe Merveilleux , fille de noble Simon Merveilleux, seigneur de Bellevaux , conseiller d*Etat et cb&telain de Thielle, mort en 466ii, et de noble Isabelle de Ghambrier, dont il eut Jean-Henri Brun, seigneur d'Oleyres, marié en premières noces à Isabelle de Gbambrier et en secondes noces à Louise de Gbambrier. De Tune d'elles, il eut 1° Jean-Pierre Brun; 2® Paul Brun, capitaine au service de France, mort célibataire ; et 3° N. Brun, capitaine au même service, mort aussi sans postérité.
Jean-Pierre Brun , seigneur d*01eyres, conseiller d*Etat et maire de Neuchàtel , contracta deux alliances avec la famille de Gbambrier , et ne laissa qu'une fille unique , Marie-Marguerite Brun, dame d'Oleyres , qui épousa Gbarles-Louis de Gbambrier , colonel au service des Etats-Généraux.
Depuis l'an 4633 , cette famille Brun a donné des hommes qui se sont distingués dans les principales charges de ce pays , et ont fourni plusieurs capitaines au service de France. N. Brun, du Gonseil de bourgeoisie à Neuchàtel, étant officier du contingent que cette ville envoya à Berne en 46S7 , lors de la guerre des paysans , fut reçu bourgeois de Berne. Sa descendance s'est éteinte en 4792, par la mort de Louis Brun ou Brown, colonel au service d'Angleterre et ministre de cette couronne en Suisse. La mère de ce colonel Brown appartenait à la famille de Werth, et sa grand-mèro était une demoiselle de Bonstetten. 11 avait épousé , en 4767 , Âlbertine de Haller , fille du célèbre Albert de Haller , à qui l'empereur François I^ accorda un diplôme de baron, en 4749, et d'Amélie Teichmeyer, morte en 4795, sa troisième femme. II existe encore une branche de cette famille , formée par N. Brun, pasteur à St-Blaise, qui laissa trois fils, dont l'alné fut pasteur à St-Martin et les deux cadets, Louis et Jean-Henri Brun, furent capitaines au service de France à la fin du xviii® siècle. — Les armes de la famille Brun sont: d'azur à la fasce d'or.
\. Notices généalogiques, du baron d'Estavayer, t. XI, p. 46 et47.^ CoUecUoQ diplom. du baron J.-F. de Gbambrier.— Boy\e,Ànn€Ues, année i548. ^ MontmoUin , Traité des fiefs du comté de Neuchàtel , mss. — Cbambrier, Bistoire de Neuchàtel et yalangin,— Archives de Neuchàtel J,7, N«2S,etc.,etc.
Uî DE BRUNES. — CALAME.