ANTOINE-SYLVAIN AVY
Antoine-Sylvain Avy , baron , général au service de France , né à Cressier, canton de Neuchàtel, le 25 mai 4776. Il servit d'abord dans Tannée d'Italie jusqu'au 22 août 1802, époque où il fut admis au traitement de réforme. Ayant repris du service le 30 mars 1807 , en qualité d'aide-de-camp du général de brigade , il fit les campagnes d'Allemagne , d'Espagne , et enfin celles de la grande armée, celles-ci depuis le 29 novembre 1813. Blessé mortellement au siège d'Anvers, en 1814, il mourut le même jour à Mexens près d'Anvers le 13 janvier 1814. Le nom de ce général est inscrit sur les tables de bronze du palais de Versailles.
Nous venions de lire les lignes qui précèdent dans la Nouvelle Biographie générale, en nous demandant si le général d'Avy était bien né dans le pays de Neuchàtel , et à quelle famille il pouvait appartenir, lorsque nous eûmes l'occasion de voir les registres de la paroisse de Cressier , où nous trouvâmes quelques détails sur sa famille. « En 1774 a été béni à Cressier le mariage de François , fils légitime de Joseph Avy et de Madeleine Marras d'Arias en Provence, avec Louise Berthoud de Neuchàtel. De ce mariage naquirent Louise- Adélaïde Avy, née le 7 mai 1775 et Antoine-Sylvain Avy , né le 25 mai 1776. » François Avy et son épouse habitaient Neuchàtel.
BAILLODZ.
Famille d'ancienne bourgeoisie de Neuchàtel , qu'on croit origiiiairedu Val-de-Travcrs. Perrod Baillodz était châtelain du Vaux- Iravers en 1360; le dernier de celle famille, nommé Antoine Baillodz, fut châtelain du même lieu, et mourut vers l'an 1516. Il commanda avec Jehanneret Purry de Rive , deux compagnies neuchàteloises qui passèrent les Alpes en 1494, pour se joindre à l'armée de Charles VIII à Naples, et qui se trouvèrent à la bataille
BAILLODZ.
A •" ■ur*^.'all . où elles se distinguèrent. Trois autres compagnies
K^tviidtcctv*:^^ |>arlirent successivement sous la conduite de Rodolphe ;^>iC\'^;AU. de Jacques Tribolet , et de Biaise Hory, en 1495. La v.^vt»i^uc du Chapitre fait mention de leurs exploits. Un grand rK'iubf^ do soldats perdirent la vie dans cette expédition , entre auav^ k^ csipitaine Usterwald.
tA 5\vur d^Ântoine Baillodz, nommée Jeanne, avait épousé Gérard
IViilpierro, originaire du Val-de-Travers, dont elle eut un fils appelé
Ctài^. auquel son oncle légua toute sa fortune, au préjudice de sa
iii\^^ro tille Clauda, mariée à Jean de Yieilmarché. Ce Claude Petit-
iHh'itx' prit le surnom de Baillodz, et fut la tige d'une famil le bien connue
$%Hi$ivnom. 11 futd*abord secrétaire baillival des cantons, souverains
A* Nouchi\lcl,en 1520, etensuite châtelain du Yauxtravers en 1534.
(Vos! ainsi qu'on le trouve nommé dans un acte par lequel : « Nous
¥ Jt\mne de Ilochberg, duchesse de Longueville, comtesse de Neu-
¥ o)u\tol, etc.; par devant nous est comparu notre bien amé et féal
tt serviteur Claude Baillodz, notre châtelain du Yauxtravers, nousex-
tt |H^sant que par ci-devant, du temps que les seigneurs des Ligues
u tenaient notre dit Comté, lui fut permis d'acquérir les biens, terres,
tt possessions et vignes, maisons, etc., que tiennent de nous en fief
u noble les seigneurs de Treytorrens, en notre Coralé, en vertu de
u quoi il a acquis par rachat aucunes vignes mouvant de ce fief;
tt iH> néanmoins n'a voulu le dit Baillodz à celui fief acquérir ni
w acheter entièrement sans notre permission.... De notre bonne et
u lilH^ralo volonté, en rénuméralion des bons et agréables services
u (|ue par ci-devant nous a fait le dit Baillodz , lui avons donné et
u donnons le pouvoir d'acquérir le dit fief de Treytorrens pour lui
u et les siens, et en jouir comme nos autres vassaux, sans empé-
u tellement. Donné â Château-Regnauld, le 19 novembre 1534. ».
Kn i 537 , la princesse lui |>ermit d'acquérir une partie du fief do (irand-Jaeques. SY'tant rendu recommandable par ses services â Jeanne de IIochlH'rg, elle le nomma conseiller d'Etat et l'anoblit i^^\ IBÎlH. Il é|H)usa Jeanne Franchet de Pontarlier, sœur de noble Chuide Kranehet, vivant en 1551. Il assista aux Audiences -Générales en I52t8, 1547 et (553, et laissa de son mariage quatre fils :
I'' Jacquet B«Ulodx, était maire de la Côte en 1554 , et mourut, atteint de la lèpre, en 1505, ayant épousé Elsi-Simone l'E-
BAILL0D2. 49
cureux, de la Neuveville, de laquelle il eut plusieurs enfants, qui nous sont inconnus.
2^ Wolfgang Baillodz, marié à Rose Gaudet, et ensuite à Barbe Hory, dont il eut BaUhazard Baillodz , conseiller d'Etat et maire de Neuchàtel, lequel épousa Marie de Vy , fille d'Abraham Vy, capitaine au service de France, et de Marguerite Bonvépre. On ignore sa descendance.
3^ Balthasard Baillodz, conseiller d'Etat de Neuchàtel, assista aux Audiences Générales en 45S9. Suivant les fragments généalogiques du baron de Chambrier, il avait épousé Lucrèce de Neuchàtel, fille de Lancelot de Neuchàtel , chevalier , seigneur de Vaumarcus, de Travers et de Gorgier ; et selon la généalogie de Wallier, PerronneWallier, fille de Pierre Wallier, conseiller d'Etat de Neuchàtel, et de Marie Odet. On ne voit pas quels furent ses enfants.
4® Antoine Baillodz, épousa Antoina L'Ecureux , fille de Claude-Simonin L'Ecureux , conseiller de Neuveville , et mourut lépreux comme son frère Jacques. Sa veuve testa en ltS46 , léguant à la Maladière de Neuveville 50 livres, et à celle de Neuchàtel la même somme , pour le soulagement des pauvres ladres, v Et pour subvenir aux nécessités de son bien-aimé mari, qu'il a plu à Dieu de frapper de sa verge de lèpre , elle lui donne tous les biens qu'elle possède à Cormondrèche , qui devront être employés après sa mort pour l'usagedes lépreux. » On voit par ce testament qu'Antoine Baillodz mourut sans postérité , et l'on ignore duquel de ses trois frères descendent ceux de ce nom qui paraissent plus tard et qui ont occupé des places honorables dans l'Etat. A la fin du siècle dernier, il y avait encore cinq frères du nom de Baillodz : l'atné était colonel de cavalerie au service de Prusse , et les trois suivants, capitaines d'infanterie dans le même service; le cinquième, qui était lieutenant d'infanterie , quitta le service à raison de sa mauvaise santé, et ayant obtenu un office civil dans l'Etat, se maria en 4785. Les armes de la famille Baillodz sont : de gueule, à deux chef?r(ms d'or croisés , c'est-à-dire , au chevron droit entrelacé tun autre renversé,
Sooroet. Traité de$ fleft du chancelier de MontmoIIin. — Collect, diplam. da baron J-F. de Chambrier. — Annales deBoyve, ann. 1533, 1558, iHkh, 46&5. — Notice* généalog, du baron d'Estavayer, t. XI, p. iO— 15. — Boyve, Recher» cha sur Vtndigénaî de Ifeuchâtelf p. SIS. — Extraits de la Chronique des Cha^ noineif etc.» etc.