‹ Biographie neuchâteloiseChapitre 5 sur 117 · ANCILLON · texte numérisé non relu

ANCILLON

indisposé, il le faisait prêcher dans ses appartements, où la famille royale et les personnes de la première distinclion se rendaient. Quand Ancilloo paraissait dans les chaires des églises , il n'y montait et n'en descendait qu'à travers des flots d'auditeurs , et les temples ne pouvaient les contenir.

En 1709, le roi de Prusse enleva de nouveau son chapelain aux fonctions pastorales pour lui confier une mission secrète en Pologne. Déguisé , par ordre du roi, sous l'uniforme d'un officier prussien, il tomba plusieurs fois entre les mains des ennemis , mais réussit toujours à s'échapper. Arrivé à Lublin , où il comptait faire un court séjour , il aperçut un jour affichées à la porte du monastère des Jésuites une série de propositions qui devaient y être soutenues. A cette vue le théologien reparut aussitôt sous l'habit du diplomate ; il fit demander un exemplaire de ces thèses aux Révérends Pères, qui lui députèrent deux de leurs confrères pour l'engager à une dispute publique. L'invitation était trop tentante pour que Ancillon y pût résister longtemps. Au jour fixé il s'y rendit. Les Jésuites lui firent le meilleur accueil; aussi la dispute se passa-telle très-convenablement , sans aigreur de part ni d'autre , et elle se termina, au contentement général , par un repas magnifique auquel les Révérends Pères convièrent leur adversaire. On peut supposer que, selon l'usage, les deux partis s'attribuèrent l'honneur de la journée. Dans de pareilles luttes ce sont moins les convictions que les amours -propres qui sont en présence, et l'amour-propre est invincible. De Lublin , Ancillon se dirigea sur la Hongrie , où il eut plus d'une fois l'honneur d'entretenir le prince Ragolzki, le chef des Mécontents, qui tenaient leur diète à Cassovie.

En 1710 , Ancillon fut nommé membre de la société établie à Londres pour la propagation du christianisme : forpromoting Christian Knowledge, société qui subsiste encore aujourd'hui. La société des Anonymes s'honora aussi de le compter parmi ses membres; il y tint la plume pendant plusieurs années. C'est à cette société que la Bibliothèque Germanique * doit son existence. Elle s'assemblait chez Lenfant. Des Yignoles, Beausobre, Chauvin, etc, en faisaient partie.

* De 4720 à 1740, Amsterdam, 50 vol. in 8*.

1^ D'ANDRIÉ.

IjOt cruelle maladie , la gravelle , attrista les dernières années 4 AdciUod. Il ne voulut cependant cesser ses fonctions qu'à la deruimt* e&trémité. Son courage et sa résignation, au milieu des plus ditroces souffrances , étonnaient ceux qui l'approchaient. A la fin, après bien des alternatives de convalescence et de rechute, il tomba malade pour ne plus se relever. <( Son lit de mort , dit son biographe, fut une chaire d'où il prêcha avec plus d'éloquence que jamais, et ses dernières heures comblèrent d'édification sa famille et son troupeau. » Il mourut à l'âge de 53 ans, regretté de tous; son corps fut déposé dans un caveau du temple de Frederichstadt, réservé à sa famille , où reposaient déjà son frère Charles et quelques autres parents. Il avait épousé , le 11 août 1691 , Suzanne Meusnier , fille d'un réfugié Français , qui lui donna dii-sept enfants, dont cinq fils et douze filles.

Sonroei. Haag, la France protestante , 1. 1. p. 93. — Formey, Eloga, 1. 1. p. 244 — 270. — Nouvelle Bibliothèque Germanique, t. XX. p. 35*57. — Lebem- Betchreibung berûhmter Personen, I. 289-308. — Journal littéraire de la Haye, t. IX. Ersch und Grûbcr, Encyclopàdie IV. p. 42 1. — Histoire de Neuchàtel et Falangin, par M. de Tribolet, etc. etc.

D^ANDRIË^ VICOMTE DE GORGIER.

Si la fortune capricieuse se plait quelquefois à jouer des tours perfides à ses protégés , en les précipitant du faite de la grandeur et de l'opulence dans un abîme de misère et d'abaissement, elle se complaît aussi à retourner sa roue, en faisant monter les êtres les plus chétifs aux plus hautes dignités. En 16S7, un pauvre cordonnier , nommé Jean-Jacques Andrié , fut aggrégé à la communauté de Yalangin pour la modique somme de 200 livres faibles, un peu moins de cinq louis d'or. Eh bien ! c'est de cet humble et modeste artisan que descendirent, en moins d'un siècle, les Andrié, barons, seigneurs et vicomtes de Gorgier.

Lors du séjour dans la principauté de Neuchàtel , de M. de Struckde, envoyé extraordinaire du roi de Prusse, en 1721 , on lui présenta Jean-Henri Andrié, secrét^^ du duc de Saint-PicrreàMadrid, jeune homme distingué par ses talents et ses qualités. 11 le prit chez lui

D'ANDRIÉ. Il

comme secrétaire, et l'emmena à Berlin où il ne tarda pas à percer et à être employé dans les aflaires. Nommé secrétaire du roi et de ses commandements, ensuite Conseiller privé de la Justice, archiviste d'Etat, inspecteur de la Chancellerie, ses lumières le distinguèrent au choix du roi pour le poste élevé d'ambassadeur à la Cour d'Angleterre, où il sut rendre des services essentiels à son maître, et se concilier si bien l'estime du monarque anglais que celui-ci insista , en 1747 , pour que M. Andrié ne fût pas rappelé par sa Cour. Le Grand-Frédéric, juste appréciateur du mérite, le fil à son retour Conseiller d'Etat, et par un rescrit du 7 juillet 17ft9, lui donna le château et la terre de Gorgier , qui venaient d'être réunis à la directe par l'extinction de la famille de Charlotte de Neuchàtel, Dame de Gorgier. Il revint dans ce pays pour en prendre possession ; mais étant célibataire , la seigneurie de Gorgier, passa à la mort de M. d 'Andrié, à son frère Jean-Jacques, intendant des bâtiments, maître-bourgeois et receveur de Yalangin , qui mourut en

Le fils aîné de Jean-Jacques, Jean-Henri d' Andrié, fut le troisième seigneur de Gorgier de ce nom , il reçut l'investiture de la baronnie, le 13 juin 1765 , et rendit ce même jour l'hommage de vassal au roi et prêta serment de fidélité à genoux, les mains jointes, tétc découverte, sans épée et sans éperons , suivant le cérémonial prescrit aux vassaux dans cette occasion. Né en 1729, il avait d'abord été destiné au greffe de Valangin , modeste office que sa famille occupait depuis 1716; mais l'excellente éducation qu'il avait reçue et ses talents remarquables , fixèrent sur lui l'attention du roi pour l'éducation du prince Frédéric-Henri , neveu du Grand- Frédéric. Ce jeune prince, d'une grande espérance, étant mort de la petite vérole, M. d' Andrié revint dans sa patrie, emportant l'estime de son roi , des seigneurs de la Cour et surtout du frère aîné de son élève , Frédéric-Guillaume , prince royal et héritier de la couronne, avec lequel il entretint une correspondance suivie. Depuis son retour, en 1768, il servit son pays en qualité de conseiller d'Etat, résidant habituellement au château de Gorgier, où ses vassaux le chérissaient. Lorsque Frédéric-Guillaume monta sur le trône, en 1786, il se hâta d'appeler à sa cour le baron de Gorgier en qualité de chambellan. Simple dans ses goûts , M. d'Andrié se

« D'ANDRIÉ.

fc^senta à Berlin avec ses habitudes de modestie et avec son ama- Ulîfé ordinaire. Le roi raccueillit avec une distinction très-flatteuse frt lui c^inféra le titre de vicomte, transmissible à ses descendants de l'un et l'autre sexe, par un diplôme en date du 5 décembre 1787. A cette occasion la communauté de Yalangin crut devoir adresser à S. M. un placet d'actions de grâces, auquel le roi daigna répondre par un rescril de sa propre main, conservé aux archives de Yalangin et conçu en ces termes :

« Les gouverneurs et membres de la communauté de Valan^in m'ayant , par leur adresse du 22 décembre de l'année dernière, témoigné leur joie relativement aux marques de mon afTectioD données à mon Chambellan le vicomte de Gorgier , je ne puis y être indifférent , l'ayant fait avec bien du plaisir , par une suite de la juste estime que je porte au vicomte. — Donné à Berlin , le 12 janvier 1788. FRÉoÉnic-GuiLLAUME. »

Les archives de Yalangin possèdent aussi une lettre des plus affectueuses, par laquelle le vicomte de Gorgier remerciait la communauté de ses félicitations dans la même circonstance. Nous ne pouvons résister au plaisir de reproduire ces lignes , où se peignent si bien les sentiments de leur auteur pour le lieu qui l'a vu naître :

(( Messieurs. Grâce à la Providence qui m'a fait naître au milieu de vous, j'ai conservé pour Yalangin toute l'affection au moyen de laquelle je puis espérer de conserver la vôtre. Ces lieux éloignés où je me suis vu appelé dès l'âge de quatorze ans, les occupations diverses auxquelles j'ai dû me vouer depuis quarante-cinq ans, rien, Messieurs, n'a jamais pu affaiblir mon attachement pour cet heureux et bien-aimé bourg que vous habitez; c'est le privilège des œuvres de la nature sur celles de l'art : l'on admire celles-ci, mais on chérit celles-là. Londres , Paris , Berlin me sont connus , mais Yalangin me plait par-dessus tout. Cette profession de mes sentiments, envisagez-la , je vous supplie , comme la meilleure réponse que je puisse faire â votre lettre du 22 décembre. Et en vous remerciant en particulier de celle qu'il vous a plu d'adresser au roi et que j'ai fait parvenir, agréez avec mes vœux pour votre prospérité constante et universelle , la considération et le dévouement, avec lesquels j'ai l'honneur d'être, etc.

M Berlin, 22 janvier 1788. Le Yicomte de Gorgier. m

D'ANDRIÉ. 13

Cependant la santé de M. de Gorgier, délabrée depuis longtemps, souffrit beaucoup des rigueurs du climat du Nord et des fatigues de voyage. Après de cruelles souffrances , il mourut à Berlin , le 15 mars 1788, pleuré par le roi, par sa famille, par ses vassaux, dont il était le père, et par tous ses amis, qui perdaient en lui un homme profondément instruit , aimable et d'un commerce sur. Comme homme de lettres, M. d'Andi ié a fourni un très-grand nombre d'articles historiques, géographiques et scientifiques aux Mémoires de plusieurs sociétés savantes. II est l'auteur de la plupart des articles de géographie moderne At V Enc]fclopidie d' Yverdôn , qui ne se trouvent pas dans l'édition de Paris ; il en a retouché plusieurs autres et a toujours consulté les sources les plus sûres , entre autres le grand ouvrage de Busching. On trouve de lui , dans ce recueil, d'autres articles intéressants, par exemple le mot Diète d' Allemagne ^ qui suppose une grande connaissance du droit public de ce pays. Il a traduit pour le roi de Prusse l'ouvrage intitulé : Le Christianisme aussi ancien que le monde; mais cette traduction n'a jamais été imprimée. Les articles de Géographie moderne dont M. d'Andrié est l'auteur, se retrouvent presque tous dans le Dictionnaire géographique de la Suisse f de Lutz. Il a composé également un Journal, resté manuscrit, dans lequel on retrouve, dit-on, l'homme religieux, le hs>n époux, le tendre père, le citoyen dévoué, en un mot l'homme tel qu'il était connu de son prince, de ses amis et de la société.

M. d'Andrié laissa quatre enfants , deux fils et deux filles. Le cadet de ses fils mourut très-jeune; l'ainé le vicomte Charles d'Andrié, remarquable par'sa haute stature, prit du service en Prusse et fut victime des guerres de l'empire , dans lesquelles il se distingua noblement. Peu de temps avant sa mort, il vendit, avec le consentement du roi et de ses collatéraux, la terre de Gorgicr, au comte James-Alexandre de Pourtalès , qui la possède actuellement. 11 ne restait plus de la famille d'Andrié que deux filles , So])hie et Henriette- Marié, Cette dernière épousa après la mort de son père, M. Jean-Pierre Vuillemier , jeune ecclésiastique neuchàtelois , et mourut aux Brenets , où son mari avait été nommé pasteur. La commune des Brenets lui éleva un monument dont voici l'inscription :

« Au pied de cette tour repose Henriette , fille de feu noble et vertueux Jean-Henri d'Andrié, vicomte de Gorgier et de dame Hélène-Marie, née Blom; née le l®"" janvier 1769, mariée le 8 février 1796 à docte Jean-Pierre Vuillcmier, très-digne ministre du Saint- Evangile et pasteur de l'église des Brenets , et décédée le 24 juin

Des plus rares vertus elle était le modèle, Un ange dont le ciel bénissait ce troupeau. Toujours nous pleurerons cette perte cruelle; Nos enfants sèmeront des fleurs sur ce tombeau. •

Sophie d'Andrié est morte célibataire à Bevai^L en 1836 , en léguant toute sa fortune, qui était considérable, à la Compagnie des pasteurs de Neuchàtel, pour des œuvres pies. On pourrait lui reprocher d'avoir complètement oublié les pauvres de Valangin , lieu d'origine de ses ancêtres ; mais elle ignorait peut-être cette particularité.

Souroei. lahrbûeher der Preutsiscfien Monarchie, 4800. t. II. p. 461. — Recueil de notices manuscrites du siècle dernier, p. 280. — Promenades autour de Faiangin, par Georges Quinche. — Messager boiteux de Neuchâtel, etc.

Ancienne famille noble ministérielle de la maison de NeuchàteK éteinte depuis longtemps. Itnon de Ins , ou d'Anet , fut présent à une charte de l'an 1109, par laquelle Berthold, duc de Zéringen, donna le village de Buchse-le-Duc, à l'abbaye de Saint-Pierre dans la Forêt-noire. Girard d*Anetj chevalier, vivait en 1151 . Un autre Girard parait l'omme témoin dans un document de Fan 1171 et dans un autre document de l'an 1179, il est qualifié chevalier, avec Borcard d'Anet son frère, aussi chevalier.

L'an 1180, Conon d'Anet et Ulrich, son fils, donnèrent & l'abbaye de Hauterive la terre qu'ils avaient au territoire de Ghosal , pour une censé de h sols. Les témoins présents à cet acte furent Conon, prêtre de Seedorf, Henri d'Epindes, Pierre Discophorus d'Arconcié, Ulrich de Vilaret, Conon de Marlie, Rodolphe de Dompierre, ehe-

valîers, et Pierre» mmistral d'Arconcié. L'an 1181, Girard d'Ane t et Borcard son frère, sont nommés ministraux du comté de Neuchàtel , dans un acte de cette année , portant qu'ils ont fait un échange de quelques héritages avec le chapitre de Saint-Urs à Soleure. Girard, chevalier d'Anet, fut témoin avec Ulrich, chevalier d'Egistorf, etConon de Payerne, clerc, dans un acte de Tan 1 192, par lequel Guillaume, abbé de Fontaine- André, renonça en faveur de l'abbaye de Hauterive, à toutes les prétentions qu'il pouvait avoir sur les vignes d'Arins, depuis la terre rouge jusqu'à la vallée de Conon, et depuis le lac jusqu'au monastère de Fontaine-André : cet acte est scellé des sceaux de Henri , abbé de Haut-Crét , de Rodolphe de Neucb&tel et d'Ulrich son frère. On le trouve aussi nommé comme témoin, avec Othon , abbé de St-Jean , Ulrich , sacristain de Fontaine-André, Ulrich, chevalier d'Egistorf, et Ulrich, ministral, dans un acte de la même année, par lequel Rodolphe et Ulrich son frère, seigneurs de Neuchàtel , pour dédommager le monastère de Fontaine-André , des vignes d'Arins qu'ils avaient adjugées à celui de Hauterive, lui donnèrent, du consentement de Berthc, leur mère, et de Berthold , leur frère , évéque de Lausanne , un tiers de la dime de Champreveyres.

L'an 1193, Canon d^Anei (Cono Anes), chef de cuisine du comte (cociisj, et Jeanne sa femme, fille d'Anselme Paluchet, donnèrent à l'abbaye de Hauterive une vigne à Champreveyres , que le dit Anselme Paluchet y avait plantée. On trouve dans l'acte de partage des ministrauTL de la maison de Neuchàtel, fait vers l'an 1218, entre Berthold , évéque de Lausanne , le comte Ulrich son frère et Berthold seigneur de Neuchàtel , leur neveu, que Ditelen d'Anet et sa femme tombèrent dans le lot de l'évéque; et que Girard d*Anet et ses fils tombèrent dans celui de Berthold, seigneur de Neuchàtel. Od voit par un acte de l'an 1251 , que Girard , chevalier d'Anet, ministral du comte, tenait du seigneur Burcard de Diesse, une tonne de vin en fief dans la paroisse de Neurol ; que le dit Burcard la tenait lui-même en fief du comte Rodolphe de Neuchàtel, seigneur de Nidau, lequel l'ayant reçue de ses vassaux, la donna à l'abbaye de Saint-Jean , sous son sceau et celui d'Ulrich , seigneur d'Arcondé et de Berthold, seigneur de Strasberg, ses frères, et de Burcard de Diesse, en présence du seigneur Burcard de Brengarten et d'Ulrich

14 ASSPRUNG.

>i;a tils «i^ Conrad de Brandis , de Jacques de Morens , d'Ulrich de CiHm^. «i^ Bertrand de Bienne, de Jacques, maire de Bienne et de HenaJinn do Nydau , tous chevaliers et témoins. Suivant un acte nm iâk\ du comte Rodolphe de Neuchâtel, fils de Berlhold, Ulrich, ^\^H^ dWnet , obligea pour huit livres une dime au village i\\w4. On trouve aussi une Salomé, femme de Gonon d'Ânet, nom- «a^ Unte de Conon ; et Jean de Morat , dans un autre acte de Tan I j6i. On voit encore Jean Guisinter de Berne , domzel , nommé jixw^ Marynerife d'Anel sa femme, fille de Paris d'Ami, bourgeois Je VudiAtel, dans un titre de Tan 1366, par lequel la dite Mariuorile , de Tautorilé de Louis , comte de Neuchàtel , son avoyer, ^vtuk^ une vigne à Jean-Henri de Gourtelary, bourgeois de Neui'MIoK Voilà ce que nous avons pu recueillir sur cette ancienne fimiillc', dont les armoiries ne sont pas connues.

•oiir««t* Cartulaire de Hauterive, — Tschudi , Chroniqtie hehélique. — l\UI«H'liou diplomnthiuo du baron J.-F. de Chambricr. — Collection diplomaliu^H" de F. de MuHnen. — Notices généalogiquei du baron d'Estavayer, t. XL

Choupard , Recueil 9ur Fontaine-Àndré , mss. de la bibl. de Neuchàtel. — jtftiNMMffifi de Neuchàtel, par G.-A. Matile, t. 1. p. 40, 4i, 42, etc., etc.

JEAN-MICHEL ASSPRUNG.

Joan-Mirhel Assprung, ministre du St-Evangile, a fait un séjour A NouohAlrl , qu'il quitta pour se rendre d*abord à St-Gall et de Ià A lîlm, où il est mort le "il mars 1808, à Tàge de 58 ans; il était profrsscMir do langue et de littérature grecque au gjmnase.

Il a publié une brochure intitulée: Der Charakler der wahren Hhrialvii^ vntwikelt in einer Predigl ror der deutschen Gemeinde zn rs'^Hchdtel: (johalten am 26 Jùnner 4800. Basel 1800, in-««^. 16 p.

Lo « oit(»ycMi professeur » habitait alors Neuchàtel, où M. Stoll lui ptMinit do préi*her dans Téglise allemande. Son discours est un bon HiMinon de circonstance. L'orateur avait pour but d'exciter rauïliloiiv A (*ontribuer à la collecte pour les malheureux habitants ib^s ranlons suisses dévastés par la guerre. Il prit son texte dans rKvangilo do Sl-Joan XIII. 3-5.

•durent. Nnie theologische AnnaleH^ 1801. p. 432. — Theologische Nach-

richlm, im>4.p. l«»,^04.

AVY. — BAILLODZ. 17

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