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COLOMB AN

— COLSÎON.

jusqu'an golfe de Darien. Il ne (arda pas à revenir en Espagne et y mourut accablé d'infirmités et de chagrins. — Tout le monde sait aujourd'hui qu'on a attribué faussement à Americ Vespuce la gloire d'avoir découvert le continent, que Colomb vit le premier. Il ne reste de Colomb qu'une lettre écrite en latin et datée de 1493. Sa vie a été écrite par son fils Fernand et par Washington Irving. = Barthélémy, frère de Colomb , l'accompagna dans ses expéditions, conquit une grande partie de l'île de St-Domingue, et fonda la ville de San-Domingo.

COLOMB AN (St), moine; Irlande 540-615. Il fonda en France le monastère de Luxeuil (590), et, chassé par Thierrill, roi d'Austrasie, alla fonder en Lombardie le couvent de Bobbio, où il m. — On a de lui une Règle dans le Coder regularum , et plusieurs fragments recueillis par Sirmond, 1607, iri-f°.

COLOMBAN, abbé de St-Tron (Belgique) au 9e siècle, passe pour l'auteur du poème De origine atque primordiis gentis Francorum , dédié à Charles-le» Chauve, 1644, in-4°.

COLOMBE (Ste), vierge, martyrisée à Sens au 3e siècle, sous le règne d'Aurélien.

COLOMBEL (N.), peintre, élève de Lesueur ; Sotteville (Normandie) 1645-i7l7. — Si Hyacinthe sauvant la statu edc La Vierge des mains des Tatars ; Mars et Rhéa Syluia (Mus. roy.j.

COLOMBIEB (J.j, médecin, conseiller d'État , inspecteur général des hôpitaux militaires ; Toul 1736-1789.— Code de médecine militaire, 7 vol. in- 8° ; Mémoire sur les épidémies de Paris ; Des maladies tant internes qu'externes ; Hygiène militaire.

COLOMB1ÈRE (Cl. de la), jésuite, prédicateur; St-Symphorien (Dauphiné) 1641-1 082.

CÔLOMB1ÈRES (F. de Briqueville , baron de), l'un des plus braves capitaines du I68 siècle, fit en Normandie une guerre acharnée aux catholiques, et tut tué en défendant St-Lô 1574.

COLOMBIiXI (St J.), fondateur de l'ordre des Jésuates, magistrat de Sienne ; m. 1367.

COLOMBO ( Réaldo ) , anatomiste ; n. Crémone, m. 1577. Il a répandu beaucoup de lumières sur divers points d'anatomie comparée et pathologique. — De re anatomica lib. XV, in-f°.

COLOMBO (Domin.) , poète; Brescia 1749-1813.

COLOMBY (F. Cauvigny, sieur de), littérat. , membre de l'Académie; Caen 1588-1648.

COLOMEZ (J.-B.), jésuite, auteur dramatique; Valence 1740-1807. — Inès de Castro, Corietan , Sci/non à Carthage, tragédies en vers italiens ; Mélanges; Poésies castillanes ; Hermcnildo , tragédie en espagnol.

COLOMIES (P.), philosophe, théologien protestant ; La Rochelle 1638-1692. — Italia^ et Hispania orientalis, in-4° ; Gallia orientalis, in-4°.

COLON (F.), médecin; Nevers 1764-1812. Il fit de sa maison un hospice où l'on vaccinait gratuitement.— Recueil d'observations et de faits relatifs à la vaccine ; Introduction et progrès de la vaccine en France.

COLONIA (Domin. de), jésuite; Aix 1660-1741.

Antiquités de la ville de Lyon , in-4° ; Histoire littéraire de la ville de Lyon , 2 vol. in-4° ; Bibliothè-, que janséniste, in-12.

COLONNA (Gilles), célèbre scolastique ; Borne 1247-1316. Il enseigna à l'université de Paris, et fut chargé de l'éducation de Phi!ippe-le-Bel , pour lequel il composa le traité 'De regimine principum, Borne, 1492. Il était thomiste et' réaliste.

COLONNA (J.a.), cardinal, proscrit par Boniface VIII, à l'élection duquel il s'était opposé, fut rappelé par Clément V et m. 1318. — Son frère Sciariia , proscrit comme lui , fut associé par Philippe-le-Bel à Guillaume de Nogaret pour enlever Boniface VIII à Anagni (13J2), et se conduisit envers le pontife avec une brutalité révoltante.

COLONNA (Et.), frère des précédents, comte de Bomagne, chef du parti guelfe à Borne, d'où il fut chassé par Bienzi (1347). — Son fils Jacques, évé-

que de Lombez, fut l'ami et le protecteur de Pétrarque.

COLONNA (Prosper) , un des plus grands généraux qu'ait eus l'Italie, fils d'Antoine Colonna et petit-neveu du pape Martin V (Othon Colonna). Après avoir secondé Charles VIII clans la conquête du royaume de Naples (1494), il s'attacha au roi d'Aragon (1497), servit quelque temps sous Gonzalve de Cordoue, battit les Vénitiens à Vicence ( 1 513) , fut surpris et fait prisonnier (1515) à Villa-Franca par les Français, sur lesquels il prit Milan (1521) ; battit (1522) Lautrec à la Bicoque, prit Gênes, défendit Milan contre Bonnivet (1523) , et m. à la fin de la même année. — Fabrice, son cousin, nommé (15:)7) grand-connétable de Ferdinand-le-Calholique, servit, comme Prosper , les Français et les Espagnols, et m. 1520. z= Marc-Antoine, neveu des deux précédents, servit d'abord Jules II , défendit glorieusement Ravenne (1512), puis Vérone (1515) contre les Vénitiens et les Français, entra au service de François Ier (1517) et fut tué au siège de Milan 1522. r= Un autre Marc-Antoine , duc de Palliano , commandait les galères à la bataille de Lépante (1571).

COLONNA ( Victoire ) , marquise de Pescaire , poète, et l'une des femmes les plus illustres de l'Italie ; 1490-1547. Elle était fille de Fabrice Colonna, grand-connétable de Naples, et femme de F. -F. d'Avalos. (Vov. Avalos). — Rime, Panne 1538, in-8°.

COLONNA (F.), dominicain; n. Venise 1527. — Poliphili hypnerotomacliia , in-i'°. Cet ouvrage in compréhensible a été traduit en français, 1546.

COLONNA (Fabio), dit aussi Fabius Columna, botaniste, musicien; Naples 1567-1650. — Pkytobasanos% sive plantarum aliquot historia , in-4° ; Minus cognitarum rariumque nostro cœlo orientium stirpium ecpkrasis , in-4°. On doit à ce savant naturaliste la connaissance de plus de 80 plantes très-rares. Il est le premier qui ait fait graver des figures de plantes sur des planches de cuivre.

COLONNA (Laur.-Onuphre , de Gioeni), duc de Tagliacozzo, vice-roi d'Aragon, grand-connétable du royaume de Naples ; n. Rome, épousa (1662) Marie Mancini , avec laquelle il divorça, et m. Naples

COLONNA ( Ange.-M. ) , peintre quadraturiste , élève de Ferrantino et de Dantone ; Ravenne 1600- 1687. — Chapelle du Rosaire et Galerie Caprara avec Mitelli , Pandore ( Escurial ) ; le Temps , la Fortune et Promèthée (Florence).

COLONNA (J.-P.). compositeur; Bologne 1630- 1695. — Amilcar, opéra ; messe , motets.

COLONNA (Léo.), peintre de l'école vénitienne ; Murano 1561-1605. Il a travaillé avec P. Veronèse aux peintures du Palais ducal.

COLONNE (F.- M. Pompée), hermétiste italien ; n. 16 44, m. Paris 1727. — Principes de la nature.

COLONNE (Guido delle) , liltér., poète; n. Sicile, m. 1292. — Rime; Hist. Trojana prosaice composita.

COLOT. Voy. Collot.

COLOTES, sculpteur grec du 5e siècle av. J.-C, élève de Phidias, avec lequel il travailla au Jupiter Olympien .

COLPANIE (Jo.), littérat. ; Brescia 1738-1822,

COLQUHOUN ( Patrick ) , économiste anglais Dumbarton 1745-1820. — De la population de l'enu pire britannique, in-4°.

COLSON (J.-B.-Gille), peintre au pastel et en mi niature ; Verdun 1680-1762. = Son fils J.-F. Gille, peintre: Dijon 1733-18J3. Il s'attacha au prince da Bouillon, dont il orna le séjour à Navarre, et n'a guère laissé que des portraits.

COLSON (L.-Daniel). littérat. ; Vienne-le-Châieau (Argonne) 1734-1811. — H rédigea les 6preni. vol. de VHist. générale de la Chine, du P. Mailla.

COLSTON (Éd.), négociant, philanthrope ; Bristol 1636-1721. Il acquit une immense fortune qu'il employa à fonder des écoles et à doter des hospice*.

COLTELLINI. — COMPAGNON.

COLTELLINI (Augustin), litlérat. ; Florence £13-16031 H fondu dans sa maison (1G31) l'Âcad. #;s Apatisti.

COLUMBou COLOMB (M.), le plus grand sculpteur de l'école de Tours; n. Tours v. 1431, m. tip. 1512. — Mausolée du duc de Bretagne François II et de la duchesse Marguerite ; mausolée de Philibert de Savoie.... (Je n'est que tout récemment que ces ouvrages ont pu être restitués au grand artiste jui les avait produits.

COLUMELLE, Lucius Junius Moderatus Columellus, le plus savant agronome de l'antiquité; n. Cadix au 1er siècle de l'ère chrétienne, voyagea dans l'empire romain, et se fixa à Rome 42 de J.-C. — De re rustica, en 12 livres; De arhoriùus. Ces ouvrages so trouvent traduits dans la Collection Dubochet et la 2e série de la Bibliothèque latinefrançaise de Panckoucke.

COLCTHUS, poète grec du 5e siècle ; n. Lycopolis. — On lui attribue l'Enlèvement d Hélènet poème retrouvé par Bessarion. M. Stanislas Julien £n a donné une excellente édition, 1822.

COMBALUS1EU ( F.-de-Paule ) , médecin; Vivarais 1713-1762.

COMBAULT (C. de), baron d'AtiTEuiL, littérat.; Paris 1588-1670. — Histoire des ministres d'État qui ont fleuri sous les rois de la 3e lignée, in-f° ; Blanche de Castille, etc., in-4°; le Vrai Childebrand, ouv*age qui fut écrit en réponse au traité injurieux de Chifflet et souleva de vives discussions.

COMBE (M.), colonel ; n. Feurs (Loire) 1787. — Il est célèbre par la prise d'Àncône (1832) et par sa mort glorieuse de ant Constantin» 1837.

COMBEFIS (F.), dominicain, érudit ; Marmande 1605-1679. — Bibliutheca pat ru ni concionatoria, 8 vol. in-f°; Suppléments à la Bibliothèque des Pères ; Historiée Byzantince scriptores post Theophanem, in-f° J Amphilochij , Methodij et Andréas Cretensis opéra, 2 vol. in-f".

COMBES (F.), jésuite, missionnaire aux îles Philippines ; Saragosse 1613-1663. — Histoire des îles Mendana, in-f°.

COMBES-DOLNOCS (J.-J.), littérateur, érudit ; Montauban 1753-1820. — Introduction à la philos, de Platon; Traduction des Guerres civiles de la république romaine d'Appien, 3 vol. in-8° ; Traduction des Dissertations de Maxime de Tyr ; Essai historique sur Platon, 2 vol. in-12.

COMEN1US (J. Amos), frère morave, grammairien ; Moravie 1592-1671. — Janua liiiguurum reserata; Orbis sensualium pictus; Grammatica janualis ; Lexicon januale. Sa Porte des langues eut un succès prodigieux, et fut traduite dans tous les pays d'Europe et dans plusieurs contrées de l'Orient.

COMESTOR (P.), théologien ; n. Troyes, m. v. J180. Scolastica historia, 2 vol. in-f°.

COMINES (Ph. de), seigneur d'AnGENTOx, homme d'État , historien ; Comines (Flandres) 1415-1509. Attaché à Charles-le-Téméraire, il suivit ce prince à la bataille de Montlhéry (1465), le quitta (1472) jour Louis XI , dont il devint le conseiller , et qui , n récompense de ses services, le nomma sénéchal .e Poitou. Il remplit plusieurs missions importantes i n Flandre, en Bourgogne et à Florence ; prit part , ":prés la mort de Louis XI, à la ligue des princes contre Anne de Beaujeu ; fut emprisonné dans une sage de fer à Loches ; ne tarda pas à rentrer en grâce, et participa (1495) au traité cejelu entre Charles VIII et l'archiduc d'Autriche; fut envoyé à Venise par Charles VIII et combattit à Fornoue. — Ses Mémoires , qu'il écrivit dans sa vieillesse, ont été souvent réimprimés. Lenglet-Dufresnoy en a donné une excellente édition , Londres 1747, 4 vol. in-4°. Ils ont été insérés dans les deux collections de Mémoires publiées par Petitot, Miohaud et Poujoulat. « Comines , dit M. Villemain, est un esprit sérieux, solide, intelligent de toutes les ruses, jugeant avec un sens merveilleux le caractère, la forme < le but des gouvernements; plus habile que

scrupuleux, mais cependant s'élevant à la probité par le bon sens, parce qu'à tout prendre elle est plus raisonnable que le reste et qu'elle assure mieux le maintien de la puissance. »

COMMANDINO (Fréd.), mathématicien; Urbin 1509-1575. — Traduction et commentaire latin des écrits d'Archimède, in-4° , du traité De magnitudinibus et distantiis solis et lunce d'Aristarque. des quinze premiers livres d'Euclide; des quatre premiers livres des Coniques d'Apollonius, etc.

COMMELIN (Jé.) , imprimeur; n. Douai, m. 1597. Il s'établità Ileidelberg et y publia un grand nombre d éditions grecques et latines. Les plus estimées sont celles iVEunape, d'Héliodore et d'Apolludore, 1596. Un autre Commelin, imprimeur à Leyde, est connu par une édition de Virgile 1646. in-4°.

COMMELIN (Isaac), historien; Amsterdam 1598- 1676. — Commencement et progrès de la Compagnie des Indes, 2 vol. in-f° ; Recueil des actes de l'autorité publique en Hollande , 2 vol. in-f° : Vie du stathouder Frédéric-Henri ; Vies de Guillaume Ier et de Maurice. — Son fils Gaspard, historien ; 1636- 1693. — Histoire d'Amsterdam, 2 vol. in-f° ; son père avait rassemblé les matériaux qui lui servirent à composer cet ouvrage, zzz Jean, célèbre botaniste, fils aîné dTsaac; Amsterdam 1629-1692. Il dirigea le jardin botanique d'Amsterdam. — Les Hespérides des Pays-Bus, in-f° ; Catalogus plantarum indigenarum Hollandiœ, in-12 ; Horti medici Amsleiodumensis plantarum descriptio et icônes, in-8°. — Gaspard, botaniste, neveu du précédent ; Amsterdam 1667-1751. — Prœludia botanica, in-4°; Horti medici Amstelod. descriptio et icônes (tome n), in-f°. C'est dans cette collection qu'on voit la première figure i|ui ait été donnée du pois de senteur {thyms odorat us); Flora malabarica, in-f°.

COMMENDON (J. -F.), cardinal, négociât.; Venise 152 4-15S i. Il fut envoyé par Jules III auprès de la reine Marie d'Angleterre (1553), qu'il sut amener à reconnaître la suprématie papale ; s'opposa à l'élection de Ferdinand, faite sans l'autorisation de la cour de Rome; fit accepter les décrets du concile de Trente en Pologne ( I56i), et parut ensuite à la diète d'Augsbourg (1566 , où il défendit à Maximilien de s'occuper des affaires de l'Église — Orutio ad Polo7ios , 1573, in-4°.

COMMEBSON (Ph.), botaniste , Chàtillon-lès- Dombes 1727-1773. 11 parcourut l'Amérique méridionale et la Polynésie (1767-1773) et m. à l'île de France.— On lui doit l'hortensia , plante originaire de la Chine.

COMMIRE (J.), jésuite, poète latin ; Amboise 1625-1702. — Odes, Fables, Epigrammes, imitations des Psaumes et des Prophéties; 1753.

COMMODE , Marcus Commodus .Elius AureLius Antoninus Commodus, empereur romain, fils de Marc- Aurèle, lui succéda (180) ; si: livra à toutes sortes de débauches, commit d'horribles cruautés, fit périr sa sœur Lucilla et sa femme < ripisca , et m. empoisonné par Marcia, sa maîtresse, 192. Il était d'une taille et d'une force extraordinaires, et se plaisait à lutter en public avec les gladiateurs. Terlinas lui

COMNÈNE. — Voy. Alexis, Andronic, Anne, David, Isaac, Jean et Manuel.

COMNÈNE (Démétrins-Stépbanopoli-Constantin), littérateur, issu de la famille impériale de ce nom ; Corse 1749-1821. — Précis historique de la maison impériale des Comnène, 1781, in-8°.

COMODI (And ), 1560- 1638 , peintre, élève de Cigoli ; Florence.

COMPAGNI (Dino), histor. et poète florentin du 13* siècle. ■ — Histoire de Florence (Muratori, t. îx).

COMPAGNO (Scipion), paysagiste; n. Naples

COMPAGNON, voyageur français, facteur de la Compagnie française d'Afrique au Sénégal (1716); pénétra le premier daus le pays de Banbouk et vi*

COMPAGNONI. — CONDÉ.

siia les fameuses mines d'or de Tamba-Gloura et de Neltko. La relation de son voyage se trouve dans îe tome m de la Collection de Prévost.

COMPAGNONI (Pompée), évéque d'Osimo, érudit ; Macerata 1693-1774. — Memorie istorico-critiche délia chiesa e devescovi d'Osimo, 5 vol. in-4°. = Son neveu Jo. -Antoine, philologue et antiquaire; m. 1779. = Mario, dit le cardinal Mare/oschi, parent des précédents; Macerata 1714-1780. Il aida Clément XIV dans la destruction de l'ordre des jésuites.

COMPARETTI (And.), anatomiste , physicien; Frioul 1746-1801. — Observationes de luce inflexa et coloribus, in-4°, fig. ; Observationes anatomicœ de aure interna comparata , in-4° ; Dinamica an maie degli insetti , in-8° ; Riscontri medici délie febbri laruate periodiche perniciose.

COMPTON ( Spencer ) , comte de Northamplon , zélé défenseur de Charles Ier; 1601-16i3. = Son sixième fils, Henri, évêque de Londres, 1632-1713, contribua puissamment à faire monter le prince d'Orange sur le trône d'Angleterre

COMTE (F.-C.-L.), publiciste, écrivain politique, membre de l'Acad. des sciences morales et politiques ; Sainte-Eminie (Lozère) 1782. Sous la Restauration, il fonda, avec Dunoyer, un journal, le Censeur, qui lui attira de nombreuses persécutions. Député de la Sarthe après 1830, il vota toujours avec l'opposition. — Traité de législation crimivelle, 4 vol. in-4°.

CONAN ou CONIS, dit Mèriadec, prince d'Albanie (Ecosse), nommé chef d'une colonie romaine en Bretagne et duc des frontières armoricaines par Maxime, fut élu roi par les Bretons (409). Il m. 421, laissant de sa femme Danerea, sœur de saint Patrice, trois enfants , dont deux , Guil et Riuclin , furent successivement comtes de Cornouaille. Salomon I** lui succéda.

CONAN Ier, dit le Tors, fils de Bérenger, comte de Rennes, prit le titre de comte de Bretagne à la mort de Drogon (952), et m. à la balaille de Conquereux contre le comte d'Anjou , Foulques-Nerra,

CONATV II, fils d'Alain III, lui succéda (1040) ; eut quelques démêlés avec Guillaume-Ie-Conquérant , et m. 1066.

CONAN III, dit le Gros, fils et successeur d'Alain-Fergent (1112), s'unit à Louis-le-Gros contre Henri Ier, roi d'Angleterre, et désavoua en mourant (1148) le fils de sa femme, Mathilde , qui jusque-là avait passé pour son propre fils. Ce désaveu fut la source de guerres civiles qui désolèrent la Grande- Bretagne pendant cinquante ans.

CONAN IV, dit le Petit, fils d'Alain-le-Noir, fut reconnu duc de Bretagne ( 1155 ) , et bientôt après presque entièrement dépouillé de ses étais par Henri II, roi d'Angleterre; il m. 1171.

CONCA (Séb.), pein're, élève de F. Solimène ; Gaête 1679-1764. Clément XI le choisit pour exécuter plusieurs grands tableaux dans l'église de Saint- Clément.

CONCA, peintre espagnol du 18e siècle ; n. Valence. — Deux figures d'étude (Mus. Roy.).

COXCHILLOS FALCO (J.), peintre, élève de Vélasco; Valence 1641-1711.

CONCINA (Dan.), dominicain, théologien ; Frioul 1686-1756. — Cours de théologie, 12 vol. in-4°; Storia del prolabilismo e del rigorismo, 4 vol. in-i°.

CONCINI (Concino), dit le maréchal d' Ancre, n. Florence, vint en France avec Marie de Médicis (1600), s'éleva promptement aux honneurs avec l'appui de sa femme, Léonore Galigaï, favorite de la reine, et devint, après la mort de Henri IV, gouverneur de la Normandie, maréchal de France, quoiqu'il n'eût jamais tiré l'épée, et premier ministre du jeune Louis XIII. Celui-ci, ennuyé de sa domination hautaine, et excité par les grands qui détestaient Concini, le fit assassiner par Vitry dans la cour du Louvre le 24 avril 1617. Un arrêt condamna

sa femme à mort comme sorcière, et déclara son fils incapable d'obtenir aucun emploi et de tenir aucun état dans le royaume ; ses biens fuient donnés à son meurtrier. De nombreuses caricatures célébrèrent le supplice de ces deux personnages, qui avaient soulevé contre eux la haine populaire.

CONDAMINE. Voyez La Condamine.

CONDÉ (J.-Ant.), histor. et orientaliste espagnol ; Paraleja 1757-1820. — Histoire de la domination des Arabes en Espagne, 3 vol. in-4°, traduit en français par Mariés, 3 vol in-8°.

CONDÉ, branche de la maison de Bourbon, dont voici les principaux membres : = Louis Ier, prince de Condé , chef du parti calviniste ; 1532-1569. Il servit d'abord en Piémont sous le maréchal de Brissac, se jeta dans le parti des réformés après la mort de Henri II , et fut compromis dans la conjuration d'Amboise, qui amena sur lui une condamnation capitale, à laquelle il échappa par la mort de François II. Rendu à la liberté, il se mit ouvertement à la téte du parti protestant, perdit la bataille de Dreux (1562), fit la paix (15(53), reprit les armes et, vaincu à Jarnac (1569) , fut assassiné lâchement par Monlesquiou au moment où , couvert de blessures, il venait de se rendre prisonnier. Il eut de sa première femme , Eléonore de Roy : Henri Ier, qui suit : François, prince de Conti, qui mourut sans postérité; et Charles, cardinal de Vendôme. De sa seconde femme, Françoise d'Orléans-Longueville, il eut un quatrième fils, Charles de Rourbon , qui fut la tige de la branche de Soissons. — Henri Ier, fils de Louis, n. La Ferté-sous-Jouarre 1552 , servit de bonne heure avec Henri IV sous Coligny, n'échappa au massacre de la Saint-Barthélemy qu'en abjurant, se sauva en Allemagne, rentra en France à la tète de quelques troupes , fut élu généralissime des protestants, et m. empoisonné 1588. — Henri II, fils posthume du précédent et père du grand Condé ; 1588-1646. Pendant la minorité de Louis XIII, il se mit à la téte des mécontents, et subit un emprisonnement de trois ans à la Bastille; il rentra cependant en grâce par la suite, et, à la mort du roi, fut président^ du conseil de régence.

CONDÉ (Louis II, prince de), dit le Grand-Condé, fils du précédent , l'un des plus grands généraux que la France ait produits ; n. Paris 1621. Il fut connu sous le nom de duc d'Enghien jusqu'à la mort de son père. Il fit ses premières armes au siège d'Arras (1640) servit au siège d Aire (1641), à l'armée du Boussillon sous Turenne (1642), fut investi ( 1643) du commandement en chef des armées de Flandre et de Picardie, et gagna pour son coup d'essai la célèbre bataille de Rocroi, où il anéantit les vieilles bandes espagnoles. Envoyé à l'armée d'Allemagne il battit Merci à Fribourg (1644), à Nordlingen ( I6i5j , passa en Catalogne, où il échoua au siège de Lérida (1647) ; retourna (1648) reprendre le commandement de l'armée de Flandre et, après s'être emparé d'Ypres, remporta sur l'archiduc Léopold la sanglante victoire de Lens, qui décida la paix avec l'Allemagne. Lors des premiers troubles de la Fronde Condé, qui, par ses railleries, s'était attiré la haine de Mazarin, fut arrêté ^(1650) et resta treize mois à la Bastille. A peine remis en liberté (1651) il traita avec l'Espagne, leva des troupes en Guienne, défit Hocquincourt à Gien, marcha sur Paris, fut battu par Turenne dans le faubourg St-Antoine ( 1652), et se rendit auprès des Espagnols ; mais il n'obtint que peu de succès, car il avait pour adversaire Turenne et ne commandait plus à des Français. Après le traité des Pyrénées (1659) il rentra en France; et lorsque la guerre se ralluma avec l'Espagne ( 1667 ) il conquit la Franche-Comté, prit (1672 ) la part la plus glorieuse a la guerre contre la Hollande, et battit après un combat acharné le prince d'Orange à Senef (1674). Il remplaça Turenne tué à Salzbach (1675), et força Montécuculli à repasser le Rhin. Ce fut là sa dernière campagne ; il se retira dans

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