‹ Biographie portative universelleChapitre 111 sur 702 · CONDÉ. — CONFUCIUS · texte numérisé non relu

CONDÉ. — CONFUCIUS

•on château de Chantilly, et m. 168G. On peut consulter sur ce prince d'un caractère hautain et ambitieux les Mémoires de Coligny (voy. Coligny).

COiMOÉ lII.-Ja. de Bourbon, prince de), fils du précédent, se distingua à Scnef, où il sauva la vie à son père, et m. l709.=Louis III, (ils du précédent, 1668-1710. = Son fils aîné, Louis-Henri, premier ministre sous Louis XV, connu sous le nom de duc de Bourbon (voy. Bourb n-Condé). = Charles, de B -urb >n, comte de Charolais, second fils de Louis III, m. Chantilly 1700, alla servir (17 17) contre les Turcs sous le prince Eugène; fut débauché et cruel, et m. 1760. = Louis-Joseph de Bourbon, fils de Louis-Henri, duc de Bourbon et 4e descendant du Grand Condê; 1736-1818. Il servit avec distinction dans la guerre de Sept-Ans , protesta énergiquement contre l'édit du chancelier Maupeou qui cassait les parlements, mais se montra un adversaire implacable des idées révolutionnaires ; il fut un des premiers à sortir de France, forma l'armée des émigrés (1789), connue sous le nom d'armée de Condè, et lorsqu'il fut obligé de la licencier se retira en Angleterre ( 1800 ). A la restauration il rentra en France et fut nommé grandmaître de la maison du roi et colonel- général de l'infanterie. — L.-Jo. -Henri, duc de Bourbon, fils du précédent, n. 1746. 11 eut dans sa jeunesse un duel avec le comte d'Artois, depuis Charles X ; fut blessé au siège de Gibraltar (1782), émigra et servit clans l'armée de son père et, comme lui, finit par se retirer en Angleterre. Rentré en France avec les Bourbons, il se livra exclusivement à la chasse. Il fut trouvé pendu dans sa chambre à son château de Saint-Leu le 30 août 1830. 11 s'ensuivit un procès célèbre, et cette affaire est restée jusqu'à ce jour fort ténébreuse. Le duc de Bourbon a légué la plus grande partie de ses biens au duc d'Aumale, 4e fils du roi Louis-Philippe. — L.-Ant. Henri de Bourbon, duc d'Enghien, fils du précédent, n. Chantilly 1772, servit avec distinction sous son aïeul dans l'armée de Conclé, puis se fixa à Etlenheim dans le grand-duché de llade. Arrêté par ordre du premier consul (15 mars 1804), il arriva au château de Vincennes le 20 du même mois , fut jugé, condamné à mort dans la nuit par une commission militaire , et fusillé à 4 heures du matin. Il était le dernier rejeton de la famille de Condé. « J'ai fait , dit Napoléon dans son testament , arrêter et juger le duc d'Enghien parce que cela était nécessaire à l'intérêt et à l'honneur du peuple français lorsque le comte d'Artois entretenait de son aveu soixante assassins dans Paris , dans une semblable circonstance j'agirais encore de même. » r

CONDÉ (L.-Ma.), contre-amiral français; Auray 1752-1820. — 11 se signala dans la guerre pour l'indépendance de l'Amérique et soutint sous la république et l'empire plusieurs combats glorieux contre les Anglais, au pouvoir desquels il tomba deux fois (1795 et 1805).

COXDILLAC ( Et. Bonnot de), philosophe, frère de Mably ; Grenoble 1715-1780. Il entra dans les ordres et fut gratifié de l'abbaye de Mureaux; toutefois il n'exerça jamais les fonctions ecclésiastiques. Sa réputation commença en 1746 , date de son premier ouvrage. Il fut nommé (1757) précepteur du duc de Parme, mission dont il s'acquitta consciencieusement. Élu (1768) membre de l'Acad. française, il fut chargé (1777) par le gouvernement de Pologne de composer une Logique classique à l'usage des écoles polonaises. — Condillac est le chef de l'école âensualisteen France. Ses écrits, qui brillent surtout par la méthode et la clarté, sont l'expression scientifique de l'esprit de son époque, et ils ont servi de base à tout le mouvement subséquent de la philosophie en France jusqu'à l'époque de la réaction spiritualiste commencée par M. Boyer-Collard. Disciple de Locke, Condillac, dans la même voie, alla plus loin que le maître; simplifiant tout, au risque

défausser encore davantage, il posa le principe seusualiste et en tira les conséquences avec plus de sévérité. Toutes les idées, suivant lui, viennent des sens ; les facultés de l'àme elle-mêmes ne sont , comme les idées, que des sensations transformées ; la seule bonne métliode est l'analyse : les langues sont des méthodes analytiques, elles sont le moyen par lequel toute science se développe; en sorte qu'une science n'est qu'une langue bien faite. Il admet de plus l'existence des corps au nombre des faits primitifs, et par là il se rattache à la doctrine de Gassendi sur les atomes. — Essai sur l'ori<jine des connaissances humaines, 1746; Traité des sen* salions, 1754; Cours d'études, pour le prince de Parme; Grammaire , art d'écrire, art de raisonner, art de penser, 1775; la Logique, 1779; Couvres complètes, 23 vol. in-8°, 1821-22.

COND1VI ( Ascanio ) , peintre, élève de Michel Ange , n. Marche d'Ancône 1520. — Vie de Michel- Ange.

CONDORCET ( Ma-J .-Ant.-N.-CARiT at , marquis de), philosophe, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences ; Ribemont ( Picardie ) 1743-1794. Il fit partie de l'Assemblée Législative et ensuite de la Convention. Il vota avec les girondins et fut , au 31 mai, enveloppé dans leur ruine. Mis hors la loi, il se tint caché durant huit mois chez une amie; mais étant sorti de chez elle, pour ne pas la compromettre , il fut arrêté et conduit en prison au Bourg-la-Reine, où il s'empoisonna la nuit suivante. — Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Cet ouvrage , écrit pour ainsi dire sous la hache, est le plus célèbre de ceux de Condorcet. C'est une solennelle instauration de la philosophie de l'histoire. Le principe de la perfectibilité indéfinie de l'homme fait le fond de ce livre, qui a d'ailleurs le tort , général à cette époque, de prendre son point de départ dans le sensualisme.— GEuvres complètes, Paris 1804, 21 vol. in-8°.

CONEGLIANO ( Cés. de) , peintre italien, contemporain du Titien. Il ne doit pas être confondu avec J.-B. Cima, dit il Conegliano.

CONESTAGGIO (Jér. Franchi de), historien, archevêque de Capoue. chapelain de Philippe III ; n. Gênes , m. 1635. — Istorie délie guerre délia Germania inferiore ; Unione dcl regno di Portogallo alla corona di Castiglia, in-4°.

CONFORTI (F.) , jurisconsulte, théologien ; Calvanico 1743-1780. Lors de la révolution de. Naples, il fut nommé représentant de la république parthénopéenne.

COIVFUCIUS, Koung-Fou-Tseu ou Koung-Tsee , philosophe chinois; n. dans la principauté de Lou, m. 479-av. J.-C. Il descendait , dit-on, de Hoang- Ti , législateur de la Chine. A l'âge de 2i ans il renonça à tout emploi pour se livrer à la méditation, et il forma le projet de réformer les mœurs du peuple. Il se mit à parcourir la Chine et se vit bientôt entouré de nombreux disciples qui l'aidèrent dans son entreprise et lui rendirent une sorte de culte. Appelé à la cour du roi de Lou , et nommé premier ministre, il commença d'accomplir ses projets de réforme, mais le roi en fut bientôt dégoûté. Obligé de s'éloigner de la cour, Confucius se remit à parcourir les provinces pour prêcher la morale. Ce fut alors qu'il écrivit les livres qui l'ont immortalisé. La philosophie de Confucius était toute pratique ; elle s'offiit d'ailleurs, non comme une doctrine nouvelle, mais comme une réforme, un retour aux traditions de Fohi-Lao- Tseu, une remise en vigueur des règles de conduite et des usages de l'antiquité. Dans ce but il revisa les Kings, livres sacrés des Chinois. — On lui attribue les ouvrages suivants : Chou-King, traduit par le P. Gaubil, 1770 , in-i»; Tchun-Sicou , histoire du royaume de Lou, de 722 à 480 av. J.-C. ; Hiao-King (dialogue sur la piété filiale) ; Ta Hic (la grande science); Tchong-Kong (l'invariable

CONGALL. — CONSTANCE.

milieu), publié en chinois avec version lutine et française, par Abel lléinusat , qui l'attribue ù Tsu- Sséej 1817, in-i°. La plupart des livres de Confucius se trouvent traduits dans l'ouvrage intitulé : Confucius Siuarum. pàilosophus des PP. Intorcetla, llerdrichs, Rougemont , Couplet, 1787 , in-f°, ou dans la collection du P. Noël, Sinensis libri imperii clussici VI; Prague 1711. — Traduction française do cette dernière collection, par l'abbé Plaquet, 178 't, 7 vol. in-18.

CONGALL 1er, roi d'Ecosse, successeur de Constantin 1er; 470-500. — Coxgal II, successeur d'Eugèue III, monta sur le trône d'Ecosse en 558, secourut les Bretons contre les Saxons, et m. 503.— Congall III, successeur d'Achaius, m. 814.

CONGOLITAN, général gaulois 225 av. J.-C. Il passa les Alpes po .r secourir les Celtes établis en Italie, défit les Romains, puis fut vaincu par Attilius Hegulns , et m. dans les fers.

CONGRÈVE ( Gu. ) , célèbre poète dramatique anglais; Staffordshire 1072-1729. — Le Fourbe; Amour pour amour; l'Epouse en deuil; le Vieux g arçon ; le Train du monde. Ses OEuvres forment 3 vol. in-8°, 1701.

CONNOR (Rory O'), dernier monarque irlandais de la dynastie milésienne, vaincu et soumis par Henri II d'Angleterre, m. 1150.

CONNOR (Bern. O'), médecin deSobieski, roi de Pologne; Irlande 1000 - 101)8. — Medicina myslîca. ; Lettres sur la Pologne.

CONON, général athénien , battit les Lacédémoniens sur mer à Guide 39i av. J.-C., fit reconstruire à ses frais les remparts d'Athènes, et, victime d'une fausse accusation, m. dans l'exil à Cypre 390 av. J.-C.

CONON, géomètre, astronome d'Alexandrie; 300 à 260 av. J.-C. Il découvrit, dit-on, la constellation appelée Chevelure de Bérénice.

CONON, écrivain grec, présumé contemporain d'Auguste, auteur d'une compilation historique et mythologique contenant 50 Narrations, 1798, in-8°.

CONON, pape, n. Sicile, succéda (080) à Jean V, et m. 088. Sergius II lui succéda.

CONQUlSTA (don Vasco, comte de la), général espagnol, gouverneur de Buenos- Ayres et des Philippines; 1730-1805. La prise du fort Egmont sur les Anglais (1776) lui valut son titre.

CONRAD ( St), évêijue de Constance, on il fonda trois églises, m. 976. Il fut canonisé par Calixte III (1120).

EMPEREURS D'ALLEMAGNE

CONRAD 1er, duc de Franconie, fut roi de la Germanie (912), fit la guerre aux ducs de Saxe et de Bavière ; m. 918. Il désigna pour son successeur Henri, duc de Saxe.

CONRAD II, dit le Salique , fils de Henri duc de Franconie, élu roi de Germanie (I02'tj après lu mort de Henri II, fit la guerre aux priuces de la maison de Saxe , acquit la Bourgogne par donation de Rodolphe III, se fit couronner empereur d'Oc- • cident à Rome (1027), défit Eudes de Champagne (1037), et m. à Utrecht 1039. Il eut pour successeur Henri III.

CONRAD III, duc de Franconie, fils de Frédéric de Hoheustauffen et petit-fils par sa mère de l'empereur Henri IV, n. 1093, fut élu empereur d'Allemagne (1137) après la mort do Lolhaire If, fit la guerre à Henri-le-Superbe , duc de Bavière , suivit Louis-le-Jeune en Terre-Sainte (1H3), revint en Europe l'année suivante, et m. 1152. Il eut pour successeur Frédéric Ier.

CONRAD IV, fils de Frédéric II , n. 1228, fut élu empereur (1250) après la mort de son père Frédéric II; il soutint une croisade prëchée contre lui par Innocent IV, s'empara d'une partie de l'Italie , et m. 1254. Sa mort fut suivie d'un hum in-

terrègne. Il eut pour fils le célèbre Conradin , roi

de Sicile.

ROIS DE SICILE

CONRAD 1er. Voy. Conrad III, empereur d'Allemagne.

CONRAD II, dit Conradin, fils de l'empereur Conrad IV, lui succéda (1254) à l'âge de deux ans, sous la tutelle du marquis Berthold, que remplaça bientôt Mainfroi. Celui-ci se fit reconnaître roi (1258). Mais ayant éié vaincu et tué par Charles d'Anjou |1200), Conradin, qui s'était retiré en Allemagne, se rendit en Italie à la tête d'une armée (1267); il fut vaincu et pris à Tagliacozzo ( 1208; , et mis ù mort avec son cousin Frédéric, duc d'Autriche. En lui s'éteignit la maison de Souabe.

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