JOUSSOUF.-JUDA
oommé Nomari, commentateur et historien musulman ; Cordoue 30S de l'hég. (979 de J.-C.), 463. ■mmLes Perles des guerres sucrées.
JOUSSOUF ÇEiV^TASCH F Y!V BEN IBRAIIYM ALLAM-TOUNY A BOL 1AKOUB, prince africain. Il succéda (1070) à Aboubekr-bea-Omar, et fonda la ville de Maroc. 11 battit Alphonse VI, roi de Cas tille, à Zalaka, de concert avec les princes musulmans qui régnaient en Andalousie, et s'empara d'une grande partie de l'Espagne.
JOUVANCY (le P. Jo.) , célèbre jésuite, humaniste; Paris 1643, Rome 1093. — Historia societatis e su ; Ars discendi et docendi.
JOUVE (Jo.|, jésuite, littérateur; Embrun (Hautes-Alpes) 1701-1750. — Histoire de la conquête de la Chine par les Tartares Mantchoux.
JOUVENET (J.), célèbre peintre d'histoire, membre de l'Académie de peinture, élève de Jean Joùvenet son père; Rouen 1647 , Paris 1717. — SIn prêtre administrant l' extrême-onction à un vieillard , Jésus chez Marthe et Marie , Jésus guérissant tes malades, la Pêche miraculeuse , la Résurrection de Lazare , les Vendeurs chassés du temple, le Repas chez Simon le magicien, la Descente de croix, l'A scansion de Jésus-Christ , Vue du maître-autel de Notre-Dame da Paris (Mus. royal ); Visitation de sainte Elisabeth (Mus. del Rey, Madrid).
JOVELLANOS (don Gasp.-Melchior de), homme d'état, légiste, auteur dramatique , littérateur; n. Gijon f Astuiies) 1794, tué 1812 dans une émeute.— Sur la législation d' Espagne.
JOVIEiV , Flauius Claudianus Jouius, empereur romain; n. Singidon (Mysie) 330. Il fut proclamé en cette qualité à la mort de Julien-l'Apostat (363). Il Ht la paix avec les Perses pour sauver les restes de son armée. Il se rendait à Constantinople pour s'y faire couronner, quand il mourut 36i empoisonné , suivant les uns asphyxié parle charbon, suivant les autres. Valentinien Ier lui succéda.
JOVIIV , consul romain, homme de guerre; n. Reims 4e siècle, m. 370. Il avait embrassé la religion chrétienne sous Julien l'Apostat. Après la mort de ce dernier il devint suspect à Jovien, qui lui ôta et lui rendit ensuite sa charge de général de la cavalerie dans les Gaules. Son crédit ne fit que s'accroître sous Valens et Valentinien. Il battit les Germains à Chàlons.
JOVIiV, fils ou petit-fils du précèdent, proclamé empereur (411), eut la tête tranchée par Ataulphe
JOVINIEN , hérétique du 4e siècle et moine de Milan. Ses doctrines furent réfutées par saint Augustin et condamnées par le pape Sirice et par saint Ambroise.
JOYEUSE, ancienne famille du Gévaudan. dont les principaux membres sont: = Guillaume , vicomte de Joyeuse, n. château de Joyeuse (Vivarais) 16e siècle, m. 1592. Il se signala (1562) dans la guerre contre les protestants du midi, et fut nommé (1582) maréchal de France. Il avait épousé Marie de Ratarnay. Son fils Anne, connu aussi sous le nom de Arques, n. 1561. Il fut l'un des mignons de Henri III, qui le maria à Marguerite de Lorraine, sœur de la reine, et le créa amiral, duc et pair, et gouverneur de Normandie. Il se distingua contre les protestants dans le Gévaudan et en Guienne ; mais, placé à la tête d'une armée envoyée contre Henri IV, roi de Navarre, il fut battu et tué à la bataille de Coutras 1587. = François , son frère, successivement archevêque de Narbonne , de Toulouse et de Rouen, [mis cardinal; n. 1562, m. Avignon 1615. Il présida (1605) l'assemblée générale du clergé, fut nommé légat du pape (1606), et sacra Marie de Médicis à Saint-Denis, et Louis XIII à Reims. Une lettre qu'il adressa à Henri IV contient la première idée du canal du Languedoc. — Henri, frère des précédents, connu sous le nom de comte du Bouchage , puis sous celui de P. -Ange de Joyeuse; n. 1567, m. Rivoli (Italie) 1603 pendant un pèleri-
nage. Il se distingua dans plusieurs combats en Languedoc et en Guienne. La mort d'Anne de Joyeuse, son frère, à Coutras, et la perte de Catherine de La Valette , sa femme, le déterminèrent à se faire capucin. Il quitta son couvent | 1592) pour se mettre à lu tête des catholiques du Languedoc, et soutint un des derniers le parti de la Ligue. Il fut nommé maréchal de France par Henri IV, puis rentra de nouveau dans le cloîtie (lo'Ot)). = J.-Aum an d, maréchal de France, fils d'Ant.-r'. de Joyeuse, comte de Graudpré; n. 1631, m. 1710. Il fit ses premières armes en Flandres , sous le comte d'Harcourt , et servit dans les Pays-Bas , en Allemagne et en Espagne. Il commandait l'aile gauche de l'armée française à la bataille de Nerwinde , où il fut blessé (1693).
JUAN D'AUTRICHE (don), l'un des grands capitaines de son siècle, fils naturel de Charles- Quint ; Ratisbonne U>46, Rouge près N'amur 1578- Il fut élevé en secret par Louis Quixada, unique confident des amours de l'empereur, qui le recommanda en mourant à Philippe II. Quoique élevé pour le cloître, il fut chargé par ce dernier (1570) de soumettre les Maures de Grenade alors soulevés» Le succès de cette expédition lui valut de commander la flotte que les princes chrétiens armaient contre les Turcs et de gagner la célèbre bataille de Lépante (1572;. Il prit Tunis, Riserte et quelques autres places de la côte d'Afrique (1573), et termina ses exploits par la victoire qu'il remporta à Gembloux (1577) sur les insurgés des Pays-Bas.
JUAN D'AUTRICHE (don), fils naturel de Philippe IV, roi d'Espagne, et d'une comédienne; Madrid 1629-1679. Il fut reconnu par son père, qui le nomma grand-prieur de Castille et le chargea (16 i7) du commandement des troupes en Italie. Il s'empara de Naples, soumit Barcelone, puis passa en Flandre, et fut battu par Turenne à la bataille des- Dunes (1658). Vaincu à Estremos par les Portugais, contre lesquels on l'avait envoyé, et exilé par la régente, après la mort de Philippe IV, il fut rappelé par Charles II, qui, devenu majeur, le nomma son< premier ministre.
JUAN Y SANTACILIA (don G.) , mécanicien et physicien; Orihuela (Valence) 1712-1774. — Voyage dans V Amérique méridionale ; Traité de la construction des vaisseaux.
JUBA, roi de Numidie. fils d'Hiempsal, lui suo céda v. 59 av. J.-C. Il embrassa le parti de Pompée, délivra Varus, assiégé dans Utique, et livra à César, de concert avec Scipion, un combat où il fut vaincu. A la suite de cette défaite il se fit tuer par un de ses esclaves, 46.
JUBA II, fils du précédent, fut, après la défaite de son père, 56 av. J.-C, livré à César, qui le fit élever avec soin. Auguste le maria à Cléopàtre Séléné, fille d'Antoine et de Cléopàtre, et lui donna 30 av. J.-G. les deux Mauritanies et une partie de la Gétulie. Plus heureux dans la paix qne dans la. guerre, il fut à-la- fois historien, naturaliste et philosophe, et se fit une réputation parmi les savants de son époque. Il m. 23 de J.-C.
JUBE (A.), baron de la Pérelle, maréchal-decamp, historien ; Leuville près Montlhéry 1765- 1824. — Histoire des guerres des Gaulois et des Français en Ilalie; Histoire générale militaire des guerres de la France depuis Louis XIV.
JUDA, 4e fils de Jacob, fut le chef d'une des douze tribus d'Israël.
JUDA (Lé. de), hérésiarque; Alsace 1482-1542. Il fut le condisciple et l'ami de Zwingle. — Version de l'ancien et du nouveau Testament. L'édition dd 1545 est connue sous le nom de Bible de Vatable.
JUDA HAEKADOSCH , rabbin, fondateur de l'école de Tibériade ; n. Séphora (Galilée) 120 selon le Talmud, m. 194. — On lui attribue la Mischna, première partie du Talmud.
JUDA lilOLG ou CUiUG, appelé par les Arabes.
lahia ben David aben Zacharïa, rabbîn ; n. Fei [\! :ique) , y exerçait la médecine v. 10'tO.
JUDA RAV ou H A II, l'un des plus fameux docteurs Amoraïm. Suivant llarravad et Bartolocci il était à la léte de l'Acad. de Naherda v. 250, et eut la plus grande part à la composition de la Gèmarc de Babylone.
JUDAS MACCHABÉE, célèbre général juif, fut désigné par le grand-prètre Mathathias, son père, pour lui succéder dans le commandement des armées juives, et défit Apollonius, Nicanor, Gorgias et Lysias envoyés contre lui par Antiochus-Épiphanes, roi de Cyrie. Il battit en plusieurs rencontres les armées d'Antiochus Eupalor et de Démétrius Soter, et fut tué dans un combat contre les troupes de ce dernier 160 av. J.-C.
JUDAS LEV1TA, savant juif, philosophe, grammairien et poète; Espagne 1090, lliO.
JUDDE (le P.), jésuite, prédicateur ; Rouen IGGl-
JUDE (St), apôtre, frère de saint Jacques-le- Mineur et de saint Siméon, évéque de Jérusalem, et cousin-germain de J.-C. Il alla prêcher l'Évangile jusqu'en Syrie et eu Mésopotamie après la mort de son maître.
JUDICAEL, roi de la Bretagne armoricaine, fils de Hoel III ou Juthaël ; se retira dans \v. monastère de St-Méen à la mort de son père (01 2), en sortit v. 632, pour monter sur le trône, à la mort de Salomon, son frère, et y reutra six ans après. Il m. G58. Alain II lui succéda.
JUDICAEL II, comte de Rennes (877J, tué dans an combat contre les Normands 878.
JUDITH, tille de Welf, comte de Revensberg ou Altdorf (Bavière) ; m. 8i3. Elle épousa (819) Louisle-Débonnaire, dont elle eut Charles-le-lhauve. Elle est célèbre par sa beauté, ses intrigues avec Bernard, duc d'Aquitaine, et par le rôle qu'elle joua dans les discordes civiles de celte époque.
JUDUAL, comte de Bretagne 577 i ; posséda ce pays conjointement avec Gueroch et Tliéodoric, et laissa. un fils (Iloël III) qui lui succéda ( 59 '<• ) .
JUEL (N.), lieutenant-général et amiral danois ; 1629-1697. Il servit d'abord sous Tromp et sous Ruyter; rendit des services importants pendant, le siège de Copenhague (1659), et se distingua dans les guerres entre le Danemark et la Suède.
JUÉMN (P. ), historien; Bourg-en-Bresse 10G3- 1749. — Hist. de iabbaye de. St-Philibert et de la ville de Tournus.
JUGE DE SAINT-MARTIN , agronome; Limoges 1 7 43-1 82 i.
JUGLER (J.-Fréd.), célèbre bibliographe ; Welteburg (Saxe) 1714-1791. — Dibliulheca historhe litlerariœ.
JUGURTIIA, roi de NuuVidie, fils de Mastanabal, élevé à la cour de Mioipsa, son oncle, qui le déclara en mourant hérilier de son royaume avec ses deux fils Adherbal et lliempsal ; il fit périr ceux-ci pour rester seul maître de la couronne. Vaincu deux fois par Métellus et Marius, il se réfugia chez Boccliu;, qui le livra à Sylla, 106 av. J.-C.
JUI1EL BEKEAGER , comte de Rennes, v. 930. Il fut vaincu par Guillaume Ier de Normandie, daus 'es Etats duquel il avait fait invasion. Il vécut jusque vers la fin du règne d'Alain Barbe-Torie.