JULES
PAPES
JULES Ier (saint) , n. Rome, succéda à St Marc (337) et fut un zélé défenseur de St Alhanase, que les partisans d'Arius avaient remplacé par Grégoire au siège d'Alexandrie. Il m. 352 et eut pour successeur St Libère.
JULES II (Julien de La Rqvère ), n. Abi7.al v. 1441, près Savone. Il succéda à Pie III ( 1503) après avoir occupé successivement les sièges de Cavpentras, d'Ostie, d'Albano, de Cologne et d'Avignon,. U reprit la Romagne sur César Borgia , se
ligua ( I50S) contre les Vénitiens avec Louis XII, Ferdinand roi d'Espagne, et l'empereur Maximilien, et acheva de reconquérir tout ce qu'ils avaient enlevé au saint-siége ; puis, oubliant les services de Louis XII, il tourna ses armes contre lui, vit ses troupes et ses alliés battus par l'armée française à Bologne (1511) et à Ravenne ( 1512), et fut suspendu de ses fonctions par le concile de Pise. De son côté il fit annuler dans le concile de Latran ce qui avait été décidé dans le concile de Pise, et mit la France en interdit ; et suscita Henri VIII contre Louis XII , qui se vit forcé d'abandonner presque tout le Milanais. Il m. 1513 et eut pour successeur Léon X.
JULES III ( J.-Ma. Giocchi ), n. Rome 1487, succéda à Paul III (1550). Il rétablit le concile de Trente et prit les armes contre Octave Farnèse, duc de Parme, qui voulait usurper le duché da Phiisance, et m. 1555. Il eut pour successeur Marcel II.
JULES ROMAIN (Giulio Pippi , plus connu sons le nom de), célèbre peintre et architecte, élève de Raphaël; Rome 1492-1516. Il encourut la colère de Clément VII pour avoir dessiné des sujets licencieux et se réfugia à Mauioue , ou il fonda une école fameuse. — La Nativité , la Circoncision , la Vierge, Jésus et saint Jean, la Victoire couronnant Titus et Vespasien, Vulcain remettant à Vénus des /lèches pour l'Amour, son portrait ( Mus. roy. ) ; Transfiguration, copiée de Raphaël (Mus. national, Madridj ; Esquisses mythologiques (Galerie d Hampton-Courl) ; Vierge au lézard, Danse d' Apollon avec les Muses (palais Pitti , Florence) ; Déluge (Mus. du Vatican, Rome) ; Sainte Famille délia Gatta (Mas. degli Studj, Naples) ; la Chasse des Titans.
JULIA DONNA ( Pia-Felix- Augusta), femme de l'empereur Septime-Sévère et fille de Bassianus , prètredu Soleil; n. Apamée (Syrie) v. 170, m. v. 217. Elle fut aussi célèbre par sa beauté que par les désordres de sa vie.
JULIE, fille de César et de Cornélie et femme de Pompée ; m. v. 55 av. J.-C. Sa mort fut le signal des discordes entre son père et son mari , qu'elle avait su maintenir en bonne intelligence par la prudence et la douceur de son caractère.
JULIE, fille d'Auguste et de Scribonie, n. v. 59 av. J.-C., fut mariée successivement à Marcellus, à Agrippa et à Tibère; m. de faim v. I ï. Irrité de ses d rè glements , son père l'exila dans l'île de Pandatarie.
JULIEN ( Marcus-Aurelius ) , gouverneur de la Vénétie ; prit la pourpre après la mortdeNumérieni et fut défait et tué près de Vérone dans une bataille contre Carin 285.
JULIEN, Flavius Claudius Julianus , empereur romain, fils de Jules-Constance et neveu de Constantin; n. Coustantinople 331. Nommé (355) gouverneur des Gaules avec le titre de césar par Constance Ier, il se fixa à Lutèce (Paris) ; se signala contre les Germains, qu'il battit près de Strasbourg (357) ; fut proclamé empereur par ses troupes révoltées contre Constance (361) , et par la mort de ce dernier devint peu de temps après maître de l'empire ; alors il renonça au christianisme, daus lequel il avait été élevé malgré lui , ce qui le fit surnommer l'Apostat par les chrétiens. Son administration fut sage et habile, et, sans toutefois les persécuter, il manifesta une grande haine contre ses anciens coreligionnaires. Il fut blessé mortellement dans une expédition contre les Perses (362) , et eut pour successeur Jovien. Ce prince, dont l'esprit égalait le profond savoir en éloquence et en philosophie , avait adopté le manteau et la barbe des stoïciens. — Il reste de lui plusieurs ouvrages remarquables : Lettres, dont la meilleure édition a été donnée par Heyler, Mayenxe, 1828, in-8° ; la Satire des empereurs romains, le Misopogon , Leipzig, 1696, et publié chez Didot, çrec-iatia, 1841.