JUSTINIEN. — KAI
iiAJiB, poète arabe; m. 6(32. Il commença par écrire des satires contre Mahomet, puis composa en son honneur une des sept Moallahas ou poèmes suspendus au temple de La Mecque, quand le prophète fut maître de cette ville. — Lette l'a publié à Leyde 1748, avec trad. latine.
KAAS (N.), chancelier de Danemark, théologien ; 1535-1594. 11 fut un des quatre régents chargés de l'administration du royaume pendant la minorité de Christian Ier, fils de Frédéric II.
KAAU— BOEKHAAVE (Abraham), médecin de la cour impériale de Russie; La Haye 1713, Moscou
KAREL ( Ad. van der ), peintre de paysages et de marines et graveur ; Riswyck ( Hollande ) 1631, Lyon 1695.
KADLUBEK ou KODLUBKO (Vinc), historien polonais; n. Karwow (Gallicie) , m. 1223 dans une maison de l'ordre de Citeaux à Jendrzeiow. 11 fut promu à l'évêché de Cracovie (1208), et le résigna (1218).— Historia Polonica, publiée 1612 et 1712.
KAEMPF ( J. ), médecin; Deux-Ponts (Bavière) 1733-1787.
KAEMPFER (Engelbert), médecin et voyageur; Lemgo (Westphalie) 1651-1716. 11 accompagna Louis Fabricius comme secrétaire d'ambassade en Perse et en Russie (16631, visita l'Inde et le Japon, et revint en Europe (1693). — Amoinitatum exoticarum... fasciculi V, ouvrage détaillé sur l'Asie ; Hist. du Japon, 2 vol. iu-f°; trad. en français 1729, La Haye, 2 vol. in-f°.
KAESTNER ( Abraham-Gotthelf), savant mathématicien, astronome et poète ; Leipzig 1719-1800. Il professa pendant plus de 40 ans à l'université de Gottingue et savait 12 langues. — Hist. des mathématiques, 4 vol. in-S°, 1796-1800.
KAECFFER ( Ghr.-Théopb. ) , historien ; Zodel
(Prusse) 1757-1830. — Esquisse de l'histoire de la Haute- Lusace, 4 vol.
KAFOUR, sultan d'Egypte; m. 968, fut d'abord esclave. Aboubekr-Mohammed-al-Ikhchid lui laissa en mourant la régence de ses Etats pendant la minorité d'Aboul-Caçem , son fils. Kafour repoussa une invasion du roi de Nubie dans la Haute-Egypte (955), conserva l'autorité sous le règne d'AbouI- Haçan, successeur d'Aboul-Cacem, et monta sur le trône (966) après la mort de ce dernier.
KAGER (Mal nias ), peintre et graveur, élève de Pietro Condito; Munich 1566, m. bourgmestred'Augsbourg ll»34. — Son chef-d'œuvre est le Jugement dernier qu'il peignit pour 1 hôtel-de-ville d Augsbourg.
K Ail LE ( L.-Mart. ), jurisconsulte, littérateur; Magdebourg ( Saxe ) 1712 1775. — La Balance de l'Europe, trad. par Formey, Berlin, 1744, in-8°; Etat actuel de la littérature ; Examen de la métaphysique de Newton et de Leibnitz , 1740, in-S°; Recueil des lois fondamentales de l'empire germanique, Gottingue, 1744-1745, 2 vol. in-8°.
KAI-KAOUS , roi de l'Iran ( Perse), succéda à son père Kai-Kobad, chef de la dynastie kaianienne,. v. 610 av. J.-C. l'ait prisonnier par Sendjé, prince feudataire du Mazanderan , qui voulait se rendre indépendant , et ensuite par Dsou'l-Zedjr, roi de Syrie, dont il voulait conquérir les Etats, il fut délivré par Roustem, prince feudataire du Zabalistan. Il abdiqua en faveur de Khosrou ou Cyrus, son petit-fils. Les traditions orientales prétendent qu'il régna 150 ans.
KAI-KAOUS Ier ( Azz-Eddyn ), 7e sultan de la dynastie des Turcs Seldjoukides d'Anatolie , m. 1219. Il succéda à Kai-Khosrou , son père [ 1210) ; fit prisonnier Kai-Kobad-Ala-Eddyn, son frère, qui lui avait pris Angora, et périr son oncle Thogrul- Ghuh sultan d Arzroum , pprès l'avoir détrôné. Il
KAI. — KANDLER.
se ligua (121G) avec Afdhal, prince aïoubite de Samosate, contre Atziz, roi d'Alep, qui le défit. Son frère Al'a-Eddyn lui succéda.
KAI-KAOUS II ( Azz-Eddyn ) , 10e sultan de la dynastie précédente; m. Serai, sur le Volga, 1278. Il succéda à Kai-Kliosrou. sou pi re, v. l2Uet partagea son royaume avec Rokhn-Eddyn-Kilidj-Arslan •et Kaï-Kobad, ses deux frères. Battu par le général mongol Baïdjou-Nowian, il obtint quelques secours •de Théodore Lascaris , empereur de Nicée, contre Kilidj-Arslan, et finit par se retirer à la cour de Michel Paléologue , qui le relégua dans une forteresse et le livra plus tard à ses ennemis.
KAI-K1IOSROU 1er ( Gaiath-Eddyn ) , 6e sultan de la dynastie précédente, tué dans un combat par Théodore Lascaris ( 1 210) , succéda à Kiiidj-Arslan II, son père (1192). Dépouillé de Konieh (1200) par Rnkn-Eddyn-Soleiman, son frère, il fut accueilli par Alexis-l'Ange, qu'il accompagna dans sa fuite après la prise de Constantinople par les croisés; reprit toute sa puissance après la mort de son frère, ■et combattit en vain pour Alexis-l'Ange contre Théodore Lascaris.
KAI-KHOSUOU (Gaiatb-Eddyn), 9e sultan de la dynastie précédente; m.ap. 1244. Il succéda (1237) à son père, Ala-Eddyn Kaï-Kobad ; combattit les Mongols, et obtint la. paix(l2ii) après avoir perdu plusieurs villes et s'être rendu tributaire du grand- \han.
KAI-KHOSROU, 12e sultan de la même dynastie, fut substitué v. 1266 à Kilidj-Arslan IV* son frère, que les Mongols avaient fait périr ; il fut mis £ mort par ordre d'Ahmed-Khan 1283.
KAIOUK, 3e grand-khan ou empereur des Mongols , fut proclamé en cette qualité ( 12 46 ) par les intrigues de sa mère, quoique Oktaï, son père, eût désigné Chyramoun , son petit-fils, comme héritier de l'empire. Il m. v. 1248, au moment où il armait contre les princes chrétiens de l'Europe.
KAISER (Fréd. ), graveur; Ulm (Wurtemberg) 1779-1819. Il étudia à Paris sous Berwîck.
KAISERLIXG ( Diederich , comte de) , membre de l'Acad. des sciences et belles-lettres de Berlin ; H. Courlande au commencement du 18e siècle, m. 1745. Il fut l'ami du grand Frédéric.
KAISSI-ABUNASSAR-AL JEDAII , auteur arabe; n. Séville, m. Maroc 1140. — Eloge des hommes illustres par leur érudition et leurs talents poétiques. La Bibliothèque royale en possède un manuscrit.
KAKIG Ier, roi d'Arménie, de la race des Pagratides ; m. âgé 1020. Il succéda à Sempad II, son frère (989) , et soumit plusieurs peuples de l'Arménie orientale qui s'étaient révoltés. J. Sempad et Aschod IV lui succédèrent.
KAKIG II, dernier roi pagratide d'Arménie, petit-fils du précédent, m. assassiné 1079. Il monta sur le trône (lui2) âgé de dix-sept ans, après une longue anarchie; défit les Turcs seldjoukides ; puis , étant allé à la cour de Constantin Monomaque, empereur de Constantinople, d'après les conseils du perfide Sergius, prince de Siounie, il fut emprisonné et contraint de céder une partie de ses Etats à l'empereur.
KAKIG, roi pagratide de Kars et du pays de Vanant, en Arménie; m. 1080. Il succéda ( 1029 ) à Apas, son père ; remporta plusieurs victoires sur les Turcs seldjoukides, et céda ses possessions à l'empereur de Constantinople pour quelques villes de la Cappadoce et de la Petite-Arménie. Après sa mort 6es Etats furent réunis à l'empire grec.
KALB ( J., baron de), major-général des armées américaines , n. près de Nuremberg ( Bavière ) ▼ . 1732, tué h la bataille du camp de Clermont 1780. Il entra fort jeune dans un régiment allemand iu service de la France. Après la paix de 1763, il fut chargé d'une mission aux Etals-Unis par le ministre Choiseul , et se prononça vivement en faveur h» Américains, lorsque éclata la guerre de l'iudé-
pendance, à laquelle il prit une part glorieuse avec Lafayette.
KALCHRERG (J. Nepouock de), auteur dramatique , histor. ; Haute-Styrie 1765-1827. Il remplit de hautes fonctions administratives et fut conseiller des Etats de Styrie. — Esquisses historiques; Origine et organisation des Etals de Styrie» Ses OEuvres complètes forment 9 vol.. Vienne,
KALCKREUTII (le comte Ado. -Fréd.), feld-maréchal prussien; n. 1737, m. 1818. Il fît partie de l'armée qui envahit la Hollande (1787) sous les ordres du duc de Brunswick , et commandait en Champagne le corps d'armée qui força le défilé de la Croix - aux- Bois , défendu par Dumouriez. Il assista à toutes les confi rences qui eurent lieu avec les agents de la Convention nationale , et régla la capitulation de Verdun et de Mayence. Il fut gouverneur de Breslau, puis de Berlin, et montra toujours dans sa conduite un penchant assez prononcé pour la révolution française.
KALF(Gu-), peintre hollandais, élève de H. Pot ; Amsterdam 1630-1693. — Intérieur de cuisine (Mus. roy.) ; Fruits, Vases d'argent , de verre et de force* laine (Mus. d'Amsterdam).
KALKAR (H. de), surnommé sEger , chartreux , écrivain ascétique ; n. Calcar ( duché de Clèves ) , m. 1408. Il est du nombre des auteurs auxquels on a à tort attribué l'Imitation de Jésus- Christ.
KALKBRENNER ( Chr. ), compositeur, élève d'Emm. Bach ; n. Munden ( Hesse ) 1755 , m. Pari» 1806. — La Vtuue du Malabar , Saul , Don Juan , opéras ; des traités de musique et une Histoire de la musique en français, Paris 1802, 2 vol. in-8°. # KALL (J.-Chr.), orientaliste et philologue prussien ; Charlottenbourg (Prusse) 1714-1775. = Son fils, N. - Christophe, philologue et orientaliste; n. Copenhague 1749.
KALL (Abraham), helléniste et histor.; Danemark 1743-1821. Il professa successivement le grec, l'histoire et la géographie, et fut nommé (1808) historiographe de Danemark et de Norvège.— Outre des éditions classiques et d'autres ouvrages : Histoire universelle, in-8 ; Annales islandaises, manuscrit de la bibliothèque de Copenhague , 1792 , 4 vol. in-8°; Histoire de la noblesse et des ordres de chevalerie du Danemark, in-8°.
KALM (P.), voyageur et agronome suédois, membre de l'Acad . des sciences de Stockholm ; Ostro- Botnie 1715-1779. — Voyage dans l'Amérique septentrionale , 1753-1761 , 3 vol. in-8° ; dissertations sur l'agriculture et le commerce de la Suède.
KALRAAT (Abraham van), peintre et sculpteur, élève d'Emile et de Samuel Hulp; n. Dordrecht ( Hollande ) 1643. Il se distingua surtout comme peintre de fleurs et de fruits. = Son frère, Bernard, paysagiste, élève d'Alb. Cuyp ; n. Dordrecht (Hollande) 1650.
KAMBLI (Melchior), statuaire et doreur du roi de Prusse, Frédéric II ; n. Zurich 1718, m. v. 1786. Il avait d'abord été menuisier.
KAMENSKI (le comte), général russe; n. v. 1735. Il servit successivement contre les Suédois, les Turcs et les Polonais , et m. après 1809 à Bucharest, assassiné suivant quelques-uns.
KAMPENHAUSEN (le barou Balthazar de), hislorieu et publiciste russe; Livonie 1772, St-Pétersbourg 1823.— Outre quelques travaux sur la géographie de la Russie, Principes du droit politique russe, Gœttingue, 1792, in-f°; Histoire de la dynastie des Romanof, Leipzig, 1805, in-8°.
KANDJATOU, 5e khan mogol de la branche djenguyzkhanide , qui régna sur la Perse, succéda à son frère Arghoun (1291) ; défit Maçoud II, dernier prince seldjoukide, et m. étranglé 1295. Il s'était fait beaucoup d'ennemis par ses débauches et ses prodigalités.
KANDLER (J.-Joachim), peintre sur porcelaine.
KANNE. — KATER
Selingstadt (Ilesse-Darmstadt) 1706-1776. — St Xavier mourant et une Flagellation.
KANXE (J. -Arnold), philologue, orientaliste, littérateur; Detmold (Westphalie) 1773-1824. — De la parenté des langues grecque et latine, 1804, in-8° ; De la rehqion commune à tous les peuples, Tubingue, 1811, in-8°.
KAASOUII - ALGAURI. Il faut rectifier ainsi l'article que nous avons précédemment consacré à ce , prince (voy. Gaurt), avant-dernier sultan d'Egypte. Après avoir été esclave il fut proclamé (1501) à la suite d'une réolte; apaisa des troubles intérieurs, et vécut en paix avec les Turcs jusqu'à l'avènement de Sélim Ier, contre lequel il perdit une bataille où il fut tué 1516.
KANT (Emm.), illustre philosophe allemand , professeur à l'université de Kœnigsberg, puis recteur de cette même université; Kœnigsberg 1724- 1804. Dans la dernière moitié du lSe siècle, une réforme fondamentale de la philosophie étant devenue indispensable, Kant se donna la mission de l'accomplir. Ce sont les bases même de nos connaissances qu'il entreprit de soumettre à un nouvel examen. Le résultat le plus important de ses recherches fut que, suivant lui, les catégories, ainsi que le temps et l'espace ne seraient que des formes de la connaissance : celles-là, c'est-à-dire les catégories, formes de l'entendement pur ; ceux-ci, c'est-àdire le temps et l'espace, formes de l'intuition sensible. De là l'opposition kantienne du subjectif et de l'objectif. Inhérentes à l'esprit, ces formes seraient en effet , selon Kant , absolument indépendantes de l'objet, en sorte que l'homme ne connaî trait jamais rien en soi , jamais l'objet en soi , ou l'être, mais seulement des phénomènes. La connaissance théorétique à priori ne regarde donc que les conditions formelles des objets, que la possibilité, sans pouvoir aller jamais jusqu'à l'existence, sans que jamais la réalité des objets supersensibles, comme Dieu et l'âme, puisse être connue ni démontrée. De cette ignorance savante, fondée sur la critique de la faculté de connaître, et que, selon Kant, il faut accepter comme définitive, la doctrine kantienne a pris son nom : criticisme , philosophie critique, idéalisme critique. Après avoir placé dans un doute éternel les objets de la connaissance théorétique, Kant retrouve la certitude au moyen de la raison pratique. Celle-ci, chargée de déterminer le libre arbitre, apporte avec elle la notion du devoir, notion à priori , absolue, catégorique. En tant que règle universelle de toute volonté raisonnable, la loi morale constitue une législation universelle, absolument obligatoire. La morale rétablit comme croyance rationnelle, comme foi attachée à la raison pratique, la certitude de Dieu, de l'immortalité de l'àme, l'idée du souverain bien, ou de l'harmonie entre la nature externe et la nature rationnelle de l'homme. La philosophie de Kant n'a point seulement détruit l'erreur et posé les questions plus avant, elle a aussi avancé les solutions par un grand nombre de vérités positives qu'elle a mises au jour. Cette philosophie a opéré une révolution comparable à celle que Socrate et Descartes avaient accomplie précédemment ; elle ouvre une ère nouvelle : non-seulement tout le cycle philosophique qui vient de parcourir l'Allemagne a en elle son point de départ, mais de plus son influence s'est étendue à presque toute l'Europe. ■ — Critique de la raison pure, 1781, in-8° ; Critique de la raison pratique, 1788, in-8°; Critique du jugement, 1790, in-8° ; Fondements d'une métaphysique des mœurs, 1786, in-8° ; Principes métaphysiques élémentaires de la science de la nature , 1780 , in-8° ; La religion considérée dans les limites de la raison , 179 i , in-8° ; Eléments métaphysiques de la jurisprudence, 1779, in-8°, etc. Les principaux ouvrages de Kant ont été traduits en français ou sont connus par des analyses étendues.
K.VO-TSOL-OUTI ou SOUNG-OUTI Ier, empe-
reur chinois de la dynastie des Soung; n. 355 de J.-C.^ m. 422 ; s'empara du trône (420), après avoir fait étrangler l'empereur Tein-Nganti et détrôner son fils.
KAO-TSOU Ier, fondateur de la dynastie chinoise des Tang , monta sur le trône (619). Il anéantit les principautés de Leang, de Tein et d'Oueî, devint au bout de 6 ans maître de tout l'empire, et m. 635 après avoir abdiqué (ii26) en fave ir de Li-Chimin son fils.
KAO-TSOU II, fondateur de la dynastie chinoise des Heou-Tcin ; m. 942 ; fut proclamé empereur par les Tartares Chitans v. 935, à la place de Lou Ouang.
KAO-TSOU III, fondateur de la dynastie des Heou-IIan, fut proclamé empereur 947 et périt 951.
KAO-TSOUNG Ier, 3e empereur de la Chine, de la dynastie des Song ; m. 684; succéda à Thaï- Tsoung son père (648). Il conquit la Corée et quelques États des Tartares septentrionaux.
KAO-TSOUNG II, 10° empereur chinois de la 2e dynastie des Song; succéda (1127) à son frère King-Tsoung, et régna sur la partie méridionale de la Chine. Après avoir repris deux fois son trône, dont il avait été deux fois dépossédé par les Tartares, il abdiqua (U61) en faveur de son fils Tchao- Ou'eï, qui prit Je nom de Hiao-Tsong.
RAPILA ou CAPILA, philosophe indien, fondateur d'une secte matérialiste connue sous le nom de Sank'hia. On n'a sur sa vie aucun renseignement positif. Ou présume qu'il vivait vers le 10e ou le 11* siècle.
KAPIVIST (Wasili Wasiliewitch), poète lyrique, auteur comique et tragique; Russie 1756-1813.
KARAMZIIYE ( N.-Mikhaïlowitch ) , historien et littérateur russe; Simbirsk 1765-1826. II fut nommé (1803) historiographe de l'empire russe. — Histoire fie Russie, St-Pétersbourg , 1816-1818, 11 vol. in— 8° ; traduite en français par St-Thoma* et Jauffret, Paris, 182 J ; des poésies légères, des contes, des nouvelles, etc.
EARÏVKOYVSRI (Stanislas), historien et théologien ; n. Pologne v. 1520, m. 1603. Nommé évêque de Cujavie (1563) et primat du clergé polonais (1581J, il eut en celte qualité la présidence du royaume pendant l'interrègne de 1586. ~ Historia interregnis post discessum e Polonia Hentici andegavensis ; De modo et ordinc electionis novi régis anno 1573, Cologne, 1589, in f°; Epistolœ familiares illustrium virorum, Cracovie , 1578, in-86, ouvrage intéressant pour l'histoire.
KARPIiVSKI (F.), poète, auteur tragique et comique polonais; n. palatinat de Brzesc-Litewski v. 1760, m. 1823.
RARSTEN (Wcnceslas-J.-Gus.), savant mathématicien et physicien ; duché de Mecklembourg- Strelitz 173-2-1787. — Idée d'un cours complet de mathématiques, 2 vol. in-8° ; Dissertations de physique et de chimie. =r Son frère F.-Chr.- Etienne, savant agronome, Bûlzow (Mecklembourg- Schwerin ) 1751-1829. r= Leur neveu Didier-L.- Gustave, savant minéralogiste et métallurgiste; Bûtzow 1768-1810. — Traductions d'ouvrages importants et de nombreux articles de métallurgie dans les recueils scientifiques d'Allemagne ; Muséum Lesheanum, 1789, 2 vol. ; Tableau synoptique des fossiles minéraux simples, 1791, in-f°.
KATAIVESICH (Malhias-P.), franciscain, géographe, numismate, archéologue, poète latin et slavon ; Yalpo (Slavonie) 1750-1825. — Tentamen de numismalica, Pesth, 1797, in-8° ; De Islro ejusque adeolis, Bade, 1798, in-4° ; Fructus autumnales, Agram, 1791, in-8° (poésies latines et slavonnes).
KATE (Lambert Ten), philologue hollandais du 18e siècle. — Introduction à la connaissance de la langue hollandaise, 1723, 2 vol. in-4°.
KATER (le capitaine), mathématicien et physicien anglais; Bristol (Sommersetshire) 1777, Loa dres 1825.
KATONA. — KELLER.
KATONA (Et.), historien ; Papa (Hongrie) 1732- 1811. — Synopsis chronologica historiarum, Tyrnau ; Historia Critica primorum Hunyarice ducum ; Historia critica reyum Hunyarice stirpis arpadianœ ; Historia critica regnum stirpis austriacœ, 22 vol.
RAUFMANN (Ma.-Anne-Angélique-Cath.), célèbre femme-peintre, élève de son père ; Goire (pays des Grisons) 1741-1807. — Léonard de Vinci expirant dans les bras de François Ier ; le Retour d'Ar- Viinius vainqueur des légions de Varus ; Pompe fulèbre de Pallas. Ses tableaux sont répandus dans
Îpule l'Europe.
RAUNITZ-RIETBERG (Venceslas , prince de); , Tienne 1711-1794. Il fut chambellan de l'empereur Charles VI, et signa au nom de Marie-Thérèse le |aité d'Aix-la-Chapelle (1748). Nommé chambel- • an auprès de Louis XV. il parvint à poser les bases l'une alliance entre la France et l'Autriche (175(>). i,l perdit à l'entrevue de Neustadt, entre Jo.->eph II t le roi de Prusse , une partie de la haute réputa- |on qu'il s'était acquise comme diplomate.
RAL'TZ (Constaniin-F.-Florian-Ant. de) , histoien et littérateur; Vienne (Autriche) 1735-171)7. — Essai d'une histoire des savants d' Autriche , 1755, in-8° ; Histoire pragmatique du marquisat d'Au' triche , 1788, 2 >oI.
RAY-ROBAD , fondateur de la dynastie des Kaianides de Perse; monta sur le trône v. 610 av. J.-C, et régna, dit-on, 120 ans. Volney prétend qu'il est le m me que Déjocès.
RAYSSLER (Adalbert), philosophe allemand, professeur à Breslau ; m. 1822. Il embrassa, en la modifiant, la doctrine de Schelling. — Principes de la philosophie théorique et pratique, 1812, in-8°.
RAZWYNY (Zacharia-ben-Mohammed-ben-Mahmoud), naturaliste et géographe arabe, surnommé le Pline des Orientaux; m. 1283 de J.-C.
REAN ( Edm.), célèbre acteur anglais; Castle- Court (Leicester) v. 1787-1833. Il n'excellait pas moins dans la comédie que dans la tragédie.
REATE (G.), poète et littérateur anglais, n. v. 1729, m. 1797, fit le tour de l'Europe, et connut Voltaire à Genève. — Rome ancienne et moderne, poème, 1760 ; Tableau abrégé de la république de Genève, in-8°, 1761 ; Esquisses d'après nature, 2 vol. in-12. C'est une imitation du Voyage sentimental de Sterne. Ses poésies ont été publiées 1781, 2 vol. in-8°.
KEATliVG (Jeffery), prêtre catholique irlandais, poète et littérateur; n. comté de Tipperary, m. 1650. — Histoire des poètes d'Irlande, Londres, 1738, in-K
REATS (sir Rich. Godwin) , amiral anglais ; Chalton (Hampshire) 1757-1834. Il était au nombre des officiers de la flotte envoyée (1781) sous les ordres du vice-amiral Derby pour ravitailler Gibraltar, se fit remarquer en Amérique, et se distingua dans plusieurs engagements contre les Espagnols et les Français. Il fut nommé commandant de Terre-Neuve (1813) et gouverneur de l'hôpital de Greenwicb (1821).
KEBLE (Jo.), jurisconsulte anglais; Londres 1G32-1710.
KEDER (N.) , antiquaire, numismate, poète; Stockholm 1 059-1735. — Edition du Thésaurus nummorum sueco-goihicorum d'Elias Brenner ; Dissertations latines sur les médailles d'Islande et sur les caractères runiques des médailles anciennes. Sa vie, écrite par lui-même, se trouve dans les Acta litteraria Suecite, 1747.
, REILL (J.), physicien et astronome écossais; Edimbourg 1671-1721. — Introductio ad veram physicam, ouvrage important, réimprimé à Londres, 1729, sous le titre A' Introduction à la philosophie nouvelle. =z Son frère Jacques, médecin ; 1673- 1719. ■ — Tableau de la sécrétion animale, de la quantité du sang et du mouvement musculaire, 1708; introductio ad veram astronomiam, traduit ea an-
glais par l'auteur, puis en français par Lemonnier fils.
KEITII (G.), fameux quaker; n. Ecosse, m. à la fin du 17° siècle. Il embrassa les principes de G. Fox ; se distingua par son zèle et son éloquence, et fut mis en prison (1665) pour la bizarrerie de ses croyances. Il voyagea en Allemagne et en Amérique, et fut condamné à son retour pour sa doctrine de l'existence de deux Christs, l'un corporel, l'autre spirituel, par un synode général tenu à Londres (1695). — Examen de l'état des quakers, 1702, in-8°.
REITH (G.), maréchal héréditaire d'Ecosse, connu sous le nom de Milord Maréchal; n. Kincardineshire v. 1685, ni. près de Potsdam 1778. Il fit la guerre avec distinction sous Marlborough ; fut condamné à mort par le parlement, pour avoir tenté, après la mort de la reine Anne (1715), de mettre le Prétendant, fils de Jacques II, sur le trône de Georges Ier, et se réfugia en Espagne, où il obtint de servir comme officier général dans une expédition contre les Maures. Il passa ensuite en Prusse, où Frédéric le nomma successivemen«^&nvoyé à la cour de France, gouverneur de Neuehàtel et ambassadeur en Espagne, et le fit remettre en possession de ses biens. Il fut l'ami de J.-J. Rousseau. — Son frère Jacques; n. Freteressa (Kincardineshire) 1696. Il quitta l'Angleterre après avoir embrassé le parti du Prétendant. Il servit en Espagne, puis en Russie, où il se distingua contre les Turcs, et fut nommé maréchal (17 43) après avoir été ambassadeur en Suède. Il passa ensuite en Prusse, où il rendit de grands services à Frédéric II pendant la guerre de Sept-Ans, et fut tué 1758 près du village de Hochkjrchen.
REITH (G.-Elphinstone), amiral anglais , membre du parlement ; n. 1746. 11 se signala à la prise de Charlestown et à l'attaque de Mud-Island (1777). Nommé contre-amiral (1794), il participa à la prise du Cap de Bonne-Espérance (1795), soumit plusieurs colonies hollandaises , contribua à bloquer Gènes assiégée par les Autrichiens et détendue par Masséna. Il prit l'île de Malte (1800) et dirigea plusieurs attaques infructueuses contre la flottille de Boulogne. 11 m. 1823.
RÉLAOUN ( Almalek-Almansour-Saïffeddyn al Alfyal Salehy), sultan d'Egypte, m. 129J. Il monta sur le trône (1279) après avoir renversé Amalekal-Saïd et Selamesch, son frère, qu'il avait mis à sa place. Il défit Sanker-al-Aschker, qui s'était fait proclamer sultan de Syrie et de Palestine , et remporta plusieurs avantages sur les Tartares et les chrétiens.
RELGREN (H.) , littérateur et poète ; Suède 1751-1795.
RELLEHOVEIV (Moritz) , peintre et graveur; Alienrath (duché de Berg) 1768-1831. Il fut peintre de l'électeur Charles-Théodore , et directeur de l'Académie de peinture de Munich.
RELLER (Ja.), en latin Cellarius, jésuite, théologien et controversiste ; Seckingen (Souabe) 1568 , Munich 1631. 11 a écrit sous les pseudonymes de Ja cob Sylvanus, de Fabius Hercynanus et de Jacob Au rimontius. — - Tyrannicidium seu scitum catholicu% de tyranni internecione , 1611, in- 1°; Admonitit ad Ludovicum XIII, reyem Francité, 1625, in-4°.
KELLER (J.-Balthazar) , célèbre fondeur, commissaire-général de la fonte de l'artillerie du roi ; Zurich (Suisse) 1638, Paris 1702. On lui doit la statue équestre de Louis XIV plusieurs des statue» de Versailles, et les statues de la Vénus accroupie et du Rémouleur.
RELLER (G.), ecclésiastique, philosophe, diplomate, historien, théologien; n. près de Bonndorf (Forêt-Noire) 1750, m. 1827. — Conférences pastorales; Cutholicum , 1821. On lui attribue le» Stunden der Andacht, trad. en français sous le titra de Méditations religieuses , par Monnard et Gence, Paris, 1830-36, 16 vol.