JULIEN. — JUSTINE
JULIEN (le comte), gouverneur de l'Andalousie et de Geulaen Afrique, se signala contre les Maures (708-710), puis combattit avec eux à Xérès pour venger, dit-on , l'insulte faite à sa fille par le roi Roderic (711).
JULIEN CESARINI, dit le cardinal Julien; n. Rome 1398, m. v. 1444. Il fat élevé au cardinalat par Martin V (1426), et envoyé par lui en Allemagne en qualité de légat à lutere, pour y prêcher contre les novateurs. Député plus tard auprès de Ladislas, roi de Hongrie et de Pologne, il réussit à lui faire rompre le traité de paix qu'il venait de conclure avec Amurat III, et fut ainsi la cause de la défaite de l'armée chrétienne à Varna (1444).
JULIEN ( P. ) , statuaire,, élève de Coustou et membre de l'Académie; Saint-Paulien (Auvergne) 1731-1804.
JULIEN ( Sim.), dit Julien de Parme , peintre, élève de Carie Vanloo ; Toulon 1736-1800.
JULLIERON ( Guichard et Ant. ) , imprimeurs à Lyon dans le 16e et le 17e siècle. Le premier se signala pendant la Ligue par son patriotisme et 6on désinîéressemeut.
JULYAT ( Feiry ) , poète français ; n. Besançon 16e siècle.
JUMELIN (J.-B.), médec, physicien et chimiste français; 1745-1807. Il fut, pendant un voyage en Grèce, le collaborateur du célèbre naturaliste Spallanzani ; on lui doit l'invention de plusieurs in struments de physique.
JUNCKER (Chr.), érudit ; Dresde IG68-1714. — Vita Lutheri ; Géographie du moyen-âge.
JUNGE (Joacliim) , philosophe et naturaliste ; Lubeck 1587-1057.
JUNGERJIANN (God.) , traducteur et commentateur; n. Leipzig, m. 1610. — Son frère Louis, botaniste; Leipzig 1572-1653.
JUNIUS (Ad.), en hollandais der Jonghe, philologue et naturaliste; Horn 1512-1575.
JUNIUS (F.), célèbre philologue allemand; Beidelberg 1589-1678.
JUNKER ( G. -Adam ) , jurisc. allemand ; Hanau 1716, Fontainebleau 1C05. — Leges duodecim tabu~ larum; Leçons de droit public.
JUNOT ( Andoche ), maréchal d'empire, duc d'Abrantès; Bussi-le-Grand près Sémur, 1771, Paris 1813. Il s'enrôla comme volontaire (1791), se distingua au siège de Toulon (1793), suivit Bonaparte en Egypte, fut nommé général de division (1801) et gouverneur de Paris (1804J. IVommé plus tard gouverneur du Portugal, il signa la capitulation de Cintra (1808), prit part aux guerres d'Espagne et de Russie, et devint gouverneur des provinces Illyriennes, où il ne résida que peu de temps, Sa femme, Laure Permon , duchesse d'Abrantès, femme littérateur; Montpellier 1784-1838. — Outre de nombreux romans , Mémoires sur l'Empire, la Restauration et les Cent - Jours.
JUNQUIÈRES (J.-B. de.), poète et littérateur; Paris 17 13-1786. Son fils J.-B. René, auteur comique; Villemetry près Senlis 1740-1778.
JUNTE (les), en italien Giunta et Zunta, imprimeurs célèbres en Italie à la fin du 15e siècle. Deux branches de cette famille se fixèrent, l'une à Venise et l'autre à Lyon au commencement du 16e siècle.
JUPPIN ( J.-B.), paysagiste; Namur 1G78-1729.
JURAIN (Cl.), érudit; n. Auxonne (Côte-d'Or) 168 siècle, m. 1018. — Histoire des antiquités d' Auxonne.
JURET (F.), littérateur; Dijon 1553-1626.
JURGERSEN (Gu.), poète et auteur dramatique; Schleswig 1789-1826.
JURIEU (P.), fameux théologien prolestant; Mer (Orléanais) 1637 , Rotterdam 1713. 11 devint professeur à l'Acad. de Sedan (1674), et, lorsqu'elle fut supprimée, se rendit à Rotterdam, où il obtint le pastorat de l'Eglise wallonne et une chaire de théologie. D'ua caractère fougueux et
emporté, il écrivit contre Bossuct , Fénelon , Ariïauid , Ray le et Jaquelot , traitant avec la même animosité les catholiques et les protestants. — Po~ litigue du clergé de Fiance, 1681, in- 1 2 ; Histoire du calvinisme et du papisme, 1682, 2 vol. in-4° ; l'Esprit de M. Arnaud, 1684, 2 vol. in-12; Tableau du socinianisme, 1691, in-12; Histoire critique des dogmes, I70i.
JLRIN (Ja.), médec. et mathématicien anglais; m. Londres 1750.
JUR1NE (L.j, médecin et naturaliste; Genève 1751-1X19.
JUSSIEU (Ant. de), médec. et botaniste, membre de l'Académ. des sciences; Lyon 1086-1758. = Son frère Bernard, l'un des plus célèbres botanistes du 18e siècle, membre des Acad. de Paris, de Berlin et de St-Pétersbourg ; Lyon 1699- 1777. = Joseph , frère des précédents, voyageur et naturaliste; Lyon I70i-I779.rr Ant. -Laurent, neveu des précédents , célèbre botaniste, membre de l'Acad. des sciences ; Lyon 1748-1836. — Gcnera plantarunx secundum ordines naturales disposita.
JUSSOW (H.-Christ.) , architecte; Cassel 1754-
JUSTE. Voyez Alemagna. — Il faut ajouter à son article : l'Annonciation, Si Benoit et un éiéque , le St diacre Etienne et St Ange ( Mus. roy. ).
JUSTE-LIPSE. Voyez Lipse.
JUSTEL (Christ.), érudit ; Paris 1580-1649. — Histoires généalogiques de la maison d' Auvergne et de la maison de ïurenne.
JUSTEN (Pa.), histor., évèque d'Abo (Finlande); n. Viborg au commencement du 16e siècle, fut envoyé en ambassade ( 1569) par le roi Jean UI auprès d'Ivan Wassiiievitch, qui le retint trois ans prisonnier, et m. 1575 des souffrances qu'il avait éprouvées pendant sa détention. > — ■ Chronique des ê»é~ ques de Finlande, dans la Bibliothèque suédoise de Nettelblad.
JUSTI (J.-H. Gottlob de) , savant minéralogiste allemand; n. Brûck 1720, m. 1771 dans la forteresse de Custrin, où il était détenu. — Traité de minéralogie ; Traité sur les monnaies.
JUSTIN Ier , dit l'Ancien, empereur d'Orient; Thrace 450, m. 527. Il avait d'abord été berger. Il se distingua dans les guerres d'Isaurie et de Perse, et fut proclamé empereur (518). 11 rappela les évèques orthodoxes bannis par son prédécesseur et s'attira l'inimitié de Théodoric , roi des Golhs, par la rigueur qu'il montra contre les ariens. Sur la fin de son règne, il a-socia au trône Justiniea, son neveu, qui lui succéda.
JUSTIN II, dit le Jeune; n. IHyrie , m. 578. Il succéda à Justinien , son oncle (505); s'abandonna à la débauche, et fit mourir Justin, son cousin, malgré les services qu'il lui avait rendus ; puis choisit pour successeur Tibère Constantin, son gendre, à l'instigation de l'impératrice Sophie, sa femme.
JUSTIN (saint), dit le Philosophe, martyr; n. Sichem (Palestine) v. 103, m. v. 167. D'abord platonicien , il se convertit à la foi catholique v. 133, et ouvrit à Rome une école de philosophie chrétienne. Après avoir prêché en Italie, en Egypte et dans l'Asie - Mineure, il fut accusé par le philosophe cynique Crescentius, et condamné par Rusticus, préfet de Rome, à avoir la tête tranchée. — Apologie pour les chrétiens ; 'Traité de l'unité de Dieu. La meilleure édition de ses ouvres est celle de T. Otto, léua. 18i2, in-8u.
JUSTIN, histor. latin du 2e siècle, florissait sous le règne des Antonins. — • Hisloriarum Philippiconum et totius mundi originum ex Trogo Pompeio excerptarum lihri XLIV, dont la meilleure édition a été donnée par M. Dûbner, Leipzig, 1831, in-8°.
JUSTICE, Flavia Justina Augusta , impératrice romaine; elle était fille de Juster, gouverneur du Picenum. Elle épousa successivement le tyran Maguence et Valentinien (368); fit proclamer eia*
pereur Valentinien II, son fils; tenta, mais en vain, de rétablir l'arianisme, puis se retira à Thessaloniquc lorsque le tyran Maxime se fut emparé d'une grande partie de l'Italie.
JUSTIMEN Ier, empereur d'Orient; n. Tauresium (Dardanie) v. 483, m. 565. Il succéda (527) à Just in Ier, son oncle, qui l'avait associé à l'empire quelques mois avant sa mort. Son règne est célèbre par la longue sédition des verts et des bleus, qui prit naissance aux jeux du cirque; par la vengeance qu'il tira des premiers en faisant mettre à mort Hypatius, qu'ils avaient proclamé empereur, ainsi que par les victoires remportées par Bélisaire et Narsès contre les Goths et les Vandales. La véritable gloire de Justinien est la réforme qu'il apporta dans les institutions judiciaires, et la révision, qu'il confia aux jurisconsultes Tribonien, Théophile et Dorothée, de toutes les constitutions et ordonnances de ses prédécesseurs. Il avait épousé Théodora, qui fut aussi fameuse par sa beauté que par ses débauches, et qui exerçait sur lui un empire absolu. Il eut pour successeur Justin II. — • Code, Digeste, Institutes, Novelles.
m JUSTINIEN II, surnommé Rhinotmète ( nez coupé), empereur d'Orient ; n. v. 670, m. assassiné 711. Il succéda à Constantin Pogonat, son père (686). Il se lit tellement haïr pour ses cruautés», que ses sujets révoltés le reléguèrent dans la Chersonèse (694), après lui avoir coupé le nez. Il fut remis sur le trône par Tribellius, roi des Bulgares (704), et se vengea de ses dix ans d'exil par de nouvelles atrocités, entre autres par la mort de Léonce, qu'on avait proclamé empereur à sa place. Il eut pour successeur Philippe Burdane.
JUVARA (Ph.), fameux architecte; n. Messine 1685, m. Madrid 1735.
JUVENAL, Decimus Jnnius Juvcvulis, célèbre poète satirique latin ; n. Aquinum v. 42.11 brillacomme orateur avant d'être poète. Ce fut sous Domitien qu'il composa ses premières satires, mais il ne les publia que sous Trajan et Adrien. Un his~ trion, favori de ce dernier, le fit exiler en Egypte avec \g titre de préfet d'une légion, prétendant avoir été l'objet d'une allusion dans une de ses satires. C'est là qu'il mourut, suivant quelques-uns,, âgé, dit-on, de plus de 80 ans. Les meilleures éditions de ses satires sont celles de Ruperti , Leipzig, 18-10, 2 vol. in-8°, et de Heinrich , Bonn, 1839, 5 vol. in-8°. Elles ont été traduites par Dussault et dans les collections Pankoucke et Dubochet.
JU VÉNAL ou JOUVÉNAL DES URSINS (J.), prévôt des marchands, puis chancelier de Fiancer n. Troyes v. 1350, m. 1431. Il sauva Charles Vr des mains du duc de Bourgogne, et reçut de laville de Paris le bel hôtel des Ursins comme récompense.
JUVÉNAL DES URSINS (J.), son fils, historien , m. 1473 , devint archevêque de Reims (1449). — ■ Histoire du règne de Charles VI, 1614, in-4°; 1635, in-f».
JUVÉNAL (Gui Jouvenneaux, dit), commentateur et grammairien ; n. au Mans v. 1460, m. 1505.
JUVENCUS (C. Vetlius Aquilinus), poète chrétien ;n. Espagne 4e siècle, florissait sous Constantin-le-Grand. — Historia euangelica.'
JUVENCUS (Cœlius), historien ; n. Dalmatiô 13e siècle. — Vie d'Attila.
JUVENEL (Fél.), érudit et historien du 17* siècle, a laissé une Histoire de la croisade sous le pontificat d'Urbain II, in-f° ; Histoire des Maure» d'Espagne, in-f° ; Histoire des papes, 2 vol. in-f°«