MAIRET. — MALAGRIDA
tement les mœurs des peuples de la Sénégambie, qu'il avait visitée à la suite de Dancourt (1082). — Voyages aux îles Canaries, Cap-Vert, Sénégal et Gambie, 1693, in-12. .
MAIIIET (J.j, poète dramatique , le premier qui ait fait représenter sur notre tliéàlre une tragédie régulière ; Besançon 1004-1086. — Il reste de lui 12 pièces de théâtre, dont la meilleure est Sophonisùe,
MAIROBERT (Mat.-F., Pidanzart de), publiciste, secrétaire du duc de Chartres, puis de Louis XV ; Chaource (Champagne) 1727-1779.
MA1RONI DA PONT! (J.), naturaliste ; Bergamc 1748-1833. — Statistique du canton de Serio ; les Trois règnes de la nature.
MAIP.OT DE MUTIGNEY (Jacq.-Ph.-A.) , poète latin ; Besançon 1709-1784.
MAISON (N.-Jo.), maréchal de France; Épinay 1770-1840. Il se distingua dans les guerres de la République et de l'Empire, protégea le passage de la Bérésina lors de la retraite de Moscou (1812), et, nommé ensuite commandant de l'armée du Nord, je détendit vaillamment en Belgique contre un ennemi supérieur. Comblé de faveurs à la Restauration , il refusa cependant de prendre part au procès de INTey ; fit l'expédition de Morée (1828), et devint maréchal (1829), ministre des affaires étrangères (1835) et ambassadeur à Vienne et en Russie.
MAISOÏVXETJVE (L.-J.-B. Simonxet de), poète et auteur dramatique; Paris 1745-1819.
MAISSIAT (M.J, ingénieur-géographe; Nantua 1770-1822.
MAISTRE (le comte Jo.-Ma. de), célèbre philosophe et publiciste; n. d'une famille française Chambéry 1753 , m. 1821.11 remplit plusieurs missions pour le gouvernement sarde, accompagna en Sardaigne Charles-Emmanuel , chassé de ses Etats par la République, et, nommé ministre plénipotentiaire de ce prince en Russie (1803), fut forcé de quitter Saint-Pétersbourg ( 1817), oit il avait embrassé la cause des jésuites. Il revint dans sa patrie, et y fut comblé de distinctions. Attaché aux anciennes doctrines, le comte de Maistre les défendit avec un rare talent, et, malgré les étranges et insoutenables'paradoxes qui déparent ses ouvrages, on y trouve d'éclatantes vérités philosophiques , rehaussées par un style entraînant et plein de verve. Il combattit avec acharnement les philosophes du dernier siècle, entre autres Locke, et prêcha la théocratie et la suprématie temporelle du pape. — Considérations sur la France, 1795 ; Du pape, 1809 ; De l'Eglise gallicane, 1821 ; les Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821 : c'est dans cet ouvrage , adressé à la France, que l'auteur a osé dire qu'il fallait confier la direction de l'État aux grands dignitaires, aux nobles et aux prêtres, et que tout philosophe qui tenterait d'extirper un vieux dogme ou d'en établir un nouveau devait être pendu sans pitié comme un voleur domestique. Examen de la philosophie de Bacon, 1826.
MA1TLA1VD (J.), chancelier d'Ecosse, homme d'Etat, littérateur; n. 1545, secrétaire d l'Etat de Jacques VI (1584); m. 1595.
MAITLAAD (\V.) , antiquaire écossais ; Brechin 1693-1757. — Histoire d'Edimbourg , in-f° ; Distoire et antiquités d'Écosse, 2 vol. in-f°.
MAITRE JE AN (Ant.), oculiste, chirurgien du roi; n. Méry-sur-Seine au 17e siècle. — Traité des maladies de l'œil, 1707, in-4°.
MAITTAIRE (M.), philologue, bibliographe; France 1668, Londres 1747. Ses parents se réfugièrent en Angleterre à la révocation del'édil de Nantes. —Grcecce linguœ dialecti% 1707, in-8° ; Opéra et fragmenta veterum poctarum latinorum, 1713 ,2 vol. in-f°; Stephanorum historia%vo\., 1713; Historia typoqraphorum parisiensium; Annales typographici ; Marmora Oxoniensia; Miscellanea Grœcorum aliquot scriptorum carmina; Collection des Classiques latins, 27 vol. iû-12.
MAITZ de Goimpy (L.-Edme-Gab. dc), astronome, capitaine do vaisseau, membre de l'Acad. royale de marine; n. Goimpy (Eure-et-Loir) 1729.
MAIZEROY (Pa.-Gédéon Joly de) , tacticien, membre de l'Acad. des inscriptions; Metz 1719- 1780. — Traité des stratagèmes, in-8° ; traduction des Institutions militaires de l'empereur Léon.
MA1Z1ÈRES (Pli. dk), chevalier et chancelier du roi de Chypre; Maizières (Picardie) 1312-1405. IL détermina Hugues de Lusignan et Pierre Ier à faire la guerre aux musulmans (1343-1305), puis vint à la cour de Charles V, qui l'employa utilement. — Songe du vieil pèlerin, ouvrage fort curieux.
MAJOR (G. Meier, ou), théologien protestant ; Nuremberg 1502-1574.
MAJOR (Isaac), peintre, graveur, élève de Gille Sadeler; Francfort-sur-le-Mcin 1576-1030.
MAJOR (J.-I)an.), médecin, antiquaire ; Breslau 1631-1693. Il établit des cours d'anatomie et de botanique à l'université de Kiel. — Historia ana~ lomica talculorum.,.. in renibus repertorum ; Prodromus à se inventai infusorios.
MAJOR (Th.), graveur à la pointe et au burin ; n. Angleterre 1715.
MAJORACIUS (Ant.-Ma. Conti, dit), érudit, poète latin, littér. ; Mariaga (Milanais) 1514-1555.
MAJORIEZ, Flavius Julius Valerius Majorianus, empereur d'Occident. 11 fut placé sur le trône par Ricimer (457) ; vainquit ThéodoricII, roi des Visigoths, et se préparait à combattre Genseric, roi, lorsque Bicimer souleva le peuple contre ce prince, qui fut déposé et mis à mort 461. Sévère III lui succéda.
MAKAROF, littérateur russe; 1765-1804.
MARKARY (Ahmed-ben-al-) , écrivain arabes Tremecen 1585-1631. — Il écrivit une Histoire de l'Espagne depuis l'arrivée des conquérants dans la péninsule jusqu'à leur triomphe définitif. Une analyse en a été publiée à Londres sous le litre de the History nfthe mohammedan dynasties in Spain, 2 vol. in-4".
MARR1ZI, célèbre historien, géographe et érudit arabe > Caire 1360-1442. — Description historique et topographique de l'Egypte; Histoire des sultans ayoubites et mamelouks ; Traité des monnaies musulmanes ; Des poids et mesures; Sylvestre de Sacy a donné une traduction française de ces deux derniers ouvrages dans le Magasin encyclopédique. Histoire des expéditions des Grecs et des Francs contre Damictte, avec une traduction latine par Hamaker, Amsterdam, 1824, in-4".
MALACARNE (M.-Vinc.) , chirurgien; Saluées 1744-1816.
MALACHIE, le dernier des douze petits prophètes. — On a de lui 3 chapitres très-obscurs qu'où croit avoir été composés v. 408 av. J.-(3.
MALACHIE (saint), archevêque d'Armagh (1127) ; Armagh (Irlande) 1094-1 148. — On a, sous son nom, un Recueil de prophéties sur les papes, fabriqué v. 1590.
MALACHOWSKI (Stanislas-Nalencz) , homme d'Etal polonais; 1735-1809. Il fut élu président de la diète de Quatre-Ans (1788-1792), et s'efforça vainement d'arracher sou pays à l'influence russe, qu'il combattit par des négociations habiles et par les armes. Après la paix de Tilsitt, il fut président du sénat (1807). = Son frère, Hyacinthe, grandchancelier de la couronne, suivit un système tout opposé, vendit aux Russes les secrets du roi Stanislas-Auguste, et contribua à amener l'acceptation de la confédération de Targowitz, qui causa la ruine de la Pologne (1793).
MALAGRIDA (Gab.), jésuite, missionnaire au Brésil; n. Mercajo (Milanais) 1689, brûlé vif 1761» Il fut accusé d'avoir conspiré contre le roi de Portugal ; mais sa culpabilité n'ayant pu être prouvée, il fut livré à l'inquisition comme auteur de 2 ouvrages, Vie héroïque et admirable de la glorieuse Sic Anne, De la vie et de l'empire de l'Anté-Christ.
MALAXA (J.), historien grec que l'on croit avoir vécu au 6e siècle ; n. Antioche. — Chronique, depuis la création du monde jusqu'à la mort de Justimien Ier (565), publiée avec version latine et notes, Oxford, 1691, in-8°.
MALARTIC (Anne-Jo.-Hipp., comte de) , gouve rneur des établissements français à l'est du cap de Bonne-Espérance; Montauban 1730-1800. Il se disti ngua dans les guerres contre les Anglais.
MALASPIiNA, famille illustre d'Italie , feudataire immédiate de l'empire, et qui fut pendant plusieurs siècles souveraine de la Lunigiane. Les membres les plus célèbres furent : zzz Albéric, qui assista (876) au concile de Pavie. = Obizzo,so distingua au 12° siècle par son alliance avec les vi les lombardes contre les empereurs. — Albert, troubadour du 12e siècle. — Si-ineita, dépouillé de ses fiefs dans la Lunigiane (1320), les recouvra (1328) à la mort de Castruccio Casirucci qui les lui avait enlevés, Le marquis Louis, homme politique antiquaire; Paris 1754-1834.
MALASPIIVA (Ricordano), historien du 13e siècle ; n. Florence. — Histoire de Flortnce jusqu'à 1281. =r Son neveu, Giachetta, a continué cette histoire jusqu'à 1286. Elle a été publiée sons le titre de : Historia anticha deW edijicuz'ione di Fiorenza, 1568. = Sabas, de la même famille, dironiqueur sicilien du 13e siècle. Il fut doyen de Malte -t secrétaire du pape. — Chronique, insérée dans **es MiscAlanea de Baluze, t. vi.
MALATESTA, famille souveraine de Rimini et d'une partie de la Romagne. Le premier qui porta ce nom fut Verruchio, seigneur de la Penna dei Billi, de la maison de Carpegna, m. 1312, chef des guelfes de Bologne (1275). Il enleva Rimini aux gibelins , et s'en fit proclamer seigneur. = Son fils aîné, Malate^tino, m. 1317, lui succéda, s'empara de Césène, et réunit cette seigneurie à celle de Rimini. z= Pandolfe Ier , seigneur de Rimini et de Césène, fils de Verrucchio, régna de 1317 à I326.z= Son neveu, Fehrantino, lui succéda; 1258-1353. Il fut dépouillé par ses parents Malatesta et Galeotto.— Malatesta H et Galejito, fils de Pandolfe Ier, régnèrent à Rimini (1335) après l'expulsion de Ferî-antino, rendirent une partie des conquêtes des Malatesti pour faire la paix avec le pape. Malatesta II m. 1364, et laissa 2 fils : = Pandolfe II, qui commanda les armées florentines, et Ughero, qui fut fait chevalier par Louis de Hongrie. Galeotto, m. 1385, laissa aussi 2 fils qui lui succédèrent. = Pandolfe III, m. 1427, et Charles, m. 1429. = Sigismond-Pandolfe Ier, seigneur de Fano, puis de Rimini de 1429 à 1468, et Malatesta IV, seigneur île Césène et de Cervia, de 1429 à 1465, tous deux fils de Pandolfe III, devaient hériter de la souveraineté des Malatesti, mais Martin V s'empara de leurs Eiats, leur laissant Rimini, Fano et Césène. — On a de Sigismond : Poésies mss. à la bibliothèque de Norfolk ; lettre à Mahomet II , dans les Miscellanea de Baluze. — Pandolfe IV, petit-fils de Sigismond, vendit Rimini aux Vénitiens, et laissa un fils, qui , rentré dans cette ville ( 1522 ), en fut chassé définitivement (1528). Rimini resta depuis sous la domination du pape.'
MALATESTA (Battista), fille d'Antoine, comte de Montefeltro, femme célèbre par ses talents et son savoir. Elle enseigna publiquement la philosophie, épousa Galeotto Malatesta, seigneur de Pesaro (1405), devint veuve et se retira dans un couvent. — Poésies, Harangue à Sigismond. — Constance de Varano, sa petite-fille et son élève ; 1428-1460, se distingua comme orateur. — Battista, fille de n précédente; 1445-1472. Elle surpassa les deux précédentes par sou éloquence.